Après avoir perdu mon téléphone portable et brûlé d'impatience de recevoir ma carte sim, le constat est venu en envoyant mes emails pour redemander des numéros. A qui le demander? A pas grand monde au final, un ami que j'ai cru très proche ne donne plus signe de vie depuis que je l'ai repoussé une fois de plus et je n'ai pas envie de faire d'effort; le reste, ce sont des copines avec qui je correspond par email et à qui je pourrai demander leur numéro quand on se reverra donc le jour où j'irai dans leur coin donc pas de suite. Il y a bien les connaissances mais au fond, c'est pareil, on pourra se le redonner quand on se reverra. Reste un copain que j'ai recroisé par hasard, il y a peu et qui m'a du coup redonné son numéro. Et un ami que j'ai revu il y a peu.
Et le peu de messages et d'appels reçus tout le temps où je suis restée sans téléphone viennent d'agence intérim donc voilà quoi...
Bref, j'ai un téléphone qui ne me sert à rien ou presque... Même si au fond, les choses se sont arrangées par rapport à avant, je reste seule au final. Enfin, je compte bien sortir à la fin de mon contrat et je croise les doigts.
C'est décidé, je veux quitter cette ville de m, ces gens froids dignes de parisiens et la solitude qui me pèse. Je veux retrouver mes amies d'enfance et des endroits où je me sens en terrain connu. Et surtout élargir ma recherche d'emploi parce que je n'en peux plus.
Mais je ne peux pas. J'ai cherché vite fait le coût d'un déménagement, il faut compter 4 000 euros environ en comptant large pour éviter les mauvaises surprises. Entre le double loyer, les frais de déménagement, de visite, la caution. Plus les cartons à faire, le manque de soutien de l'entourage. Et les aides de pôle emploi, c'est zéro.
Sauf que je suis au rsa et que si je veux épargner, je ne peux pas parce que la caf va me voler mon épargne. Et pour avoir des aides au déménagement, il faut un travail donc multiplier les entretiens pour rien et chercher un logement en urgence.
Je suis coincée et j'en ai marre. Coincée dans cette ville qui n'est pas la mienne, où je suis étrangère et seule, désespérément seule depuis des années. Sans travail ou avec des bécassons qui ne parlent pas. Ces temps-ci je cherche une raison de vivre... L'amoureux? Je ne le vois pas. Les amis? Où sont-ils donc? Le travail épanouissant qui me permette de vivre? Une utopie. Les enfants dont je rêve? Crève! Le mariage dont je rêve? Justement dans tes rêves. Le soutien, l'amour, la chance, la gentillesse? Bernique!
Le manque de chance a gâché ma vie et j'ai passé mes limites depuis des lustres. Je me suis battu à l'instinct ou en planifiant, j'ai laissé faire. Rien n'a marché. Je dois faire quoi à la fin pour que ma vie change?
Des enfants, un homme qui m'aime et que j'aime et un travail épanouissant un minimum et à peu près bien payé, c'est trop demander?? Il faut croire...
Un jour, ma vie a déraillé. Changement d'école, harcèlement scolaire, solitude et ça a été le début de la fin. Ce jour-là, ma vie s'est brisée net en plein essor alors que je savais où j'allais. Mais une spirale s'est mise à tourner et a entraîné son lot de malheurs. J'ai fini par me reconstruire sur des bases solides mais rien n'a changé, la chance n'a pas tourné.
Que puis-je faire? Comment agir pour que ça change? Je ne sais plus, j'ai à peu près tout essayé, je crois.
Je l'ai dit, je m'oblige à sortir dans l'espoir de rencontrer les bonnes personnes. Sauf que je me heurte régulièrement au même problème: l'argent. Je suis moyennement motivée à sortir en ce moment entre le froid et la fatigue mais je m'oblige à le faire. Toujours est-il que de plus en plus souvent, je ne trouve que des sorties à au moins sept ou huit euros et de moins en moins de sorties pour boire un verre tout simple (ou alors dans des bars hyper chers où il faut compter près de cinq euro le coca ou la grenadine; sauf que moi à ce prix là, je me fais un repas amélioré avec dessert au supermarché du coin ce qui est déjà un luxe). Je ne sais pas si le coût de la vie augmente ou si c'est le signe que les membres de mon âge voient leur niveau de vie doubler ou n'osent plus lancer des sorties pas chères.
Quelles solutions?
- Lancer mes sorties. J'ai donné encore et encore; mais si c'est attendre une demi-heure dans le froid toute seule pour que personne ne vienne au final, merci.
- Aller manger en ville. Fait et vu le froid actuel, je ne m'en sens pas la force, c'est dur de me bouger quand il fait un froid polaire, je suis un animal qui aime le soleil et que le froid endort. Et passé 22 h, il n'est pas possible de trouver un sandwich simple à moins de 5 euros, sachant que je mange tard en temps normal.
- Aller travailler dans un café pour dessiner ou réfléchir à mes travaux d'écriture. Cela me semble la solution la plus raisonnable. Mais prendre la boisson la moins chère pour squatter une table à moi toute seule toute la soirée me fait culpabiliser. Et voir les autres s'amuser autour de moi, c'est dur.
- Faire une balade en nocturne. Je connais quelques chemins accessibles en transport en commun où je peux aller sans risque de nuit, en ville. Mais faire une heure de trajet en bus pour une marche de 10 minutes qui peut être prolongée de 15 minutes et rentrer en bus à l'autre bout de la balade pour mettre une heure à rentrer m'enchante moyennement. Même en étant habillée chaudement.
- Aller au cinéma. Ce fut ma première idée mais le budget coince à fond.
- Aller danser (en évitant les danses latines qui se dansent à deux et dans lesquelles les gens viennent à deux et ne sont pas ouverts aux autres): j'ai bien trouvé un fest-noz ce soir mais il est à plus de dix euros sans oublier le verre de cidre que je vais prendre, ça me fait une sortie à quinze euros. Le budget ne passe pas.
On recommence en mode optimiste/ réaliste
- Lancer mes sorties. J'ai donné encore et encore; mais si c'est attendre une demi-heure dans le froid toute seule pour que personne ne vienne au final, merci. Vu mes dernières tentatives via OVS, je pense que bon voilà.
- Aller manger en ville. Fait et vu le froid actuel, je ne m'en sens pas la force, c'est dur de me bouger quand il fait un froid polaire, je suis un animal qui aime le soleil et que le froid endort. Et passé 22 h, il n'est pas possible de trouver un sandwich simple à moins de 5 euros, sachant que je mange tard en temps normal. Comme j'ai dit, ça va me coûter un bras et une main pour marcher dans le froid un sandwich hors de prix à la main.
- Aller travailler dans un café pour dessiner ou réfléchir à mes travaux d'écriture. Cela me semble la solution la plus raisonnable. Mais prendre la boisson la moins chère pour squatter une table à moi toute seule toute la soirée me fait culpabiliser. Faisable mais Et voir les autres s'amuser autour de moi, c'est dur. Et même en faisant mon plus beau sourire avec des clignotants et une grosse flèche pointant vers moi avec marqué "Fille sympa cherche partenaire de conversation. Ne mords pas.", je doute vraiment que quelqu'un vienne me parler parce que les gens sont en troupeau et que sortir du troupeau, c'est dur. Même si je fais de grands sourires à quelqu'un qui semble sympa, le bouscule exprès pour engager une conversation.
- Faire une balade en nocturne. Je connais quelques chemins accessibles en transport en commun où je peux aller sans risque de nuit, en ville. Mais faire une heure de trajet en bus pour une marche de 10 minutes qui peut être prolongée de 15 minutes et rentrer en bus à l'autre bout de la balade pour mettre une heure à rentrer m'enchante moyennement. Même en étant habillée chaudement. > Envisageable si je ne rentre pas chez moi en sortant de mon cours de sport. Et traîner durant deux heures: descendre en ville chercher un sandwich, reprendre un bus pour aller au point de départ de la balade le plus éloigné. Pour faire 10 minutes de balade et attendre un bus dans le froid.
- Aller au cinéma. Ce fut ma première idée mais le budget coince à fond. > Possible mais ça veut dire utiliser ma marge du mois (tant que je n'ai pas mon petit salaire, je ne sais pas à quelle sauce, je vais être mangée et je dois économiser pour payer mon violon).
- Aller danser (en évitant les danses latines qui se dansent à deux et dans lesquelles les gens viennent à deux et ne sont pas ouverts aux autres): j'ai bien trouvé un fest-noz ce soir mais il est à plus de dix euros sans oublier le verre de cidre que je vais prendre, ça me fait une sortie à quinze euros. Le budget ne passe pas.
Bien sûr, j'exagère mais en vrai, c'est dur de sortir quand on est seul et pauvre. Les gens ne se rendent pas compte du confort que c'est que de pouvoir être invité à passer la soirée à boire un verre chez un ami ou en inviter un et rester au chaud toute la soirée à discuter/jouer avec des gens sympas avec pour seule contrainte le fait de faire le trajet dans le froid. Pour les autres, il reste la possibilité de dépenser une fortune, errer dans le froid ou sortir pour sortir au risque de rester seul. Le pire, c'est que c'est cumulable. Du coup, je n'ai pas pris de décision mais promis, je sors ce soir.
Article ébauché en février durant la vague de froid
Quelque chose change en moi. Depuis quelques temps, j'ai envie de vivre une vie plus normale. Sortir comme tout le monde. J'ai tenté OVS mais bon, ça marche moyen, on va être honnête, les gens y sont soit bizarres, soit ils ne veulent pas s'ouvrir à d'autres relations; même si on ne sait jamais sur qui on tombe. Une bonne surprise reste possible.
De plus en plus souvent, j'ai envie d'avoir une vie sociale normale. Alors, je sors seule, faute de mieux. Le cinéma, c'est cool, mais on va être honnête, c'est tellement cher que c'est devenu un luxe. Plus de 10 € la place! Le pire, c'est que je crois que si la place était à 7 €, j'irai deux fois plus au cinéma et quand je vois les salles à moitié vide, je ne suis pas sûre que le calcul des cinémas soient bons. Bref...
Les restaurants, il m'arrive de prendre des choses à emporter mais j'avoue que franchement, l'hiver, j'ai plus envie de rester au chaud. L'autre jour, je suis allée manger un fish and chips, excellent d'ailleurs avec un patron sympa comme tout. Je devais aller au cinéma avant, il était tard, j'avais traîné et au final, j'ai décidé de prendre mon temps et d'aller à la séance suivante. Je ne l'ai pas pris à emporter et au final, j'ai bien fait. J'ai pris mon temps pour manger, je n'ai pas avalé ma portion en vitesse pour que ça ne refroidisse pas. Nous n'étions que deux dans le restaurant, un homme bien plus âgé que moi, seul également et le patron qui discutait avec le cuisinier. J'étais tranquille avec un livre et j'ai fini par prendre mon temps. Au final, ça a été, je ne me suis pas sentie seule, en réalité. On ne m'a pas posé de question, j'étais au fond entourée de gens aussi seuls que moi jusqu'à l'entrée d'une bande de lycéens qui ont pris des plats à emporter.
Au final, je ne l'ai pas mal vécu, pour une fois. Puis, je suis allée au cinéma avec mes pop corn et ma foi, ça m'a fait plaisir, la solitude ne s'est pas fait sentir plus que ça. Bien sûr, j'aurais préféré être accompagnée mais parce que les gens sont comme ils sont, je devrais en plus d'être seule me priver de sortie? Même si j'espère toujours lever les yeux sur un sourire qui donnera un bonjour automatique de ma part auquel on me répondra. Un jour qui sait?
De guerre lasse, j'ai fini par décider de déménager il y a plus d'un mois. Entre les voisins débiles qui font du bruit, crient ou laissent leur poubelle traîner, j'en ai eu marre. Déménager, seule.
Déménager seule:
déménageur forcément
pas de crémaillère, tout seule, c'est moyen
pas d'aide pour faire et défaire les cartons (tapisser le fond des cartons de livres, c'est à la portée de tout le monde)
j'ai fait mon dernier repas festif seule. C'était bien parti, je m'étais même pris une petite bouteille de bière mais en me dirigeant vers la caisse, le paquet de bonbon maléfique a atterri dans mon sac. J'ai fini la soirée à pleurer devant ma (petite) bouteille de bière, en grignotant une poignée de bonbons et en buvant un infâme thé de supermarché.
La crémaillère, ça va être cinéma et plat à emporter pour "faire genre" "J'ai fait une crémaillère et même que je suis sortie".
Pour déplacer les cartons, tu te démerdes. Même s'ils sont lourds.
On mesure le chemin parcouru et rien n'a changé: pas d'amis, pas de boulot, pas d'amoureux. Juste moi qui vais mieux que jamais et qui suis assez solide pour ne pas déprimer totalement et mener mes projets à bien.
Pour déplacer les meubles lourds pour passer un pré coup d'aspirateur, tu te démerdes. J'ai failli faire tomber ma télévision en déplaçant le meuble télé. Il a un peu trop basculé. Le réfrigérateur, ça a été sportif également.
Et tout qui remonte, la solitude, les espoirs déçus et les nouveaux. Sauf que voilà, comment rencontrer des gens quand:
- on est seul donc on n'a personne avec qui sortir
- quand les gens ne répondent jamais à un sourire ou un bonjour spontané, du fond du cœur. Je ne vois même pas comment engager la conversation avec une personne qui de base ne répond pas au tout premier signe d'approche de ma part.
- je suis la seule à discuter dans les files d'attente ou autre. Les gens regardent leur téléphone portable.
- lors de leurs loisirs les gens sortent en troupeau et restent entre eux. Et ne font pas un pas vers les gens seuls, à l'époque où j'avais des amis, je parlais souvent aux gens seuls par empathie et gentillesse, et aussi envie de nouer le contact. Pourquoi les gens ne font pas pareil? A croire que ça s'est perdu.
- Je suis la seule à sourire quand les gens font la gueule. Des fois, je me sens "conne" à montrer mon bonheur.
- les seuls gens qui m'approchent sont des gars qui me draguent et franchement, non merci.
Alors qu'à part ça:
- je suis heureuse dans ma vie
- je suis bien dans ma peau
- j'ai trouvé mon équilibre
- je sais ce que je veux et ne veux pas
- j'assume ce que je suis et je sais revendiquer ce dont j'ai besoin pour être bien dans ma peau
- je sais mieux détecter et fuir les relations toxiques
Solitude, tu n'es qu'une sal... et cette fois-ci, tu vas plier ou je te découpe en morceau. Terminé, tu sors de ma vie. Et les gens, je ne vous supporte plus, votre égoïsme, vos mesquineries, votre bêtise, ça va faire des étincelles, je ne vais pas me gêner pour vous le faire remarquer. Le prochain voisin qui monte l'escalier à minuit en parlant fort sur son téléphone portable va se faire allumer méchamment. Quand il en aura marre, il respectera les autres.
Je suis moi et je vous emmerde! Ah et un sourire, non, "ça n'arrache pas la gueule".
Le leitmotiv qui ressort de mes rares derniers rendez-vous malgré un écrémage plus sélectif que jamais est "tu es quelqu'un de bien mais", je suis toujours trop quelque chose, il y a toujours un mais. Je ne sais pas ce que je dois entendre là-dessous. La dernière fois, j'ai préparé le terrain, je ne pouvais pas rencontrer monsieur de suite, faute d'emploi du temps compatible, nous avons longuement discuté par sms et je n'ai rien scellé de moi, limite, j'en ai trop dit, j'ai gâché la surprise. J'aurais dû me douter de quelque chose, mes blagues et jeux de mot ne passaient pas la moitié du temps alors qu'avec mes amis, je n'ai pas ce souci, même pour des blagues nouvelles. La soirée a été sympa au début et puis, elle a fini avec moi faisant la conversation toute seule pour combler les blancs.
Qu' est-ce qui cloche chez moi? (l'espace en trop n'est pas une faute, Blogger m'ajoute une majuscule sortie de la cuisse de Jupiter, c'est moins pire ainsi) J'ai fait le pari d'être juste moi-même (en vrai, je n'y ai même pas pensé, je suis au-delà de ça en ce moment) et ça n'a pas payé, une fois de plus.
J'en viens à croire que je suis destinée à finir seule, incompatible avec les gens. Mon dernier boulot, le seul truc qu'on m'a reproché, c'est d'être un peu dans la lune parfois, dans mon monde. Je n'allais pas répondre que je m'ennuyais comme un rat mort, non? Mais à part ça, je travaille vite. Cherchez le lien de cause à effet... D'ailleurs, ce n'était pas un reproche, juste une remarque en l'air.
J'aimerais bien être dans la tête des gens parfois, comprendre comment ils me voient. Pas pour changer, j'ai payé trop cher d'être moi-même mais peut-être pour expliquer, anticiper le rejet. J'essaye déjà de le faire mais je me base sur ce qu'on me dit, ce que je devine, ce que je lis du fonctionnement des gens normaux.
J'ai terriblement envie de sortir ces temps-ci, mais j'ai beau écumer OVS, rien ne m'intéresse ou alors ça coûte 30 € la soirée sans garantie que ce soit bien.
En gros, j'ai le choix entre être moi-même, bien dans ma peau, faire ce qui m'intéresse seule ou être entourée et m'ennuyer comme pas permis, me taire de crainte de ne pas me faire comprendre et finir par rester dans des opinions et phrases banales. Comment font les autres? Je ne suis pas asociale, j'aime les gens pour de vrai, même si souvent, ils m'énervent parce que je ne les comprends pas. Oui, je m'énerve quand un abruti me fonce dessus pour que je le laisse passer alors qu'un geste de la main, une approche lente et éventuellement un appel de phare aurait eu le même effet sans manquer l'accident.
La bonne nouvelle? J'ai fait mon ménage qui traînait, j'ai fait la cuisine pour la première fois depuis longtemps et je n'ai pas passé ma soirée seule. J'ai fait le pari cette année de ne plus passer une semaine entière seule, je crois avoir pas mal réussi jusqu'ici (sauf une fois, plus une semaine où j'étais très très fatiguée). Mais je ne sais pas comment briser ma solitude sur le long terme. L'été arrive, je vais tenter de sortir plus en me basant sur mes passions du moment, même si ce n'est pas simple mais ça pourrait me permettre de discuter avec des gens qui ont les mêmes centres d'intérêt que moi.
Donc en résumé, je suis une fille tellement bien que personne n'ose me parler. Soit c'est de la lâcheté, soit c'est quoi? De la jalousie, la peur de toucher une divinité inaccessible (je ris tellement c'est stupide), de la fascination? Au lieu de fuir par peur, je voudrais juste que les gens voient une chance dans cette rencontre.
Depuis deux mois, je sature de ma vie, des échecs et surtout des gens.
L'autre jour, je suis tombée sur un beau "connard" qui aurait eu sa place à un dîner de cons. Il a joué le papa, étant plus âgé que moi, forcément, il a joué le donneur de leçons. J'avais envie de le claquer mais on était au restaurant donc j'ai fini mon repas. Et puis, je sors exangue de quatre années de m..., pardon, qui n'ont pas tenu leurs promesses; donc ce genre de discours par des donneurs de leçons, ce n'est pas fait pour me remonter le moral.
Je suis célibataire à mon âge, même en étant une belle personne, ça lui pose problème. En même temps, lui aussi donc déjà ne regarde pas la paille dans l'œil de ton voisin mais la poutre qui est dans le tien. Il est bien plus âgé que moi donc il a eu plus de temps que moi pour régler ce souci.
Je suis seule, mais moi, j'ai déménagé maintes fois en semant les amis sur la France entière. Lui, il est parti pour faire ses études (les bonnes, bien sûr, celles où on attend les étudiants à la sortie de l'école!) directement après le bac et a gardé tout ses amis de l'enseignement supérieur. Il ne s'est pas retrouvé parmi des gamines bien plus jeunes que lui. La situation n'est pas comparable.
Je suis au chômage mais lui, a fait les bonnes études et a eu les bons pistons. Ca aide aussi! Ce n'est pas comme pour nous, où lors des journées portes-ouvertes, on nous a dit de dire qu'il y avait des débouchés! Si j'avais su! Pourtant, j'ai cherché, appelé pour me faire une idée du marché de l'emploi mais le temps d'avoir mon diplôme, la crise était là. Et ça aussi ça compte, entrer sur le marché de l'emploi au bon moment, ça change tout! Lui, il a choisi ses postes en quittant l'école, moi, j'ai pris ce que j'ai trouvé pour ne pas rester au chômage. Lui, son école l'a aidé à trouver les bons stages et lui a envoyé des offres ou des contacts. Nous, on n'a eu aucune aide pour trouver des stages, on a dû demander aux deuxièmes années, les adresses et on a eu trois offres d'emploi partagées entre toutes les sections.
Mes goûts ne lui ont pas plus. Oui, à mon âge, ne pas aimer les boîtes et ne pas trouver amusant de me "bourrer la gueule" lui a posé souci. Et oui, j'aime me cultiver et m'améliorer, les arts et la nature. Qu'est-ce que j'y peux?? J'ai VRAIMENT très LONGTEMPS essayé d'avoir les mêmes goûts que les autres, mais je n'y peux rien, ça ne m'intéresse pas et je l'assume.
Mais merci d'avoir joué les psys, tu m'as permis de vider mon sac. Et j'espère que je t'aurais appris à arrêter de prendre les gens de haut et à avoir moins de préjugés sur les gens. Je suis très critique avec les gens, c'est vrai mais je n'oublie JAMAIS que chacun a son histoire et ses raisons. Même si je ne suis pas d'accord, je ne m'autorise pas à les juger car à leur place, je ferai peut-être pareil.
Cette rencontre m'a fait cogiter énormément. C'est le genre de gars hypocrite qui te fait des compliments, laisse entendre qu'on se reverra et t'envoie un sms pour te dire que non finalement, il ne compte pas te revoir. J'aurais bien aimé le revoir juste pour continuer cette conversation et le faire réfléchir, il le savait et n'a pas dit qu'il ne comptait pas me revoir. Il a donc menti et pas assumé... Pour moi, c'est un gros gros manque de maturité mais la majorité des gens est comme ça! Ou c'est moi qui en demande trop en trouvant ce genre de chose tout ce qu'il y a de plus basique et naturel,
Le truc que ce "con" n'a pas compris, c'est que je suis bien dans ma vie après un long passage à vide qui m'a menée à me recentrer et mettre mon énergie sur des projets personnels. Je n'ai pas BESOIN de gens dans ma vie, j'en ai ENVIE, ça change tout. Et pour le travail, je n'en ai ni besoin ni envie pour l'instant. Hormis financer mes loisirs et ma retraite, je ne vois pas l'intérêt de retravailler si c'est pour tomber sur des gens qui se comparent à moi pour mieux aller chouiner auprès du supérieur que je vais plus vite qu'eux trop vite. Alors que moi, je m'ennuie comme pas permis. Pour un salaire qui n'en vaut même pas la peine. Avec des gens qui n'ont pas d'autre sujet de conversation que la téléréalité qui ne m'intéresse pas du tout. J'ai ENVIE d'un travail où on reconnaîtra mes atouts au lieu de les vivre comme une menace, menace de quoi, d'ailleurs? Je ne suis pas du genre à me faire "mousser", tant que le travail est fait que j'en fasse plus que les autres ou pas ne m'importe pas. Tiens à l'écrire, je me rends compte que le problème est encore les gens. Le seul truc qui me remotive à chercher en ce début d'année, c'est quand je pense aux gens qui font des boulots de m... non choisis et le vivent mal; ils me paient mes allocations chômage, il est normal que je leur rende la pareille.
Mais si faire entrer dans ma vie des gens, ça veut dire subir des jugements sans qu'on prenne le temps de me connaître ou accepter mes choix comme étant liés à mon histoire et surtout à la quantité d'énergie que je peux donner à un moment donné, un instant T (les batteries ont été à plat ces derniers temps, les fêtes de noël sont passées par là et mes parents toxiques ont littéralement vampirisé ce qui restait dans mes batteries; en plus de bien me rappeller que je ne suis qu'une merde célibataire, seule et au chômage. Donc forcément, la recherche d'emploi en a pâti. Si au moins, les chômeurs n'étaient pas traités comme de la m..., le minimum étant de répondre quand on postule à un annonce. Je mets une heure à rédiger ma lettre, on peut prendre deux minutes pour me répondre) ou accepter d'en débattre pour faire avancer les choses, je préfère encore être seule.
Ou je n'ai pas donné les bonnes réponses? En vérité, je crois qu'il a voulu se rassurer quand il a vu que je ne rentrais pas dans ses cases. Se prouver qu'il valait mieux que moi, chose que je ne parviens pas à comprendre. Le problème avec ce genre de "cons", c'est qu'ils peuvent détruire des gens à l'estime de soi plus fragiles que la mienne.
Donc, non, je n'ai pas d'énergie à me faire pomper par ce type de personne. Ca me fait penser à la scène dans Appolo 13 où il manque 2 ampères pour faire rentrer les astronautes. Ce genre de personne te pompent les 2 ampères que tu tentes de rassembler pour repartir.
Je cherche les gens qui me donneront ces 2 ampères ou déjà ne me les pomperont pas. Je passe ma vie à donner des ampères aux gens quand je vais bien. J'accepte qu'il y a des donneurs et des receveurs mais il faut parfois inverser les rôles.
Je crève de solitude, j'en ai marre de cette vie. J'ai passé tant de temps à aller bien, en finir avec mon passé à travailler à me changer pour me rapprocher de mon idéal, la vie que je veux que j'ai pensé que naturellement, les choses se feraient. Mais rien, rien ne vient, je passe mes we seule, mes vacances seule, je me demande pourquoi je paie un portable et un téléphone fixe.
Dois-je me renier pour trouver des amis? Me fondre dans le moule, moule où j'étouffe? Renoncer définitivement et me résigner?
Je ne sais pas, je ne sais plus. J'ai tenté de me changer pour aller mieux, tenté de me forcer à sortir pour rencontrer des gens, laisser le destin faire. Sans succès!
Et autre souci, je vire misanthrope doucement mais sûrement. Mieux je m'accepte, moins je suis indulgente envers la nature humaine. Je juge les gens lents, égoïstes, cons (franchement, risquer un accident pour gagner dix secondes! Ca arrive aux gens de réfléchir aux priorités ou pas??) et ça ne s'arrange pas avec le temps. Oh, il y a de la jalousie évidemment, de la douleur aussi et de l'incompréhension. Pourquoi pas moi? Pourquoi eux, il y arrivent? Pourquoi on me regarde comme un extra-terrestre au travail juste parce que je travaille plus vite (et un peu différemment) des autres? Pourquoi je n'arrive pas à m'intéresser aux mêmes choses que les autres: la dernière téléréalité de m* ne m'intéresse pas, je n'ai même pas envie d'essayer. Je me fous du football, on peut gagner la coupe du monde ou pas, je ne regarderai pas la finale et je ne me renseignerai pas sur les résultats.
C'est quoi mon problème? J'ai pensé naïvement que mieux j'irai, plus j'attirerai des gens qui me correspondent et plus je me rapprocherai de mon idéal. Mais rien ne vient. Je vais bien, très bien, de mieux en mieux alors que chaque fois, je pense ne pas pouvoir aller plus haut.
Dois-je croire Dale CARNEGIE et faire ma faux-cul? Me renier? Jouer un rôle pour me réveiller un matin en me rendant compte que je suis l'acteur d'une pièce de théâtre et que je ne peux pas continuer? JE NE PEUX PAS! J'ai essayé mais j'ai eu envie de vomir, ce n'était pas moi.
D'où interrogation, le problème ne viendrait-il pas de moi? Je n'ai clairement pas les mêmes centres d'intérêt que les gens de mon âge. J'ai eu un rdv l'autre jour, la conversation tombait rapidement à plat et du coup, j'ai parlé pour relancer la chose. Vu sa tête, je me suis dit que je devais être aux antipodes des gens de ma génération. Ce n'est pas la première fois.
J'ai mis tant de temps à être moi-même que c'est une grande injustice. Je suis une extra-terrestre en société, au travail, dans ma famille même. Mais où est ma planète? Où sont mes congénères? Pourquoi cet exil? Je veux juste des gens avec qui sortir le we, c'est trop demander? Partir en vacances entre amis, chose que je n'ai JAMAIS faite? Inviter des gens à mon anniversaire? Fêter le premier de l'an entre amis? Ca n'est JAMAIS arrivé, jamais, ma solitude ayant commencé à l'adolescence. Pour le premier de l'an et l'anniversaire, c'est arrivé à l'adolescence mais vivant chez mes parents, c'était différent et puis, ce temps a vite été révolu.
Pourtant, j'ai encore de l'amour à donner, j'aime toujours autant parler avec les gens, rire, sortir. Mais si je sors une fois par mois, je passe les 30 autres jours seule. Et j'en crève au fil des années...
Il reste 3 semaines avant le nouvel an, peut-être que quelqu'un me tendra la main...
Une phrase anodine qui me déchire le cœur. Aujourd'hui, je participais à un évènement privé avec mon club de gymnastique et le repas est offert. Le spectacle est gratuit sur invitation. Bref, lors de l'ultime vérification, la personne en charge des repas et costumes m'a sorti la phrase qui tue: Mais, tu sais, tu pouvais inviter quelqu'un! On pouvait inviter une ou deux personnes en payant juste le repas.
Comment te dire?? Je suis seule! Putain, seule le jour, seule le soir, seule en semaine, seule en week-end, seule en vacances! Depuis le temps que je fais de la danse/ gymnastique, personne ne s'est posé de question? Sérieusement? Je viens toujours seule aux prestations, personne ne vient jamais m'encourager ou me regarder, jamais! Personne ne vient jamais m'encourager, jamais! Je pars aussitôt après la fin des représentations. Une fois, l'entraîneur s'en est inquiété et m'a appelée le lendemain pour savoir si ça allait car j'étais partie sans trop dire au revoir. Ce jour-là, ça a été plus dur que d'habitude, de voir tout le monde rejoindre sa famille, son amoureux/se ou ses amis. Alors, je ne suis pas restée le temps de boire un verre et grignoter des choses pas très bonnes pour la santé pour faire bonne mesure, participer jusqu'au bout, alors que mon cœur est lourd. Ce jour-là, j'ai éclaté en sanglots dans ma voiture avant de rentrer dormir.
Mes parents ne viennent pas m'encourager, ça ne les intéresse pas. Pareil pour le reste de ma famille, même par politesse, personne ne vient jamais. Mes passions n'intéressent personne et même par gentillesse/ politesse/ compassion, ils ne feront pas d'effort.
Et clairement, mes amis ne vont pas se taper dix heures de route pour un week-end où je ne serai vraiment disponible qu'une soirée et un bout du dimanche, entre la répétition, le spectacle du soir et la grasse matinée du dimanche matin! En plus, ça ne les intéresse pas. De la même manière qu'a priori, les sports qu'ils pratiquent ne me disent rien.
Ces derniers temps, je vivais un jour après l'autre dans l'attente que quelque chose change, je vivais mes passions, mes envies, solitaire comme toujours. Mais cette phrase anodine a fait remonter tous mes rêves à la surface. Solitude, Célibat, Chômage. Ce n'est pas la vie que je veux, la vie dont j'avais rêvé. Je ne suis pas quelqu'un de méchant ou d'inaccessible. Au contraire, même si la vie m'a blessée et qu'instinctivement, je me protège, au fond, je suis quelqu'un d'ouvert, qui aime rire, qui aime la vie. Je ne mens pas (j'essaie), j'essaie de dire les choses honnêtement, je ne profite pas des gens pour les jeter comme une vieille chaussette quand j'ai sucé leur sang et tout ce que je pouvais prendre d'eux, je n'attends pas qu'on me sauve; je veux juste partager des moments et des idées avec quelqu'un, quelqu'un à voir les we, avec qui partir en vacances et parfois partager mes passions. Même si ça ne l'intéresse pas forcément...
Alors non, je ne pouvais pas inviter quelqu'un! Un nouvel an solitaire se précise à l'horizon et ce n'est pas faute d'avoir secoué les cloches de mes amis en début d'année et fait de gros appels du pied depuis un mois. Malheureusement, je commence à me demander si des amis qui ne veulent pas passer le nouvel an avec moi depuis des années sont de vrais amis, au fond. Peut-être juste des copains, qui sait?
Je m'étais promis que cette année serait la bonne. Que je trouverai l'amour, le cdi dont je rêve, des amis à voir le we. Mais rien ne vient... J'ai avancé un jour après l'autre, assouvi mes passions et travaillé sur des projets personnels, faute de mieux. On parle parfois de cycles de sept ans, sept ans de solitude, de chômage et de célibat n'est-ce pas suffisant? (en vrai, les sept ans sont bien dépassés)
Personnellement, je n'y crois pas mais j'en viens à espérer que ce soit vrai et qu'un cycle vertueux commence en début d'année prochaine. Sinon, l'être humain que je suis ne tiendra sans doute pas une année supplémentaire de solitude. Je crains que tout l'amour, l'espoir, les bonnes valeurs qui sont en moi explosent. Par désespoir, douleur, peur de souffrir, je crains que tout cela ne se transforme en haine de l'être humain, en défiance envers les autres et l'avenir, en désespoir quant à un avenir meilleur. Alors que tout en moi me conduit vers l'amour, l'amitié, la compassion.
J'ai fait un énorme chemin pour devenir moi, ôter tout l'héritage de mes parents toxiques. Pour moi, il était naturel que les choses changent sur ce plan là mais rien ne vient. Je ne sais plus quoi faire pour briser la solitude amoureuse et amicale. Je ne sais plus, je n'y crois plus, mais je ne peux pas me résigner, je mérite mieux, mille fois mieux!
Anormal s'entend évidemment au sens premier: qui sort de la norme. J'ai mis énormément de temps à l'accepter car ça a causé bien des souffrances qui n'ont pas été atténuées et dédramatisées par des parents aimants.
Pour ceux qui ont parcouru mon blog, même si j'y mêle parfois des histoires qui ne sont pas les miennes, je parle globalement de choses que j'ai vécues.
Jeune, vers une dizaine d'année, je suis restée tout à fait sage durant quelques jours pour savoir pourquoi ma mère ne m'aimait pas et pourquoi mon père ne lui disait rien (c'est pour cela que j'en parle peu car il est transparent). J'ai été grondée comme d'habitude donc j'ai compris que je n'étais pas la cause du désamour de ma mère. J'ai fini par me persuader que l'amour parent-enfant n'existait que dans les films et dans les livres, ce qui voulait dire que les mères de mes copines faisaient semblant pour "faire bien". Au collège, une de mes amies m'a dit: "Elle est méchante ta mère." comme un constat après que ma mère m’aie engueulée suite à un rendez-vous changé en dernière minute (il n'y avait pas de portable à l'époque). En primaire, je voyais bien que mes copines avaient le sourire en retrouvant leur mère et que leur bisou n'avait pas l'air faux, gêné. Mais je parvenais à me mentir à moi-même, car la réalité était trop dure (je savais que je me mentais mais faire autrement m'était impossible).
J'ai cherché dans les livres et les films ce qu'était une mère normale, je suppose pour devenir ma propre mère comme Anne FRANK. Car c'est ce que j'ai fini par devenir: enfant, je me suis consolée, encouragée, félicitée, grondée parfois. Je me caressais (la joue le plus souvent), me prenais la main, je dormais parfois "dans mes bras"; je le fais toujours d'ailleurs car comme tout le monde, j'ai besoin de signes d'amour quand je suis heureuse ou triste. Une peluche ou mon oreiller ont recueilli la majorité de mes larmes que ma main a essuyé d'un geste caressant. Heureusement que malgré mon manque d'estime de moi, j'ai réussi à m'aimer assez pour ne pas voir mon esprit se disloquer.
A l'adolescence, j'en ai parlé, la solitude a commencé en partie parce que ma mère n'a pas accepté que je grandisse et ne m'a pas aidée à ça: elle ne m'a pas appris à suivre un minimum la mode; je n'avais pas le droit de sortir; si je sortais avec un garçon, j'allais tomber enceinte ou au mieux abandonner mes études (oui,oui...); elle ne m'a pas appris à me maquille ou avoir l'air extérieurement comme les autres (épilation, m'habiller de façon à me mettre en valeur et arrêter de mettre des couleurs qui ne me vont pas et m'éteignent (oui, le fameux rouge que je n'osais pas porter!)). En plus, manque de chance pour tout un tas de raison, ma puberté a été plus tardive que celle des autres: pas de seins, pas de règles (dont ma mère m'a parlé d'un ton gêné (?), pas à l'aise et quand je les ai eues, elle l'a dit à mon père, mes frères et sœurs de manière pas discrète, merci maman pour le respect de mon intimité d'adolescente qui fait face à des changements!). Cette solitude m'a permis d'avoir un dialogue intérieur riche et intéressant, de rêver, de réfléchir sur le monde qui m'entoure avec un œil assez critique car j'étais éloignée du discours formaté de mes camarades.
En plus de ça, je suis un "zèbre"! Je remets en cause les "vérités" qu'on m'assène, j'utilise parfois des mots que les gens ne comprennent pas (même face à des jeunes adultes, je me trouve parfois désemparée de voir que des mots simples du dictionnaires ne sont pas compris...), je passe des étapes quand je raisonne, beaucoup de gens ne suivent pas tout simplement, je m'ennuie facilement si je manque de stimulation intellectuelle (du coup, je fais autre chose en même temps: dessiner, écrire, chanter dans ma tête, je rêvasse, tient de grandes discussions avec moi-même, me récite des poèmes, me raconte des histoires de livres que j'aime particulièrement, revoit des films que j'aime bien en accéléré dans ma tête) et ça doit parfois se voir bien que je participe à la conversation activement. J'aime toucher à tout donc je suis la fille qui a des goûts et des centres d'intérêts "bizarres" car j'ai assez peu d'a priori (oui, j'ai découvert ainsi vers 10 ans (je crois) que les musées, ça peut être bien!).
Mais je n'ai pas été diagnostiquée (j'ai juste fait des tests de Q.I. qui ont révélé une intelligence supérieure à la moyenne) et d'autant moins soutenue par mes parents et mon entourage.
J'ai mis longtemps à m'accepter, même si je me suis toujours aimée fort heureusement. La différence si elle fait rêver et "fait rebelle" coûte extrêmement cher dans notre société formatée et conformiste si elle est trop prononcée. J'ai tenté de rentrer dans un costume trop petit pour moi durant des années mais forcément, les coutures ont fini par craquer et je n'ai pas su comment recoudre tout ça. Aujourd'hui, je tente d'accepter cette différence et d'en payer le prix car je sais que je ne serai pas heureuse autrement. Mais je n'ai pas beaucoup de soutien et je suis relativement seule face à ça (j'aurais voulu que mes parents m'aident ou à défaut ma famille). C'est un peu comme accepter son homosexualité ou une maladie: rien ne sera plus comme avant une fois qu'on décide d'avancer sur ce chemin, il faut tout remettre en cause et tout redéfinir pour tenter de trouver un équilibre.
Il y a un comportement que je ne comprendrais jamais: quand j'ai le malheur de me plaindre, je me fais systématiquement envoyer paître. Alors que des gens qui se plaignent tout le temps reçoivent compassion et soutien moral.
Est-ce parce que venant de moi, cela semble incongru et déroutant? Qu'ils n'ont pas entré cette option en ce qui me concerne? Parce qu'ayant l'air forte, avoir de la compassion pour moi, casserait leurs certitudes, les ramènerait à leur impuissance et leur ôterait l'espoir de s'en sortir? Ma souffrance est souvent ignorée ou minorée.
Je suis quelqu'un qui essaie d'être positive, si ça va mal, une fois la douleur atténuée, j'essaie d'aller de l'avant pour qu'elle parte plus vite ou que j'y pense moins.
Après, oui, les gens qui "chouinent" m'énervent et m'horripilent (ces gens qui se plaignent systématiquement d'avoir raté un devoir super important pour dire une semaine plus tard, que finalement, ils ont eu une bonne note; ces gens hyper stressés par leurs examens qu'ils réussissent correctement sans trop bosser; ces gens qui dramatisent tous les petits malheurs de leur vie), je les considère comme faits d'une matière molle et je les plains plus de ne pas savoir se prendre en main que des malheurs qui leur arrivent.
Je pense qu'ils se disent que je m'en sortirai toujours d'une manière ou d'une autre, que "ça lui passera" parce que je suis quelqu'un de positif qui va de l'avant. Ou c'est de la jalousie car j'ai l'air de prendre les malheurs de ma vie mieux qu'eux. Mais, ce n'est pas une raison, je suis également un être humain qui a ses souffrances et ses moments de faiblesses, j'aimerais aussi avoir droit à un peu de compassion de temps en temps. Même s'il me faudra peu de temps pour rebondir en fixant mes pensées ailleurs et que je profite du présent sans ressasser mes malheurs (du moins, j'essaie).
Je me sens incomprise et mise à l'écart, mais je préfère positiver que de me complaire dans mes malheurs. Ce n'est pas une raison pour minimiser mes souffrances et ne pas m'apporter de soutien moral.
Même petite, mes souffrances physiques étaient minimisées: je serre les dents en attendant que ça passe. Pleurer ne réduit pas la douleur, donc à quoi bon? Plus grande, j'ai tenté quelques fois de me faire plaindre par mes parents sans succès. J'ai souvenir d'une piqûre où j'ai fait semblant d'être stressée en espérant une parole de consolation de ma mère qui était présente. Elle m'a rabrouée, alors que ma sœur qui était douillette avait droit à un minimum de soutien. Moi aussi, j'aurais aimé qu'on tienne ma main parfois lors des piqûres ou des prises de sang, même maladroitement et sans amour.
De toutes manières, plus ça va, plus je tends vers l'auto-suffisance. Les gens ne me comprennent pas et m'apportent plus de souffrance que de bonheur: des bonheurs éphémères trop tôt fanés qui me laissent le goût amer des regrets pour l'éternité. Alors à quoi bon, s'attacher aux gens ou espérer une main tendue? Mon bonheur ne doit pas dépendre de choses fluctuantes que je ne peux pas maîtriser mais de choses solides, il doit donc dépendre de mon bonheur intérieur et non pas, des autres.
Pourquoi suis-je toujours celle qu'on envoie "chier"? Celle qui n'a pas droit à un peu de réconfort quand ça ne va pas? Celle à qui on reproche de se plaindre alors que je ne me plains pas plus que les autres, voire moins?
Pourquoi suis-je celle qui n'a pas d'amis? Pas de famille digne de ce nom? Pas d'avenir? Pas d'amoureux?
Pourtant, je me bats, j'y crois, je garde le sourire la majorité du temps. Je connais des gens qui s'effondrent pour moins que ça. J'ai envie de les envoyer voir ailleurs, mais je me dis que je ne sais pas toute leur vie non plus...
La faute vient sans doute de moi: j'ai l'air forte la majorité du temps, je ne suis pas du genre à me plaindre, cela peut me donner l'air fier (et quelqu'un qui semble fier et fort, bizarrement quand il a besoin de réconfort, on lui dit qu'il est fort et qu'il ne doit pas se laisser abattre. Non, il a le droit d'avoir aussi besoin d'un peu de soutien! Tout au fond de moi, je crois que c'est de la jalousie: faire couler encore plus celui que l'on rêve d'être quand il va mal. Et autrement, changer pour devenir comme cette personne à son tour, ça n'effleure personne?).
Je suis un être humain, j'ai besoin de relations, de soutien, d'amitié, d'amour, d'écoute mais on me refuse ce droit parce que je ne suis pas comme les autres, j'assume mes différences, je ne suis pas un mouton de Panurge, je ne me repose pas trop sur les autres et en plus, je leur tends la main, je suis moi et c'est comme ça!
Sauf qu'aujourd'hui, je suis fatiguée, fatiguée de ma vie, des gens, de mon destin qui a décidé que tous mes efforts seront vains et que moi, je n'ai pas droit de voir tous mes efforts récompensés. Mais je n'ai pas l'intention d'abandonner! Il y a bien encore des gens vrais sur cette Terre, non?
Sauf que je vis cette "solitudine" (comme le chante Laura PAUSINI) au quotidien.
Ce n'est pas un choix, c'est subi et j'en souffre quotidiennement. Pas de petit ami stable, pas d'amis (la vie a fait que nous nous sommes éloignés), pas de famille proche, juste des voisins et des connaissances de mes activités. Et où les rencontrer? Comment nouer des relations? Mis à part, mes racailles qui me draguent, difficile de trouver quelqu'un à qui parler...
J'en souffre: difficile à 30 ans d'expliquer que l'on soit seul, c'est jeune pour ça mais c'est mon quotidien.
Je ne désespère pas de trouver un jour, amitié désintéressée (oui, les hommes qui me draguent à mort sous couvert d'amitié et partent sans prévenir, je connais... Sauf que mon cœur s'est pris d'amitié pour eux!) et amour...
Non, être seul n'est pas une tare, n'est pas le lot des asociaux, c'est la vie, alors ouvrez nous vos portes et vos cœurs, nous ne sommes pas une menace, nous avons tant à apporter!
J'ai trouvé quelques sites si cela peut aider quelqu'un mais je ne les ai pas regardés en détail: