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samedi 21 mars 2015

Art versus intégrisme

Neptune 
 J'ai été atterrée en voyant les informations l'autre jour après l'avoir vu en passant de page en page sur la page d'accueil de ma boite mail. Je ne regarde quasiment pas le journal télévisé, donc parfois les choses qui ne sont pas mises en une m'échappent, mais la désinformation volontaire est un choix que je ne regrette pas.

  J'ai eu les larmes aux yeux en voyant les œuvres d'art du musée du Bardo en TUNISIE détruites  par des "croyants" qui refusent la différence et le droit de penser différemment. Moi, ça m'évoque LÉNINE, STALINE, HITLER, MUSSOLINI et tant d'autres dictateurs qui ont supprimé ce et ceux qui ne servaient pas leur vision du monde. Je ne comprends pas cette intolérance. Je suis Catholique non pratiquante, je suis la première à critiquer sa Sainteté le Pape quand il reste sur des idées arriérées (malgré des progrès, on est loin du compte! Quid du mariage des prêtres, de l'ordination des femmes, l'avortement...) mais j'admets qu'on n'est pas du tout de la même génération, que Rome ne s'est pas faite en un jour et que changer les mentalités, ça prend du temps. Je ne brûle pas de Bibles, je n'ai rien contre François Ier ou François (quoique celui que j'appelle François, c'est François HOLLANDE), il a l'air même plutôt sympathique pour tout dire. 
Et les Bouddhas de Bâmiyân en 2001?

  On détruit le passé, pour éviter qu'on puisse s'y référer, se dire "c'était mieux avant", se dire que ce que des peuples ont pu faire est possible aujourd'hui, pour que la parole des philosophes s'éteigne. D'abord, c'est stupide dans la mondialisation actuelle, car il reste toujours une trace de ces civilisations passées dans les livres, de part les études qui y ont été consacrées ou sur internet. Ensuite, ça n'empêchera pas une partie des gens de réfléchir parmi les gens aisés ou instruits qui enseigneront à leurs enfants ces valeurs et ce passé.

  En fait, je ne comprends pas bien la communauté internationale et l'O.N.U.. Ces gens, ça fait longtemps qu'ils doivent les voir arriver, pourquoi ne pas les avoir arrêtés? Oui, il y aura des morts mais de toutes façons, soit ça finira par une guerre, soit leur dictature fera des victimes. Alors, pourquoi ne pas agir dès les premiers signes? On a bien vu ce que ça donne avec les Talibans... Je sais que ce n'est pas si simple. 
Mais ces gens sont venus jusqu'en Europe et ont tué à Charlie Hebdo  parce que ce journal avait une opinion divergente de la leur (et maniait la caricature). Au XVIIe siècle aussi, Voltaire maniait la caricature, ça me fait penser à Calas, Labarre  http://fr.wikipedia.org/wiki/Voltaire#Lutte_contre_l.27injustice_:_Calas.2C_Sirven_et_La_Barre_.281761-1765.29
Mais, c'était il y a 300 ans, on peut supposer que les mentalités auraient évolué. 

  Je ne comprends pas l'espèce humaine. Si ton voisin réussit mieux que toi, pourquoi ne pas aller lui demander comment il a réussi plutôt que de le critiquer pour tenter de te prouver que non, tu ne vaux pas moins que lui? Si ton voisin ne pense pas comme toi, au lieu de discuter avec lui pour tenter de comprendre son point de vue et s'enrichir mutuellement, pourquoi le dénigrer ou tenter de le convaincre? Je sais que la majorité des gens se sent rassuré avec des gens semblables. Mais voilà, moi, ça ne m'intéresse pas de trouver des gens qui pensent comme moi, quel intérêt si c'est juste pour me rassurer en sachant que des gens pensent pareil et que ma pensée est bonne? Alors qu'une pensée divergente permet de se remettre en cause et d'évoluer, se questionner, revoir ou conforter son opinion... Mais ça, bien peu de gens le voient malheureusement... Et quand des intégristes du conformisme, fanatiques religieux se mettent en tête de mettre tout le monde au pas, on voit le résultat!

mardi 17 mars 2015

Harcèlement scolaire

  Je croyais en avoir déjà parlé ailleurs mais je me trompais. J'ai été victime de harcèlement scolaire durant deux ans au collège.
Déménagement dans une petite ville où tout le monde se connait depuis la maternelle. Au début, les gens viennent me parler, je suis "la nouvelle" sauf que voilà, quand on me demande d'où je viens, on me dit que je mens (oui, mon père avait eu un contrat à l'étranger, ce n'est pas ma faute!). Ils voient bien que c'est vrai quand les profs me demande si c'est bien Xxx. Naïve, je dis la vérité: c'est bien mais c'est comme partout, on va à l'école, on fait ses devoirs, les we sont bien remplis même si on visite des endroits différents. Je ne sais pas si je suis passée pour la fille blasée mais je crois que c'est quand ces imbéciles se sont rendus compte que je ne mentais pas que ça a commencé.

  Je m'étais fait une copine, la fille la plus gentille de ma classe, calme, timide qui avait deux copines dans d'autres classes. Sauf que voilà, elles parlaient de choses que je connaissais pas! 
Les groupes de musique? Inconnus, on n'avait pas les mêmes à l'étranger. Les émissions de télé qu'elles regardaient? J'avais regardé un peu mais non, ça ne me disait rien de regarder des sitcoms pour ados, le Hit machine (je n'ai rien contre le Hit machine, mais je le regarde quand je tombe dessus, pas tous les matins), les films à la mode (je n'étais jamais allée au cinéma entre copines à l'époque). Le maquillage? On ne se maquillait pas dans mon ancien collège, ma mère ne se maquille pas donc ça ne m'était venu à l'esprit que pour "quand je serai grande" (depuis, j'ai appris à me maquiller, j'en reparlerais peut-être, sur internet et dans les magasines féminins. Mais je l'ai fait pour moi, comme quand une femme se met à mettre des bijoux, pour m'embellir et pas pour me cacher ou faire comme les autres. Je ne me maquille pas tous les jours d'ailleurs.). Les vêtements? Déjà, je ne passais pas mon temps à acheter des vêtements et puis, les marques (je veux dire, le fait d'arborer des marques, même si c'est moche, juste parce qu'il y a le logotype de la marque dessus. Et plus le logo est gros, plus le vêtement est beau, bien évidemment), ça ne m'intéresse pas. J'ai un style classique mais j'ai toujours eu le sens du "beau": ça me met en valeur, ça ne me va pas mais je n'ai rien à faire de la mode, ce qui compte c'est que le vêtement soit joli, me plaise et mette ma silhouette en valeur. J'ai des marques fétiches de prêt à porter qui sont abordables, de qualité (relative comme tout ce que l'on achète de nos jours) et qui correspondent à mon style. Sauf que je ne suis jamais rentrée dans des moules, c'est "ça, j'aime" et "ça, je n'aime pas", marque ou pas, mode ou pas. Les garçons ne m'intéressaient pas à l'époque.

  J'écoutais, j'apprenais, je parlais de moi, ma différence et un jour, elles m'ont dit "Casse-toi!" sans prévenir, un matin en arrivant. C'est là que tout a commencé.
  Je me suis naturellement tournée vers les autres filles de ma classe qui m'ont rejetée également. Pourquoi? Tu n'es pas d'ici. Non, on ne se connait pas depuis le primaire (voire la maternelle) et alors? Je ne suis pas intéressante pour autant?

  Les récréations étaient longues, très longues. Dix minutes, ça en fait des secondes qui s'écoulent lentement... Au début, je prenais un livre pour me donner une contenance et m'occuper. Et après, à quoi bon? J'ai voulu faire ma fière et j'attendais stoïquement, l'heure de rentrer en classe en rêvant, en m'interrogeant sur le monde, sur les gens, la société. 

  C'est de là que vient la cassure. 

  Comme je n'avais personne pour m'initier à la mode, la musique, le cinéma des adolescents, je n'ai pas rattrapé mes lacunes forcément! Les garçons ne me regardaient pas, jusqu'au jour où ils m'ont proposé de jouer au foot avec eux, vu que je leur renvoyais souvent la balle dans les buts quand elle tombait à mes pieds. Mais hélas, c'était deux mois avant la fin de ce calvaire. Ils se sont intéressés à moi un an avant la fin du collège suite à une fête pour nos correspondants où je m'étais maquillée et bien habillée, mais c'était trop tard et ça n'a pas duré longtemps.
  J'étais le bouche-trou à la cantine, j'attendais la fin du service pour compléter les tables, on ne me parlait pas, on faisait mine de me "piquer" mon pain ou mon dessert. Bref, je mangeais à côté de mes camarades de classe en écoutant les conversations et en y participant mentalement, parfois je m'y mêlais mais ils faisaient comme si je n'avais rien dit. 
  On me bousculait dans les couloirs; une fois, on a caché mon sac soi-disant pour me faire une blague. Pour les travaux en groupe, il va de soi que je me trouvais souvent seule ou la dernière à boucher les trous comme en sport.
Une autre fois, en chimie, les gars derrière moi lançaient des gouttes sur mon tee-shirt (un de mes préférés évidemment), je croyais que c'était de l'eau et leur ai dit d'arrêter. Ils ont continué, j'ai crié plus fort d'arrêter, le prof n'a pas réagit et ils ont cessé. Je n'ai compris que plus tard pourquoi: mon tee-shirt blanc (évidemment) était constellé de tâches brunes qui ne sont jamais parties. Ma mère a teint mon tee-shirt en noir et j'ai pu le porter encore longtemps mais bon. Je ne sais plus quelle excuse j'avais inventée ni combien de temps après, je l'ai vu.

  Alors je bossais pour moi, mon avenir, pour ne pas redoubler et quitter enfin ce collège de malheur! Je voulais être dans les premières de la classe mais certaines matières plombaient ma moyenne. Ma mère s'est mis en tête de me faire redoubler à cause de ça et n'a pas lâché pendant 5 ans. Cinq ans pendant lesquelles ma mère demandait toujours mon redoublement à mon prof principal qui ne comprenait pas: j'avais des faiblesses mais je travaillais et m'en tirais honorablement au final sauf dans quelques matières. Pour la petite histoire, j'ai fini par demander ce redoublement moi-même au bout de 5 ans pour avoir la paix et parce que mes notes étaient faibles dans les matières qui correspondaient à l'orientation que je souhaitais. Je voulais arriver au bac avec des notes en béton pour pouvoir avoir l'orientation que je voulais. Mais si elle avait eu confiance en moi, je suis sûre qu'il en aurait été autrement.

  Heureusement que j'étais forte et que malgré ma faible estime de moi, je m'aimais. Je me trouvais jolie, intelligente et pas si nulle que ça. Je voyais bien que c'était eux "les cons". Je travaillais pour réussir, je n'ai jamais lâché mes études. Par bravade, je passais mes récrés sur un banc, seule (forcément!) sans livre ou autre pour leur mettre leur méchanceté sous le nez (je chantais ou récitais mes leçons dans ma tête, je rêvassais, je m'interrogeais sur le monde ce qui n'a fait qu'accroître le décalage car c'est à ce moment là que j'ai commencé à avoir une vision différente du monde qui m'entoure). 
Cette période a fait le lit de ma solitude actuelle et de mon anticonformisme qui me coûte si cher (même si plus le temps passe, plus je me dis que si la solitude est le prix de la liberté, ça en vaut la peine! Je me fiche de ce que pensent les gens de moi, je vis pour et par moi sans les chaînes du qu'en dira-t'on.).

  Je paie encore et toujours le prix de cette période. Ma vie aurait été différente si j'avais eu des amies. Certes, je me serais ennuyée de leurs conversations superficielles (oui, calculer la différence d'âge avec Brad Pitt et s'émerveiller de voir qu'on pourrait se marier avec. J'étais sidérée ce jour là et j'ai eu vaguement pitié de tant de puérilité), je ne me serais pas habillée à la mode mais j'aurais su comment me tenir au courant (les magasines féminins et leurs pubs avec des produits hors de prix, je suppose), je n'aurais pas été en retard musicalement (je ne connais AUCUN groupe à la mode, je ne sais pas où chercher à le savoir et ça ne me manque pas). Cette solitude m'a rendue critique envers la société et les gens, je m'assume telle que je suis et je ne change pas d'avis pour plaire à mon interlocuteur (ça m'arrive souvent de voir les gens aimer soudain un truc qu'ils haïssaient deux minutes avant que je dise que moi je l'aime. Je ne comprends pas ce genre de comportement. Dire qu'on veut découvrir pour éventuellement réviser son opinion, je dis oui mais sinon, no comment.).

  Ca m'a effleuré d'en finir par moments. Oui, j'y ai pensé; pas sérieusement, j'aime trop la vie et je savais que c'était temporaire, que je devais tenir jusqu'au soir, au week-end, aux vacances, à la fin de l'année, à la fin du collège. Alors quand j'entends aux infos (que je regarde très peu, j'en ai parlé dans mon article sur la désinformation volontaire) qu'un petit ou le plus souvent une petite en a fini avec la vie suite à du harcèlement scolaire, je repense à moi, ça aurait pu être moi. Heureusement, on n'avait pas internet à l'époque... Mais quand on dit que les enfants ne se rendent pas compte de la portée de leurs actes, je ne suis pas d'accord. Au collège, on est grand (ou j'étais trop mûre pour mon âge, je ne sais pas), on a conscience de la conséquence de ses actes, on voit bien que l'autre se donne une contenance, qu'il refoule ses larmes, qu'il doit s'ennuyer tout seul sur son banc ou son mur, qu'il est content dès qu'on lui dit un mot, qu'il s'immisce dans les conversations de force parce qu'il souffre de ce silence. Alors, je suis désolée mais vous êtes responsables de beaucoup de mes failles actuelles car vous n'avez fait que "valider" et renforcer les croyances de mes parents toxiques. Si je vous recroise, ne venez même pas me parler.

  Quand je vois que parmi une centaine d'enfants de mon niveau (5 classes de 30, je crois), pas un n'a eu pitié de moi et que d'autres enfants étaient isolés dans d'autres niveaux (on se croisait parfois à la récré), je comprends mieux les gens d'aujourd'hui qui savent si bien passer de bons moments avec moi et me jettent quand ils se lassent, partent sans dire au revoir, n’assument pas leur décision et me font mal juste par manque d'honnêteté. Ces enfants sont devenus les adultes dans la continuité de leur adolescence, sans se remettre en cause et mûrir à un seul moment.
Mais moi, je ne suis pas comme ça, l'argent ou le paraitre ne guident pas ma pensée et mes actes. Je reste la collégienne sur son muret qui rêvasse et médite sur le monde qui l'entoure, je peux me regarder droit dans les yeux tous les matins dans mon miroir. Et vous savez quoi? La fille sans marques se trouve jolie, belle avec son maquillage appris dans les magasines et ses vêtements qui lui vont et la mettent en valeur sans se soucier de la mode qui change tous les six mois, intelligente et elle vit de plus en plus pour elle sans se soucier du regard des autres. Et en pensant à vous en écrivant cet article, elle se dit que vous ne valiez pas grand chose à l'époque et elle doute que vous ayez changé...

vendredi 1 mars 2013

Le harlem shake choque la Tunisie

  Vendredi à 15 h 00 est organisé un harlem shake géant à Tunis devant le ministère de l'éducation à l'appel de Missy-Ness, DJ Franco-Tunisienne de 26 ans.
  
  Dimanche dernier, le ministre de l'éducation a condamné un harlem shake au lycée Père-Blanc (filmé) dans un quartier chic à Tunis. Des dizaines d'élèves avaient tourné une vidéo dans la cour de l'école déguisés en salafistes, émirs du golfe ou habillés en caleçons.
Il a évoqué "des dépassements du point de vue moral», un «déguisement indécent», un«habit vestimentaire impudent». 

  Cette intervention a suscité des réactions: piratage temporaire du site du ministère de l'éducation nationale, harlem shake de contestation devant le ministère de l'éducation nationale vendredi et un appel à un harlem shake dans tout le pays samedi.

http://www.liberation.fr/monde/2013/02/27/le-ton-monte-autour-du-harlem-shake-a-tunis_885080
Des intégristes salafistes s'en sont pris à des jeunes à l'Institut des Langues Bourguiba à Tunis, qui qualifient cette danse d'"indécente", "haram".
Cela a abouti à des affrontements à coups de poing qui amènent au repli des intégristes musulmans.

  Le combat contre l'obscurantisme et la religion ne fait que commencer pour ces jeunes n'aspirant qu'à la liberté. Mais leur combat restera vain si personne n'en parle!

jeudi 15 mars 2012

Amina, 16 ans, Marocaine double victime de son violeur

  Une pensée pour Amina AL FILALI, jeune Marocaine de 16 ans, contrainte d'épouser son bourreau car la loi au lieu de la protéger la punit triplement: victime non reconnue, le coupable n'est pas sanctionné tandis que la victime l'est. Le coupable a en effet, préféré l'épouser plutôt que d'aller en prison! Belle preuve de maturité de la part de cet homme qui n'a même pas le courage de répondre et d'assumer ses actes; c'est cela être adulte, non?
Elle s'est suicidée en avalant de la mort-aux-rats, poison connu pour entraîner une mort particulièrement atroce http://fr.wikipedia.org/wiki/Mort_aux_rats, sa famille ayant préféré la réconciliation et l'éviction du déshonneur à la sanction du coupable.
  Honte à ce pays rétrograde où sévissent la peine de mort, l'intégrisme Musulman, le non-respect des droits de l'Homme et de l'égalité homme-femme dans un système moyen-âgeux.

  Puisse cette jeune fille avoir trouvé la paix.

  Un Sit-in est prévu le samedi 17 Mars à 12h devant le parlement.

mercredi 10 novembre 2010

Relaxe pour les non-jeûneurs Algériens poursuivis

   Les 8 jeunes poursuivis pour non respect du Ramadan à AKBOU en ALGEIRE ont été relaxés. Ils risquaient 2 à 5 ans de prison.

  A IGHZER AMOKRANE, le 29 août en fin de matinée, Arab CHERKAOUI retrouve des amis dans le local de l'immeuble «des 100 locaux» qu’il vient d’obtenir dans le cadre grâce à un plan gouvernemental d’aide à l’emploi des jeunes.
Depuis le début du ramadan, ils s'y réunissent pour fumer et manger à l’abri des regards.
 «C’était une journée comme les autres, j’ai fait un peu de café et j’étais en train de le boire, raconte Arab CHERKAOUI. J’ai vu la police arriver et tenter de forcer à la hache la porte de l’immeuble. Ils m’ont dit que c’était interdit de manger pendant le ramadan, qu’ils devaient m’embarquer et que j’allai payer pour ça.»

 Yacine (prénom modifié) fume une cigarette sur le toit de l’immeuble.
«J’étais là parce que je ne peux pas manger chez moi. Ma famille prie et fait le ramadan. J’étais caché, je ne suis pas allé fumer devant une mosquée ou dans la rue, je n’ai provoqué personne. Ils sont venus avec tout le commissariat, on aurait dit qu’ils venaient prendre Ben Laden», raconte-t-il. On notera la tolérance de la famille...

  Samir passait simplement par là quand les policiers, menés par le commissaire en personne, ont encerclé le bâtiment (on croirait à une arrestation de terroristes, mais bon). «J’étais près de l’immeuble et ils m’ont emmené avec les autres. Ils m’ont questionné au commissariat. "Est-ce que j’ai vu de la nourriture ?", "Est-ce que j’ai mangé ou bu du café ?". J’ai répondu que oui, j’avais bu du café, et après ?».
Entendus par le procureur de la République du tribunal d’AKBOU, les huit jeunes reçoivent une leçon de morale.


  En effet, l’article 144 bis-2 du code pénal condamne quiconque «offense le prophète ou les envoyés de Dieu, dénigre le dogme et les préceptes de l’Islam, que ce soit par voie d’écrit, de dessin, de déclaration ou tout autre moyen». (On admirera la tolérance pour les autres religions, censées exister également...)
Pour l’un des avocats des huit non-jeûneurs, Me Abderrezak AMMAR-KHODJA, «La Constitution instaure la liberté de conscience et d’opinion. L’Algérie a également signé des conventions internationales sur le respect de la liberté de culte».
Mais l’article 3 de la Constitution fait de l’islam la religion d’Etat.
De plus, dans la mémoire collective, un Algérien est automatiquement musulman. Les personnes ne faisant pas le jeûne doivent se cacher pour manger, souvent à l’insu même de leur propre famille

  Le jour du premier procès, prévu le 06 septembre, une manifestation a rassemblé plusieurs centaines de personnes devant le tribunal. Le procès avait dû être reporté et le propriétaire du local, Arab CHERKAOUI, en détention provisoire pendant neuf jours, avait été libéré.

  Il est vrai que dans mon ex-belle-famille Algérienne, bien que je n'ai jamais caché être de confession Catholique, mes beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces me demandaient tous les ans si je faisais le Ramadan... J'ai toujours répondu calmement que "Non, je suis Catbolique". Je mangeais avec tout le monde et le midi, je mangeais sans déranger personne; mais pour eux, cela semblait difficilement concevable que je ne le fasse pas.

mardi 2 novembre 2010

Sakineh: exécution imminente?

  Sakineh pourrait être exécutée dès demain, mercredi (jour des exécutions capitales) à l'aube, par pendaison (et non plus par lapidation).

  Malgré la mobilisation internationale et les irrégularités dans son dossier, l'ordre d'exécution aurait été envoyé lundi 1er novembre à la prison de Tabriz avec une demande "d'exécution rapide"

vendredi 24 septembre 2010

Teresa LEWIS, exécutée et T. JOSEPH, professeur mutilé: barbarie humaine

  Teresa LEWIS a été exécutée cette nuit par injection létale en Virginie.

 Agée de 41 ans, cette femme au quotient intellectuel de 72, soit à la limite de la maladie mentale, était accusée d'avoir orchestré les meurtres de son mari et du fils de celui-ci en  2002.

  Elle a laissé ouverte la porte de la caravane où leur famille vivait pour que deux complices, rencontrés au supermarché, puissent les exécuter pour empocher l'assurance vie. L'un était son amant et elle avait encouragé sa fille a avoir une relation avec l'autre. Ils ont été condamnés à la prison à vie.

  Considérée comme l'instigatrice de ces meurtres Teresa LEWIS avait été condamnée à la peine capitale.
Son amant, très intelligent et qui souhaitait devenir tueur à gage, avait avoué dans une lettre à une amie en 2003, avoir conçu les meurtres. Elle était «exactement ce que je recherchais, une salope qui s’était mariée pour l’argent à qui j’allais faire facilement tourner la tête», avait-il écrit.

  En 2002, la Cour suprême a interdit l'exécution de condamnés présentant un retard mental.

  Les derniers mots de Teresa Lewis ont été pour sa fille : "Je veux juste que Kathy sache que je l'aime et que je suis vraiment désolée". Des journalistes ayant assisté à l'injection mortelle ont indiqué qu'elle semblait "nerveuse" et "effrayée" en entrant dans la salle où s'est déroulée l'exécution.

  N'oublions pas Sakineh et tous les autres condamnés à mort...

  En Inde, Thenganakunnel JOSEPH, professeur d'un collège Catholique du Kerala, un état du sud de l'Inde a eu la main droite mutilés et les membres supérieurs et inférieurs fracturés.
 Son crime? Avoir proposé un exercice de ponctuation en malayalam, la langue officielle du Kerala...Il a repris le dialogue d'un film local entre un fou et Allah. Suite à une erreur, il appelle le fou du nom du prophète Muhammad.

  Quelques semaines plus tard, le 4 juillet, il a été attaqué par des hommes armés de haches et de barres de fer à la sortie de la messe. La police soupçonne le Front populaire indien, un groupuscule islamiste local, d'avoir organisé cette attaque et a arrêté vingt-sept de ses membres.
 
Invalide et sans emploi, le professeur incriminé déclare: "Je me suis déjà excusé et je ne voulais offenser quiconque en utilisant le nom "Muhammad"".

  Le collège Newman qui l'emploie l'a renvoyé pour "atteinte au sentiment religieux de la communauté Musulmane" (?) après avoir été placé sous protection policière à la suite de manifestations.
  "Il a délibérément ridiculisé le prophète", explique Thomas MALEKKUDY , le responsable du diocèse de Kothamangalam, sous lequel l'autorité du collège Catholique Newman est placée. Une circulaire a même été lue pendant la messe, dans plus de 120 paroisses pour expliquer que le professeur JOSEPH avait cherché à discréditer l'Eglise et ses institutions! Quel modèle de tolérance!
La Ligue Musulmane Indienne et des organisations catholiques ont demandé, en vain, sa réintégration. Depuis 2004, le Kerala, modèle de coexistence entre les religions connaît des tensions.

mercredi 15 septembre 2010

Interdiction du voile intégral...

  Hier, le port du voile intégral (niqab) dans les lieux public a été voté par le Sénat à la quasi-unanimité.

  La loi entrera en vigueur après une période de 6 mois de médiation; les peines prévues sont de 150 € d'amende assortie ou non d'un stage de citoyenneté; pour les personnes qui obligeront une femme à se voiler (mais comment le prouver?), un an de prison et 30 000 € d'amende sont requis. Ces peines sont doublées si elles concernent des mineures.

  Une sénatrice, Agnès LABARRE (CRC-SPG), estime que le voile intégral est "dégradant pour la femme, mais aussi pour tous les hommes, qui sont perçus comme des prédateurs sexuels". Je ne la trouve pas fausse...
Robert BADINTER a défendu, quant à lui, la liberté de religion.
Il faut noter que le groupe Socialiste à l'Assemblée Nationale s'est abstenu de voter le texte.

  Ce texte interdit la dissimulation du visage dans l'espace public (cagoules...). Je suppose qu'il y aura des dérogations pour les casques de motos...

  Il ne faut pas oublier que le voile intégral est interdit au lycée et à l'université en Egypte; en Turquie et en Tunisie, le port du hijab (voile simple) est prohibé dans les écoles, les universités et pour les employées de l'administration publique. La Syrie vient de bannir le voile intégral des universités sous peine d'exclusion.

http://www.youtube.com/watch?v=b-Flt-V3sq0&feature=related Réponse à une question: comment manger ou boire avec le voile intégral... Ce n'est pas compliqué! Vivent les spaghettis bolognaise!
http://www.youtube.com/watch?v=yhjnAVnY5ns&feature=related Démonstration en image, je crois que je finirais anorexique...

lundi 6 septembre 2010

Sakineh

 Sakineh MOHAMMADI-ASTHIANI est une mère Iranienne de 2 enfants, âgée de 43 ans, condamnée à mort par lapidation, est emprisonnée depuis 5 longues années. Son fils, Sajjad, craint que cette sentence d'un autre âge, barbare et inhumaine, soit exécutée prochainement du fait de la fin du Ramadan, fixée en Iran au 10 ou 11 septembre 2010.

  En 2006, elle a été condamné à 99 coups de fouet pour "relation illégale", peine infligée sous les yeux de son fils. Quelques mois plus tard, la réouverture du dossier du meurtre de son mari en 2005, la conduit à écoper de 10 ans de prison pour "complicité de meurtre" et à la lapidation pour adultère. (On notera la disproportion entre la faute et la sentence).

 Le 11 août, à la télévision, elle avoue avoir participé au meurtre de son époux et avoir eu une liaison avec le cousin de ce dernier. Des "aveux" télévisés extorqués sous la torture, selon son avocat et sa famille.

  Elle a ensuite été condamnée à 99 coups de fouet supplémentaires, suite à la publication le 28 août de la photographie d'une femme sans foulard, présentée comme étant Sakineh, par le quotidien britannique Times. La "justice" iranienne l'a accusée d'encourager "la corruption et l'indécence". Sauf que cette photographie est celle d'une activiste iranienne vivant en Suède!

  Des manifestations et pétitions se multiplient pour tenter de la sauver.

http://www.avaaz.org/fr/stop_stoning/?cl=668729802&v=6799
http://laregledujeu.org/2010/08/16/2616/signez-la-petition-il-faut-empecher-la-lapidation-de-sakineh/
http://laregledujeu.org/2010/09/03/2758/iran-un-couple-condamne-a-mort-par-lapidation/

mercredi 21 juillet 2010

Manchester United et le Diable...

 Le maillot des Red Devils (Diables Rouges), l'équipe de football de Manchester United n'est plus en odeur de sainteté en Malaisie. En effet, le Diable rouge qui figure sur l'écusson du club n'est pas au goût des hauts responsables religieux qui déconseillent de porter un tel maillot (mais ne l'interdisent pas, vous noterez la nuance!). Nooh Gadot, responsable religieux, estime que porter des symboles d'autres religions ou du Diable risque de diminuer la foi des personnes l'arborant. Même dans le cas d'un cadeau, il convient de le refuser!

 Supporters de l'équipe de Mancheester, si cela peut vous consoler, les maillots Brésiliens, Norvégiens, Serbes, Portuguais et Barcelonais ont connu le même sort! Comme quoi, on voit jusqu'à quel point, l'intégrisme religieux et l'intolérance peuvent aller!


 Le Croissant rouge a bien été créé car la Croix Rouge était assimilée à un symbole religieux, car elle rappellait la tenue des Croisés. Pour la petite histoire, c'est l'inverse du drapeau Suisse (patrie d'Henri Dunant) et pendant douze ans, l'Empire Ottoman l'a accepté.

 Doit-on interdire la vente de croissants à Rome le dimanche?  Après tout, selon la légende, cette viennoiserie serait née à la fin du XVII siècle lorsque Vienne était assiègée par les Turcs; une nuit, les boulangers Viennois auraient entendu l'approche des Turcs qui s'apprêtaient à attaquer. Ils auraient donné l'alerte et permis de vaincre l'armée Turque. Même s'ils symbolisent une victoire, ils gardent malgré tout la forme du croissant de l'Islam...