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lundi 24 décembre 2018

Violon en autodidacte Bilan à un an

  Je finis tout juste la première position, j'ai enchaîné deux méthodes (un volume et demie sur la première qui change de position sans prévenir et sans les doigtés plus un volume que je finis tout juste sur la deuxième méthode). Globalement, ça va sauf pour les doigtés à un demi de tel doigt que j'ai du mal à retenir. Une part de l'explication vient sans doute du fait que je les ai vus en dernier, tout simplement donc j'ai moins rencontré ces notes et je les sais moins bien. Mais je ne m'inquiète pas, ça rentrera avec le temps.

  Du coup, j'ai envie de faire une pause dans les méthodes et de consolider les choses. D'une part parce que continuer à ajouter des choses sur des fondations qui demandent à être consolidées ne me semble pas une bonne idée. D'autre part parce que je ne veux pas me frustrer, je veux jouer!

 Je commence à être frustrée de jouer en appartement mais je n'ai pas le choix. J'ai l'impression depuis quelques semaines de jouer très fort et que ma sourdine en caoutchouc est inefficace. Du coup, ça me décourage de jouer, je fais attention à ne pas faire de bruit au lieu de jouer; je pense que c'est sans doute lié au fait que mon oreille s'est affinée au fil du temps. Ma colophane est meilleure que celle que j'ai eu avec mon violon (que j'utilise toujours par moment), ça doit jouer, j'ai changé d'archet également (une merde chinoise impossible à remécher apparemment, la plaque de tête se décolle légèrement qui plus est. Je pense une fois qu'il sera mort m'en servir de cobaye non consentant pour bidouiller un système qui me permettra de remécher l'archet moi-même sans trop de difficulté. Je visualise comment faire même si ce ne sera pas académique reste à voir si je trouve le bon matériel).

  Bref, c'est difficile mais c'est possible avec beaucoup de travail et de la discipline.

Ajout:
Finalement, je n'ai pour l'instant pas pris le temps de tester le système que j'ai en tête car j'ai pu remêcher mon archet cobaye (le premier était, en effet, collé de partout mais sur le deuxième, j'ai pu m'en sortir même si la plaque de tête s'est cassée sur sa partie la plus fine (mais ça ne gêne rien, je l'ai recollée et d'après mes recherches et demandes sur internet, ça ne changera pas grand chose niveau solidité). Les crins sont un peu emmêlés malgré le brossage, j'ai dû tourner un peu la mèche à un moment, j'ai perdu pas mal de crins dans l'opération (mais je n'avais pas du tout le bon fil) mais le résultat est satisfaisant pour un premier essai. 

vendredi 27 juillet 2018

Mécénat et streaming

  En tant qu'artiste qui a au moins un court instant espéré être publié et pourquoi pas gagner un peu d'argent, je m'interroge beaucoup sur tous les moyens d'accès gratuits à l'art.

  Entre le streaming, YouTube et autre, je me pose des questions. Pourquoi les gens iraient acheter un cd (enfin, le télécharger légalement s'entend, à une dizaine d'euros) alors qu'il leur suffit de se faire une playlist sur YouTube (je pense que c'est possible; personnellement, je n'ai pas été vérifier) pour l'écouter depuis chez eux.

  Le travail de création artistique, c'est... du travail. Rares sont les auteurs qui publient un livre par an ou un album par an, c'est long et toute cette phase de préparation n'est pas rémunérée. Si le livre ou l'album ne sort pas parce qu'il ne leur plaît pas ou plus au final ou que personne ne veut le proposer à la vente, l'artiste aura travaillé pour rien sur le plan financier. Et il doit manger, se loger, se nourrir. Mais on va me dire qu'il gagne des millions. Mais oui mais non, pas tout le monde; tous n'ont pas de subvention et même si c'est le cas, ça reste du vol.

  Il m'est personnellement arrivé de vouloir aider un artiste peu connu ou même connu. J'ai l'habitude de donner en début d'année à des associations selon mes revenus du moment. Mais durant le reste de l'année, il m'arrive d'être assez riche pour donner pour des projets de rénovation de bâtiments (l'opéra de Paris, de petits châteaux en péril) ou des associations, pas beaucoup mais si beaucoup de personnes donnent un peu, à la fin, ça fait beaucoup. Pourquoi ne pas soutenir des artistes? L'idée ne me semble pas du tout saugrenue, loin de là, à l'heure où ils se plaignent à juste titre des téléchargements illégaux.

  Sauf que ce n'est pas possible et qu'ils ne le proposent jamais sur leurs sites internet (sauf peut-être les petits groupes). Personnellement, je ne vois pas où est le problème de donner quelques euros à Céline Dion ou André Rieux (qu'en vrai, je déteste) ou Stephen King parce que j'ai acheté un cd, un livre ou écouté une chanson ou une interview, lu une nouvelle sur leur site et que je veux les récompenser de m'avoir fait passer un bon moment. Ou plus simplement parce qu'on m'a prêté un de leurs livres/CD et que j'ai envie de les rémunérer pour le moment de lecture ou d'écoute (même petite, je ne trouvais pas ça normal, j'achète un livre et je le garde à vie, je peux le relire et le prêter à dix personnes, l'auteur gagnera la même chose sur l'achat).

  Bref, j'espère que ça se développera un jour et je ne vois pas de réel souci à ce système. Ca reste du mécénat et ça a toujours existé. Internet permettrait à chacun de donner pour les artistes qu'ils veulent soutenir. Malheureusement, ça donnera bonne conscience à ceux qui téléchargent illégalement. Je ne prétends pas ne l'avoir jamais fait mais je m'arrange toujours pour aller voir les films que je veux vraiment voir si mes finances me le permettent. Et avec les prêts de dvd entre amis et en famille, je m'en tire plutôt bien. Je dois être une des rares personnes en France à attendre sagement la sortie des dvd de GOT pour voir la suite (en vrai, je lis des articles internet) mais je ne les regarde JAMAIS en streaming, ça gâche tout le plaisir (même si je sais que j'achèterai le pack dvd avec bonus).

samedi 5 mai 2018

Activités d'extérieur

Allez, honnêtement, hormis les artistes de rue et les enfants, vous avez déjà entendu quelqu'un jouer dehors? Moi, jamais. Jouer parfois oui, au diabolo, à la planche à roulettes et faire des figures avec un vélo ou des rollers mais c'est tout.

Mais moi, j'ai envie de jouer dehors, j'en ai besoin. Je rêve de soirées au coin du feu à faire de la musique (je n'ai pas dit jouer, nuance, nuance) en riant et en faisant griller de la guimauve avant de se raconter des blagues ou des histoires, sur une plage déserte en été. Mais voilà, je n'ai jamais connu ça, j'aurais aimé adolescente faire partie d'un groupe et jouer (disons faire du bruit) de la musique, danser, chanter, rire les soirs d'été. Mais je n'ai pas eu cette chance, je n'étais "pas assez bien habillée" pour ça. C'est sûr que les maillots de bain de marque sur une plage en pleine nuit, ça fait toute la différence. J'ai quand même eu de bonnes amies, les filles sages du lycée puis celle qui m'a fait sortir un peu puis le  néant, juste des amis qui vivent trop loin pour se voir assez pour sortir les week-ends.

Le temps a été ce qu'il a été mais l'été arrive, j'ai envie de sortir. J'ai le choix entre sortir seule (donc me promener) ou via OVS (merci, j'ai donné), sortir avec mes relations qui vivent dans ma ville (moins que sur les doigts d'une main et toutes toujours très occupées). Et c'est là que les arts viennent en support. Pour me donner la force de sortir seule et peut-être que quelqu'un viendra me parler.

 On reprend:
Arts visuels: peinture, dessin, photographie
Un cahier sans lignes et des crayons gris, gommes, crayons de couleur, palette de peinture aquarelle si j'arrive à trouver de l'eau avec un chiffon

Littérature
Un livre ou ma liseuse électronique, mon carnet de notes pour écrire, mon ordinateur portable

Arts de la scène: théâtre, danse, mime, cirque
Boomerang divers et variés, rubans de gymnastique et autres arts du cirque; je suis moins intéressée.

Musique
J'avoue avoir un peu galéré.
Violon? Oui, pourquoi pas mais c'est un peu grand à transporter et un peu gênant pour l'entourage. Guitare? Idem.
Lap steel? (une guitare allongée) Je ne suis pas fanatique des guitares.
Plus petit? 
Harmonica (mais un bon harmonica, ça grimpe vite)
Pochette? (petit violon d'une quarantaine de centimètres du 17-19ème siècle; dur à trouver et assez cher mais si l'idée me tente vraiment, à ce compte-là autant prendre mon violon. Mais je pense que si un jour, je suis très riche et que je ne sais pas quoi faire de mes sous (dans fort longtemps donc), il n'est pas impossible que j'en achète un; l'idée me plaît en tous cas).
Flûte? Clarinette? Hautbois? Ca prend un peu de place et je suis une traumatisée de la flûte en plastique du collège.
Kalimba? J'ai essayé et ça se trouve à pas cher du tout, c'est sympa et ça se glisse dans un sac (dans une boîte, bien sûr)
Triangle?
 Maracas? 
To'ere?
Handpan? Qui donne un truc vraiment sympa d'ailleurs,  même si ça semble assez grand.
Ocarina?
Arc à bouche?

Bon, c'est une synthèse en mode liste de ce que j'ai trouvé mais en tous cas, il y a quand même pas mal d'instruments nomades pour l'été ou les vacances.

L'idée, c'est aussi de prendre un instrument qui ne fait pas trop de bruit (parce qu'un vrai harmonica en plus d'être cher, ça sonne fort). Kalimba et les flûtes me semblent les meilleurs compromis 

samedi 28 avril 2018

Violon et appartement


Les heures
Jouer en journée de préférence.

La sourdine
J'ai testé deux types de sourdine: un petite sourdine en métal qui ressemble à un peigne à trois dents et une sourdine en caoutchouc qui englobe tout le chevalet. Inutile de dire que la sourdine en métal ne me sert pas, elle ne réduit presque pas le son. Le but est de limiter les vibrations du chevalet pour limiter le bruit.

L'archet
Oui, si je n'appuie pas trop fort, ça limite le bruit. Sachant qu'il n'est pas bon de jouer toujours à la sourdine (ça finit par étouffer le son), il faut donc essayer de jouer un peu sans donc en restant doux quitte à desserrer un peu les cordes.

La colophane
Ma colophane n'est pas la meilleure du monde et je pense que ça joue clairement dans le son. Donc une mauvaise colophane peut être une solution envisageable pour limiter le bruit, je pense.

J'ai trouvé un violon électro-acoustique avec casque (attention à la taille du violon) mais le casque ne sert à rien, la prise sert à brancher un amplificateur. Je vais donc devoir faire l'achat d'un violon électrique silencieux si je veux vraiment être tranquille. 

mercredi 21 mars 2018

J'aurais voulu être une artiste

La liste suivante, établie à la fin du XXe siècle :
  • 1er: l'architecture
  • 2e : sculpture ;
  • 3e : arts visuels (peinture , dessin, etc) ;
  • 4e : musique ;
  • 5e : littérature (poésie ou dramaturgie) ;
  • 6e : arts de la scène (théâtre, danse, mime, cirque) ;
  • 7e : cinéma ;
  • 8e : les « arts médiatiques », qui regroupent la radio, la télévision et parfois la photographie ;
  • 9e : la bande dessinée , le manga et le comics.
  • 10e : le jeu vidéo ou plus généralement les arts numériques
Wikipédia Sept arts

  Je voulais un peu faire le bilan sur ma pratique artistique actuelle.

Architecture: ne m'attire pas, même si j'aime les beaux bâtiments anciens
Sculpture: idem, même si j'aime globalement les statues anciennes
Arts visuels: peinture ok, dessin ok, aquarelle ok, fusain en réflexion vu que ça ne tient pas forcément bien sur le papier
Musique: piano électronique ok violon ok
Littérature: romans ok nouvelles ok poésie ok
Scène: danses ok
Cinéma non (sauf en spectatrice, je suis une grosse consommatrice de films et dessins animés)
Arts médiatiques non
BD et dérivés non
Arts numériques non

Je pratique donc plus ou moins régulièrement quatre arts sur dix, ce qui est quand même pas mal (et soyons honnêtes, un peu trop).

Le temps que j'y consacre:
Dessin: je bidouille un dessin par semaine ou une aquarelle à la va-vite 15 minutes par semaine> 15 minutes
Musique: piano électronique/violon deux fois 30 minutes soit une heure par jour écoute en moyenne 3 ou 4 heures par semaine mais globalement, c'est dès que je sors > 7 heures
Littérature Ecriture environ 45 minutes par jour, lecture au moins une heure (mais c'est variable, si je travaille et que je prends le bus, je lis facilement deux heures) > 7 heures (la lecture compte à peine, on va dire)
Danse 2 heures de cours, 1 heure chez moi environ > 3 heures par semaine

Au total, j'y consacre plus de 20 heures par semaine soit pas loin d'une journée sous une forme ou une autre. On ne peut pas dire que l'art ne compte pas dans ma vie. Honnêtement, si cela avait été un projet professionnel raisonnable, c'est ce que j'aurais fait de ma vie: artiste ou plutôt multiartiste (comment ça, ça n'existe pas?).

J'aurais voulu être un écrivainpeintrepoètepianisteviolonistedanseuseclassiqueindienneorientale. Je crois que c'est ce que j'aurais fait de ma vie si l'art permettait de vivre et que quelqu'un se chargeait de la vente pour moi. En vrai, je pense que j'aurais surtout écrit et peint mais le reste aurait eu une place importante dans ma vie. Et quand j'entends parler de revenu universel, c'est cette vie que j'imagine: un emploi rémunéré pas trop casse-pied et dans les périodes de chômage, artiste à temps presque plein sans en rougir. Ou un CDI à mi temps ou deux tiers temps (en admettant que les CDI existent toujours...). En l'écrivant, je me dis qu'en fait, quelque part, je ne crois plus au CDI à temps complet. C'est triste parce qu'au fond, je suis quelqu'un pour qui le travail en tant que salariée est important. Je m'interroge beaucoup en ce moment sur ce que les portes que la vie me ferme sans cesse au nez signifie. Dois-je y voir un signe du destin? Le signe que je ne trouverais pas de CDI tant que je n'ai pas accompli quelque chose? Par contre, pour le célibat et la solitude, je ne suis pas d'accord, par moments, j'ai des envies de mettre des claques/mon poing dans la figure à la vie/au destin/à Dieu/ à mon ange gardien et tous ces fils de fille publique qui bloquent ma vie malgré tous mes efforts à tel point que je ne sais plus quoi tenter ou changer.

Je sais que j'ai mis l'art un peu trop de côté ces dernières années, sauf la danse que j'ai repris (je parle des cours, pas chez moi) dès que mon budget me l'a permis, c'était en haut de ma liste. Le reste est revenu petit à petit au fil des désillusions et des finances. C'est un peu dommage, du coup parce que pas mal de choses demande peu de matériel et d'investissement financier (le dessin notamment). Même si, au fond, je crois que pour pouvoir créer, il faut soit avoir des choses à dire et extérioriser, soit être assez en paix avoir soi-même pour aller chercher ce qu'il y a au fond de soi ou avoir un message à faire passer.

mercredi 28 février 2018

Rêves d'enfant La musique en autodidacte

  Je viens de réaliser mon dernier rêve d'enfant (autre qu'avoir un chat, un travail intéressant et un amoureux, les deux premiers ne sont pas possible sans un Centre de Documentation et d'Information (comment, un C.D.I. ce n'est pas ça??). Choses que je tente d'atteindre depuis près de dix ans sans succès).

  Je ne viens pas d'une famille de musiciens mais j'ai fait de la danse depuis mon enfance et même si mes parents n'écoutaient pas particulièrement de musique, ça arrivait régulièrement, notamment en voiture. Je vis un peu de la musique vissée sur les oreilles dès que je sors (même si je sais que ce n'est pas bon) ou quand je conduis. J'en écoute peu parce que j'ai vite remarqué qu'il est plus long d'allumer mon poste radio, prendre un cd, l'insérer, attendre que ça démarre que de l'écouter dans ma tête. Je parle d'une époque sans mp3 qui permet de choisir la prochaine chanson avant la fin de la chanson en cours si on s'y prend bien de façon à n'avoir qu'à faire ok pour qu'elle démarre, d'une époque avec seulement trois cd en écoute et à chaque fois un temps de chargement. Sans compter qu'il faut le remplir à chaque fois et ranger les cd. 

J'aime beaucoup d'instruments: harpe, piano, violon, biniou, bombarde, clavecin et il me semble ne pas en oublier. Mais mes coups de cœur allaient au piano et au violon.

J'ai eu un orgue électronique chez mes parents mais nous n'avions pas trop le droit d'y toucher et mes parents en jouaient rarement. Sans oublier l'ignoble flûte à bec en plastique du collège. Je crois que c'est l'impossibilité d'en tirer un son correct avec mes petits doigts bien trop fins que je devais écraser pour boucher les trous (et la qualité relative de l'instrument en question) qui m'ont un peu dégoûtée et bien que motivée au départ, je me suis il me semble assez vite désintéressée de la chose. Donc je n'ai pas trop travaillé mes morceaux ou vaguement et comme lors du déchiffrage en classe, je retenais généralement la suite de notes, je n'ai jamais trop déchiffré une partition sauf pour noter discrètement les notes sous les lignes.  Je révisais mes morceaux chez moi en vérifiant juste si c'était le do ou le si aiguë ou grave sur la partition et si la mélodie ressemblait vaguement à ce que j'en avais retenu du cours. (parce que sortir une mélode acceptable sur une flûte à bec en plastique, je rigole (surtout quand on a les doigts trop fins pour vraiment boucher les trous)). Bref, ça m'a dégoûtée et j'ai abandonné l'idée qui est restée dans un coin.

L'envie est revenue à plus de 25 ans, lorsque j'ai découvert les fora et un forum en particulier sur lequel le sujet de la musique était à l'époque relativement actif car plusieurs musiciens (passionnés pour certains) y parlaient musique. Je suivais de loin ce sujet avec un vif intérêt mais ça me semblait un rêve inaccessible. On a tous entendu dire qu'il faut commencer la musique tôt/travailler dur/prendre des cours/que ça coûte cher. Et quand on ne sait pas lire les notes (j'en savais la moitié en gros au collège et je n'ai jamais poursuivi l'apprentissage), ça me semblait inaccessible. Ca restait un projet pour "plus tard".

Les années passaient, je restais toujours mon baladeur vissé à mes oreilles dès que je sortais et je lorgnais toujours le sujet sur ce forum. Et puis, j'ai commencé à travailler et j'ai fait une liste mentale de ce que je voulais faire: partir en vacances, écrire un livre, reprendre le dessin, jouer du piano et du violon, faire de la danse orientale/indienne... Peu à peu, je les ai rayées malgré un budget restreint. Pour information, il y a des tas de choses sur internet, ça demande pas mal de temps de recherche au début mais ensuite, on peut faire plein de choses seul; c'est comme ça que j'ai appris la danse orientale, enfin effleuré pour être honnête mais ça m'a suffi. Pour le dessin, une cinquantaine d'euro de matériel et un livre sur le dessin/aquarelle a fait l'affaire. J'ai suivi des cours de danse étant jeune, même si ça n'avait rien à voir, ça aide à ne pas me faire mal et j'ai fait un peu de dessin en ateliers étant petite.

J'ai donc fini par franchir la porte d'un magasin de musique pour ressortir avec un piano électronique puis j'ai acheté deux méthodes et les accessoires sur internet (support, casque confortable et de bonne qualité (il m'a coûté cher mais c'est un investissement important à ne pas négliger), sans oublier une multiprise supplémentaire).

Quelques conseils issus de mon expérience:
- prendre deux méthodes pour d'une part, avoir deux approches et des exercices variés qu'on peut choisir selon l'humeur et d'autre part, pouvoir avoir une explication différente d'une même notion
- jouer TOUS LES JOURS sans exception. Si je suis fatiguée/je n'ai pas le temps, je joue un morceau simplissime ou deux mais c'est mieux que rien. Si vraiment j'ai la flemme, je regarde une vidéo sur une chaîne que j'aime bien (j'ai beaucoup appris sur internet, il y a de très bonnes chaînes Youtube, ce n'est pas une perte de temps que de passer une après-midi à chercher une chaîne qui nous plaît, dont la méthode nous correspond et avec une personne qui nous semble sympathique). Et si je n'y arrive pas, je ne fais rien, ce n'est pas non plus la fin du monde. Mais au début, il est important d'être assidu.
- se faire plaisir!! Mon rêve, c'était La lettre à Elise, sauf que quand j'ai vu la partition, j'ai fait la tête, ça me semblait trop compliqué (alors que je l'ai jouée au bout de six mois environ). Il existe des versions simplifiées des partitions, il ne faut pas hésiter. En plus, ça permet de préparer le travail quand on passe à la vraie partition.  
- ne pas rester collé à la méthode même au début: il existe des partitions très très simples, il ne faut pas hésiter à essayer de s'y mettre même si on n'a pas fini les premières leçons de la méthode. Au pire, ce n'est pas un travail perdu (du déchiffrage de partition par exemple), ça rendra le travail plus facile le moment venu. Par contre, je pense que ça m'a aidé de lire attentivement les méthodes au tout début en intégralité. De même, les exercices où je devais répéter toujours les mêmes choses au tout début me barbaient royalement, rien n'empêche de jeter un coup d'œil à l'exercice suivant qui reprend le même principe et les mélanger pour trouver de l'intérêt à la chose.
- écouter les morceaux, nous avons la chance de pouvoir écouter les morceaux vu que nous avons un outil merveilleux: internet! Plusieurs fois pour se mettre la mélodie dans l'oreille.
- ne pas hésiter avant d'aborder un instrument à lire sur le sujet (déjà ça permet de mieux le connaître, d'observer les gestes sur les vidéos et de démarrer avec des connaissances et surtout ça permet d'effacer la peur quand on débute). J'avais tellement hâte de m'y mettre que je m'y suis mise de suite sans réfléchir ou rester trois jours à regarder mon piano électronique dans le blanc des touches yeux qui est le meilleur moyen de ne jamais s'y mettre.
- commencer par ce que l'on connaît au tout début. J'ai repris quelques partitions que je me souvenais avoir travaillé à la flûte au collège: des mélodies basiques mais ça aide vu que le déchiffrage des notes était à moitié fait.
- si comme moi, on a du mal à lire les notes: se faire une partition et noter les notes dessous pour avoir un pense-bête puis les recopier "bêtement" ai-je envie de dire sous la partition. Au fur et à mesure, je les ai retenues vu que j'y trouvais de l'intérêt et qu'elles s'appliquaient. De même, je me suis fait un guide sur mon piano électronique (au violon, ce ne sera pas possible) pour m'aider, je m'en détache de plus en plus mais ça m'aide parfois si je bloque.
- s'amuser si on en a marre: jouer n'importe quoi pour se défouler, utiliser les fonctions particulières un peu rigolotes (j'ai des cris d'animaux sur mon piano électronique, quand j'en ai assez, il m'arrive de jouer en mode hennissement ou aboiement).
- classer les partitions par niveau (je les ai classées en trois niveaux pour ma part un peu à vu d'œil au début en me basant sur le nombre de notes différentes utilisées (que je notais en haut au début), leur répétition et leur proximité (j'ai commencé par des partitions dans lesquelles les sons proches se suivaient: du genre, sol la si do).
- modifier la partition si c'est trop dur: au début, je n'arrivais pas à jouer les notes sous le sol grave de la partition. Dans ce cas, je jouais un do grave. Ou je jouais les croches comme des noires.
- se faire un pense-bête de solfège pour s'y retrouver rapidement au début, surtout quand on a un peu oublié tout ça 
- et si on est pauvre? On peut généralement payer en plusieurs fois. En boutique, on peut tenter de négocier et sur internet, il faut saisir l'occasion et ne pas hésiter à guetter la section promotions ou les soldes. Ou voir pour de l'occasion. Personnellement, je n'achèterai pas d'instrument sur eBay ou Aliexpress. Je prends de la qualité sans exagérer (et oui, on trouve des pianos électroniques qui vont jusqu'à 1 000 € tout comme les violons); comme je ne compte pas passer professionnelle, je prends les premiers prix corrects soit de l'entrée de gamme/milieu de gamme. Au pire, ça se revend d'occasion si je veux vraiment acheter du haut de gamme et si j'en vois l'utilité un jour (même si je doute que ça arrive). Dans le prix, j'inclus d'office les accessoires (notamment pour le violon: vérifier qu'il est vendu avec un étui, prévoir la colophane, prévoir qu'il faudra changer à un moment ou à un autre ou les cordes ou la mèche de l'archet. D'où l'intérêt de bien se renseigner avant pour l'entretien et la "maintenance" de l'instrument. Ce serait bête de découvrir ou se souvenir qu'il faut accorder un piano normal au moment de la livraison. Personnellement, je prends tout sur un site internet français (sauf le piano électronique qui vient d'un magasin spécialisé) et je suis attentive à l'origine du matériel.
- écouter son corps: si ça fait mal, c'est qu'il y a une raison! La posture n'est pas bonne, le clavier trop haut ou trop bas, les muscles crispés, il est temps de s'arrêter...
- et si on vit en appartement? Pour le piano électronique, j'ai acheté un bon casque si je veux jouer fort et sinon, je le mets très bas si je n'utilise pas de casque, ça suffit largement. J'ai pris un clavier à 61 touches au lieu de 88 mais ça suffit à mon usage. J'étais partie dans l'idée de changer si vraiment j'en ressens le besoin ce qui n'est pas le cas pour l'instant.
Pour le violon, c'est plus compliqué. J'ai trouvé un violon électro-acoustique avec casque (attention à la taille du violon: pour un adulte, c'est un 4/4) mais le casque ne sert à rien, la prise sert à brancher un amplificateur. Je vais donc devoir faire l'achat d'un violon électrique silencieux pour vraiment être tranquille mais au moins, j'aurai un vrai violon si je peux l'utiliser à moins que je ne trouve une sourdine adaptée. Finalement, la sourdine en caoutchouc convient si elle est bien plaquée contre le chevalet; de plus, je soupçonne ma colophane (livrée avec le violon) d'être particulièrement nullissime, mais forcément, ça limite la portée du son. Mais comme on ne peut pas toujours jouer à la sourdine, j'apprends à jouer sans trop tendre les cordes ni appuyer dessus, ça limite le bruit. En tous cas, concernant le casque ça vaut le coup d'y mettre le prix et d'aller l'acheter en boutique si possible pour se renseigner et trouver un modèle qu'on peut porter longtemps sans avoir mal.
- les puristes diront que oui mais apprendre sans prendre de cours, c'est le mal, blabla. Oui, je suis d'accord mais quand c'est trop cher, à mon sens, ça reste mieux que rien du tout. Personnellement, j'ai déjà beaucoup d'activités extra-professionnelles coûteuses en argent mais surtout en temps. J'ai trouvé des tarifs à 25-30 € de l'heure toutes les semaines sur 36 semaines, ça ferait du 900 € l'année. Ce n'est pas envisageable sauf à me priver de tous mes loisirs sur l'année (pas d'achat de livre/pas de cinéma/de sortie et encore ça dépend de mes rentrées d'argent, certaines années, je n'ai presque rien dépensé) et ça fait 100 € par mois, ça ne rentre pas dans mon budget si je suis au rsa et rien ne dit que je pourrai les avoir dans l'année. Je sais que je peux à peu près passer 40-50 € par mois dans l'année dans mon budget global annuel mais une centaine? Personnellement, entre apprendre par moi-même et ne jamais apprendre, mon choix est fait. Et je n'ai pas trop le temps, je sais que je manque pas mal de cours dans mes autres activités parce que je suis fatiguée/que mon emploi du temps ne correspond plus vu mon emploi du temps professionnel toujours aléatoire. Et je ne compte pas finir professionnelle, je veux surtout me faire plaisir.
- apprendre à faire les choses soi-même. Pour mon piano électronique, pas d'accordage à prévoir (ça compte dans le budget) mais pour le violon électrique, j'ai pris un accordeur (petit appareil pour vérifier si la note est juste) et je compte bien apprendre à le faire moi-même. Au pire, je me ferai aider si je n'y parviens pas mais je pense que ça doit pouvoir s'apprendre par soi-même.

Bref, c'est possible. Je ne dis pas que c'est la meilleure solution mais si c'est soit apprendre seul, soit ne jamais toucher son rêve du doigt, mon choix est fait. Même si le niveau ne sera sans doute jamais très élevé, ça me permet au moins de jouer mes morceaux préférés et je n'ai pas d'ambition plus élevée en matière de musique. Ce qui compte, c'est de me faire plaisir.

mercredi 23 mars 2016

Le carnaval des animaux de Camille Saint Saëns



   J'aime la musique classique depuis toujours, on peut TOUT imaginer sur ces mélodies sans paroles. Bref, j'ai eu un gros, gros coup de coeur pour cette oeuvre que je connais mal. J'en ai écouté quelques extraits en musique à l'école mais je n'en avais que de vagues souvenirs. Je suis retombée dessus il y a quelques temps en regardant Fantasia (le premier ou Fantasia 2000, je ne sais plus).
Je l'ai en entier et je n'ai pas encore tout écouté, je savoure cette musique près de laquelle, j'aurais pu passer à côté. Il y a plein de morceaux connus, des morceaux enjoués ou plus graves.

 
  Le cygne, un morceau magnifique, romantique, digne du Lac des cygnes de Tchaikovsky qui est une pure merveille. La musique rend si bien la grâce de cet animal, sa légéreté...


 

  J'aime bien cette idée de représenter des animaux (enfin, sa vision des animaux) par de la musique; il y a un peu tous les animaux, ça va de l'éléphant à la poule, la tortue et même des fossiles (!), oui, des fossiles! Je n'ai pas encore écouté ce morceau, je suis vraiment curieuse de voir comment on peut faire passer des émotions liées à des fossiles par de la musique. J'ai écouté le début du morceau (j'écoute cette oeuvre morceau par morceau dans l'ordre) et là, par contre, je ne suis pas conquise mais pourquoi pas? 



  En tous cas, c'est une oeuvre à découvrir.