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mardi 13 janvier 2015

Drôle de zèbre!

  Il y a quelques mois, je suis tombée sur un livre traitant de l'adulte surdoué, je l'ai feuilleté (comme presque tous les livres qui me passent dans les mains) sans y prêter plus d'attention que ça et je me suis rendu compte que des spécificités qui me semblaient normales ne l'étaient pas semble t'il. J'en ai pleuré sur le moment, car ce livre m'a fait prendre conscience de ma différence.

  Aujourd'hui, j'ai racheté un livre sur ce thème et je me retrouve dans cette lecture. Mais je me sens aussi condamnée parce que je suis un "zèbre": condamnée  à l'incompréhension, à la solitude et au rejet. Je suis juste nulle en mathématiques et je n'ai pas une bonne mémoire, mais sinon, je rentre dans les cases des surdoués. 

  Parfois, je me pose la question de me résigner à la solitude et à l'exclusion, parce qu'on ne me comprend pas, mais une part de moi s'y refuse! Heureusement que malgré tout, je reste optimiste de base...

mercredi 24 août 2011

Sucker Punch

  "Chacun de nous à un ange. Un gardien qui veille sur nous. [...] Pour nous rappeler que c’est nous, chacun de nous qui détenons le pouvoir dans les mondes que nous créons.", le fim s'ouvre sur cette phrase...

Ce film traite de l'histoire d'une jeune fille que son oncle fait interner et souhaite faire lobotomiser, afin de toucher un héritage: échappera-t'elle à son destin? Une histoire touchante que je vous laisse découvrir sur Wikipédia (mais ne lisez pas trop, au risque de connaître la fin!). http://fr.wikipedia.org/wiki/Sucker_Punch.


  C'est un film qui m'a touché d'abord pour l'histoire de Babydoll, héroïne à laquelle je me suis attachée d'emblée (dont on ne sait pas le véritable prénom, ni son histoire seulement évoquée car il n'y a pas vraiment de retour en arrière, le film s'ouvrant sur des phrases sur lesquelles méditer relatives au destin, au théâtre et aux choix que nous avons pour le changer puis une scène de meurtre)... On devine qu'elle et sa soeur sont orphelines, on voit clairement le testament et la réaction de leur oncle qui veut les tuer, la fuite de Babydoll pour sauver sa vie; jusqu'à son arrivée dans l'institut psychiatrique où la sinistre Madame GORSKY fera danser les filles quand la fiction et la réalité se fonderont l'une dans l'autre lors de l'angoissante scène de lobotomie...


  Mon coeur s'est serré d'imaginer cette jeune fille de 16 ou 17 ans si frêle dans cette situation, lire son désespoir sur son visage m'a donné les larmes aux yeux...


  Puis, place à l'imaginaire de Babydoll au vert criard insupportable qui semble tout droit sorti d'un jeu vidéo qui m'a écorché les yeux tout le long du film! Des scènes d'action avec des combats contre des créatures fantastiques, des effets spéciaux qui m'ont bien plu dans des tenues sexy qui raviront ces messieurs mais je me demande si elles sont bien utiles (ou symbolisent-t'elles le passage à l'adolescence et la sexualité, par rapport à l'innocence d'avant??), surtout associées à des armes de guerre; puis une alternance entre le retour à la réalité (la vraie ou celle de Babydoll dans cette mise en abyme?) et l'imaginaire de notre héroïne, sur fond de musique...


  Héroïne timide et effacée qui prendra de plus en plus confiance en elle dans la quête des objets réels ou imaginaires, qui la méneront à la liberté...


  Echappera-t'elle à son destin? Où est la frontière entre le rêve et la réalité, entre le destin de Babydoll et de Sweet Pea?; et qu'en est-il de ses compagnes? Babydoll et Sweet Pea ont-elle dans leur fantasme imaginé échanger de vie l'une avec l'autre? Elles sont amies, ont toutes deux une soeur au destin tragique, à peu près la même histoire et font équipe... Sont-elles la projection, le miroir du moi intérieur fantasmé (l'héroïne du rêve, la guerrière qui trouvera la force de se battre; force que leur moi réel n'a pas, condamné à se résigner à son destin) l'une de l'autre?



  J'ai eu des moments de lassitude, où j'avais envie de zapper mais je voulais connaître la fin! Avec le recul, je me dis qu'en le revisionnant après avoir vu la fin, je comprendrai mieux les enjeux de ce film, qui aborde de nombreux sujets sérieux (les traitements psychiatriques dans les années 20 ou 30 (?), la cupidité, la place et la force de l'imaginaire, le jeu de miroir entre Babydoll et son double (?) Sweetpea et leur destin étrangement parallèle)...


  Je pense qu'il y a plusieurs niveaux de lecture dans ce film et des critiques de la société voilées... Sinon, il vaut le coup surtout pour les scènes de combat et aussi pour l'émotion que nous procure le sort tragique du début à la fin du film de l'héroïne dans sa quête de liberté... Même si j'attendais avec impatience la sortie du DVD, faute de l'avoir vu au cinéma et que j'ai du coup, peut-être mis la barre haut, je suis légèrement perplexe, en attendant un deuxième visionnage d'un regard plus averti.

 

samedi 29 janvier 2011

Pénurie de thiopenthal sur le marché de la peine de mort

John DUTY
  La fabrication du thiopenthal aux ETATS-UNIS D'AMERIQUE a pris du retard depuis plusieurs mois.

  De plus, HOSPIRA, l'unique fabricant Américain de ce produit qui ait obtenu l'autorisation de le fabriquer sur le sol Américain, a décidé d'arrêter sa production. Le laboratoire avait insisté à l'époque sur le fait qu'il fabriquait "cet anesthésiant pour les hôpitaux, pas pour les exécutions capitales, et n'encourageait pas son usage dans ce type de procédure". Je les trouve bien naïfs, les hôpitaux pouvaient les revendre, je suppose; même si leurs principes sont au-dessus de l'appât du gain ce qui est louable.
  La fabrication devait reprendre en ce début d'année en Italie sous réserve qu'il ne serve pas aux exécutions comme l'a demandé le gouvernement Italien, mais le fabricant a décidé d'arrêter toute production de thiopenthal pour ne pas être tenu responsable en cas d'usage détourné.

  Ce produit agit sur le système nerveux central en créant une mise en veille du cerveau, ainsi qu'une hypotonie musculaire (ralentissement des mouvements) et provoque une dépression respiratoire (ralentissement des mouvements respiratoires).
Il permet que l'injection des deux produits suivants ne soit pas trop douloureuse (je trouve très généreux de s'en soucier alors que quelques minutes plus tard, l'on va ôter la vie à une personne et ce de manière irrévocable!). Le pancuronium paralyse les muscles et stoppe la respiration avant que le chlorure de potassium n'arrête le coeur, ce qui serait extrêmement douloureux sans anesthésie préalable.

  J'ignore si le condamné est conscient et sent donc qu'il ne peut ni bouger, ni respirer et que son coeur cesse de battre. Sachant que le coeur n'est qu'un muscle (merveilleux, car avec ses 300 grammes et sa taille équivalente à un poing fermé, il bat infatigablement pendant parfois une centaine d'années suffisamment fort pour envoyer le sang dans tout le corps humain), il doit s'écouler un certain temps pendant lequel le cerveau est oxygéné. Sachant qu'il peut rester 3 minutes sans oxygène malgré la "mise en veille" qui nous garantit que le condamné n'a pas un minimum de conscience de ce qui lui arrive?

   Certains états importent ce produits depuis l'EUROPE malgré les réticences de l'UNION EUROPEENNE (mais pas son interdiction!). L'Arizona s'est ainsi approvisionné en GRANDE-BRETAGNE. 

   D'autres états (Oklahoma par exemple) ont changé de produit: ils utilisent du pentobarbital, un anesthésiant animal. En même temps, considérent-ils les condamnés autrement? Je suis résolument contre la peine de mort (qiu coûte plus cher qu'un emprisonnement à vie si l'on compte tous les recours, les nouvelles expertises...; cette sentence est irrévocable et en cas d'erreur, on ne peut pas revenir en arrière! De plus, je trouve paradoxal que pour punir une personne coupable de meurtre, les exécuteurs en commettent un! Ou alors, ils retirent le statut d'être humain au condamné et le rabaissent au rang de simple animal! Même si biologiquement, l'Homo Sapiens Sapiens appartient au règne animal. Sapiens signifie Sage en Latin, je vous laisse méditer là-dessus!).
Ainsi, le 16 décembre dernier, en Oklahoma, John DUTY, 58 ans, condamné à mort pour avoir tué son compagnon de cellule en 2002 a été le premier à être ainsi mis à mort. Il a plaidé coupable et a demandé lui-même la peine de mort. Il avait été condamné à 3 peines consécutives depuis 1978. Son décès a été prononcé 6 longues minutes après l'injection.

Le laboratoire danois LUNDBECK s'interroge également sur l'utilisation de ce produit qu'il fabrique également.