Je traînais sur Twitter pour voir les dernières tendances en matière d'épidémie et prendre la température lorsque la nouvelle est tombée: confinement à la Réunion. Couvre-feu de 18 h à 5 h; laisse de 10 km, 5 km le dimanche pour 2 semaines minimum mais ça on connaît, ça veut dire 6 à 8 semaines.
Je me suis dit que quand même, ils n'allaient pas nous refaire le coup au bout de la 4e fois et je suis allée faire un tour sur le site d'Air France. Je pourrais tout à fait réserver un Paris/Saint Denis aller et retour pour ce we! Ca fait donc 4 fois que le gouvernement fait la khonnerie et ils recommencent! Certes, il faut un passeport vaccinal, c'est cool mais une quarantaine en plus, ce ne serait quand même pas du luxe!
Et je ne veux pas dire mais si d'un côté, ils abusent (il faut le passeport sanitaire pour aller à la bibliothèque (mais ils font des paniers pour ceux qui n'en ont pas, ce qui est quand même cool)), de l'autre, ils ne sont pas assez stricts.
C'est comme les attermoiements sans fin sur le vaccin! C'était sûr depuis le départ qu'il finirait par être obligatoire (ou hypocritement faussement obligatoire: tu n'es pas obligé, mais tu ne peux plus rien faire)! Et c'est la seule solution. Mais non, ils changent d'avis toutes les semaines pour changer. Je m'en fiche, je me suis fait piquer dès que j'ai pu mais bon, ça doit être bien la galère pour les autres que je plains sincèrement.
Sinon, l'huile essentielle de lavande pourrait bientôt être taxée de toxique et interdite à la vente parce que certaines molécules classées toxiques pourraient la faire interdire de vente. Il faut dire qu'elle est polyvalente, sert à tout ou presque pour un coût modique qui fait perdre des soussous à l'industrie pharmaceutique. Déjà que je galère à trouver des fleurs de Bach en pharmacie parce que "l'efficacité n'est pas prouvée" (et même si la formule ne fonctionne pas, l'effet placebo, ça leur parle? Franchement, ce n'est pas remboursé par la sécurité sociale et ne me met pas en danger donc qu'est-ce que cet argument vient faire là?). C'est pareil pour l'homéopathie d'ailleurs, sans cesse déremboursée. Personnellement, je n'y crois pas du tout mais en dernier recours et en désespoir de cause après avoir tenté plein de choses, ça m'a sauvé la mise pour deux problèmes de santé différents. Et ça marche à chaque fois que j'en reprends pour ces soucis spécifique. J'ai décrypté la composition, c'est du sucre avec "des trucs dilués", rien qui me mette en danger. Comme les HE qui elles ont des principes actifs avérés (bien sûr, il y a toujours des imbéciles qui ne lisent pas les précautions d'emploi et ne se renseignent pas), pour 6 €, j'en ai pour 3 ans minimum de soins des bobos du quotidien. Ca me sert à TOUT: hématomes, migraine, douleurs musculaires et articulaires de tout poil, démangeaisons suite à des piqûres d'insecte, douleurs de règles (ok, c'est musculaire), digestion difficile, ballonnements, pellicules, cheveux gras, antistress et j'en passe. La lavande est mon couteau suisse des petits bobos du quotidien et ils voudraient me l'enlever? Tant pis, je commanderai à l'étranger mais il est hors de question de m'en passer et de creuser le trou de la sécu pour des bobos quotidiens que je peux régler moi-même sans passer par le médecin (une consultation) et la pharmacie (des médicaments remboursés ou pas qui seront jetés avant la date de péremption; ça ne les a toujours pas effleuré de vendre les médicaments à l'unité...) qui me font en prime, perdre du temps. Je ne suis pas idiote, je me suis renseignée avant, j'ai fait des tests pour voir comment je la supporte. Je sais (à peu près) ce que je fais!
Je suis avec attention les débats sur le passe sanitaire (désolée mais en France, on parle français et pas franglais!). Personnellement, je suis totalement vaccinée donc quelque part, je ne me sens pas trop concernée pour l'instant. Même si, je suis tout ça de près. Si les contaminations augmentent et qu'on envoie plus de gens en réanimation, on va encore être parqués comme des bêtes ou privés de sortie... En plein été!
Perso, pour l'instant, j'ai dû le présenter une fois. Pour aller... à la bibliothèque municipale. Oui, ils demandent le passe sanitaire pour ça! J'admets que j'y vais en journée en semaine mais hormis le samedi, je doute vraiment qu'il y ait foule! Surtout avec un masque sur le nez! J'ai vu ça en vérifiant la date limite pour rendre mes livres (flemme quand tu nous tiens...). Ils auraient pu envoyer un email aux personnes inscrites, il me semble. Le QR code fonctionne, c'est déjà ça.
Bien sûr, ils font passer ça l'été en même temps que les "débats" sur la réforme des retraites, dans l'espoir que ce soit noyé dans la masse mais non, ça ne marche pas.
Je suis mitigée. D'un côté, on n'a pas le choix si on veut s'en sortir; de l'autre, la méthode me dérange vraiment. "le vaccin ne sera pas obligatoire" avait dit Véran il y a des mois de cela alors que les vaccins étaient en phase de recherche; je trouvais ça un peu étrange car je me suis dit qu'ils allaient finir par le rendre obligatoire à un moment ou à un autre donc autant y aller franco. Mais même pas! Ils vont le rendre obligatoire sans le rendre obligatoire à coup de restrictions qui changent toutes les semaines (sérieusement, ils ont une vision à long terme ou ils gèrent à la petite semaine?? ). Il a aussi été dit qu'on ne se contamine pas à l'école et dans les transports et que le masque en population générale ne sert à rien et... Bref, je ne suis pas sûre qu'ils se rendent compte que leur stratégie de communication (s'il y en a) est un désastre total depuis le début de cette crise sanitaire.
C'est super pratique pour les gens qui sont en vacances et les autochtones qui du coup, sont en "concurrence" avec les touristes pour prendre les rendez-vous. Personnellement, je me suis fait vacciner dès qu'on me l'a proposé et j'ai vraiment bien fait de ne pas attendre.
Sinon en ces temps de canicule, les oiseaux (et les insectes notamment les abeilles) manquent d'eau. Une coupelle sur un rebord de fenêtre leur sera salutaire. Personnellement, je n'ai eu que des moineaux qui se sont plus baigné qu'autre chose mais visiblement, ça leur a plu.
J'ai fait l'effort d'écouter le discours de Macron ce soir. Je ne m'attendais à rien et je suis quand même déçue pour citer la série Malcolm.
Le passe sanitaire, on va y avoir droit. Personnellement, j'y suis favorable, on n'a pas franchement le choix de toutes manières et tant pis si ça fait râler quelques antivax et autres mécontents. Je peux comprendre les doutes des gens après tous les mensonges qu'on a eus sur le masque et le reste de la part du gouvernement. C'est légitime et de leur faute. En outre, notre pays qui était "prêt" est super en retard sur la vaccination. Désolée mais on est nuls, voilà! Or instaurer un pass sanitaire alors que tout ceux qui le veulent n'ont pas encore eu la possibilité d'être vaccinés, c'est dégueulasse, voilà, c'est dit. Personnellement, j'ai pu être vaccinée uniquement parce que j'étais assesseur et encore, j'ai eu la 2e dose...après les élections (c'est dire comme ça a été bien pensé et PAS DU TOUT fait à l'arrache...comme tout depuis le début de cette pandémie). Je précise que pour moi, vacciné, c'est totalement vacciné et pas à moitié. En prime, si on n'a pas de téléphone intelligent dernier cri, leur QR code ne fonctionne pas et il faut se trimballer la photocopie du certificat de vaccination avec soi. Ca va, je suis une femme, je sors rarement sans sac à main et je fais tout en bus donc j'ai mon porte-monnaie sur moi quasi en permanence donc le pass sanitaire mais bon... Ils auraient pu au moins en faire un format carte de crédit à découper pour le mettre dans son porte-feuille. Ce qui me dérange, c'est que le gouvernement a toujours tenté de faire croire que la vaccination ne serait pas obligatoire alors qu'on savait depuis le début que ce serait le cas. Pourquoi faire ça au lieu d'annoncer la couleur de suite? Et tant pis pour les antivax! De toutes manières c'est la seule solution.
Perso, je suis enfin allée au bar, que ça fait du bien! Pas de passe sanitaire, pas de qr code à scanner (sauf pour voir la carte, c'est hyper pratique pour ceux qui n'ont pas un téléphone récent; heureusement que la carte était affichée sur la porte mais bon, il faut me lever pour aller voir. Par chance, je suis pauvre, je compte mes sous et j'avais déjà fait mon choix avant de venir mais c'est quand même casse-ovaire).
Hormis les bars, je ne suis pas concernée et je vois presque ça comme un problème de riche. Personnellement, je n'ai pas les moyens d'avoir d'autres loisirs que la bibliothèque, boire un verre par mois ou faire une sortie jeux de société chez moi avec goûter donc pas cher du tout. Donc à la limite, je m'en fiche.
Et en fin d'intervention, il y a eu tout un laïus sur la réforme des retraites et de l'assurance chômage. On devra travailler plus longtemps et on aura moins de droits au chômage alors qu'il y a...toujours moins de travail! Logique de droite. Perso, j'en ai marre de leur crise qui a bon dos, je veux juste bosser en étant correctement payée mais trouver un travail relève de l'utopie actuellement. Donc il va bien falloir qu'on en finisse avec cette crise et ses variants (fermez ces fichues frontières avec une vraie quarantaine stricte pour commencer!!) pour espérer que l'économie reparte enfin. D'un autre côté, Macron et ses gouvernements n'ont pas réussi en près de 4 ans et demie donc je ne vois pas pourquoi on aurait droit à un miracle de ce côté là...
De semaine en semaine, le gouvernement laisse planer le doute: confinera? Confinera pas? Ou on lance un confinement régional en laissant aux habitants le temps de partir contaminer d'autres régions? Couvre-feu 20 h 00? 18 h 00? Oh et puis, 19 h 00, en fait, c'est bien. Et du coup, attestion version 50.
Ma vie sociale se résume essentiellement à mes voisins et à des sorties ovs chez moi qui m'évitent d'avoir à gérer le couvre-feu de mes deux. La relation avec mon petit ami du moment se délite doucement, à force de ne pas pouvoir sortir, de ne rien pouvoir faire, ça tourne en rond, on a besoin d'air, de nouveautés mais c'est impossible car tout est fermé. Et cette relation est trop récente pour avoir été consolidée par un passé commun. Le chômage? C'est la seule chose qui abonde dans le coin et ça commence à bien faire!
Le pire est que le gouvernement est seul responsable de la situation: il semble qu'aucun lit de réanimation n'a été créé depuis plus d'un an, c'est du bricolage. Le fiasco des masques au début n'a pas arrangé les choses. Maintenant, c'est le fiasco des vaccins et du bricolage: en fait, on peut espacer les doses et nouveauté du jour, on n'a plus besoin de super frigos pour les conserver. Les gamins se contaminent à l'école mais comme ils sont asymptomatiques, ils peuvent bien contaminer leurs parents à la maison tant que ces derniers travaillent tant qu'ils ne sont pas malades. On ne peut pas sortir au bar, resto, ciné en faisant attention mais on peut s'entasser en classe et dans les transports en commun sans souci!
Olivier Véran: "Si la situation le nécessite, 12.000 lits de réanimation pourront être disponibles" 27 août 2020. On est actuellement à moins de 5 000 donc normalement, pas de quoi s'affoler. Et on a des vaccins maintenant (il faut "juste" que le gouvernement arrête de peindre la girafe et s'organise pour les administrer).
Parfois, je me demande s'ils savent ce qu'ils font. Les règles changent d'une semaine à l'autre et surtout d'un jour sur l'autre. Les rumeurs de confinement se répandent sur les réseaux sociaux de manière régulière de "source sûre" mais rien n'arrive, je me dis qu'ils testent l'acceptabilité d'un 3e confinement qui est proche de zéro. Personnellement, je ne supporte plus les restrictions, ce n'est pas envisageable. Aller au bar avec un masque, je l'ai fait. S'ils inventent un système qui permet de boire à la paille en gardant un masque, pas de souci, je l'adopte! Mais ne pas sortir, ce n'est plus possible! Ne pas travailler parce qu'ils cassent l'économie sans compenser derrière, ce n'est plus possible! Sans parler des écoles ouvertes et des transports qui n'ont toujours pas été doublés depuis près d'un an! Des confinements locaux mais on laisse les gens fuir en région pour mieux contaminer le pays tout entier. Comme s'ils ne pouvaient pas anticiper et les boucler avec des policiers qui "prunent" sévèrement les rats qui fuient le navire?
Je ne dis pas que les français sont des saints. Je croise encore des masquessouslenez dans les transports et de plus en plus dans la rue mais ces derniers sont responsables: ils le font quand il y a peu de monde et s'écartent s'ils croisent quelqu'un; personnellement, ça me convient. Je l'ai moi-même ôté ce week-end lors d'une promenade en forêt en famille où il n'y avait personne. Quel bonheur! J'avais oublié ce que c'est! Mais le gouvernement a quand même tout raté depuis le début de cette pandémie: pas de masques, pas de tests et aujourd'hui pas de vaccins. Pas de lits de réa alors que les chinois avaient réussi à construire un hôpital en dix jours.
J'ai parfois l'impression que nous ne sommes jamais sortis d'un semi-confinement car on ne peut rien faire ou si peu. Sans compter les interventions anxiogènes du gouvernement que je ne suis plus où ils parlent pour ne rien dire. Si nous sommes de nouveau enfermés, ce sera l'échec du gouvernement et je doute que je le supporte.
Le confinement pointe le bout de son nez malgré l'attente interminable que nous fait subir le gouvernement à coup de "on réfléchit", "on attend le résultat d'une étude". On sait qu'on va être reconfinés, le 20 ou le 27 janvier ou le 15 février, peu importe. Leur "quoi qu'il en coûte", c'est sûr que c'est plus confortable quand on a un salaire indécent qui tombe tous les mois payé par les citoyens. Moi, je ne trouve pas de travail depuis le début de ces conneries, j'ai toujours des soins non remboursés à payer régulièrement car si j'arrête, j'aurais fait tout ça pour rien. Et ça coince; beaucoup.
Donc qu'ils disent les choses pour que les gens s'organisent. Et ras le bol de leur aumône de 150 € à la khon, je veux un vrai salaire complet (et Dieu sait que le smic est honteusement bas mais pas le choix vu qu'on ne me propose jamais mieux et que de toutes façons niveau travail, c'est zéro depuis un an).
Je suis malade et ça ne m'étonne pas vu que ma seule sortie dernièrement a été un long trajet en bus entourée de débiles avec leur masque sous le nez. Je ne vois pas où j'ai pu attraper ce truc vu que je limite les sorties au maximum car le temps est à la pluie et humide de surcroît. Reste donc le bus bondé car ils continuent avec intelligence à mettre moins de bus qu'en temps normal (franchement, des fois, je me demande ce qu'ils ont dans la tête et où sont le bon sens et la logique).
Dans le doute, j'ai refait le test d'autoévaluation. Verdict: covid potentiel. J'ai de la fièvre, des courbatures et quelques soucis de santé chroniques non invalidants au quotidien qui ne sont plus suivis car ça ne s'améliore pas avec des traitements et que ça ne me cause aucune gêne au quotidien. Super efficace, comme truc! Il me dit que je suis malade, merci, j'étais un peu au courant... Je ne suis pas sûre de pouvoir me traîner faire les courses de toutes manières donc je vais attendre que mes placards soient vides et je verrai à ce moment-là ce que je fais. Sans doute, masque chirurgical, masque tout pourri en tissu et écharpe par dessus le tout. Ou je demanderais un dépannage aux voisins. Tout ça pour un état grippal pour lequel le meilleur remède est le repos tout simplement. La bonne nouvelle, c'est que ça passe assez vite. Une couette, des films, du thé et encore du thé et ce ne sera bientôt qu'un mauvais souvenir même ça risque de tomber sur mes derniers jours de liberté. J'avais une sortie prévue mais je l'ai annulée dans le doute, la dernière sortie avant un potentiel confinement3. Je suis verte mais tant pis, on verra...
Noël est passé, enfin! Je l'attendais comme le Messie, c'est le cas de le dire et ça a fait du bien. On s'est un peu relâchés, je l'avoue pour jouer avec les enfants mais ils ont été un peu infernaux donc il a fallu les occuper. En même temps, après une année de m... comme celle-ci, comment leur en vouloir?
J'ai été dépensière. Beaucoup. Je pensais être dans le rouge d'un nombre à trois chiffres après noël mais non, je suis à peine à découvert.
Je me suis lâchée sur les achats de jeux de société. Méchamment pour mon budget fragile et en prenant en compte le fait que je vis seule. C'était des achats prévus pour plus tard donc rien de dramatique et j'ai profité de promotions très intéressantes. Bref, de l'argent dépensé aujourd'hui pour en gagner plus tard. Je sais que c'est inconscient et que ça veut dire que j'ai envie et besoin de sociabiliser mais bon, avec tous les lieux de sorties fermés, c'est mal parti. Il reste OVS mais les sorties restent limitées et peu intéressantes (normal vu que tout est fermé). J'ai prévu des sorties jeu de société mais j'espère qu'on ne sera pas reparqués dans nos logements et que je ne devrais pas les annuler.
Je reprends doucement ma série en cours après l'avoir lâchée durant des jours. Je bois des litres de thé. Bref, je compense cette année de m..., ça s'évacue lentement. Ma cagnotte pour mes vacances monte lentement mais sûrement. L'été dernier, j'étais à 27€ pour l'été, il me semble. J'en suis déjà à cette somme (si je n'oublie pas de remettre les 4 € que j'y ai emprunté) en 4 mois. Si on nous lâche enfin, je peux espérer retravailler et donc m'offrir de vraies vacances ou en tous cas, mieux que deux jours avec frais d'essence et sandwich maison à me balader.
Je m'accroche à ma litanie: yule, noël, nouvel an, épiphanie. Reste à prier pour que le nouvel an ne saute pas mais ils en sont bien capables.
Macron atteint du covid lors d'un dîner de travail impossible à faire en télétravail (alors que les restaurants sont fermés; aux frais de la princesse; bref, je doute qu'ils aient mangé une salade composée de supermarché avec une pomme payée avec leurs tickets restaurants). Et la visioconférence?
Aujourd'hui, article comme quoi le R remonte.
On ne nous prépare pas un reconfinement de dernière minute quand même? Alors que les dîners de noël sont achetés, les cadeaux aussi. Je suis presque sûre qu'ils vont faire sauter le nouvel an pour éviter que les gens se retrouvent sachant que moins d'une semaine après, il y a la galette des rois donc encore une réunion alors noël pourrait aussi bien passer à la trappe. Sachant qu'entre la galette des rois et la Chandeleur, il y a trois semaines, ce serait parfait pour un reconfinement avec libération pour partager des crêpes et fêter le retour du soleil (les crêpes sont rondes et jaunes, il paraît qu'elles représentent l'astre solaire, je trouve ça sympa).
Si la catholique Italie reconfine pour noël, ça sent mauvais. Ils peuvent sortir (une personne et une sortie par foyer mais je crois qu'ils n'ont pas cette péripatéticienne d'auto-attestation d'auto-autorisation de sortie de mes deux), recommandation de deux invités adultes pendant les fêtes (je suppose) donc en gros, on peut recevoir un couple et ses enfants mineurs ce qui revient à annuler noël même s'il n'y aura pas de contrôles.
Ils perdent la tête ou quoi? Les enfants se contaminent joyeusement à l'école pour mieux contaminer leurs parents, les gens s'entassent dans les transports bondés parce que des techniciens n'ont pas songé à augmenter leur fréquence surtout aux heures de pointe mais au contraire, l'ont diminuée (mesure incompréhensible sauf sur l'aspect financier), les employeurs ne jouent pas le jeu du télétravail (autour de moi, du moins) et ne font rien sur les flux pendulaires (oui, échelonner les journées de travail au lieu de faire commencer la majorité des gens entre 8 h 30 et 9 h 00 est le minimum de bon sens pour désengorger les transports et les routes) mais tout va bien, on maîtrise.
Allemagne reconfinée partiellement pour les fêtes. Semi-confinement au Danemark. Confinement en Italie, donc.
Pour les fêtes, l'OMS recommande les rassemblements en extérieur (donc pique-nique sur l'herbe à noël? Plus sérieusement, on se retrouve pour se promener pendant le passage du père Noël et c'est tout?). Ventiler, c'est logique et largement faisable.
Et sinon, j'ai bien retenu les conseils: papi et mamie préparent le repas de noël puis se terrent dans la cuisine avec leur part de bûche; je retire le masque, j'enfourne une bouchée, je remets le masque, je mâche, je retire le masque, j'enfourne une bouchée, je remets le masque, je mâche...
Il ne manque plus qu'on apprenne que le père Noël a le covid et on est finit cette année de m en beauté!
Je pense me faire une journée de noël préventive en solo avec un petit repas et danser devant le meilleur film de noël du monde dont les chansons sont magnifiques (sans rire, la bande originale est topissime, il faudra que j'achète le cd à l'occasion; elle vaut le détour et tout se trouve sur youtube, raison de plus pour ne pas se priver), parfait pour exorciser toute cette période de panade. Covid ou zombies, je ne sais pas ce qui est pire.
Ca commence à tourner sur les réseaux sociaux et il semblerait qu'un troisième confinement a été décidé et que l'information commence à circuler doucement. En même temps, en temps de pandémie, ouvrir les écoles, c'est comment dire? Ouvrir les magasins seulement trois semaines avant noël au lieu d'étaler les achats sur deux mois et non trois semaines? (tout le monde ne peut pas les faire via internet et il faut que les petits commerçants vivent, même s'ils peuvent se mettre à la vente en ligne depuis le temps). Les employeurs qui refusent le télétravail? La règle des un siège sur deux condamné abolie dans les transports en commun? Le nombre de bus divisé par deux (il faut vraiment être ... pour faire ça, au lieu d'augmenter leur nombre pour diminuer le nombre de personnes par bus!! Deux fois plus de bus, c'est deux fois moins de monde par bus et inversement. Un niveau CP en mathématiques permet de le comprendre aisément mais non, ça ne les a pas effleurés.)? Toujours pas de policiers pour verbaliser les débiles avec leur putain de masque sous le nez? Ah, mais oui, du coup, le virus circule. Et toujours pas de vigiles pour refouler les abrutis finis qui ne mettent pas de gel hydroalcoolique en entrant dans les magasins et quand ils en mettent, le mettent mal? Ah ben oui, après, il ne faut pas s'étonner! https://www.santemagazine.fr/traitement/medicaments/gels-hydro-alcooliques-quand-et-comment-les-utiliser-174094#public://2020/08/10/friction_hydro-alcoolique.jpg
Mais sérieusement, les gens, on ne vous a jamais expliqué que le gel, ça ne s'étale pas vite fait, une seconde? Qu'il faut l'étaler partout jusqu'à ce que les mains soient parfaitement sèches? Du coup, le pire, c'est que ce n'est pas de votre faute, en prime. Mais former les vigiles, ce n'est pas compliqué, non? Et tant que tu n'as pas bien mis ton fichu gel comme il faut, tu ne rentres pas, point barre et encore, c'est en espérant que les gens se sont lavé les mains correctement avant de sortir et surtout le feront en rentrant (moi-même, j'avoue, ça m'arrive d'oublier tout comme la désinfection des poignées de porte d'entrée vu que les autres, je les ouvre avec les épaules et les pieds).
Ce qui est sûr, c'est qu'en cas de 3e confinement, je ne compte pas le respecter. J'ai strictement respecté les deux premiers avec une entorse durant le deuxième avec mon petit ami qui est passé en coup de vent une fois toutes les deux semaines environ sachant que tous deux faisons hyper attention par ailleurs le reste du temps donc le risque est proche de zéro. Tant que les crétins qui ne sont pas foutus de mettre un masque et du gel et de ne pas mettre leurs mains sales partout ne seront pas contraints, on en restera au même point. Ras le bol des punitions collectives, je ne supporte pas cette injustice, déjà à l'école, si mes parents ne m'avaient pas obligée à les faire ou plutôt les bâcler, jamais je ne les aurait faites donc là, zut, ça me gonfle. Je mets toujours mon masque chirurgical correctement (et pas leurs masques pourris en tissu qui sont souvent super sales à se demander si les gens les lavent mais les taches peuvent ne pas partir tout simplement alors qu'ils sont parfaitement propres), je compte toujours 4 heures d'utilisation avant de les jeter donc il m'arrive de le remettre une deuxième fois pour une sortie rapide (récupérer un colis dans le hall de l'immeuble ou poster un courrier de l'autre côté de la rue), je veille à m'écarter des gens dans les magasins et la rue, je ne me colle pas aux gens aux caisses, je mets correctement mon gel hydroalcoolique, je me lave les mains correctement, je ne vois pas ce que je peux faire de plus. Que les policiers verbalisents les sans-masques, les masques sous le nez et les masques à la main (oui, j'en ai croisés!) pour commencer, après, on verra.
J'avais omis une subtilité du nouveau protocole. La laisse est allongée, soit. Donc en fait, je peux aller me promener devant la maison de mes parents ou celle de mon petit ami mais ni les voir même à distance, ni me promener avec eux à distance. On nage en plein délire! Il va encore falloir attendre trois longues semaines pour les revoir?
Avec un masque, dehors, à distance, je m'en fiche, je ferai ce qu'ils disent mais pas du tout, c'est exagéré et de la folie pure. Par contre, je peux aller faire les courses dans les magasins pour noël qui vont être bondés parce que la période pour les faire sera extrêmement courte et prendre les transport en commun bondés. Et travailler bien sûr!
Mais les loisirs: zéro! Ne pas voir ma famille, mes amis, mon chéri du moment. Juste mes voisins. Pas de bars, pas de cinémas, pas de concerts, rien. Juste acheter des livres, des cd et des dvd.
"Nous allons renforcer nos dispositifs sur ces problèmes de soutien psychologique" Jean CASTEX Il est bien gentil mais il fallait peut-être anticiper un peu que ça allait arriver.
Le problème, c'est que depuis le début, les mesures arrivent après coup. Ils ne peuvent pas anticiper? Ils ne pouvaient pas commander des masques avant que ça parte en vrille? Dire aux gens "on va vous enfermer vivants pendant un mois à un mois et demie mais regardez, on a prévu plein de surprises pour vous occuper!"? (dis comme ça, ça fait paternaliste mais c'est un peu leur travail que de veiller à la santé mentale des gens s'ils décident de les parquer chez eux; tout le monde n'a pas un jardin, une maison, une famille, un conjoint, un animal de compagnie, des voisins pour vivre un confinement à peu près supportable).
Je suis amère, j'en ai ras le bol sachant qu'on va encore être parqués après noël, c'est bon quoi, ça a assez duré.
Aujourd'hui, j'ai bien rempli mon auto-autorisation d'aller à la bibliothèque changer mes bouquins. Je repoussais depuis une semaine par pure flemme mais j'ai fini par me forcer à regarder les deux DVD qui ne m'ont pas plu donc ça a été rapide. J'ai décidé de changer de crèmerie bibliothèque pour me donner un semblant de nouveauté, j'en ai trouvé une assez accessible à condition de prendre deux bus pour deux courts trajets et un peu de marche entre les deux arrêts. J'avais demandé "pas de gros pavés" vu que j'avais chargé la mule la dernière fois et je me retrouve avec trois BD, un CD, deux DVD dont un déjà vu et trois romans qui seront vite engloutis. Ca m'apprendra, tiens... Surtout que ça ne les dérange pas de me refiler un tome 2 (il semblerait d'après le résumé qu'il n'ait pas de rapport avec le tome 1 que j'ai déjà lu mais bon...).
Bref, j'ai encore croisé des "masques-sous-le-nez" que j'aurais volontiers étranglés et des...sans masques du tout. Tant qu'à faire, on peut aussi rester enfermés jusqu'à la retraite! Et l'image d'un troupeau de vaches parquées dans un pré et une étable m'est venu à l'esprit et oui, c'est quand même un peu ça. Parquée dans mon appartement, parquée dans les "trajets autorisés" et les circuits de sortie autorisés. Ca m'a tellement gonflée que j'ai renoncé à faire les courses m'achetant des chips et une petite pizza. J'avais juste zappé qu'on est samedi me croyant vendredi donc demain, je vais me débrouiller avec les restes (plus que suffisants) avant d'aller faire les courses lundi.
Parce que concrètement, ils vont faire quoi? Ils vont nous parquer jusqu'à noël pour une petite semaine de liberté relative, nous renfermer aussi sec pour peut-être si on est sages nous ressortir de notre placard au nouvel an? Pour nous recadenasser jusqu'à mi-février? Pour la saison de ski? Et après, on fait quoi? On reparque les gens sauf pour aller étudier/bosser/faire les courses mais avec une quasi interdiction de consommer des loisirs sauf via internet (ou la bibliothèque pour les chanceux inscrits) et surtout aucune vie sociale si tu n'es ni en couple vivant ensemble ni en colocation ni chez tes parents?
Donc ils mettent à mal notre système immunitaire (oui, je le vois bien, le mien n'est pas bon) et notre santé mentale pour sauver quelques vies? Notre vie sociale et nos loisirs qui font que sans, c'est une vie de chien et pas une vie?
Et pendant ce temps-là, les vieux vont masque sous le nez mais on ne dit rien, le chauffeur de bus idem; tant qu'à faire, le gel hydroalcoolique qui n'est que de l'eau (je veux bien qu'au début on en ait fabriqué en urgence mais normalement, le gel hydroalcoolique, c'est du gel pour rester sur les mains et être mis convenablement (déjà, pour ça, il faudrait que le citoyen lambda apprenne à le faire correctement mais ce n'est pas sa faute, on ne le lui a pas appris. Mais l'étaler vite fait ne sert à RIEN!). L'eau, ça coule entre les doigts, ça tombe par terre et du coup, si c'est par terre, je vois mal à quoi ça sert!).
Ca va être ça nos vies? Des sorties virtuelles par écran d'ordinateur interposé? Boire un verre tout seul chez soi devant un film ou une série? Jouer tout seul comme un con à des jeux de société en adaptant les règles? Jouer à des jeux de société par écran interposé? Avoir pour seul partenaire affectif et sexuel, un téléphone avec un petit ami qui répond mais au fil des semaines, ça devient juste ridicule et un oreiller à qui faire des câlins? Se faire des restaurants à la maison tout seul à base de plats préparés en regardant un film pour se donner l'impression de ne pas être seul? Ou pour ceux qui sont retournés chez leurs parents, jouer les Tanguy?
Et après? On saute par la fenêtre? On crève de la première maladie qui passe à cause d'un système immunitaire en berne? On devient misanthrope? Nosophobe? On ne peut plus sortir de chez nous car on ne passe plus la porte pour avoir pris vingt kilogrammes à cause des paquets de chips engloutis devant la télévision? Et comme on sera tous au rsa ou en faillite personnelle, faute de pouvoir travailler, une énième réforme des retraites va quoi? La supprimer? Je rigole mais ça se paiera un jour ou l'autre?
Je ne prétends pas avoir de solutions mais nous enfermer n'est pas humain. Déjà, doubler la fréquence des transports en commun, c'est une solution pas compliquée et même si ça coûte un peu cher, ça reste gérable. Tout comme recommencer à condamner un siège sur deux dans les transports en commun. Permettre à chacun de voir deux personnes et favoriser les auto-tests rapides en cas de doute, ça permettrait de remonter facilement les chaînes de contamination pour les casser et isoler les gens. Verbaliser les gens avec un masque sous le nez, 50 € à chaque fois, ça leur apprendrait à mettre un masque correctement! Permettre des loisirs encadrés quitte à étaler ceux-ci dans le temps. Pourquoi ne pas prendre rendez-vous pour aller au bar boire un verre ou au restaurant: on a une table réservée qui sera nettoyée tout comme les sièges, une heure montre en main, des rideaux de plastique entre chaque table (pas simple à laver, je le sais avec mes rideaux de douce mais je doute que le covid résiste à de l'alcool à 90° ou à l'eau de Javel). Ou créer un modèle de masque léger en tissu un peu imperméable (nylon) avec un trou pour la paille, je ne sais pas, il y a forcément des solutions. Mettre du vrai gel hydroalcoolique avec une texture de gel dans les magasins.
Tout sauf ce traitement inhumain. Deux mois et demie d'enfermement sur onze mois cette année. Entre un quart et un cinquième de l'année a été perdu (pas tout à fait mais quand même). "L'homme est un animal social." disait Aristote et malgré nos sociétés toujours plus individualistes et socialement destructurées, ça reste vrai. C'est contre-nature. Dépression, suicide, ce sera cela leur troisième vague et elle tuera plus que le covid. Il est encore temps de trouver des solutions intermédiaires, une autre façon de faire. Parce que des gens vont se jeter par la fenêtre...
Je ronge mon frein. J'étais partie pour sortir ce we mais TOUT est fermé, rien sur les sites de sortie donc tant pis. Ca fait deux mois et demie sans sorties et sans voir de nouvelles têtes, je craque... J'ai une sortie le week-end prochain prévue de longue date mais on est en phase de réflexion. Tout est fermé donc pour boire un verre et se faire un restaurant, c'est mort d'autant plus qu'on est partis pour être un groupe conséquent et que la sortie va se prolonger, on ne s'est pas vus depuis près de trois mois; forcément, on aura des choses à se dire et besoin de communiquer. Pour draguer, ce sera compliqué au vu de la composition habituelle du groupe mais sait-on jamais?
Comme beaucoup de célibataires, ma vie amoureuse est entre parenthèse depuis trois mois. Il est temps que ça s'arrête, ce n'est pas vivable de "perdre" un quart d'année comme ça. Les personnes en couple ne peuvent pas comprendre à quel point ça peut être dur à vivre. Même en draguant sur internet, c'est compliqué. Aller boire un verre? Mince tout est fermé! Un cinéma? Pareil. Se promener? Les parcs sont fermés! Marcher dans la rue sans nulle part où s'installer? Génial... Non, en vrai, c'est délicat.
Et les employés? Les faillites se multiplient autour de moi, des cafés, des restaurants rapides. Je connais quelqu'un dans mon entourage qui n'a pas été payé depuis deux mois et le patron est injoignable donc il attend car l'entreprise est fermée.
Même pour moi, trouver du travail relève du voeu pieux car les patrons attendent de savoir ce que ça va donner pour l'été.
Après, ça va être compliqué. Le masque? Pour boire un verre, même avec une paille, ce n'est pas génial. Je me suis offert un "restaurant" quand j'ai été chercher mon livre soit un sandwich dans une chaîne de boulangerie industrielle pour rester sur un coût raisonnable (et c'est là que j'ai compté et que j'ai découvert que les sandwiches complets sont plutôt caloriques même en retirant le maximum de mayonnaise (je n'aime pas ça, enfin l'industrielle et je n'y vois de l'intérêt qu'avec les oeufs durs et les fruits de mer (mais je n'en mange qu'à noël) assaisonnée de beaucoup de poivre)). J'ai mangé en marchant dans de petites rues donc je n'ai pas croisé grand monde et j'ai pris mes distances à chaque fois. Mais ce n'est pas évident du tout.
Pour les restaurants quand je vois les conditions prévues, je n'ai pas envie. Je ne vois qu'une chose: la vente à emporter même si les emballages à usage unique, niveau écologie, c'est moyen. Pour les bars, ça risque d'être pareil. Franchement, les bars que je fréquente sont petits, on est déjà serrés de base alors avec les distances de sécurité, ils peuvent diviser par quatre le nombre de clients. Empiéter encore plus sur la rue comme je lis ça et là...? Franchement, c'est une blague Carambar??? Ce n'est pas possible. Déjà l'été en tant que piéton, c'est invivable entre les gens qui empiétent largement sur le trottoir sans laisser de passage (le premier, je demande gentillement à pouvoir passer; le deuxième, le ton est déjà moins poli mais au troisième, je ne deviens pas gentille du tout); je fais toujours super attention à laisser la place pour laisser passer un fauteuil roulant ou une poussette mais les gens "normaux"?? Non, donc ça va être le slalom entre les tables avec le bruit des conversations et la fumée de cigarette. Invivable, je vais carrément éviter des rues. Déjà qu'en temps normal, ça peut être compliqué dans les rues étroites même si globalement, il y a largement de quoi prendre ses distances, je donne l'air de chipoter mais ça reste marginal. Mais là, je ne le sens pas du tout.
Question de santé mentale mais aussi physique. Je vis en appartement en ville. Marcher dans les rues ne me dérange pas que ce soit sans but ou pour aller m'acheter un sandwich (marche à pied jusqu'au centre-ville, acheter un sandwich et rentrer en bus ou partiellement à pied) mais pas tout le temps. Faire les magasins? Très peu pour moi ou alors les librairies mais là, vu les conditions, sans façons. En temps normal, j'aime bien les parcs mais comme ils sont fermés, c'est compliqué et je n'ai pas vraiment de chemin pour me promener.
Les cinémas me manquent aussi mais c'est trop cher donc j'y vais peu. C'est un petit luxe que je m'offre de temps en temps. Mais, c'est pareil. Ouverture le 22 juin. Ok, je ne sais pas à quels aides ils ont eu droit. Augmenter le prix des places me semble impossible. Les cinémas où je vais appartiennent à un grand groupe qui devrait s'en sortir à moyen terme mais en n'occupant qu'un siège sur deux, ça va être compliqué sur le plan économique. Et quand je vois que le gouvernement appelle les gens à piocher dans leur épargne (laquelle??) et que les hausses à venir sont phénoménales (le gaz...(hurlement)), on va droit vers une belle catastrophe économique... Je ne suis pas prête de retravailler vu comme c'est parti, heureusement que j'ai fait le plein de livres à pas cher et que j'ai largement de quoi me nourrir niveau livres et films.
Je suis passée dépenser mon bon d'achat chez mon libraire. J'ai eu un petit carnet en remerciement (joli et de bonne facture, trop beau pour être rempli) et si j'ai mis du temps à trouver ce que je voulais, je m'en suis sortie pour un prix tout à fait raisonnable. Un livre d'un auteur que j'avais adoré, un livre dans ma liste de lecture que je dois penser à retirer de mon compte Booknode et un livres de nouvelles pris au hasard parce que la couverture est très jolie.
Ma pile à lire? Ca va, j'ai deux piles qui débordent du carton où j'ai mis les livres en attente... Je dois avoir vingt livres papier en poche à lire, plus trois bandes dessinées, un magazine et deux livres grand format. Non, je rigole, en vrai, elle déborde, c'est honteux de l'avoir laissé monter autant mais je lis l'intégrale d'un auteur classique sur ma liseuse et c'est elle qui a bien baissé pendant le confinement. En plus, crime suprême, il y a des livres qu'on m'a prêtés (d'un membre de ma famille donc ça va mais d'un de mes voisins que j'aimerais lui rendre rapidement surtout que je doute que ça me plaise). Bref, c'est une honte absolue.
J'ai pris mon temps car je n'avais pas envie de payer par carte bancaire et je n'avais que peu de monnaie en plus de mon bon d'achat. Bien sûr, ils ont mis en avant les "gros succès", auteurs que je n'apprécie pas (hormis Michel Bussi (et encore le dernier que j'ai lu était une grosse déception écrit avec les pieds, j'ai tenu deux pages) et mon bien-aimé Stephen King (mais je pense lui avoir fait gagner assez d'argent pour privilégier d'autres auteurs)). J'ai dû fouiller pour trouver ce que je voulais: pas trop cher, auteur inconnu si possible (réussi pour deux livres sur les trois; au risque d'avoir un coup de coeur et d'en acheter d'autres), poche, pas un classique et un auteur vivant (qui percevra plus d'argent grâce à mon achat qu'un auteur qui mange les pissenlits par la racine). Le bonus étant qu'il soit dans ma liste de livres à acheter sur Booknode qui est absolument monstrueuse et criminellement remplie (250 livres à me procurer), réussi pour un livre.
Bref, tout ça pour finir par un coup de gueule. Les gens sont idiots ou suicidaires?? J'ai pris les transports en commun à l'aller et au retour: une personne sur vingt sans masque (ça diminue) dont une sur 10 l'avait sous le nez ou pas déplié donc ne couvrant que les lèvres (comme par hasard des "personnes à risques" donc âgées). Les masques artisanaux, je me méfie mais j'avais près de moi une jeune fille avec un masque visiblement cousu main avec...la couture au milieu! Les gants, j'étais la seule. Est-ce que les gens sont stupides? Ils le font exprès? Je sais que par ma formation initiale, je suis très sensible à tout ça et je vois ce qui ne va pas mais un peu de réflexion? Prendre le temps de s'informer? Je crains vraiment une deuxième vague à partir du peu que j'en vois. Parce que j'ai dû marcher pour rentrer chez moi... J'ai croisé une petite dizaine de personnes dont une seule masquée. Et les distances entre les gens, ce n'était pas ça, pour eux, c'était retour à la normale.
Le déconfinement est acté depuis une semaine. Je suis sortie faire les courses une fois dans la semaine et c'est tout. Les nombreux coureurs ont disparu comme par magie, soit ils travaillent soit c'était une excuse pour sortir. Les boîtes aux lettres ne sont enfin plus condamnées, j'ai pu payer mes dernières grosses factures en retard.
Temps d'incubation: 3-5 jours mais peut aller jusqu'à 14 jours. Je pensais attendre une semaine encore en faisant attention, je crois que je fais bien et je pourrais prolonger encore d'une semaine supplémentaire par précaution. Je fais partie des personnes à risques sur le papier. Et je commence à tomber malade, je suis malade une fois par an, c'est apparemment pour maintenant. Ca durera au pire une semaine (ce n'est qu'un rhume mais mon système immunitaire n'est pas très bon depuis quelques jours au vu de la rapidité à laquelle le tartre revient à cause d'un sommeil très perturbé; il m'est arrivé de me lever à 5 h du matin pour me recoucher à 7 h et me relever à 11 h passé. La situation actuelle est en cause mais on arrive au bout, je dois tenir encore un peu) et je serai débarrassée ce qui tombe presque à pic. L'épidémie semble arrivée à un plateau, les courbes statistiques s'applatissent; reste à les infléchir.
Les gens... ne font pas attention ou si peu pour le peu que j'en ai vu dans les magasins ou à la fenêtre. J'ai vu dans les médias les queues devant les grands magasins pas du tout de première nécessité et j'ai frémi. Ca promet pour la suite sans paranoïa ou autre. Ceci dit, j'ai voulu dépenser mon bon d'achat pris chez le libraire du coin et je n'ai pas pu le dépenser en livres électroniques (pas si chers que ça pour certains, disons que c'est raisonnable, c'est bon à savoir), je suis déçue, mes étagères croulent déjà assez comme ça. Tout ça pour dire qu'on ne peut pas tout faire en ligne. Ma pile de livres à lire est toujours énorme et n'a pas beaucoup descendu cette semaine. J'ai très envie de me faire des brochettes de pigeon en ce moment, ils viennent roucouler sur mon balcon presque tous les jours alors qu'il y a des arbres et un bâtiment vide en face de chez moi.
Je n'ai pas fait grand chose cette semaine, lecture, écriture, musique, langues, c'est un peu le néant. Tant pis, j'ai regardé des films à la place (et encore pas tant que ça au final). Mais tant pis, ça fait du bien aussi de se poser, penser, rêver, laisser les pensées vagabonder et redécouvrir le plaisir de ne rien faire. Ecouter le chant des oiseaux. Regarder par la fenêtre. Regarder passer les nuages. Regarder des films d'animation/dessins animés/comédies. Une bulle de petits bonheurs avant d'affronter l'extérieur et le retour à une vie un peu plus normale et plus productive.
Ca devait arriver et je m'étonne que ça ne soit pas arrivé plus tôt. J'ai voulu changer ma batterie de voiture, ça me met hors de moi chaque fois que j'y pense. Bilan, il me manque une partie des outils sans explication, la faire démonter par le garage d'à côté me coûtera des sous que je n'ai pas. Bilan, j'ai repassé la patate chaude, mon frère s'en occupera gentillement dans la semaine. C'est trop dur pour moi, j'enrage chaque fois que j'y pense. Normalement, si j'avais pu rouler, je n'aurais pas dû avoir à m'embêter avec ça!
Je m'effondre un peu. J'ai un courrier à poster mais comme les boîtes aux lettres sont ENCORE condamnées (sérieusement, c'est QUOI leur souci avec les boîtes aux lettres??? Peur qu'elles mordent le facteur ou lui crache au visage??), je devrais aller à la poste centrale pour poster UN courrier. Sans moi, c'est bon, il attendra un jour de plus.
Emotionnellement, je ne gère plus rien du tout. Je lâche du lest, tant pis. D'un autre côté, on ne m'a pas laissé de répit. Dès 9 h, on m'appelle pour me coller un rendez-vous demain pour une intervention technique que le gars n'avait pas pu faire quand il était venu pour je ne sais plus quelle raison. Ma batterie à tenter de démonter, la routine.
J'étouffe, j'ai l'impression que depuis deux mois bientôt, je vis comme sous le régime de l'union soviétique (mon cerveau exagère bien sûr, ça n'a rien à voir mais il dramatise à fond parce que deux mois, ça fait long). Le système se grippe, tout me semble insurmontable. J'espère que ce n'est pas un épisode dépressif mais je pense que je lâche juste du lest. Dépression, ça veut bien dire ce que ça veut dire: relâcher la pression accumulée depuis deux mois.
Tant pis, je laisse tout tomber pour aujourd'hui. Films, thé, lecture et ça attendra demain. Je vais "m'enfiler" un deuxième sachet de barquettes à la fraise (d'autant plus que ça passe niveau bilan calorique) avec une nouvelle tasse de thé et regarder un film, ça ira mieux demain.
Je repense à ma sortie de la semaine et aux courses. Comment dire? Vu l'attitude des gens, j'espère qu'on ne va pas se "manger" une deuxième vague. C'est un voeu pieux, il y a de grandes chances qu'elle arrive. Autant se préparer.
Comment j'ai vécu le confinement? Plutôt bien au final malgré le fait qu'il met ma vie sociale et professionnelle en apnée. Ce qui m'a fait souffrir, ce sont les gens et les médias qui ne parlent que de "ça". Je suis en rogne à cause de ma batterie de voiture et de l'incapacité des pouvoirs publics à gérer la crise (on ne va pas se mentir...). Heureusement que Sibeth est là pour nous faire rire...
Ce qui me chagrine, c'est mon manque d'inspiration. Je n'arrive ni à écrire ou si peu (je n'ai pas compté le nombre de mots écrits ce mois-ci mais si ça passe les 15 000, ce sera un record) ni à effectuer mes corrections. Mon problème majeur a été les soucis de sommeil au début qui ont mis du temps à se réguler à cause des discours ambiants autour de moi (les médias, les gens).
Mais je voulais dire merci.
Merci aux soignants bien évidemment. Même si je suis désolée mais applaudir à 20 h, je trouve ça inutile et je ne le fais pas mais je pense à vous à chaque fois. Si la vie en avait décidé autrement, j'aurais aussi été en première ligne de par la formation que j'avais choisi au départ. J'imagine l'angoisse et j'espère que ces professions seront mieux reconnues qu'elles ne le sont.
Merci aux rédacteurs des rares blogs que je suis que j'ai eu plaisir à lire sans aucune régularité.
Merci aux maisons d'éditions qui ont permis d'offrir des livres électroniques gratuits (ou à très petits prix) de manière régulière durant toute la durée du confinement. J'ai une liste de lecture sur l'année mais j'en ai lu un avec délectation, le reste ira sur ma liste de lecture 2021 mais merci de m'avoir permis de continuer à rêver.
Merci à ma famille proche qui a été peu présente mais là quand même. Famille toxique donc pas évident mais elle a été à la hauteur.
Merci aux services de streaming video (légaux) d'exister, ça m'a vraiment aidée à passer le temps. Même si je me retrouve avec Netflix en plus de ce que j'avais prévu mais bon, tant pis, la dépense n'est pas énorme. Vous m'avez aidée à nourrir mon imaginaire et continuer de rêver.
Merci aux acteurs de la grande distribution dans leur ensemble qui m'ont permis de manger tout simplement. Producteurs, ouvriers, hôtes de caisse, directeurs de magasins, vigiles.
Merci à mes amis et voisins d'avoir été là par téléphone, sms, de visu à distance.
Merci à mes lecteurs qui sont plus nombreux que prévu, j'espère que vous avez trouvé du plaisir ou un écho à mes entrées de journal.
Merci aux artistes qui ont offert des concerts gratuits notamment. Personnellement, j'aurais aimé offrir un livre électronique de nouvelles ou autre mais j'en ai été incapable, mon inspiration est trop chaotique pour mener un projet à bien. Merci LS pour ton concert à la maison et ta gentillesse naturelle, merci aux artistes de OWTAH (et pour une jolie découverte que j'y ai faite).
Je ne remercie pas les commères qui papotent sans respecter les distances juste sous ma fenêtre en promenant leur chien dix fois par jour, ma mairie qui a été absente hormis un fascicule et un masque en tissu pas adapté au bout de près de deux mois de confinement et qui m'a interdit de bouger ma voiture, résultat, je dois changer de batterie avec de l'argent que je n'ai pas (si, merci la prime mais bon, j'aurais préféré travailler ou en faire autre chose).
Merci aux magazines féminins d'exister. J'ai ressorti une vieille pile de magazines qui trainaient dans un carton et ça m'a fait plaisir de les feuilleter; entre les pages de publicités et les articles sans intérêt, j'ai trouvé de quoi sourire un jour de déprime.
Merci aux escape book et aux jeux en ligne d'escape game d'exister, vous avez occupé une après-midi.
Merci aux livres de coloriage pour adulte d'exister, c'est toujours un plaisir de les sortir quand ça va moyen (même si à ce rythme-là, je les finirai dans 10 ans mais qu'importe).
Merci à mes artistes musiciens et chanteurs préférés de m'avoir accompagnée via ma liste de lecture Windows media player, ainsi qu'à mes films et séries préférés (je suis encore rendue dans les épisodes de GOT qui étaient de qualité et ça m'a fait du bien; j'ai enfin pu reprendre Westworld au début car je me suis toujours dit que c'était dommage de ne pas avoir persévéré, ce qui est bien vrai; je pensais avoir le temps de sortir mes DVD de Desperate Housewives qu'au final, je n'ai vus qu'une fois en entier mais ce n'est que partie remise).
Mon gros regret? Ne pas avoir battu un record de lecture, je suis super en retard mais tant pis, j'ai lu un livre super chouette que je n'aurais sans doute jamais lu sans la box Confinement lecture qui me hante toujours deux semaines après l'avoir fini alors, tant pis.
Je suis étonnée d'avoir autant de lecteurs de mes passionnantes aventures. Je veux juste garder une trace de cette période particulière, rien de plus, je le fais pour moi et je pense que je vais bien souvent sourire en me relisant, un jour, qui sait? Mais comme je dis souvent, si ça vous fait plaisir, ça me fait plaisir.
Malgré des bas tout à fait normaux qui amènent d'ailleurs souvent à publier un billet pour me vider avant que ça n'aille mieux, globalement, ça va. Chose que mes voisins (personnes que je côtoie le plus que ce soit en se croisant pour aller faire les courses, ramasser le courrier ou partager des choses à bonne distance) ne comprennent pas. Et le fait que je n'ai...pas le temps.
J'ai de nombreuses activités, j'ai dû le dire ici et là. Les journées ne font que 24 heures et il faut dormir (en bien ou en mal, éternel débat que je n'ai jamais tranché, rêver, c'est cool mais sinon, hormis reposer le corps, c'est une perte de temps). Mes journées sont organisées de manière "militaire mais souple" selon le temps disponible. Disons que chaque matin, selon l'heure à laquelle je me lève la phase de la lune, l'âge du capitaine, la couleur du cheval blanc d'Henri IV et mon horoscope, j'évalue le temps qu'il me reste pour ne pas me coucher trop tard.
En gros, ma journée se découpe entre:
- les activités artistiques: lecture, écriture, musique, danse hebdomadaire
- les corvées: ménage, rangement, vaisselle, administratif, couture enfin des fois, recherche d'emploi, pilates
- les loisirs: danse (une fois par semaine), escrime en solitaire (10 minutes à tout casser), mes rituels yoga/pilates du matin et du soir
- l'utilitaire: développement personnel (soit feuilleter un livre, regarder une video au hasard ou pour traiter un questionnement + regarder un film ou un documentaire pour faire entrer du rêve), études des langues.
Si je fais tout normalement, sans pression, en cumulant (j'écris généralement en regardant un film soit déjà vu, soit en faisant des retours en arrière de temps en temps), j'en ai pour 11 heures durant les grosses journées (avec les trucs hebdomadaires que j'étale sur la semaine) et en vitesse de croisière, 5 h environ sur le papier. Souvent, c'est largement divisé par deux voire trois car je vois large pour ne pas être prise au dépourvu. En cas de manque de temps, je supprime, reporte, cumule les activités ou y consacre moins de temps (sauf pour les langues, tout peut se compresser très très largement).
Ma journée est donc de base, structurée et bien remplie de choses plutôt positives. Je préfère vivre mes rêves un pas à la fois que de rêver toute ma vie que je les vis en attendant le bon moment pour m'y mettre.
Tout ça pour dire que j'ai du mal à comprendre les réflexions du genre "tu n'as jamais le temps" "je ne sais pas comment tu fais, je m'ennuie à passer de ma télévision à mon livre et rebelotte" "je pète un plomb de ne pas quitter le quartier et voir toujours les mêmes choses". C'est simple, je n'ai pas beaucoup de temps pour m'ennuyer (mais dans ce cas, les services de streaming légal/VOD/jenesaispascommentçasappelle sont là justement pour ça).
Oui, on ne peut pas sortir, c'est vrai. Mais en temps normal, on sort pour quoi quand on travaille? Les courses, l'administratif? Voir la famille, les amis, sortir durant le week-end ou se promener, les loisirs, faire des rencontres? Sauf que ce sont des choses qui ne sont pas possibles en ce moment! (ou à peine). Donc personnellement, j'essaie de mettre ça dans un coin; à quoi bon? Je fais ce que je peux faire et le reste attendra vu qu'il n'y a pas le choix, à quoi bon y penser? J'avoue que le confinement, je l'ai largement anticipé et pensé, ça doit aider. Je me suis dit que j'allais certainement dans pas longtemps me retrouver comme un astronaute dans sa fusée/navette spatiale (oui, c'est l'image qui m'est venu à l'esprit): toute seule sans pouvoir sortir ou à peine. S'ils arrivent à tenir, je dois pouvoir faire pareil ou limiter la casse. De toutes manières, nous n'aurons pas le choix, il faut faire avec et en faire quelque chose de productif. Mon objectif, le jour où on pourra sortir, c'est de me dire que oui, j'ai fait tout ça et me sentir fière de ça sans avoir à courir pour rattraper mon retard. Me dire que j'ai progressé sur certaines choses, été assidue sur d'autres et que je n'ai pas perdu mon temps tout en en profitant pour ne rien faire sans culpabiliser. De mini-vacances enfermées (c'est mieux que de voir ça comme un séjour en prison). Le souci, c'est que mine de rien, il me reste du temps malgré tout. Et que ma consommation de films/séries a bien bien augmenté. Perte de temps? Oui en un sens mais non car je m'accorde des vacances et je ne regarde pas que des films à la noix, il y a pas mal de documentaires/fictions historiques mine de rien, je m'en suis rendu compte. Je pourrais faire les trucs en retard (le raccommodage au hasard) mais tant pis, ça peut attendre encore un peu au point où j'en suis rendue.
Disons que j'ai, mine de rien, peu de temps pour ruminer ce qui se passe (je ne supporte plus d'en entendre parler, j'ai ma dose surtout que ça tourne en boucle, merci les voisins et la famille) et que je lis des articles d'actualité et un ou deux blogs qui jouent le rôle de catharsis, j'écris ici ou dans mon journal intime, ça me suffit à exorciser tout ça.
Moins j'ai de temps pour penser à ce qui se passe, mieux je me porte.
Pathogène du grec Pathos souffrance et Génos naissance. Ici, pathogène au sens propre donc.
Séance de sport à distance avec un voisin puis on discute. La discussion a tourné uniquement autour de la pandémie. Et j'ai eu beau tenter d'orienter la conversation vers autre chose, rien à faire. Et je me suis rendu compte que ça fait un mois et demie que ça dure. Ceci expliquant cela en grande partie. Stimulus, traitement de l'information, émotion en gros pour schématiser à fond. En ce moment, plus d'informations négatives entrent que de positives (même si ça se discute, un bon livre ou un bon film, ça reste de l'information positive à mon sens mais dans les périodes où on est enfermés, les relations avec les autres prennent une autre dimension). Les gens autour de moi, les médias (que j'évite au maximum de toutes manières) ne parlent que de "ça". Déjà qu'un confinement, c'est dur...
Bien sûr, je comprends le besoin de verbaliser et d'échanger mais je crois qu'il faut rester mesuré. On en parle mais on ne parle pas QUE de ça! Or, c'est le cas et ça coince. J'ai beau ramener la conversation sur des choses positives, ça reste compliqué. Alors que faire? Emotionnellement, cela ne n'est pas supportable dans le contexte actuel. Ne reste que la fuite. Après, je ne jette pas la pierre aux gens. Mes parents tentent de me faire sourire avec des sms humoristiques sur le sujet mais si l'intention est gentille dans le fond, ça ne m'aide pas. J'ai besoin d'air, de penser à autre chose. Peut-être que c'est moi qui suis différente de la majorité des gens, sans doute. L'hypersensibilité (et la fatigue, ne nous mentons pas sur le sujet) n'aident pas. Peut-être que l'émotion ressentie est plus profonde et qu'au lieu de jouer un rôle de catharsis, elle me blesse un peu et que d'attaque en attaque, mes défenses s'effritent. C'est tout à fait possible mais je suis honnête avec moi-même, actuellement, je ne peux pas le supporter. Alors, je vais me couper des conversations sur le "sujet du moment" et tout simplement partir, cela ne m'intéresse pas et j'estime ne pas avoir à culpabiliser, c'est une mesure d'hygiène mentale. Tout comme partir quand quelqu'un fume et refuse d'éteindre sa cigarette, je m'éloigne. Moi aussi, j'ai besoin d'en parler, ici ou dans mon journal intime mais j'essaie de ne pas polluer et charger émotionnellement les autres avec "le sujet" ou alors, pas longtemps.
C'est en très grande partie de là que vient ma déprime actuelle, il me semble. Ou en tous cas, ça n'aide pas du tout car les seules relations que j'ai en ce moment ne parlent que de CA. Or, j'ai besoin d'autre chose. Parlez-moi de chatons, de papillons, de fleurs, de livres, de musique, de ce que vous ferez après, de vos loisirs, mais pas de ce qui se passe en ce moment. Et moi, j'irai mieux. Parlez-en à votre blog, votre journal intime ou à votre psy. Mais laissez de l'air aux gens dans votre entourage, parlez leur d'autre chose. Si c'est dur pour vous, ça l'est aussi pour eux. Et ne parler QUE du ça, ça va deux minutes. Ce n'est pas ce que je recherche, je cherche autre chose, j'ai besoin de verbaliser les choses bien sûr mais vite fait, bien fait et on passe à des sujets plus positifs. Et tout le monde s'en portera mieux.
Sinon, ça va mieux, nettement mieux. Je me suis pris un premier mai de relâche à regarder des films, écouter de la musique et lire ce qui m'a fait le plus grand bien. Il me fallait toucher le fond, je remonte doucement.
Je l'attendais de pied ferme ce rendez-vous. Un mois et demi que j'attendais ça!
La journée avait mal commencé, j'ai eu beau me coucher à une heure raisonnable, j'ai très mal dormi comme c'est le cas depuis une semaine. La fatigue commence à se faire sentir mais tant qu'il n'y aura pas un rayon de soleil, ce sera compliqué.
Prendre le bus! Un plaisir dont je suis privée depuis un mois et demi. Un siège sur deux, les gens avec des masques (mais seulement les trois quarts!!), les gants qui se déchirent mais j'en ai pris d'autres avec moi. Dans la salle d'attente, je m'étonne qu'il n'y ait personne à attendre et que le personnel ne soit pas là. Je me renseigne, le rendez-vous est annulé et ils ont oublié de prévenir (il y a eu un souci informatique apparemment et avec les réductions d'effectifs, ce n'est pas simple et ça a été fait en urgence (comme quoi même eux ont été pris de court par les annonces gouvernementales)). Re transport, re pluie et la fatigue qui me retombe dessus, les larmes qui coulent (je me suis maquillée, forcément). L'attestation numérique, ce n'est pas ça, je n'ai jamais pu l'ouvrir sur mon téléphone, j'ai dû l'imprimer en "urgence" (mot que mon imprimante ne connaît pas, elle est soi-disant rapide mais je la trouve super lente personnellement); heureusement que j'ai vérifié avant (mais il n'y avait personne pour vérifier de toutes façons).
Mon état émotionnel est fragile: le temps pourri, l'enfermement, les voisins qui tournent en boucle sur des pensées négatives et ne parlent que du confinement (je sais qu'en ce moment, il n'y a pas grand chose d'autre qui "rentre" mais quand même, on peut aller les chercher, je parle du livre que je lis, des films que j'ai vus, des histoires que je n'arrive pas à écrire) et les troubles du sommeil. Et honnêtement, ce matin, ça a été la totale: l'ampoule qui claque donc obligée de me débrouiller dans le noir ou presque, l'attestation sur téléphone qui ne fonctionne pas, j'ai dû en imprimer une rapidement (mon imprimante est d'une lenteur abyssale), la pluie et la semelle de mes chaussures qui laisse passer l'eau (elles sont vieilles mais si je l'avais vu avant, ça aurait été mieux), le fait que j'ai vérifié les horaires de bus deux minutes avant de partir et que je n'avais pas pensé que c'était le service minimum. Dieu merci, je suis arrivée un peu en avance, c'était parfait.
Et le rendez-vous annulé! Il n'y a rien de catastrophique mais j'aurais aimé qu'ils refassent place nette pour mon souci de santé, parler à quelqu'un d'autre que les voisins que je croise, ils sont gentils et puis j'avoue, l'un d'eux est mon fantasme secret du moment même si je sais que je n'ai aucune chance (âge, centres d'intérêt, situation professionnelle, rien ne colle) mais il est beau, on ne va pas se mentir et ça m'avait fait du bien de rêver de nouveau ces derniers mois tout en gardant les yeux ouverts pour le remplacer à la première occasion plus compatible. Cela ne m'a pas empêché de rêver à mon autre fantasme secret mais bon, lui au moins, je le voyais en vrai, on parlait de choses professionnelles. Et avec son collègue, au moins, j'aurais parlé à d'autres êtres humains que mes voisins, des gens que je connais un peu même si ça ne durait qu'une heure. A priori, je ne les reverrai même pas, je ne pourrai pas les remercier de m'avoir supportée, écoutée, aidée, d'avoir tenté de me comprendre, répondu à mes questions même si c'est leur métier mais d'avoir été humains dans un monde de plus en plus déshumanisé. Et de m'avoir acceptée comme je suis malgré les sourcils froncés, les marques d'étonnement, ils ne m'ont jamais jugée sur mes raisonnements, mes questions, ils ont toujours été super patients; bien sûr, chaque fois que j'ai pu, je leur ai expliqué mon fonctionnement, ma tête qui part tout le temps dans tous les sens, mes émotions toujours à fleur de peau, l'émotionnel qui commande à tout le reste, les hypothèses et raisonnements qui vont parfois chercher loin sur le plan des médecines alternatives vu que leur traitement n'est pas suffisant pour régler le problème quoi qu'ils disent, il faut toujours revenir dessus et ce n'est pas viable à long terme mais ils m'ont acceptée comme je suis et ça c'était agréable, ça me change des gens qui veulent me changer (je ne peux pas, j'ai essayé mais je ne peux plus, j'essaie d'accepter les gens comme ils sont et je demande la même chose). J'aurais voulu les remercier si j'avais su qu'on ne se reverrait pas même si je l'ai fait lors du dernier rendez-vous.
Et le fait de ne pas avoir prévenu, même si ça c'est fait du jour au lendemain, qu'ils ont d'autres personnes à voir, un mail ce n'est pas long à envoyer pour prévenir. Il y a apparemment eu une annulation automatique mais je n'ai rien reçu (au contraire, j'ai eu une confirmation), ça a buggé et je ne suis pas la seule mais les personnes qui me suivent auraient pu doubler l'envoi surtout pour expliquer que peut-être j'allais changer de référent.
Honnêtement, ça fait deux ou trois jours que ne dors pas malgré tous mes efforts, j'ai mal aux muscles malgré les massages réguliers juste pour prendre soin de moi.
Bref, émotionnellement, ça déborde en ce moment et ça a explosé. Mais ça m'a fait du bien, il fallait que ça arrive pour vider le trop-plein émotionnel et repartir d'un bon pied. Et puis, j'ai pu sortir, prendre le bus et parler à un autre être humain que les voisins que je croise et ça c'est déjà une grande avancée. Un mois et demie d'enfermement, je crois que c'est ma limite, je m'en doutais un peu beaucoup.
Le confinement a eu du bon ce mois-ci, j'ai très peu dépensé (les courses sont une galère, je n'ai envie de RIEN alors j'ai vidé mes placards pour avoir le moins de choses à acheter et le moins de courses à faire). Niveau poids, j'ai perdu régulièrement et beaucoup les trois derniers mois et j'ai repris un peu ce mois-ci ce qui est normal (malgré le sport, je marche moins, le niveau émotionnel est moyen car être enfermé n'est fait pour personne donc mon corps stocke et sans avoir affamé mon corps, j'ai réduit les dépenses donc il stocke le surplus. Surplus qui vient uniquement des bières partagées à distance avec les voisins car il n'est pas encore interdit de déposer une petite bouteille de bière non ouverte sur le palier et de trinquer à distance; et un verre de bière, ça coûte cher sur le plan calorique). Mais tant pis, je n'ai pas envie de me priver des apéros entre voisins qui restent le seul lien social que j'ai en ce moment, je tente de compenser mais c'est dur, même si souvent l'un d'eux m'invite dans l'après-midi et me fait un thé (ou j'emmène mon thé car le sien est dégueulasse) pendant qu'il se boit une bière.
Mon budget loisirs a fondu car je n'ai pas fait ma sortie restaurant mensuelle, pas été faire un tour en librairie au risque d'en ressortir avec un livres/DVD que "j'ai pris même si ce n'est pas raisonnable pour mon budget car il n'est pas cher et que ça passe". Mais je m'étonne d'être aussi riche, ça ne devrait pas être le cas pourtant, j'ai dû me fournir en gants et masques; niveau essence, je n'avais pas prévu d'en faire ce mois-ci donc ça aurait dû se compenser plus ou moins. J'ai forcé sur le paiement des trucs à payer (impôts et soins non remboursés) pour m'en débarrasser, le budget chaînes de VOD a explosé avec l'arrivée tant attendue de Disney+ et le craquage/achat compulsif (ne nous mentons pas) ou presque pour Netflix. C'est un mystère absolu. Je devrais avoir la prime (mais je m'en "fous", je veux un travail rémunéré correctement, pas qu'on me fasse l'aumône) coronavirus, ça allégera mon budget en me permettant de tout payer. Et ma batterie de voiture attendra vu que je ne pourrai pas la recharger a priori donc la changer avant qu'on puisse sortir n'a aucun intérêt.
De toutes manières, cette journée est partie pour être une journée poubelle. Le rendez-vous annulé, la pluie pile quand je sors faire les courses, la pluie qui m'a presque brûlé la peau des cuisses (jean qui colle, eau froide qui tombe avec violence et peau chaude ne font pas bon ménage). Une journée où il faut juste attendre qu'elle se termine, éviter de faire des bêtises et le lendemain, c'est terminé.
Sinon la mairie s'est enfin décidée à se bouger ah non, j'y ai cru mais ce sont les journaux locaux qui l'ont envoyé, merci aux eux, c'est sympa de leur part: j'ai trouvé un petit journal d'informations dans ma boîte aux lettres! J'ai rigolé tant c'est pathétique. Sérieusement, ça fait un mois et demie qu'on attend qu'elle fasse quelque chose, donne des instructions ou juste fasse savoir qu'elle est là! La mairie est aux abonnés absents hormis deux ou trois affiches. Un fascicule d'information distribué en boîtes aux lettres avec les adresses utiles aurait été pas mal quand même. Juste pour dire que l'administration au plus près du terrain est là pour nous mais non...
Je suis avec attention depuis quelques jours cette histoire de masques obligatoires dont on ne sait pas grand chose au fond. Déjà, il faudra bien compter trois ou quatre masques par personne pour être tranquille car ils ne durent que quelques heures. Pour le prix, en fait, on n'en sait rien et on lit de tout: 15 € et lavable 30 fois; 5 € et lavable 20 fois. Quelles normes? Quel tissu? Pourquoi le prix n'est pas fixé par l'Etat sur le plan national? Qui ira vérifier combien de fois le masque a été porté?
Personnellement, je n'ai aucune confiance en ces masques, je suis désolée de le dire. J'avais quelques masques chirurgicaux que j'ai partagé avec mes voisins donc en utilisant un masque par semaine pour les courses, ça n'a pas duré. J'avais des masques rigides que j'ai doublés de plastique que j'ai également partagés que je désinfecte à l'alcool à 90°C à chaque sortie. Eux sont étanches et ils ne laissent pas passer les gouttelettes de salive. Si le masque devient obligatoire, je pense le doubler de plastique, je n'ai aucune confiance dans les masques en tissu, mon instinct me hurle que ça n'est pas suffisant et mon instinct me trompe rarement (et je l'écoute rarement, je l'avoue).
Il a un point qui me chiffonne, le coût. Je suis seule, ça va. Mais un artisan (restaurateur ou libraire au hasard), un seul salaire, un conjoint (qui ne travaille pas donc), trois enfants, cinq personnes et au moins trois masques par personne, ça fait un sacré budget.
Je me suis également demandé si j'avais fait des économies avec le confinement...
Le budget bière a un peu augmenté à cause des apéros entre voisins (à distance, chacun sa bouteille, son verre, son appartement et on papote pas trop fort, porte ouverte ou à la fenêtre) mais je prends souvent du thé parce que je n'ai qu'un seul corps et que j'entends qu'il dure le plus longtemps possible. Le budget essence est à zéro mais le budget batterie a explosé (merci!!!) même si mon père pense pouvoir me la redémarrer, je tiens les paris car je n'y crois pas une seconde).
Le budget loisirs (deux verres et un restaurant pas cher par mois environ) est à zéro également donc économies.
Le budget livres est à zéro aussi, grâce aux livres numériques offerts (il y a de très bonnes surprises) mais ce n'est que partie remise une fois les librairies ouvertes.
Le budget taxe d'habitation est en passe d'être réduit à néant, j'ai presque fini de la payer (avec de gros sacrifices financiers mais peu importe) ce qui me soulagera sur le budget-santé-pas-remboursé; sur ces deux postes d'ailleurs, merci aux concernés qui n'ont vraiment pas été casse-pieds sur le paiement que ce soient les délais ou les mensualités, l'étalement, ils ont tout accepté (même si je ne pouvais pas faire mieux).
Le budget qui a le plus augmenté est le budget "VOD" (je ne connais pas le mot français pour streaming (légal bien sûr), serveur de video en continu??), j'avais déjà OCS (pour suivre Game of thrones mais avec l'arrivée de la chaîne HBO, je ne sais pas ce que ça va donner mais comme j'ai tous les DVD sauf la dernière saison dont j'attends que le prix baisse au niveau de ce que j'estime qu'elle vaut (donc pas grand chose...), cela m'importe peu), je ne pouvais pas passer à côté de Disney+ qui malgré ses couacs au démarrage fonctionne très bien (grande fan de Walt (paix à son âme) devant l'éternel, ce service était bienvenu en ces temps troublés même si la chronologie des médias sur des oeuvres distribuées directement par Disney et ses filiales et produites par ce même distributeur, me semble ubuesques, j'ai du mal à comprendre la logique! Ce n'est pas parce qu'un film est sur Disney+ que je ne vais pas acheter le DVD si j'avais envie ou prévu de le faire. Dès la bande-annonce, je sais si oui ou non, j'irai le voir au cinéma et/ou si j'achéterai le DVD (mais je suis peut-être une exception). En manque de nouveautés (j'ai prêté des DVD à mes voisins mais eux n'ont presque rien et rien qui m'intéresse; ne parlons pas des chaînes de télévision qui ne font aucun effort), j'ai compté et recompté mon budget pour me tourner vers Netflix.
Juste un coup de gueule contre les chaînes publiques qui ne font aucun effort en ce moment et qui repassent de vieux trucs vus et revus, elles pourraient passer des choses plus récentes ou peu connues (il y a des tas de films sans prétention qui sont sympa).
En résumé car les gens me demandent souvent mon avis en ce moment et que j'en ai marre de me répéter:
OCS 9,99 € par mois:
je l'ai depuis plus d'un an donc je commence à le connaître; pas mal de vieux films, quelques nouveautés inconnues de qualité variable, des séries plus que correctes (HBO dont GOT et Westworld (que j'ai repris au début après avoir lâché à la moitié de la deuxième saison car ça n'avançait pas et en effet, la deuxième saison est lente et ça ne bouge qu'à la troisième)) assorties de quelques films français à succès relatif (pas forcément les gros succès mais les films de qualité que tout le monde ne va pas voir) que j'aurais été voir au cinéma si j'avais pu (j'ai adoré Roxane mais je doute que ça plaise à tout le monde et je n'ai pas regardé plus de 10 minutes de Raoul Taburin a un secret) et dont j'aurais pris le DVD si je le trouvais à pas cher. Plus pas mal de vieux films que je ne regarde généralement pas et des films/téléfilms que je regarde parfois par curiosité (il y a de bonnes surprises). Globalement, je m'y retrouve largement pour le prix d'une place de cinéma. Je paie 10 € par mois, j'en ai pour mon argent, on va dire. Pour le prix, il est évident que le client n'aura pas que des films hyper récents et que pour les rentabiliser, il faut couper avec de "vieux trucs" que j'ai plaisir à revoir ou découvrir.
Disney+ 6,99 € par mois:
Fan des Disney devant l'éternel (même si les derniers et leurs images de synthèse me font grincer des dents), j'ai attendu avec impatience son arrivée en France. Les grands classique Disney et les Marvel ne pouvaient que me plaire. Les courts-métrages Disney m'ont énormément aidée en cette période difficile (les petits dessins animés mettant Mickey, Donald et compagnie en scène sont vraiment de qualité et il y en a pléthore) et Pixar. Les documentaires National geographic sont la cerise sur le gâteau, ils sont vraiment top. Je regrette que les films et séries soient pas mal axés pour les jeunes adolescents (mais je suppose qu'ils ont été récupérés de Disney channel et que ça va changer). Le truc, c'est qu'une fois le catalogue visionné (mais il y a de la marge), ça va tourner en rond sauf créations originales. Ceci dit, rien n'interdit l'abonnement intermittent car c'est sans engagement.
Netflix 7,99 € par mois:
J'ai pris pour voir mais j'ai l'impression que c'est un joyeux bordel. Je n'arrive pas à savoir si les films restent en ligne ad vitam aeternam ou s'ils ont une durée de vie limitée (combien de temps? Au moins, sur OCS, on sait dès le départ que c'est 99 jours même si les films ont des chances de revenir ensuite). Le classement a l'air compliqué et pas toujours pertinent. Il y a de tout: du neuf, du vieux, du vu et revu tout en restant récent (donc des trucs dont on m'a prêté les DVD ou vus sur Canal+ avec mes parents il y a quelques années mais pas si vieux que ça non plus), des séries que j'ai vu à la télévision par intermittence donc un épisode de temps en temps quand je tombe dessus (du genre Gossip girl dont j'ai vu l'épisode final tout à fait par hasard) et que j'aurais plaisir à voir en intégralité (même si les séries fleuve avec des épisodes de remplissage très peu pour moi). J'ai l'impression que ça part dans tous les sens et qu'il y a trop de choses pour faire une sélection raisonnable. Pour un confinement où on n'a presque pas le droit de sortir, ça me va mais à long terme, ça me semble compliqué car je ne passe pas ma vie devant les films même si j'en consomme beaucoup car je les regarde en lisant un livre ou en écrivant, tricotant, faisant du raccomodage, du dessin, du coloriage pour adulte donc un peu toute la journée quand je suis chez moi. A voir sur le long terme.
Je suis en colère. A cause de l'impréparation du gouvernement et de sa "gestion" de la crise sanitaire. Marre d'être une vache à lait.
Ma batterie de voiture m'a lâchée ce qui est était à prévoir mais j'ai eu beau contacter mairie et police, rien à faire: interdiction de rouler même vitres fermées, même sur le parking sans bouger. Du coup, je n'ai plus de voiture sauf à signer un gros chèque à découvert à la sortie du confinement et me taper le démontage/remontage. Super sachant que par chez moi apparemment, les horaires de transport en commun sont presque similaires à ceux des dimanches et jours fériés. Moralité: je ne peux plus me déplacer pour mes rendez-vous à venir sauf à partir super tôt et me taper plus d'une heure de transport là où quinze minutes de voiture auraient suffi. J'ai intérêt à charger ma liseuse que ça serve au moins à quelque chose de positif. (rester optimiste, carpe diem, blablabla). Je suis en colère quand j'y pense (ou quand on me le rappelle) donc j'évite d'y penser tout simplement, ça peut bien attendre. Les garagistes se frottent les mains à n'en point douter.
J'ai suivi avec attention la crise économique qui se prépare et je regarde cafés, restaurants, librairies qui tentent de s'en sortir. Que fait l'Etat? J'aurais donné un peu à certaines librairies que j'aime bien mais je n'ai pas trouvé de cagnottes, je suppose qu'elles s'en sortent pour le moment. Avec tous les livres gratuits offerts en ce moment, je peux me passer d'achats jusqu'à la fin de l'année ce qui aurait permis un glissement de trésorerie pour les aider. Tant pis, j'imagine qu'elles feront les comptes à la fin du confinement. Je ne me fais aucune illusion concernant ma situation financière, ce sera juste encore alors que j'allais pouvoir enfin respirer après avoir fini de payer de grosses sommes malheureusement incontournables.
Que dire d'autre? Marre des donneurs de leçon qui me disent qu'à tel endroit ils cherchent du monde (smic, pas dans mon secteur, sans indication sur les moyens de protection et maintenant sans voiture). Je postule dans mon secteur très élargi sans succès mais sans voiture, ça va être limité, je commence à en prendre conscience. Les agences interim me gonflent à m'appeler maintenant alors qu'en temps normal, elles ne proposent rien. L'autre jour, je me suis tapé plus d'une heure de tests à la con en tout genre dont je n'ai pas eu le résultat pour le moment. Les employés remplissent leur CVthèque pour justifier leurs salaires mais comme elles ne proposent rien derrière et n'ont aucune idée de la manière dont ça se passera après (sinon que le redémarrage va être très très lent et qu'il n'y aura rien de concret d'ici là d'après plusieurs agences que j'ai eu au téléphone), je crois que pour une fois, elles pourraient m'oublier. J'en ai marre de stresser pour que dall.
Je ne vois pas le bout du tunnel et c'est difficile d'autant plus que mes voisins commencent à péter un plomb les uns après les autres et que ma famille toxique ne m'aide pas en ce moment. Pourtant, il y a de jolies choses: les films que je n'ai jamais eu le temps de regarder, les livres numériques généreusement offerts en ce moment, la musique, les séries que je peux enfin regarder parce que d'ordinaire, je manque de temps.
Hors de cette addition, rien n'a de réelle importance pour le moment. Le reste peut bien attendre.