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mardi 17 mars 2015

Harcèlement scolaire

  Je croyais en avoir déjà parlé ailleurs mais je me trompais. J'ai été victime de harcèlement scolaire durant deux ans au collège.
Déménagement dans une petite ville où tout le monde se connait depuis la maternelle. Au début, les gens viennent me parler, je suis "la nouvelle" sauf que voilà, quand on me demande d'où je viens, on me dit que je mens (oui, mon père avait eu un contrat à l'étranger, ce n'est pas ma faute!). Ils voient bien que c'est vrai quand les profs me demande si c'est bien Xxx. Naïve, je dis la vérité: c'est bien mais c'est comme partout, on va à l'école, on fait ses devoirs, les we sont bien remplis même si on visite des endroits différents. Je ne sais pas si je suis passée pour la fille blasée mais je crois que c'est quand ces imbéciles se sont rendus compte que je ne mentais pas que ça a commencé.

  Je m'étais fait une copine, la fille la plus gentille de ma classe, calme, timide qui avait deux copines dans d'autres classes. Sauf que voilà, elles parlaient de choses que je connaissais pas! 
Les groupes de musique? Inconnus, on n'avait pas les mêmes à l'étranger. Les émissions de télé qu'elles regardaient? J'avais regardé un peu mais non, ça ne me disait rien de regarder des sitcoms pour ados, le Hit machine (je n'ai rien contre le Hit machine, mais je le regarde quand je tombe dessus, pas tous les matins), les films à la mode (je n'étais jamais allée au cinéma entre copines à l'époque). Le maquillage? On ne se maquillait pas dans mon ancien collège, ma mère ne se maquille pas donc ça ne m'était venu à l'esprit que pour "quand je serai grande" (depuis, j'ai appris à me maquiller, j'en reparlerais peut-être, sur internet et dans les magasines féminins. Mais je l'ai fait pour moi, comme quand une femme se met à mettre des bijoux, pour m'embellir et pas pour me cacher ou faire comme les autres. Je ne me maquille pas tous les jours d'ailleurs.). Les vêtements? Déjà, je ne passais pas mon temps à acheter des vêtements et puis, les marques (je veux dire, le fait d'arborer des marques, même si c'est moche, juste parce qu'il y a le logotype de la marque dessus. Et plus le logo est gros, plus le vêtement est beau, bien évidemment), ça ne m'intéresse pas. J'ai un style classique mais j'ai toujours eu le sens du "beau": ça me met en valeur, ça ne me va pas mais je n'ai rien à faire de la mode, ce qui compte c'est que le vêtement soit joli, me plaise et mette ma silhouette en valeur. J'ai des marques fétiches de prêt à porter qui sont abordables, de qualité (relative comme tout ce que l'on achète de nos jours) et qui correspondent à mon style. Sauf que je ne suis jamais rentrée dans des moules, c'est "ça, j'aime" et "ça, je n'aime pas", marque ou pas, mode ou pas. Les garçons ne m'intéressaient pas à l'époque.

  J'écoutais, j'apprenais, je parlais de moi, ma différence et un jour, elles m'ont dit "Casse-toi!" sans prévenir, un matin en arrivant. C'est là que tout a commencé.
  Je me suis naturellement tournée vers les autres filles de ma classe qui m'ont rejetée également. Pourquoi? Tu n'es pas d'ici. Non, on ne se connait pas depuis le primaire (voire la maternelle) et alors? Je ne suis pas intéressante pour autant?

  Les récréations étaient longues, très longues. Dix minutes, ça en fait des secondes qui s'écoulent lentement... Au début, je prenais un livre pour me donner une contenance et m'occuper. Et après, à quoi bon? J'ai voulu faire ma fière et j'attendais stoïquement, l'heure de rentrer en classe en rêvant, en m'interrogeant sur le monde, sur les gens, la société. 

  C'est de là que vient la cassure. 

  Comme je n'avais personne pour m'initier à la mode, la musique, le cinéma des adolescents, je n'ai pas rattrapé mes lacunes forcément! Les garçons ne me regardaient pas, jusqu'au jour où ils m'ont proposé de jouer au foot avec eux, vu que je leur renvoyais souvent la balle dans les buts quand elle tombait à mes pieds. Mais hélas, c'était deux mois avant la fin de ce calvaire. Ils se sont intéressés à moi un an avant la fin du collège suite à une fête pour nos correspondants où je m'étais maquillée et bien habillée, mais c'était trop tard et ça n'a pas duré longtemps.
  J'étais le bouche-trou à la cantine, j'attendais la fin du service pour compléter les tables, on ne me parlait pas, on faisait mine de me "piquer" mon pain ou mon dessert. Bref, je mangeais à côté de mes camarades de classe en écoutant les conversations et en y participant mentalement, parfois je m'y mêlais mais ils faisaient comme si je n'avais rien dit. 
  On me bousculait dans les couloirs; une fois, on a caché mon sac soi-disant pour me faire une blague. Pour les travaux en groupe, il va de soi que je me trouvais souvent seule ou la dernière à boucher les trous comme en sport.
Une autre fois, en chimie, les gars derrière moi lançaient des gouttes sur mon tee-shirt (un de mes préférés évidemment), je croyais que c'était de l'eau et leur ai dit d'arrêter. Ils ont continué, j'ai crié plus fort d'arrêter, le prof n'a pas réagit et ils ont cessé. Je n'ai compris que plus tard pourquoi: mon tee-shirt blanc (évidemment) était constellé de tâches brunes qui ne sont jamais parties. Ma mère a teint mon tee-shirt en noir et j'ai pu le porter encore longtemps mais bon. Je ne sais plus quelle excuse j'avais inventée ni combien de temps après, je l'ai vu.

  Alors je bossais pour moi, mon avenir, pour ne pas redoubler et quitter enfin ce collège de malheur! Je voulais être dans les premières de la classe mais certaines matières plombaient ma moyenne. Ma mère s'est mis en tête de me faire redoubler à cause de ça et n'a pas lâché pendant 5 ans. Cinq ans pendant lesquelles ma mère demandait toujours mon redoublement à mon prof principal qui ne comprenait pas: j'avais des faiblesses mais je travaillais et m'en tirais honorablement au final sauf dans quelques matières. Pour la petite histoire, j'ai fini par demander ce redoublement moi-même au bout de 5 ans pour avoir la paix et parce que mes notes étaient faibles dans les matières qui correspondaient à l'orientation que je souhaitais. Je voulais arriver au bac avec des notes en béton pour pouvoir avoir l'orientation que je voulais. Mais si elle avait eu confiance en moi, je suis sûre qu'il en aurait été autrement.

  Heureusement que j'étais forte et que malgré ma faible estime de moi, je m'aimais. Je me trouvais jolie, intelligente et pas si nulle que ça. Je voyais bien que c'était eux "les cons". Je travaillais pour réussir, je n'ai jamais lâché mes études. Par bravade, je passais mes récrés sur un banc, seule (forcément!) sans livre ou autre pour leur mettre leur méchanceté sous le nez (je chantais ou récitais mes leçons dans ma tête, je rêvassais, je m'interrogeais sur le monde ce qui n'a fait qu'accroître le décalage car c'est à ce moment là que j'ai commencé à avoir une vision différente du monde qui m'entoure). 
Cette période a fait le lit de ma solitude actuelle et de mon anticonformisme qui me coûte si cher (même si plus le temps passe, plus je me dis que si la solitude est le prix de la liberté, ça en vaut la peine! Je me fiche de ce que pensent les gens de moi, je vis pour et par moi sans les chaînes du qu'en dira-t'on.).

  Je paie encore et toujours le prix de cette période. Ma vie aurait été différente si j'avais eu des amies. Certes, je me serais ennuyée de leurs conversations superficielles (oui, calculer la différence d'âge avec Brad Pitt et s'émerveiller de voir qu'on pourrait se marier avec. J'étais sidérée ce jour là et j'ai eu vaguement pitié de tant de puérilité), je ne me serais pas habillée à la mode mais j'aurais su comment me tenir au courant (les magasines féminins et leurs pubs avec des produits hors de prix, je suppose), je n'aurais pas été en retard musicalement (je ne connais AUCUN groupe à la mode, je ne sais pas où chercher à le savoir et ça ne me manque pas). Cette solitude m'a rendue critique envers la société et les gens, je m'assume telle que je suis et je ne change pas d'avis pour plaire à mon interlocuteur (ça m'arrive souvent de voir les gens aimer soudain un truc qu'ils haïssaient deux minutes avant que je dise que moi je l'aime. Je ne comprends pas ce genre de comportement. Dire qu'on veut découvrir pour éventuellement réviser son opinion, je dis oui mais sinon, no comment.).

  Ca m'a effleuré d'en finir par moments. Oui, j'y ai pensé; pas sérieusement, j'aime trop la vie et je savais que c'était temporaire, que je devais tenir jusqu'au soir, au week-end, aux vacances, à la fin de l'année, à la fin du collège. Alors quand j'entends aux infos (que je regarde très peu, j'en ai parlé dans mon article sur la désinformation volontaire) qu'un petit ou le plus souvent une petite en a fini avec la vie suite à du harcèlement scolaire, je repense à moi, ça aurait pu être moi. Heureusement, on n'avait pas internet à l'époque... Mais quand on dit que les enfants ne se rendent pas compte de la portée de leurs actes, je ne suis pas d'accord. Au collège, on est grand (ou j'étais trop mûre pour mon âge, je ne sais pas), on a conscience de la conséquence de ses actes, on voit bien que l'autre se donne une contenance, qu'il refoule ses larmes, qu'il doit s'ennuyer tout seul sur son banc ou son mur, qu'il est content dès qu'on lui dit un mot, qu'il s'immisce dans les conversations de force parce qu'il souffre de ce silence. Alors, je suis désolée mais vous êtes responsables de beaucoup de mes failles actuelles car vous n'avez fait que "valider" et renforcer les croyances de mes parents toxiques. Si je vous recroise, ne venez même pas me parler.

  Quand je vois que parmi une centaine d'enfants de mon niveau (5 classes de 30, je crois), pas un n'a eu pitié de moi et que d'autres enfants étaient isolés dans d'autres niveaux (on se croisait parfois à la récré), je comprends mieux les gens d'aujourd'hui qui savent si bien passer de bons moments avec moi et me jettent quand ils se lassent, partent sans dire au revoir, n’assument pas leur décision et me font mal juste par manque d'honnêteté. Ces enfants sont devenus les adultes dans la continuité de leur adolescence, sans se remettre en cause et mûrir à un seul moment.
Mais moi, je ne suis pas comme ça, l'argent ou le paraitre ne guident pas ma pensée et mes actes. Je reste la collégienne sur son muret qui rêvasse et médite sur le monde qui l'entoure, je peux me regarder droit dans les yeux tous les matins dans mon miroir. Et vous savez quoi? La fille sans marques se trouve jolie, belle avec son maquillage appris dans les magasines et ses vêtements qui lui vont et la mettent en valeur sans se soucier de la mode qui change tous les six mois, intelligente et elle vit de plus en plus pour elle sans se soucier du regard des autres. Et en pensant à vous en écrivant cet article, elle se dit que vous ne valiez pas grand chose à l'époque et elle doute que vous ayez changé...

lundi 9 juin 2014

Où j'en suis aujourd'hui?


Quelle direction donner à ma vie aujourd'hui?

  J'ai beaucoup travaillé sur moi depuis un an, il me reste quelques habitudes à mettre en place (rituel du lever, faire mes courses une fois par semaine et me limiter à des choses saines, faire ma pâtisserie pour ne plus acheter de gâteaux industriels pleins de "merdes" et qui ne calent pas l'estomac; gérer mon ménage et mon budget) et des projets à réaliser: trouver l'homme de ma vie, des amis sincères et le cdi de mes rêves.
Je n'en demande pas plus, si ce n'est garder la santé. 

  Cela peut sembler normal mais quand on souffre de solitude et que l'on a un patron psychopathe, c'est un rêve. Je me bats chaque jour pour le réaliser. Une fois que j'aurais ça, je pourrai me tourner vers des choses plus pragmatiques: économiser, changer de voiture et réaliser le rêve que je caresse depuis plus de 10 ans: prendre des vacances!!

samedi 1 février 2014

Pourquoi?

  Pourquoi suis-je toujours celle qu'on envoie "chier"? Celle qui n'a pas droit à un peu de réconfort quand ça ne va pas? Celle à qui on reproche de se plaindre alors que je ne me plains pas plus que les autres, voire moins?
Pourquoi suis-je celle qui n'a pas d'amis? Pas de famille digne de ce nom? Pas d'avenir? Pas d'amoureux?

  Pourtant, je me bats, j'y crois, je garde le sourire la majorité du temps. Je connais des gens qui s'effondrent pour moins que ça. J'ai envie de les envoyer voir ailleurs, mais je me dis que je ne sais pas toute leur vie non plus...

  La faute vient sans doute de moi: j'ai l'air forte la majorité du temps, je ne suis pas du genre à me plaindre, cela peut me donner l'air fier (et quelqu'un qui semble fier et fort, bizarrement quand il a besoin de réconfort, on lui dit qu'il est fort et qu'il ne doit pas se laisser abattre. Non, il a le droit d'avoir aussi besoin d'un peu de soutien! Tout au fond de moi, je crois que c'est de la jalousie: faire couler encore plus celui que l'on rêve d'être quand il va mal. Et autrement, changer pour devenir comme cette personne à son tour, ça n'effleure personne?).

  Je suis un être humain, j'ai besoin de relations, de soutien, d'amitié, d'amour, d'écoute mais on me refuse ce droit parce que je ne suis pas comme les autres, j'assume mes différences, je ne suis pas un mouton de Panurge, je ne me repose pas trop sur les autres et en plus, je leur tends la main, je suis moi et c'est comme ça!

  Sauf qu'aujourd'hui, je suis fatiguée, fatiguée de ma vie, des gens, de mon destin qui a décidé que tous mes efforts seront vains et que moi, je n'ai pas droit de voir tous mes efforts récompensés. Mais je n'ai pas l'intention d'abandonner! Il y a bien encore des gens vrais sur cette Terre, non?

lundi 5 août 2013

La solitudine


  Magnifique, n'est-ce pas?

  Sauf que je vis cette "solitudine" (comme le chante Laura PAUSINI) au quotidien.
Ce n'est pas un choix, c'est subi et j'en souffre quotidiennement. Pas de petit ami stable, pas d'amis (la vie a fait que nous nous sommes éloignés), pas de famille proche, juste des voisins et des connaissances de mes activités. Et où les rencontrer? Comment nouer des relations? Mis à part, mes racailles qui me draguent, difficile de trouver quelqu'un à qui parler...
J'en souffre: difficile à 30 ans d'expliquer que l'on soit seul, c'est jeune pour ça mais c'est mon quotidien.

  Je ne désespère pas de trouver un jour, amitié désintéressée (oui, les hommes qui me draguent à mort sous couvert d'amitié et partent sans prévenir, je connais... Sauf que mon cœur s'est pris d'amitié pour eux!)  et amour...

  Non, être seul n'est pas une tare, n'est pas le lot des asociaux, c'est la vie, alors ouvrez nous vos portes et vos cœurs, nous ne sommes pas une menace, nous avons tant à apporter!

  J'ai trouvé quelques sites si cela peut aider quelqu'un mais je ne les ai pas regardés en détail:

Articles
http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Solitude/Reponses-d-expert/Pourquoi-ne-jamais-parler-de-la-solitude
 http://www.psychomedia.qc.ca/vos-temoignages/solitude-par-choix
 http://www.rue89.com/2011/02/13/ils-ont-20-ans-et-souffrent-de-la-solitude-moi-on-ma-zappe-189130
http://2gethers.over-blog.org/article-louer-un-nami-63887125.html (humoristique, j'espère)

Forums gratuits
http://nerestezpasseul.forumactif.org/ 
http://croiseedeschemins.forumactif.org/forum forum tout neuf

Ce sont les deux seuls forums qui m'ont semblé sérieux et axés sur le problème de solitude.

vendredi 23 décembre 2011

Le Club des Incorrigibles Optimistes

  C'est le titre de ce livre qui m'a interpellée, tout d'abord; et la photographie de la couverture a confirmé cette impression: une photographie en noir et blanc à la Doisneau dont l'esthétisme m'a plu.

  Ce livre raconte l'histoire de Michel MARINI, jeune parisien de 12 ans dans les années 60. Photographe, lecteur compulsif et joueur de baby-foot, il se retrouve dans un club d'échecs en poussant le rideau de l'arrière salle d'un café. Il apprend ainsi l'existence du Club des Incorrigibles Optimistes, des réfugiés politiques Russes, Juifs ayant fui le régime communiste... qui aiment à se retrouver là à discuter politique, de leur vie passée en jouant aux échecs autour d'un verre; il y rencontre KESSEL et SARTRE; et va faire la connaissance de ces hommes et de leur histoire, se lier d'amitié avec eux.

  Ce club va amener ce garçon sans histoire à voir ses amis d'avant sous un autre oeil, sécher les cours malgré la suspicion des membres du club Léonid, Tibor, Sasha, Imré et les autres qui font tout pour qu'il continue à travailler ses mathématiques (où il est aussi nul que bien d'entre nous), le tout sur fond de rock'N roll, de parties de babyfoot et d'échecs, de guerre d'Algérie, de crise d'adolescence de son frère qui souhaite fuir le cocon familial et rejoindre l'Algérie durant la guerre d'indépendance, de conflits entre ses parents qui ne s'entendent plus; il découvrira la poésie, la photographie, le cinéma et rencontrera Camille, son premier amour qu'il recherchera durant des semaines après l'avoir croisée.
  J'ai aimé ce livre pour sa simplicité, facile à lire, on se sent proche des personnages qui sont tous attachants, humains; j'ai aimé découvrir l'histoire de ces hommes exilés et suivre l'évolution du jeune Michel. Un livre préféré de plus dans ma bibliothèque!

mercredi 24 août 2011

Sucker Punch

  "Chacun de nous à un ange. Un gardien qui veille sur nous. [...] Pour nous rappeler que c’est nous, chacun de nous qui détenons le pouvoir dans les mondes que nous créons.", le fim s'ouvre sur cette phrase...

Ce film traite de l'histoire d'une jeune fille que son oncle fait interner et souhaite faire lobotomiser, afin de toucher un héritage: échappera-t'elle à son destin? Une histoire touchante que je vous laisse découvrir sur Wikipédia (mais ne lisez pas trop, au risque de connaître la fin!). http://fr.wikipedia.org/wiki/Sucker_Punch.


  C'est un film qui m'a touché d'abord pour l'histoire de Babydoll, héroïne à laquelle je me suis attachée d'emblée (dont on ne sait pas le véritable prénom, ni son histoire seulement évoquée car il n'y a pas vraiment de retour en arrière, le film s'ouvrant sur des phrases sur lesquelles méditer relatives au destin, au théâtre et aux choix que nous avons pour le changer puis une scène de meurtre)... On devine qu'elle et sa soeur sont orphelines, on voit clairement le testament et la réaction de leur oncle qui veut les tuer, la fuite de Babydoll pour sauver sa vie; jusqu'à son arrivée dans l'institut psychiatrique où la sinistre Madame GORSKY fera danser les filles quand la fiction et la réalité se fonderont l'une dans l'autre lors de l'angoissante scène de lobotomie...


  Mon coeur s'est serré d'imaginer cette jeune fille de 16 ou 17 ans si frêle dans cette situation, lire son désespoir sur son visage m'a donné les larmes aux yeux...


  Puis, place à l'imaginaire de Babydoll au vert criard insupportable qui semble tout droit sorti d'un jeu vidéo qui m'a écorché les yeux tout le long du film! Des scènes d'action avec des combats contre des créatures fantastiques, des effets spéciaux qui m'ont bien plu dans des tenues sexy qui raviront ces messieurs mais je me demande si elles sont bien utiles (ou symbolisent-t'elles le passage à l'adolescence et la sexualité, par rapport à l'innocence d'avant??), surtout associées à des armes de guerre; puis une alternance entre le retour à la réalité (la vraie ou celle de Babydoll dans cette mise en abyme?) et l'imaginaire de notre héroïne, sur fond de musique...


  Héroïne timide et effacée qui prendra de plus en plus confiance en elle dans la quête des objets réels ou imaginaires, qui la méneront à la liberté...


  Echappera-t'elle à son destin? Où est la frontière entre le rêve et la réalité, entre le destin de Babydoll et de Sweet Pea?; et qu'en est-il de ses compagnes? Babydoll et Sweet Pea ont-elle dans leur fantasme imaginé échanger de vie l'une avec l'autre? Elles sont amies, ont toutes deux une soeur au destin tragique, à peu près la même histoire et font équipe... Sont-elles la projection, le miroir du moi intérieur fantasmé (l'héroïne du rêve, la guerrière qui trouvera la force de se battre; force que leur moi réel n'a pas, condamné à se résigner à son destin) l'une de l'autre?



  J'ai eu des moments de lassitude, où j'avais envie de zapper mais je voulais connaître la fin! Avec le recul, je me dis qu'en le revisionnant après avoir vu la fin, je comprendrai mieux les enjeux de ce film, qui aborde de nombreux sujets sérieux (les traitements psychiatriques dans les années 20 ou 30 (?), la cupidité, la place et la force de l'imaginaire, le jeu de miroir entre Babydoll et son double (?) Sweetpea et leur destin étrangement parallèle)...


  Je pense qu'il y a plusieurs niveaux de lecture dans ce film et des critiques de la société voilées... Sinon, il vaut le coup surtout pour les scènes de combat et aussi pour l'émotion que nous procure le sort tragique du début à la fin du film de l'héroïne dans sa quête de liberté... Même si j'attendais avec impatience la sortie du DVD, faute de l'avoir vu au cinéma et que j'ai du coup, peut-être mis la barre haut, je suis légèrement perplexe, en attendant un deuxième visionnage d'un regard plus averti.

 

lundi 20 juin 2011

...Pour sourire chaque matin.

  Repartir de zéro, est un commencement et non, une fin comme beaucoup le pensent!

  Je préfère me retrouver seule après avoir fait le choix de mettre un terme à certaines amitiés; cela me laisse le loisir d'en nouer d'autres, riches d'enseignements et de joie plutôt que de souffrances et de confrontations stériles!

  Faire craquer le vernis de l'éducation est un long chemin... mais panser les blessures du passé est un gage de liberté. Osez être vous! Ne prêtez pas l'oreille à vos parents ou à vos pseudos amis qui vous blâment de tenter d'atteindre votre rêve! Parce que ce ne sont pas les leurs, ils n'auraient pas droit de cité??

  La vie est une longue rivière tumultueuse, tantôt ruisseau calme, tantôt violent torrent... Mais, cette rivière ne s'écoule que dans un sens: vers l'embouchure, gage de liberté et de toutes les promesses de la vie.

mardi 11 janvier 2011

Ma meilleure amie, mon boulet

  Ma meilleure amie devient un boulet quotidien! Je pense que suite à notre dernière "discussion" (sur un problème existentiel), je peux pointer à l'Agence Nationale Pour la recherche d'Amis (A.N.P.A.)...

  Je suis relativement jeune, vous l'avez deviné... Je débute dans la vie active (ou du moins, j'essaie!), je m'interroge sur moi, mon avenir professionnel, mon avenir personnel; tout cela est en ébullition permanente: en un mot, je "passe à l'âge adulte"! Ce qui n'exclue pas des gamineries et des loisirs divers et variés "parce qu'il faut bien s'amuser" et que l'on n'a qu'une vie...

  Ma meilleure amie depuis 15 ans maintenant n'évolue pas dans le même sens et à la même vitesse que moi!

  Toujours partante pour sortir, elle "s'incorpore" dans des soirées où elle n'est pas invitée après avoir piqué une crise et... fait fuir de potentielles futures relations professionnelles ou amicales! L'alcool et les pétards qui coulent à flots et circulent aux soirées organisées par les gens qu'elle fréquente (et que j'évite) n'y aident pas, vous en conviendrez...
Que je puisse ne pas vouloir ou pouvoir sortir pour des raisons financières ou parce que j'ai des soucis, que je travaille le lendemain ne lui posent pas de problèmes! J'ai le droit à une crise en règle si, finalement, je ne peux pas venir parce que mes finances sont au plus bas ou que j'ai retrouvé un emploi!

  Que je me démène à trouver un emploi et que cela exige des investissements (tenue vestimentaire correcte, CV à imprimer, réserve financière pour l'essence, véhicule en état de marche, coiffeur pour rafraîchir ma coupe de cheveux informe...) ne l'effleurent pas le moins du monde!
Au lycée, je trouvais déjà cela puéril mais là, je déclare forfait...

  Incapable de prendre une décision et peu sûre d'elle comme j'ai pu l'être à une époque, elle me demande mon avis sur tout (je ne vois pas le problème là-dessus; mais quand il s'agit de savoir si on passe d'abord à la C.A.F. ou à la Poste et qu'il lui faut de longues minutes pour se décider, ce n'est pas pareil!); ou sur le choix de son gâteau d'anniversaire quand elle invite ses parents! (Fête à laquelle je ne suis pas conviée donc "Chocolat ou framboise; ou alors, caramel? Je ne sais pas, tu prendrais quoi, toi??"; Qu'est-ce que cela peut bien me faire??...)!

  Béate d'admiration devant son petit ami, elle se range toujours à son avis après avoir gémi exposé le sien. Cela m'énerve au plus haut point de voir cette dextérité à la retourner comme une crêpe (je suis Bretonne, vous vous en doutez, vu mon prénom..)!

  La vérité est que nous nous éloignons l'une de l'autre, de crise en crise (crises existentielles, cela va de soi!), parce que nous n'évoluons ni dans le même sens, ni à la même vitesse. A 12 ou 18 ans, j'ai pu en rire après coup mais là, ce n'est plus le cas!

  Une énième mise au point plus tard, je suis sans nouvelles! J'avoues n'avoir pas fait dans la dentelle, mais c'est un trait de caractère qui s'affirme au fur et à mesure que je prends confiance en moi... Et puis, toujours avoir les mêmes "conversations" sur les même sujets clos depuis longtemps (pour ma part), devoir se justifier sans cesse; toujours la réassurer (Non, tu n'es pas "grosse"!; Oui, tu es bien coiffée comme ça, bon on y va, là??; Et alors, si tu trompes, ce n'est pas la fin du monde, non??); voir ses problèmes pris à la légère (Non, les sorties et les verres d'alcool n'ont Jamais résolus quoi que ce soit)... à la longue, c'est fatigant!