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mardi 21 janvier 2025

Ma vie chez Pôle Emploi 17 Je veux te quitter mais tu refuses

 Il y a longtemps que je n'ai pas écrit ici. J'en avais moins besoin, il est vrai. Durant un an, j'ai basculé tête la première dans un emploi où j'ai fait de chouettes rencontres, des gens super cools que je vois toujours régulièrement et ça fait du bien, des gens super khons qui n'ont pas compris que tout le monde avait sa place dans ce travail qui ont fini par se faire virer sans comprendre pourquoi. Et des chefs super cools que j'ai eu grand plaisir à recroiser et qui ont bien pris soin de demander des nouvelles de mes lapins (qui vont bien, en liberté totale, qui mangent bien et s'aiment toujours d'amour et d'eau fraîche (et m'aiment un peu trop parfois, oui, les lapins font des bisous avec la langue, je reste stoïque mais quand ma lapinette d'amour vient de s'enfiler du céleri qui sent mauvais, si ce n'est pas de l'amour de la laisser faire, je ne sais pas ce que c'est. Et des heures supp à gogo (merci la pointeuse!) que j'ai pu récupérer pour de vrai pour la première fois de ma vie! Donc des semaines de vacances entières à prendre en urgence parce qu'on est en fin de période. 

  Je savais que ce serait dur vu mon poste (super intéressant, j'ai appris plein de choses, j'ai beaucoup évolué également (en bien) sur le plan relationnel, niveau confiance en moi, on ne peut pas dire que j'ai acquis des compétences professionnelles mais j'ai beaucoup changé. J'ai d'abord fait un boulot essentiel, super stressant avec des délais à tenir, pas trop le droit à l'erreur et des gens qui pointent toute erreur et la montent en épingle. Sauf que si c'est casse-pied, ce n'est pas la fin du monde vu que le dossier est traité ensuite par d'autres personnes qui connaissent leur boulot. Nous n'étions que les petites mains qui mâchent le travail aux autres. Et des chefs super à l'écoute des suggestions mais quand tu rentres de vacances (un we prolongé, hein!) et que tu apprends que beaucoup de choses ont changé sans qu'on te demande ton avis, c'est lourd. Surtout que tu crois que ça vient des chefs et que tu apprends des semaines plus tard que non, elles croyaient que ça avait été décidé collectivement... 

Et puis, les critiques par derrière. Les personnes au même boulot/niveau/ancienneté que toi qui jouent les chefs. Je levais les yeux au ciel et ça en restait là. J'en parlais aux chefs mais ils temporisaient, je faisais de même. Jusqu'à ce que je dise stop et demande à partir. Les fauteurs de troubles ne voyaient pas leur contrat renouvelé, je l'ai su avant eux mais il était trop tard. 

Par chance, mes chefs ont glissé un mot et mon cv dans un autre service où j'ai fini mon contrat. Tranquille, beaucoup de rigolade, il fallait bosser vite et bien, un boulot pas super intéressant mais essentiel donc ça passe vu que l'ambiance était cool. Un collègue qui ne faisait...rien mais assimilé fonctionnaire donc il ne faut rien dire et on faisait son boulot. Et on était en contact avec plein de gens d'autres services. Je me suis fait de super copines que je vois toujours même si on a perdu du monde en cours de route. 

J'ai profité un peu de mon chaumage pour souffler, faire le point sur les compétences acquises et les qualités que j'ai eu l'occasion de développer (la diplomatie entre autres... *tousse* et le lâcher prise (je fais mon boulot, mes heures (et j'accumule les heures supp à ne rien faire vu que tout est fait et que je dois faire mes heures de toutes manières et que d'autres abusent sur les heures supp et ne font pas leur boulot que je dois faire avec ma collègue donc je n'ai eu aucun scrupule à abuser un peu), je profite d'enfin vivre correctement de mon salaire (oui, j'étais très bien payée, enfin pas tant que ça mais plus que le smic sans frais d'essence! Et ça a changé beaucoup de choses. Aller au boulot à vélo (20 minutes et encore) sous la pluie ou dans le froid, c'est dur mais ça se fait (en même temps, je n'avais pas trop trop le choix). Partir tôt si j'en ai besoin (ben oui, malgré le fait d'être là pour accroissement temporaire d'activité pour un an, il fallait que le boulot soit fait et il y avait de la masse! Donc oui, je suis déjà arrivée à 7 h 30 car il y avait du boulot, je suis déjà partie à 19 h car il fallait bien que le boulot soit fait (et que les collègues qui abusent eux sont partis en sachant parfaitement que la moitié de l'équipe est en vacances et que bobonne est là pour faire le boulot. Mais mes chefs l'ont vu et leur ont remonté leurs bretelles et ils m'ont aidée.) On a pu se faire des restos de temps en temps avec les collègues le midi et c'était cool. On est d'ailleurs tous allés au resto pour notre dernier jour, les services de mes anciennes collègues compris. Et une partie du repas nous a été offert par les chefs (l'apéro et le dessert mais c'est sympa).

Et j'ai été assez bien payée pour partir en vacances. Pour de vrai. Pas toute seule en plus, avec des copines. A l'étranger. En Europe, il ne faut pas rêver trop fort non plus. Deux fois une petite semaine.

  Et puis, et puis, j'ai trouvé le saint Graal. 


Après quelques petits mois à profiter de mon chaumage pour aller au cinéma, rattraper les trucs en retard, chercher un peu du travail quand même. Honnêtement, après la fin de mon contrat, j'ai...dormi pendant une semaine. J'avais un gros retard de sommeil. En prime, j'ai fini en milieu de semaine donc je me suis réveillée en panique le 1er jour de mes vacances en me disant que j'étais en retard. Ah, mais non, c'est vrai, j'ai fini. Et puis, on restait en contact avec mes ex collègues vu que certaines y travaillaient encore, j'avais des nouvelles d'autres anciens collègues, on se voyait parfois pour manger le midi au restaurant.

  Bref, je suis restée quand même dans le bain, on va dire. Je cherchais un peu du travail, je profitais de mon chaumage durement gagné, je l'avoue. Honnêtement, j'avais apprécié de toucher ma paie tous les mois à date fixe durant un an, j'ai pu faire des projets, c'était cool. 

  J'ai trouvé un premier contrat long mais on est vite tombés d'accord que ça n'allait pas la faire. Un secteur super spécifique avec des tâches super spécifiques, j'étais tout le temps toute seule donc je devais me former moi-même sur des tâches que je ne connaissais pas et ne comprenais pas (normal, il n'y avait personne pour m'expliquer des choses totalement inconnues). J'ai beau être débrouillarde, avoir bien pris confiance en moi et avoir Google comme bon ami, j'ai fini par jeter l'éponge le dernier jour de la période d'essai. Je n'ai pas eu à partir car le patron (adorable et beau gosse soit dit en passant mais trop vieux pour moi) était du même avis. Donc tout était bien qui finissait bien. Et ce secteur qui me faisait de l’œil depuis des années, pour lequel il faut une expérience pour mettre le pied, finalement ne me convenait pas. C'était très bien, j'étais fixée. 

  J'ai repris ma recherche et puis, j'ai trouvé le saint Graal. Le sacro saint CDieuI (prononcez "sédyeu i", ça fait un joli jeu de mot). Le patron avait l'air cool et humain, j'ai eu un doute mais j'avais 4 mois de période d'essai donc j'ai cédé à l'appel du joli et gros salaire. Et de l'emploi du temps trop cool (oui, on bossait comme des malades la semaine en commençant très très tôt mais on finissait tôt le vendredi donc we de 2 jours et demi!!). Et moins d'une demi heure en bus. Je partais à 7 h 30 de chez moi, c'est vrai mais à cette heure là, pas de bouchons. Je n'avais pas le temps de dormir dans le bus mais tant pis. D'habitude, je mets plutôt 1 h 30. 
 
Et puis, ça partait mal en fait. L'assistante qui avait fait toute sa carrière là est partie après quelques années de bons et loyaux services pour voir si l'herbe était plus verte ailleurs. La personne qui partait était restée un mois et avait décidé de partir également. En soi, pourquoi pas, le poste a bien le droit de ne pas lui plaire et la période d'essai est faite pour ça. Et puis, comme on était souvent seules, elle m'a expliqué (et j'avais vu par moi-même). C'était la m... . Du vieux secrétariat comme j'ai pu le connaître en début de carrière (début années 2000!!), tout sur papier, le matériel pas du tout adapté. 
 
L'ordinateur? 15 minutes pour démarrer le matin, largement le temps de prendre un café et même un petit-déjeuner. Inutile de dire qu'il est super lent pour... la moindre tâche. 
 
L'imprimante? Pas en réseau. Comme chez moi, en fait. (oui, j'ai pris une imprimante d'occasion qui marche très bien dans une période de recherche d'emploi où la mienne m'a lâchement lâchée. Pas de sous, pas le choix. Sauf qu'entretemps le wifi s'était sacrément développé, ça aurait été plus simple que de trimballer mon ordinateur portable jusqu'à l'imprimante). Sauf que là, c'était un support quelconque (clé usb ou carte sd qui étaient parfois capricieuses). 

Les délais? Courts pour tout ou presque à cause d'une mauvaise coordination entre les différents intervenants. J'étais prête à temps mais je devais attendre que mes collègues fassent leur part pour boucler les dossiers. Donc je les envoyais toujours en urgence ou en retard parce que je ne pouvais pas faire leur travail à leur place malgré des relances. 

La boîte mail? Pas adaptée. Impossible de classer quoi que ce soit dans des dossiers correctement. Impossible de retrouver un mail classé avec un mot clé. Je faisais beaucoup de recherche manuelle. Heureusement que je n'ai pas si mauvaise mémoire que ça au final. Mais je perdais du temps. Et le système de classement des mails, n'en parlons pas. J'ai très peu travaillé sur des boîtes mail partagées mais si ce n'est pas carré, c'est juste la mer.. . J'ai aussi une boîte mail que j'utilise peu qui n'est pas géniale mais avec un bon classement, ça passe. Sauf que là, non vu qu'on ne retrouvait jamais rien.

J'ai fini par jeter l'éponge à contrecœur. J'aurais pu imposer des changements en menaçant de trouver autre chose (même si ensuite, j'ai compris que c'était peine perdue, tout changement était accepté mais brusquement, un retour en arrière s'opérait et comme c'est le patron qui décide, voilà). Mais l'ambiance n'y était pas. Le patron était cool, vraiment adorable mais jamais là. J'étais seule sur mon poste avec une micro formation de quelques jours. Sur un secteur que je ne connaissais pas du tout, super spécifique. Je vous ai dit que j'ai un super ami nommé Google?? Une petite équipe avec des collègues qui ne pouvaient jamais m'aider sur rien. Aucun esprit d'équipe. Une petite équipe doit se serrer les coudes surtout si elle partage quasiment le même bureau. Le seul qui était cool était sur le départ donc à mi temps. Un autre est parti brusquement, je l'ai su le jour même car il n'avait pas envie de rester. Et l'autre bossait dans son coin sans parler, j'entendais juste le clic de sa souris. "Tu as passé de bonnes vacances? Un bon we?" Ca n'écorche pas la bouche même si on n'écoute pas toujours la réponse. Il me proposait du café quand il en faisait couler mais c'est tout et il a mis du temps. Avait-il peur que je le morde?
 
Un patron qui me disait de me débrouiller vu qu'il ne savait visiblement rien de ce que faisait sa secrétaire depuis des années. De toutes façons quand l'assistante qui m'a formée est partie, il est parti en rendez-vous en me disant " A demain!". Je n'ai pas eu le temps de lever la tête qu'il s'était déjà "barré" (oui, c'est le mot qui me vient à l'esprit). A aucun moment, il ne m'a demandé si ça allait ou si je comptais...rester. 

Donc j'ai jeté l'éponge. Au bout de deux semaines mais lui n'avait pas compris ça. Donc au bout de deux semaines sans rien voir venir (je vous ai dit que j'étais souvent seule??), j'ai remis le sujet sur le tapis. CDI = 4 mois de période d'essai
Il ne trouvait personne donc il a fini par embaucher quelqu'un qui connaissait quelqu'un qui connaissait quelqu'un qui le connaissait. Bref, elle a été ignoble. Des cris, des insultes, des documents jetés au sol. J'en ai parlé au patron qui l'a calmement remise à sa place. Elle s'est calmée. Alors, elle a vu combien c'était juste la panade quand on a dû faire du "tu te débrouilles" sur un truc qu'on ne comprenais pas. Donc on a fait un truc comme on a pu. On n'a jamais su si c'était bon. Elle s'était excusée entretemps, m'avait expliqué qu'elle se sentait stressée par la situation et dépassée. Mais elle comprenait combien c'était dur pour moi mais que le poste l'intéressait et qu'elle comptait rester. Je comptais les jours avant ma libération. Et puis, elle a disparu sans prévenir. 

Et je suis restée pour le salaire et parce qu'un long contrat ça fait mieux sur un cv qu'un petit. Et le patron a trouvé une autre fille. Gentille comme tout. Mais je ne lui ai  pas dit que c'était la panade; j'ai fait comme celle qui m'a formée, j'ai fait genre, "non, mais t'inquiète, ça va le faire" "ce n'est pas un poste difficile" (ce qui est vrai si on est organisé et si on suit les procédures) Entretemps, j'avais découvert que la compta n'avait pas été faite depuis des mois donc je l'ai faite en urgence sans qu'elle s'en rende trop compte. Là aussi, je n'ai rien dit. Elle a juste bien vu que j'ai demandé mille fois les relevés de compte pour faire le pointage. Le patron savait que rien n'était à jour mais il n'a rien dit.
Elle est restée, je suis partie. Elle voulait le poste, le salaire et moi, je voulais en finir donc tout était bien. J'étais tellement soulagée. Mon pot de départ, on oublie. Personne n'était motivé donc j'ai tout récupéré. On s'est fait un apéro avec le voisin. 

Et puis j'en ai eu marre. J'ai fait des pieds et des mains pour enfin accéder à mon compte formation. Je suis repartie des trucs que j'aime (les langues, les animaux, les arts) et j'ai regardé ce que je pouvais me payer. Honnêtement? J'ai pleuré, j'avais que dall (de "dall" aveugle en Breton) sur mon compte. En plus, la seule formation que Paul Chaumage m'avait payée avait en fait été...prise dessus. Je n'ai jamais rien signé de tel mais bon, c'était il y a des années donc tant pis, c'est trop tard. Mais les organismes de formation se font bien plaisir, les 2 jours de formation étaient bien bien chers.

Bref, je suis repartie de ce que j'aimais et j'ai regardé ce que je pouvais me payer. Trois jours de formation, pas plus, en gros. Donc j'ai quand même trouvé une formation dans le domaine animalier sur trois jours. Pas le choix, si je veux faire autre chose comme c'est un secteur où le salariat n'existe pas sur le métier choisi et que je ne compte pas faire du bénévolat, je dois monter mon entreprise (saint Paul Emploua si tu m'entends ouvre très grand tes oreilles, le rsa ça sert à ça désormais, faire de toi un esclave volontaire, pardon un bénévole forcé, j'en ferais un autre billet. Donc c'est sans moi. Je ne peux pas, j'ai aqua poney.). 

Sauf que par l'odeur alléché, mon conseiller Paul Chaume dur, s'est souvenu de mon existence. Et m'a imposé un suivi renforcé. Je suis en préparation d'examen, en création d'entreprise et Paul Chaumage me colle un atelier de...4 mois avec 2 demi-journées hebdomadaires d'ateliers à la khon que j'ai fait mille fois (le CV, la lettre de motivation. Passez moi l'arsenic...). Plus un suivi individuel une fois par semaine (1 h aller, 1 h retour, une demi-journée de disparue de mon emploi du temps. Avec Vanish formation, le temps s'évanouit). 
Je m'étais dit que si les gens étaient cools et que si on pouvait s'échanger des pistes, pourquoi pas mais non, chacun restait dans son coin. 

Et la formatrice était juste une... un mot qui commence comme cocotier et qui finit comme ananas. Elle n'a jamais voulu entendre que mon métier, c'est fini. Je ne veux plus du tout en entendre parler. Je le vomis, fin de l'histoire. A un moment, il faut savoir dire stop. Et il est venu. J'ai enfin atteint le stade de la maturité, je crois. Ce stade où on se connaît suffisamment bien et où on a assez confiance en soi pour foncer sans écouter les autres. Tous ces pleutres (ce mot ne concerne que les hommes, je sais, je sais), ces pessimistes qui voudraient que je reste dans une voie qui ne me mène à rien depuis des années entières. Je me suis renseignée à fond, j'ai fait mon planning, j'ai noté mes étapes sur une feuille ainsi que mes questionnements, j'ai cherché les réponses et j'ai foncé. 

Je ne suis pas revenue en arrière, je n'ai pas pensé à tout ce qui peut mal se passer car j'ai un plan B (tout et rien en intérim tant que l'ambiance est bonne et que ce n'est pas trop trop nul; plein de gens acceptent des emplois pire que ça). J'ai beaucoup cherché sur internet pour trouver des réponses à mes questions et j'ai commencé à travailler mon examen. 

Quand j'ai commencé à vraiment me renseigner sur la formation, mes yeux se sont écarquillés et j'ai eu du mal à avaler ma salive. J'avais une masse colossale d'information à ingurgiter en 2 mois montre en main. Je me suis inscrite à la formation dans un délai que je jugeais raisonnable, j'ai craqué 100 €  en livres et j'ai commencé à faire mes fiches dès réception du colis. Ma vie sociale a été réduite à néant, j'ai refusé quasiment toutes les invitations. Lors du début de la formation, j'étais aussi prête que possible vu que ce secteur est très loin du mien et que les questions sont parfois très techniques (ou très faciles, à l'examen, j'ai eu une question tellement simple que je l'ai lue 3 fois pour être sûre de ne pas me tromper). 

Et j'ai eu mon diplôme. Haut la main alors que j'étais sûre de ne pas l'avoir du premier coup. On avait deux essais donc franchement, j'y suis allée sans stress. J'aurais stressé à fond au 2e et dernier essai. J'étais dans un tel état de fatigue car l'évaluation avait lieu après le dernier jour de formation avec 30 minutes de révision que je n'ai pas eu la tête à stresser. Tout le monde était adorable et ça a sûrement aidé. 

Puis j'ai monté mon entreprise et j'ai attendu de recevoir mon diplôme. Oui, il a fallu 2 mois pour imprimer et envoyer un document mais je l'ai enfin obtenu. J'ai réussi à contacter une future "collègue" et ça me conforte dans l'idée que ça devrait bien se passer. 

Sauf que mon conseiller Paul Chaume dure m'a rappelé. J'explique. Il n'est pas possible humainement de travailler à temps plein, préparer un examen et en même temps monter une entreprise en partant de 0 (0 connaissance surtout tant sur le métier visé que sur la création d'entreprise et ce qui va arriver après). 
Ca prend du temps. Beaucoup de temps car une question en amène une autre. Et en même temps, il faut chercher du travail. Et avec le contrôle des chômeurs, il va falloir le prouver. J'ai très peu dormi ces derniers mois, je l'avoue. Aller au cinéma a été très difficile, j'ai dû me forcer (et annuler plein de fois par manque de temps). C'est dire à quel point, je suis dans un état larvaire. 
Mais il a fini par comprendre que mon projet est réel et sérieux. Et que c'est fini, je passe à autre chose. Et si ça ne marche pas, je doute revenir vers mon métier de base. Je verrai ce que je fais. Sans doute tout et rien en intérim plus mon nouveau métier en parallèle. 
Il m'a quand même donné un contact qui me conforte dans mon choix et dans la viabilité de mon projet et sur le fait qu'il y a de la place sur le marché visé pour me lancer et que c'est le bon moment quitte à me brader un peu au début. 

Je sais que je n'aurais plus de week end, plus de samedi soir (enfin si mais je vais sûrement finir à 20 h pour sortir à 21 h  après avoir mangé rapidement et rentrer tôt car boulot boulot à partir de 7 h le lendemain). Que si miracle, j'ai les moyens de partir en vacances, je devrais m'y prendre très à l'avance. Mais à côté de ça, je gère mon planning comme je veux. Si j'ai besoin de souffler, je ne prend plus d'heures et j'organise les heures déjà prises au mieux. Bien sûr, je vais faire beaucoup de trajets mais je n'ai même pas besoin de travailler à temps plein pour gagner un smic. Même en comptant les charges (assurances, retraite...). Pour une fois, si j'arrive à trouver les heures, le travail va payer. Pour de vrai. 

  Ca ira tant que je ne tombe pas malade. De toutes façons, je ne peux pas laisser mes clients tomber. Donc malade ou pas, je devrai aller bosser. Même avec la gastro ou une jambe dans le plâtre (non, dans ce cas, ce ne sera pas possible, je dois tenir sur mes deux jambes). S'il neige et qu'il fait froid et humide, je devrai aller patauger dans la neige. S'il pleut ou s'il fait 40 ° dehors, pareil, pas le choix. La responsabilité est énorme mais les soucis restent rares et je pourrai toujours trouver à me renseigner auprès de professions complémentaires.

  Mais même si Paul Emploua (qui a changé de nom, ça a coûté combien d'ailleurs? Pardon, France Chaumage) me met des bâtons dans les roues, je vais tenter le coup. Je me donne un an pour que ça marche complété par de l'intérim ponctuellement ou à temps très partiel ou de nuit s'il le faut si ça marche moyen. Et si ça marche, rien ne m'empêchera de faire autre chose quand mon corps ne pourra plus suivre, l'âge venant. Ou je prendrai des clients plus tranquilles. 
 
  Il faut juste que je puisse travailler. Ce qui ne sera pas possible s'ils obligent à faire 20 h d'esclavage par semaine pour toucher son rsa de misère (d'autant plus misérable que le prix de la nourriture est énorme. Mes lapins passent avant moi, ils ont leurs légumes mais heureusement que le voisin me dépanne souvent de restes de légumes type fanes et trognons de salade quand il en a). La salade est passée d'1 € à 1.30 € en un an et demi. Et ça mange des lapins! Donc je dois être en mesure de faire suffisamment d'heures pour gagner ma vie. Plus faire la compta. La facturation. Les déclarations de tva et d'impôts. Répondre aux mails et aux courriers. Au téléphone. Faire de la prospection client. Heureusement que je sais faire ça, c'était une partie de mon ancien métier. Mais quelqu'un qui en plus découvre et doit apprendre à faire tout ça? Il va faire comment? Il va abandonner s'il n'a pas un 2e salaire derrière?  

vendredi 23 novembre 2018

Le RSA ça sert à ça: te mettre dans la panade quand tu fais l'effort de travailler

  J'ai travaillé 4 mois et j'ai anticipé la baisse de rsa et d'APL. Sauf que... je perds cent euros de plus que ce que j'avais prévu, j'ai bien mis l'équivalent de 3 RSA de côté mais là, ça va coincer. Je crois sincèrement que c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

  Je me suis "cassé le cul" à aller bosser avec des horaires de misère, à faire le tour du cadran, dans des bus transformés en bétaillères parce qu'il n'y en avait pas assez, avec le stress quotidien de savoir à quelle heure j'allais arriver/rentrer, la fatigue, dans une ambiance de m... avec des khonaces qui ne disaient rien de la journée pour ça! Si j'avais su, je serais restée au chômage, voilà! Je vais avoir un trou dans la caisse de 100 € par mois pendant trois mois ce qui va manger mes économies (parce que la taxe d'habitation, le contrôle technique, les frais de rentrée, tout est passé ces trois derniers mois plus je l'avoue quelques achats plaisir parce que m..., j'ai travaillé et surtout parce que je n'ai pas pu partir en vacances parce que soit j'étais trop fatiguée le we, soit il faisait un temps de m..., soit c'était le nanowrimo). Je pensais partir en décembre mais je ne pourrai pas, bien sûr!! (enfin si, un trajet en voiture et deux tickets resto pour m'offrir un restaurant ce qui est quand même pas si mal et toujours mieux que rien). Et encore, mes tickets restaurant me paient la moitié de ma nourriture donc sans eux, je n'ose pas imaginer.

  Merci le RSA, merci le système pourri de la CAF avec leur put... de déclaration trimestrielle de m... qui ne permet PAS d'anticiper un budget, merci au travail qui ne paie pas, merci aux allocations bien trop amputées quand on travaille pour qu'on s'en sorte (parce que oui, en CDD, quand le CDD s'arrête, plus rien contrairement à un CDI), merci à la baisse hausse de la taxe d'habitation. J'en ai ras le bol, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et si je n'étais pas obligée de travailler pour avoir droit au chômage en espérant ne pas toucher un RSA amélioré, je ne m'embêterais plus à chercher du travail. Et j'espère que le nouveau contrôle technique ne va pas me priver de ma voiture, je prie pour ne pas avoir de réparation à faire parce que je n'ai rien ou presque de côté. Je voulais m'offrir le luxe de changer d'imprimante parce que la mienne, c'est de la m... (merci Ep.on!!) et que j'ai vraiment failli l'envoyer valser par la fenêtre ces derniers mois après des années de patience mais non, je le ferai... un jour.

mercredi 20 juin 2018

Le rsa, ça sert à ça: te mettre dans la panade


J'en ai marre du RSA et franchement, je crois qu'à l'avenir, je vais refuser les petits contrats si je ne suis pas aux assedics.
Je m'explique, j'ai travaillé un peu en fin d'année (octobre, novembre) et une journée en janvier (salaire normal, donc pas en intérim, pas de tickets restaurant, au smic, bref, le plus bas salaire possible sinon ce serait trop beau qui couvre à peine les frais de transport et de nourriture (oui, les pâtes à l'eau avec les collègues, voilà; déjà  qu'ils ont louché sur ma maigre portion...). Depuis, c'est la m... .
En avril, je fais ma déclaration et je m'inquiète beaucoup; j'ai un RSA amputé d'une très grosse centaine d'euros. Déjà en décembre, j'ai eu un RSA complet, que je n'aurai pas dû avoir car j'avais signalé que j'avais travaillé. Je l'ai sagement mis de côté et doucement redistribué durant le premier trimestre de l'année pour avoir à peu près un RSA complet. Bref, j'appelle et ils me sortent des blabla comme quoi, ils n'y peuvent rien, blabla et ils me dirigent vers le CCAS (où j'aurai au maximum 50 € et pour le reste, pas d'épargne, rien). Ok, je viens de faire ma déclaration trimestrielle à presque zéro revenus sur un trimestre, qu'on ne vienne pas me dire qu'on ne se fiche pas de moi!!! Je ne suis déjà pas loin du découvert donc ils ne vont quand même pas me laisser dans la panade, non? Bref, le lendemain, je rappelle: autre personne, autre discours (comme quoi déjà, ils ne savent pas ce qu'ils font), j'ai mes sous (le 15 du mois! Normal!). Sauf que j'ai rappelé ne voyant rien venir et en fait, non, j'aurais un rsa complet le mois prochain. Et en attendant? Je peux mourir de faim avec mon demi rsa, ils s'en fichent royalement, même pas possible d'avoir une avance. Et comme mon banquier est un canard qui est visiblement né avec une cuillère en argent dans la bouche et n'a jamais galéré, il va venir me reprocher mon découvert. Du coup, j'ai fait mes courses pour le mois (des pâtes, des œufs, des biscottes et des pastilles de vitamine C vu que les crudités, ça  ne se garde pas).

J'en ai marre de leurs déclarations trimestrielles à la noix! A quand une déclaration mensuelle comme chez Paul Chaumage? Quitte à maintenir une déclaration trimestrielle de vérification (si on anticipe un salaire)? Au lieu de laisser les gens dans la panade parce qu'ils ont fait l'effort de travailler? En tous cas, ma décision est prise, les contrats de quelques jours au RSA, c'est fini, ça me met trop en difficulté.

Le RSA, ça sert à ça: te mettre encore plus en difficulté quand tu travailles un peu que si tu es au chaumage et te dégoûter de travailler. Ben oui, ça doit donner plus de travail à leurs agents (déjà qu'ils mettent un mois et demie, deux mois à traiter un dossier de demande de RSA "exceptionnellement" alors qu'à chaque fois que j'ai été au RSA, ça a été un gros cirque avec découvert, frais, banquier pas conciliant qui râle, CCAS pour avoir 50 € pour vivre en attendant (sic!)). Chez Pôle emploi, ils arrivent à le faire, pourquoi pas la CAF?? Je suis pauvre, je n'ai pas de visibilité financière sur un trimestre et pas d'épargne. Déjà un mois, ce n'est pas évident si j'ai un souci.  Du coup, ça me plombe le moral de ne pas savoir si je pourrai manger donc la recherche d'emploi passe au second plan. Et après, on va fliquer les chômeurs! C'est sûr que si on leur met des bâtons dans les roues, ça ne va pas les aider...

dimanche 5 novembre 2017

Baisse des APL: pire que prévu?


Je lis beaucoup ici et là, que les APL baisseraient de 60 €. En bonne naïve optimiste, je pensais que les gens avaient mal compris et que c'était 5 € x 12 mois... http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/09/12/20002-20170912ARTFIG00303-macron-veut-amplifier-la-baisse-des-apl.php
Il semblerait que non, en fait, c'est moi qui me trompe.
Donc ce mois-ci, on baisse les APL de 5 €. Toi qui est au rsa, tu manges un euro de moins que le mois dernier ou tu n'as pas 5 € à mettre de côté au cas où.

"Ces baisses seraient modulées selon les territoires et les logements, mais pourraient atteindre jusqu'à 50 euros par mois"
Si je suis au rsa et qu'on baisse mes APL de 5 €, j'ai le choix. Soit je mange soit je paie mon loyer en entier. Si j'ai la chance d'avoir un budget de 20 € hebdomadaires, il me reste 5 € par semaine pour manger et pas que pour manger d'ailleurs.
Si on les baisse de 60 €, je ne mange pas durant trois semaines, c'est simple. Et le budget d'une semaine de courses (20 €) devra suffire pour le mois.

"Afin que la baisse soit transparente pour les bénéficiaires de l'APL, le gouvernement négocie avec les organismes HLM une réduction des loyers du même montant. "
Je rigole à gorge déployée. Donc le gouvernement a besoin de sous donc Mr le président décide dans son coin une diminution des APL et ensuite, il dit aux principaux concernés ou cons cernés, question de point de vue "Maintenant, tu te démerdes". Soit c'est répercuté sur les loyers mais ça veut dire plus de risques d'impayés et les plus pauvres n'ont plus accès au logement social. Soit ça veut dire que des réparations ne sont pas faites (déjà que ce n'est pas toujours génial), que l'entretien n'est pas fait (dans mon ancien immeuble tous les voisins s'accordaient sur le fait que si l'immeuble avait été correctement entretenu, nous n'aurions pas eu à déménager) (donc au final, l'organisme HLM perd de l'argent) ou que les sociétés de HLM prennent de tous les côtés (un peu d'augmentation des charges par-ci, un peu de retenue d'argent sur les cautions quand les gens partent par-là, ou on fait moins souvent le ménage dans les parties communes ou on met des choses comprises dans le loyer en option (la cave par exemple)).

Enfin, comme le demandent les organismes HLM, des surloyers plus élevés pourraient être appliqués aux locataires dont les revenus dépassent les plafonds de ressources.
Là, il faut voir. Il y a une différence entre la personne qui gagne bien sa vie parce que son salaire a augmenté au fil des années et qui pourrait se payer un logement dans le privé mais pour qui rester en HLM revient moins cher donc qui y reste malgré le surloyer. Et la personne qui galère mais qui a exceptionnellement eu une bonne année et qui va sans doute replonger dès l'année suivante avec une hausse de la taxe d'habitation, de l'impôt sur le revenu (qui sait), un rappel de la CAF (je ne comprendrais JAMAIS comment ils font pour se tromper à ce point, ça reste un mystère pour moi car ils ont toutes les informations (même si je conçois que les choses soient particulièrement complexes), etc et qui ne pourra pas épargner autant qu'elle l'aurait voulu. (surtout si tout ce qui touche aux impôts est calculé sur les revenus d'il y a deux ans; c'est en partie mon cas cette année et je le sens passer. Ma situation d'il y a deux ans ou même six mois et celle de maintenant n'ont rien à voir (à quand le prélèvement à la source? Même d'un petit pourcentage qui allégerait les choses?).

Et pourquoi pas un barème national des loyers? Quand je vois que dans le privé un studio ou un appartement de 20 à 25 m2 sur Rennes (au hasard) coûte 400 €, je me dis qu'il y a un souci. J'ai vécu dans un 25 m2 à 400 € quand j'étais au Rsa (charges comprises); les apl me permettaient de vivre car tout mon rsa passait dans mon loyer. Appartement non entretenu donc les charges allaient directement dans la poche du propriétaire; le studio, enfin, la chambre améliorée était bien mais j'ai vite été à l'étroit et en deux ans, il n'y a eu AUCUNE sorte de travaux d'effectués. (à l'époque, le rsa-ça-sert-à-quoi était à 400 €).

Après, je conçois qu'il faille faire des efforts mais je pense qu'il faudrait poser les choses sur la table et surtout se montrer juste. Non, on ne peut pas fragiliser une personne au RSA qui galère déjà à survivre. Mais on peut demander un peu plus à ceux qui travaillent, jusqu'à un certain point et je pense qu'il est largement dépassé. Je suis convaincue au fond de moi qu'il faut déjà commencer par gérer ce que l'on a sans chercher de nouvelles ressources qui ne sont pas supportables pour la population vu la situation économique.


La France s'endette de 2665 euros de plus chaque seconde.!"
Moi, je fais ça, mon banquier vient sonner chez moi pour me retirer mes moyens de paiement! Il faudrait commencer par là avec ce qu'on a.

Déjà pourquoi une telle différence entre les loyers en HLM et dans le privé? En quoi  est-ce normal de passer un rsa chaque mois dans le loyer d'un petit studio? Et puis, en quoi  est-ce normal à la fin que l'Etat finance les loyers?? Non, sérieusement? Pourquoi des APL? Si les loyers étaient à des prix plus bas et les salaires (et allocations plus élevées) est-ce qu'au final, l'Etat n'y gagnerait pas? A mon sens, les revenus devraient suffire à payer son loyer, non?? Je repense à mon studio. A l'époque, j'avais calculé 400 € de rsa et 160 € d'APL comme budget minimal donc je voulais être sûre de pouvoir vivre si je tombais dans la misère. Donc 400 € de loyer charges comprises maximum et 160 € pour vivre. Je passais 73 % de mes revenus dans mon loyer. En quoi  est-ce normal?? Avec mon ex, dans le privé, on avait trouvé un appartement, un T2 d'une taille correcte pour deux personnes et on aurait passé 55 % de nos revenus si on n'avait pas trouvé autre chose.
Donc je passais 75 % de mes revenus dans un loyer que le propriétaire se mettait dans la poche (aucun entretien du logement sur la durée où j'y suis restée malgré des choses cassées qui auraient pu/dues être remplacées). Un tel loyer était-il réellement justifié? Telle est la question que je me pose et laquelle je n'ai pas de réponse (entre le remboursement de l'emprunt, les coûts de syndic, les impôts, l'entretien, à combien revient réellement un logement pour le propriétaire qui loue son bien??).

Parce que l'APL, c'est bien gentil mais une part de moi se dit que normalement, nous ne devrions même pas avoir besoin d'APL pour nous loger. Oui, notre travail devrait nous permettre de nous loger selon nos revenus et en cas de perte d'emploi, les allocations chômage devraient suffire à se loger dans des appartements d'une taille correcte (entre le studio et le T2 si on veut) avec éventuellement des aides si on loue un logement de taille raisonnable (donc pas un T3 pour une personne seule qui se retrouve au rsa) en cas de baisse de revenus importante (RSA).
De toutes manières, le VRAI problème, c'est la situation économique et le chaumage. Tant que les gens auront du mal à trouver un emploi qui leur permettre de vivre de leurs revenus, l'Etat devra chercher dans tous les coins pour faire des économies...

samedi 2 septembre 2017

Ma vie chez Pôle emploi 14: RSA, argg...

Forcément, après avoir appris que je n'ai pas de droits aux assedics (non, mais sérieux, ça sert à quoi d'accepter de petits contrats pourris???), j'ai demandé le RSA.
Et c'est reparti pour un tour, une semaine pour avoir un dossier (qu'on ne peut pas avoir sur internet et qu'on ne peut pas avoir au guichet) et au mieux deux semaines pour l'étudier: "il y a trop de demandes, vous comprenez...".

Non, je ne comprends pas! C'est la deuxième fois que je suis au RSA de misère et j'ai droit au même discours. Tu n'as qu'à embaucher des chaumeurs, chère CAF! Ca fera baisser le chaumage, ça te fera des futurs allocataires en moins. Même si on n'y connaît rien, on peut faire de la saisie de données et tes conseillers auront juste à vérifier et instruire les dossiers. (oui, parce que j'ai reçu un dossier... papier par courrier!! Histoire de perdre une semaine au lieu de le mettre en téléchargement direct pour ceux qui ont encore de l'encre dans leurs cartouches peuvent l'imprimer). Certes, c'est un document Cerfa mais bon , ce n'est pas une déclaration d'impôt!! Et je doute qu'ils les gardent une fois les dossiers traités donc bon, voilà quoi! Mais on peut dire qu'on n'a rien reçu (je lève la main!!) et/ou les perdre.

Mais j'ai harcelé appelé à plusieurs reprises la CAF et j'ai fini par avoir le fin mot de l'histoire: leur service courrier serait délocalisé ? Alors que je l'envoie à l'adresse de la CAF!! Très très fort, le courrier arrive chez eux, il part ailleurs pour être trié et réparti (où?? comment?? Non, je n'ai pas mal compris) et rien que ça ça met... une semaine. Une semaine juste pour trier le courrier, plus fort que la Poste.

Donc un dossier de RSA met en tout un mois (trois semaines au mieux) pour être traité! Pendant ce temps-là? Soit ta banque est compréhensive, soit tu as de l'épargne (toussotement gêné) (que la CAF va prendre en compte), soit ta famille t'aide (toussotement gêné) (que la CAF va prendre en compte), soit tu as profité de tes faramineuses assedics de nanti qui vit sur le dos des travailleurs pour bourrer tes placards de nourriture (perso, j'ai juste des pâtes, des biscottes, des pâtes sans sauce et des biscottes sans beurre), mais tu n'as pas de justificatifs donc tu ne peux pas avoir d'aide et tu ne tiendras pas trois semaines, soit ta banque est compréhensive, soit tu gagnes au loto et tu n'as plus droit au rsa. Soit tu trouves un emploi mais tu dois y renoncer car manger des pâtes à l'eau sans beurre sans sauce sans rien devant les collègues, c'est moyen pour s'intégrer (panneau lumineux avec une flèche "c'huis pov'; à vot' bon cœur") et on déprime vite si on peut pleurer tranquille chez soi alors si on ne peut pas, voilà. Et puis rapidement, sauf si tu peux y aller à pied, tu n'as pas de quoi payer ton ticket de bus/métro/tramway/ train (tu laisses tomber direct, c'est trop cher pour toi)/ ton essence donc tu laisses tomber. Et comme tu ne peux pas payer d'essence sauf si tu as la chance qu'il t'en reste la moitié quand tu fais ta demande, ta batterie te lâche.

Voilà, le RSA ça sert à ça. Paul Emploua ne t'aide pas à t'en sortir? Ne t'inquiète pas, le RSA achèvera de t'enfoncer!

Mais en même temps, ils ne peuvent pas comprendre...
"Les députés battus pourront en effet bénéficier de versements durant trois ans de manière dégressive : 100% de l’indemnité parlementaire (5.999,80 euros brut) durant le 1er semestre, 70% durant le 2e, 50% durant le 3e, 40% le 4e, 30% le 5 et 20% le 6e. " 20 %= 1 200 € à la louche X 577 députés. Et pendant ce temps-là, monsieur Macron veut baisser de 5 € les apl (soit un quart de mon budget d'une semaine de courses au rsa).
http://www.capital.fr/economie-politique/les-deputes-sortants-battus-beneficieront-d-indemnites-chomage-tres-avantageuses-1231987


Et pendant ce temps-là, ma banque n'est pas du tout compréhensive, j'ai encore changé de conseiller (j'adore, j'apprends que j'ai un nouveau conseiller comme ça sans qu'on me prévienne avant ou me donne de raison) et c'est un gros con! Il ne veut pas comprendre que si je suis à découvert c'est indépendant de ma volonté (genre, je pouvais prévoir!) et que je dois manger et payer mon loyer. Si je retrouve du travail, pas de souci (mais si, je serai payée en fin de mois voire au début ou à la moitié du mois suivant!! Et j'aurais des frais d'essence et/ou de nourriture, ramène tes pâtes sans beurre devant tes collègues pour voir); si je n'en retrouve pas, je dois manger et payer mes factures. Ce nanti n'a jamais été au rsa, je suppose. Mes conseillers précédents ont toujours été compréhensifs à ce sujet, je finis toujours par retravailler ou au pire, je serre le budget au maximum et ils le savaient bien, je ne fais pas de folies. Les choses se résorbent doucement peu à peu au pire des cas.


En résumé, j'enchaîne les entretiens mais je ne suis pas dans les conditions psychologiques adéquates, je ne me sens pas suffisamment en sécurité, je m'inquiète de ne pas pouvoir assumer les frais si je retrouve du travail et pouvoir manger et garder un toit d'ici là. J'en ai marre de cette société qui te met la tête sous l'eau quand tu te noies.


Et sinon les gens, à vot'bon cœur: souriez! Cessez de faire la tronche et de vous montrer agressif, c'est lourd.

mercredi 18 septembre 2013

Sophie de Menthon et le chômage: de qui se moque-t'on?


Ce matin, je suis tombée sur cet article:
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/935505-le-chomage-est-trop-confortable-en-france-le-buzz-indecent-de-sophie-de-menthon.html?utm_source=outbrain&utm_medium=widget&utm_campaign=obclick&obref=obnetwork

"Il y a quelque chose de terrible et c'est vrai que c'est violent, il faudrait parfois rendre le chômage moins confortable en France (...) Et je dis que malheureusement, ceux qui ont besoin de retrouver du boulot se battent pour le retrouver tout de suite, et il y a des catégories dans les métiers en tension, où quand on quitte une boîte, on prend 4, 5 mois, parce qu'on reste 4, 5 mois au chômage et on sait qu'on aura du boulot après et on en profite."

  Le chômage moins confortable?? J'ai récemment travaillé pour moins de 400 € d'indemnités + 150 € de salaire - 150 € de frais d'essence... J'ai gagné moins à travailler qu'à rester chez moi!

  Le rsa, c'est 400 € pour tout: loyer, électricité, gaz, eau, nourriture, vêtements quand on peut, chaussures (j'use actuellement ma dernière paire de talons, je n'ai pas pu faire refaire les talons de mes autres paires de chaussures, à 15 € le talon, c'est trop cher!), produits d'hygiène, médicaments, essence, transport et j'en passe!

  Le chômage confortable, j'ai connu quand j'y suis arrivée, j'ai eu 700 € pendant 3 mois, c'est vrai mais ensuite, j'ai eu bien moins! Chaque fois que je travaille pour quelques heures, je perds de l'argent si j'ai besoin de ma voiture, mais je le fais! Par fierté, pour trouver un jour ma place dans la société!

  Créez donc des emplois, madame, soyez indulgente avec les candidats: pas de diplôme inadéquat avec le poste, pas d'expérience demandée démentielle, ne soyez pas désagréable avec les personnes ayant changé d'orientation, inquisitrice sur les périodes de trous (j'aurais dû écrire soupçonneuse!).
Une personne motivée vaut mieux qu'un diplôme, une expérience dans le domaine d'activité de l'entreprise ou un parcours rectiligne!

dimanche 27 novembre 2011

Chômage et entourage 1

  Combien de remarques blessantes ai-je essuyées durant ces derniers mois de chômage qui s'éternisent?

  "Quand on cherche, on trouve!", dit par une personne en C.D.I. qui n'a jamais vraiment cherché de travail sauf une période de chômage avec l'expérience nécessaire pour retrouver un emploi et défendre sa candidature.

  "Tu ne t'ennuies pas, toute seule chez toi?"; réponse: "non, pourquoi? Je cherche du travail"; cela dépend des jours, parfois on est motivé et l'on essaime à tout va; d'autres jours, quand la déprime survient, elle prend le dessus et il m'arrive de tourner en rond, dégoûtée de voir mes rêves résister à tous mes efforts. Heureusement que cela ne dure pas.

  "Tu préfères rester chez toi...", sous-entendu que travailler! Bien sûr... Entre un C.D.I. dont le C signifie Contrat et un C.D.I. au C de Chômeur, à votre avis, je choisis lequel??

  Il m'arrive d'écourter des visites, de me déconnecter de la conversation, de m'arrêter pleurer sur le bord de la route ou de pleurer sur le trajet du retour avec la musique au maximum dans la voiture; car mon coeur est trop lourd.

  Ces personnes oublient la solitude, l'ennui, les difficultés financières, les privations quotidiennes, le sentiment d'inutilité et d'échec, l'isolement, l'absence de vie sociale (Tu sors? Non, j'ai autre chose de prévu, je suis fatiguée, (toute autre excuse que "je n'en ai ni les moyens, ni l'envie"), le questionnement continuel (j'arrête, je continue, je change de voie), l'obligation de se raccrocher aux seules choses qui fonctionnent pour ne pas sombrer (loisirs, amis, animaux...).

vendredi 23 septembre 2011

Retraites: Acte II, Scène 1

  Le combat contre la dernière réforme des retraites vous l'avez relégué dans un coin de votre mémoire comme une fatalité contre laquelle on ne peut rien?
Si, justement on peut! Mr FILLON, notre cher Premier ministre a avancé l'idée de la retraite à 67 ans! Par souci de convergence avec l'Allemagne. Je ne comprends pas cette volonté de convergence avec l'Allemagne sauf si cela peut-être bénéfique pour notre nation!  Ce n'est pas en adoptant les réformes anti-sociales de ce pays que la croissance va revenir! Revoyez vos cours d'économie! "C'est la clef de la survie et du développement de la zone euro et du continent européen", a prévenu M. FILLON! 

  FILLON, sauveur de l'Europe; SARKOZY, sauveur du monde: l'équipe de choc! Qu'il bosse au Mac Do, fasse le ménage, la plonge et autres métiers de rêve; qu'il subisse aussi la déprime de ne pas trouver d'emploi, l'interrogation sur l'utilité de s'être sacrifiée deux ans pour un diplôme inutile; les fins de mois difficiles, les lunettes qu'on ne peut pas changer parce que c'est trop cher (merci les lunettes à 60 €! On attend le dernier moment...), la voiture que l'on ne fait pas réparer parce que c'est trop cher... Les rendez-vous à Pôle Chômage, inutiles et déprimants.

  Comment cotiser si on ne travaille qu'un mois sur deux parce que l'on ne trouve pas d'emploi? Epargner pour augmenter sa maigre retraite si on ne joint pas les deux bouts? Donnez nous du travail, à nous les "jeunes", mieux formés que nos aînés qui ont la force de l'expérience: le savoir se transmet et nous pouvons nous apporter mutuellement des choses, forts de notre énergie et de notre enthousiasme, donnez nous une place dans la société, une raison de nous lever le matin, donnez nous foi en l'avenir:  du travail pour les jeunes (et moins jeunes, ou encore les seniors) de ce pays, c'est la consommation qui peut revenir, ce sont des retraités qui pourront se reposer, des retraites payées, des rentrées de T.V.A., d'impôts pour l'État, ce sont des idées nouvelles, des forces nouvelles qui feront avancer la France et la ramèneront sur le chemin de la prospérité. J'aime mon pays, je crois en sa richesse, nous, les Français qui aimons ce pays et souhaitons le faire vivre: donnez-nous une chance!

  Pendant ce temps, le gouvernement pense à de nouveaux remboursements de médicaments pas assez efficaces; tout le monde sait que le fameux "service médical rendu insuffisant" masque des considérations budgétaires! Et la taxe soda, qui me fait bien rire!

  Bonne nouvelle: les tarifs du gaz vont augmenter de 5 % pour les entreprises seulement. Sauf qu'au bout de la chaîne, les prix vont augmenter pour compenser cette hausse; et qui va payer?? Les ménages qui occupent la place de consommateur final (vivent les cours d'économie)!

  La présidentielle, c'est dans moins d'un an... Français, Françaises, souvenez-vous en en 2012!

samedi 16 juillet 2011

Ambitions...

  Mon combat pour cet été? Faire comprendre à mon entourage que j'ai des ambitions professionnelles et que je n'ai pas l'intention d'y renoncer!!

  Depuis l'obtention de mon diplôme en pleine crise économique, j'ai fait des pieds et des mains pour trouver UN emploi, n'importe lequel mais surtout ne pas rester à ne rien faire (notamment avant d'avoir droit (je n'aime pas cette expression) au R.S.A.; j'ai eu la chance de bénéficier du passage à 4 mois pour obtenir des indemnités de chômage m'évitant de justesse de "sortir du système", bref la galère!! Entre 18 et 25 ans, il existe un désert, à croire que ces jeunes gens sont tous étudiants, employés ou chez papa-maman (Tanguy volontaires ou forcés?? Excellent film, d'ailleurs)... Je serais curieuse de voir les statistiques!!).

  Oui, l'ambition existe chez les "jeunes"; on dit souvent que le premier emploi est déterminant pour la suite de la carrière professionnelle, "choisissez-le bien!!" nous a-t'on dit lors de la remise des diplômes! Dans le meilleur des mondes, nous aurions cette possibilité mais hélas, "papa-maman" ne m'aidant financièrement qu'à la condition de retourner vivre chez eux (impossible pour des raisons d'incompatibilité notoire!! De toutes façons, j'aurais eu 30 € mensuels d'argent de poche, nourrie et logée, certes mais question autonomie...), je me suis installée avec mon petit ami de l'époque! Relation qui n'a pas tenu, mais ce n'est pas une grande perte!

  J'ai dû remplir mon réfrigérateur en "colocation tacite" avec mon ex-petit ami qui ne s'investissait guère dans notre relation, malgré nos projets d'avenir (jamais réalisés) et les promesses non tenues! Ayant cumulé des droits au chômage, nous nous sommes séparés d'un commun accord et la mort dans l'âme; assurés l'un et l'autre d'avoir "de quoi tenir" jusqu'à l'obtention du sésame: le R.S.A!
Soulagée d'être certaine de m'en sortir financièrement (j'allais rapidement déchanter!), j'ai commencé à me montrer plus sélective quant à mes emplois en vue de trouver un poste en adéquation relative avec mes diplômes et mon projet professionnel!! Dure réalité, les recruteurs ne semblent pas aimer les personnes qui avouent avoir accepté des postes en-dessous de leurs compétences pour des raisons financières!! Dans leur monde parfait, les parcours rectilignes et les emplois intéressants dès le premier emploi (obtenu comment??) semblent de mise! Il apparaît, hélas, qu'ils soient légion à penser ainsi...
J'ai alors fait l'erreur fatale, le faux-pas impardonnable! Accepter des emplois en-dessous de ma formation et de mes compétences pour TRAVAILLER , gagner un salaire plutôt que de vivre aux crochets de la société! Pour me donner plus de chance d'obtenir un emploi à la hauteur de mes rêves: permis, voiture, changer de quartier, formation complémentaire... et avoir une raison de me lever le matin en remplissant la vacuité des journées qui se succèdent (et accessoirement, remplir mon compte en banque! Je n'en suis pas réduite au bénévolat, quand même!!).
  Aujourd'hui, je paie ce "choix" au prix fort! Mon C.V. trop diversifié et pas assez fourni dans mon domaine me coûte cher, alors que j'ai des compétences et une richesse intérieure que n'ont pas les "parcours rectilignes"! Je fais très bien les frites depuis le Mac Do et je supporte aussi le stress et les brûlures d'huile! Comment ça monsieur, cela n'est pas utile pour le poste d'agent d'accueil??? Je caricature, mais la bêtise des recruteurs me confond parfois!
  Allez expliquer par A+B à vos parents qu'aujourd'hui, vous souhaitez vous recentrer sur votre métier?? Que les postes qui ne sont pas à la hauteur de mes compétences, ça suffit!  Que si je continue sur cette pente glissante (et tentante), il me deviendra de plus en plus difficile de trouver le poste de mes rêves, celui pour lequel j'ai donné quelques années de ma vie (et fait un gros chèque sur mes fonds propres)... Ils n'ont pas leur mot à dire, que je sache! Je suis adulte, responsable de mes choix, de mes échecs et de mes réussites!
  Recruteurs, parents, professeurs: faites nous confiance!!
  Je ne renoncerai pas à mes rêves, en tous cas pas sans m'être battue pour les réaliser!! Ma retraite?? Je sais mais je ne suis plus à quelques mois près, et un smic ne permet pas vraiment d'épargner, même si je m'y oblige quitte à serrer le budget, alors...

dimanche 10 juillet 2011

Vacances

  Ca y est, le soleil est au rendez-vous, les jours rallongent et LE sujet du moment , le sujet auquel on ne peut échapper (non, pas Secret story, pas la grossesse de Carla BRUNI, pas les élections présidentielles qui approchent): les vacances!
  Les bouchons, en veux-tu? En voilà! avec de pauvres vacanciers coincés dans les bouchons pestant contre le prix de l'essence (ben, oui, je sais: si je travaille, le coût de l'essence engloutit mon bénéfice...) ou le fait qu'ils ne peuvent s'offrir de restaurants, le portrait de retraités qui passent deux mois de vacances au camping "comme chaque année". Je ne les blâme pas: ils travaillent toute l'année en C.D.I. pour s'offrir ces vacances en famille...

  Mais, penser un peu aux autres? Ceux qui travaillent l'été? Qui n'en ont pas trouvé pour l'été? Ceux qui n'ont pas les moyens de partir? Et ce depuis des années maintenant? Pourquoi ne pas faire un reportage sur eux? Sur ces personnes qui bouclent à peine leur budget mensuel et ne peuvent espérer partir?
Peut-être que comme cela, mon entourage évitera de me poser la question-qui-tue: Tu pars en vacances, cet été?
Ben, comme tous les ans! Je vais essayer de faire telle sortie (comme l'an dernier et celui d'avant, j'avais abandonné par manque de moyens. Mais cette année, c'est sûr, je fais au moins cette sortie... Et, je pars l'année prochaine! Je vais économiser dès maintenant! (Cette année, j'ai dû faire réparer ma voiture; l'année d'avant, ma machine à laver à rendu l'âme...). Mais, c'est SÛR, je pars l'an prochain!! L'espoir fait vivre!!).

  Et à leur retour: regarder les photographies, les entendre en parler ("On n'a pu partir qu'une semaine à l'étranger!") pendant 2 mois et se plaindre!!
Toujours se plaindre! "Trop cher" (ben voyons... Que je travaille ou pas, MOI, je ne peux pas partir!!), le "voyage trop long" (...), tout est "trop cher sur place" (sic!), le "temps pas au rendez-vous!" ("Et ici, il a fait quoi comme temps?? On a pensé à toi!" Genre, ils ont pensé à moi en regardant la météo!!?), la nourriture "bizarre", "pas de souvenirs à ramener"; et j'en passe! Et aussi, les "Cette sortie, ce restaurant... tu n'aurais pas aimé!! Ce n'est pas ton genre du tout!!" (peut-être, mais je suis certaine que j'aurais aimé être à ta place!). "Si un jour, tu vas là-bas, surtout vas à cet endroit, ce restaurant, c'est gé-nial, la vue est magnifique, ce n'est pas cher du tout!" (mais trop pour moi, de toutes manières; et d'ici là, il n'existera plus de toutes façons...). "On s'est VRAIMENT ennuyés"!
  Je ne suis pas jalouse mais un peu de décence et une pensée pour ceux qui ne partent jamais; même pas une journée avec un pique-nique (pas d'essence pour la voiture) et ce depuis des années...
 Et pardonnez-leur s'ils sont un peu fatigués et grincheux, cet hiver; c'est à cette période que le manque de vacances se fait le plus sentir chez moi, avec le froid, la grisaille et le fait que je commence à économiser pour, qui sait?, partir un peu dans 6 mois si je n'ai pas d'urgence qui entame cette précieuse réserve!
Bonnes vacances, quand même!

mercredi 6 juillet 2011

Président du pouvoir d'achat ou Candidat des riches?

  La réforme des retraites si vigoureusement refusée par l'ensemble des Français est mise en application: 67 ans pour partir en retraite à taux plein! Sachant que le taux d'emploi des plus de 50 ans est relativement faible, que le chômage des jeunes est élevé... A-t'il été prévu de demander aux employeurs de changer leur mentalité??? Pour la majorité d'entre eux, mon parcours chaotique (ayant changé d'orientation) et ma jeunesse (la trentaine, il paraît qu'on ne peut faire confiance aux "jeunes": pas sérieux, ils ne se lèvent pas le matin... On m'a dit cela une fois, ça doit faire 5 ou 6 ans maintenant: j'étais estomaquée devant tant de bêtise!) m'interdit d'obtenir un emploi; pour moi, c'est une richesse d'avoir vu autre chose que son métier, une ouverture d'esprit qui permet d'être un peu plus indulgent envers les autres professions...
Et après 50 ans? Pareil... Bref, je me demande déjà quelle sera ma retraite et ce depuis longtemps! Comment épargner avec un smic qui me permet à peine de mettre un peu de côté pour les mois difficiles? Des mi-temps qui ôtés l'essence et ce que l'on me retire de mon R.S.A. me rapportent peu d'argent  au final...
Sans oublier, une augmentation des cotisations retraite, qui sont déduites du salaire: si le salaire n'augmente pas et que ces cotisations augmentent, le salaire devrait diminuer, non? Ou alors, les augmentations salariales vont être gelées quelques temps! N'oublions pas que les prix de l'énergie, des timbres, de l'alimentation... augmentent pendant ce temps...
Des banques qui me disent qu'il est trop tôt pour penser à ma retraite? A partir de quel âge dans ce cas, suis-je supposée m'en inquiéter??
  Pendant ce temps, un nouveau sujet fait débat: les 35 h, héritage de la gauche! Le patronat, outre une demande de diminution des cotisations patronales, demande la suppression des 35 h 00! Et de toute durée légale du travail: pas d'heures supplémentaires à payer dans ce cas...
Si les cotisations patronales diminuent, qui va compenser le manque à gagner?
C'est bien connu: les salariés coûtent cher! Sauf que les patrons oublient une chose: sans salariés, pas de production de biens ou de services, donc pas de valeur ajoutée produite, donc pas de ventes, donc pas de bénéfices! Parfois, je me dis qu'une bonne grève générale comme en 1936 serait une bonne piqûre de rappel. Non, les salariés ne coûtent pas cher, ils rapportent! La productivité n'a cessé d'augmenter depuis un siècle! Ils sont de mieux en mieux formés, donc plus polyvalents et à même d'évoluer!
Oui, produire en Chine ou en Inde coûte moins cher! Mais, que dire de la qualité? Du travail des enfants? Des conditions de travail? De la pollution induite par les transports nécessaires? De l'impact environnemental (ils recyclent les produits chimiques? Ou les jettent dans les rivières? Rivières qui vont à la mer...).
  Plus de 35 h, voire plus de durée légale du travail égal plus d'heures supplémentaires! Ah, oui; mais cela on ne le dit pas! Et la porte ouverte à tous les abus avec des salariés à la merci des patrons (les méchants patrons... Je rigole! Il y a des patrons qui ne pensent pas que profit, Dieu merci, j'en ai rencontré plus d'un... Parfois, je me demande si Mme PARISOT a déjà été salariée, une fois dans sa vie... Un mois de travail au Mac Do ne serait pas une mauvaise idée à mon sens...

  Et une dernière pour la route: une augmentation de la T.V.A.! Une augmentation de 5 points ou une augmentation de la T.V.A. à 5,5 %... Considéré comme un impôt juste car payé par tout le monde! Sauf qu'un smicard sera plus impacté qu'un patron du CAC40! Je ne trouve pas cela juste; à moins qu'il ne touche les produits de luxe, qu'un salarié ne pourra pas s'offrir de toutes manières!
Oui, car l'alimentation, l'essence, les vêtements (Au R.S.A., si je dois m'offrir de nouvelles chaussures pour aller travailler ou aller à un entretien en tenue décente, je dois me serrer la ceinture... Investissement peu rentable au vu de la qualité de ces produits aujourd'hui. Quand j'étais jeune, ils tenaient une année scolaire, bon, j'avais des talons plats donc plus larges mais quand même! Et les prix ramenés en Francs étaient nettement moins élevés pour une meilleure qualité! Je n'ai hélas pas le choix donc je dois me serrer encore plus la ceinture...), tout le monde en a besoin, sauf que la proportion des revenus affectée à ces dépenses n'est pas la même!

  Un jour, j'aurai un C.D.I.!

jeudi 9 juin 2011

Prendre sa vie en main...

  Je suis aujourd'hui dans une phase où j'ai décidé de ne plus subir, d'oser faire le nécessaire à mon épanouissement, tout en assumant les conséquences!

  Cruellement en difficultés financières, j'ai décidé d'arrêter ma mission intérim: trop de stress, de fatigue car c'est un temps partiel en horaires décalées (ce n'est pas le premier mais si je ne me sens pas bien dans mon travail; (oui, pire que le Mac Do!!), la fatigue s'ajoute à ces heures qui ne défilent pas assez vite vers la fin de journée).
  Je calcule toujours le salaire que je peux espérer en fin de mois, ça me motive en général... Sauf qu'il est si bas qu'il n'en vaut pas la peine! Tant de fatigue, d'heures qui passent comme si le temps avait suspendu son vol comme le souhaitait LAMARTINE au bord de son lac!

  J'ai donc décidé d'arrêter: il n'est peut-être pas trop tard pour trouver un emploi pour l'été ou pour la rentrée... Avec de la chance..., il faut quand même un peu la provoquer, je sais!

Ce qui m'inquiète, ce sont les conséquences sur mon maigre R.S.A.! L'entreprise et l'agence intérim sont d'accord, c'est l'essentiel... En même temps, on m'avait parlé d'un emploi de secrétaire! (j'admets que l'employé de l'agence intérim n'a pas pu m'expliquer quelles seront mes tâches: la prochaine fois, je me méfies! Et lui demande s'il peut se renseigner ou les coordonnées de l'entreprise). D'accord, il y a des tâches d'accueil, mais toutes les procédures à suivre, la manutention, le rythme de travail effréné...  C'est trop difficile sur un emploi qui ne nous plaît pas!
  Je regretterai la bonne ambiance, mais je me sens soulagée d'avoir pris cette décision!

lundi 3 janvier 2011

La mort du Smic?

    Ce matin en passant d'une page internet à une autre, je suis parvenue à un article évoquant une éventuelle disparition du S.M.I.C.! Nous avions tous remarqué qu'il n'a guère augmenté ces derniers temps.

  Raison invoquée? Le salaire minimum augmenterait plus vite que les bénéfices des entreprises; les salariés coûteraient donc de plus en plus cher. Ce n'est pas Mme PARISOT qui contredirait notre bien-aimé Président!

  Ce salaire étant élevé (demandez donc aux "Smicards", ce qu'ils en pensent), il ne pourrait connaître de substantielles augmentations qui pénaliseraient les entreprises et auraient un impact négatif sur l'emploi... D'où une nette préférence pour le R.S.A. (qui a le mérite de diviser par deux le salaire minimum et le coût du travail; nous sommes encore dépassés par la Chine dans ce domaine mais on progresse!) associé à la prime pour l'emploi...

  Si je suis le raisonnement: on diminue le salaire minimum pour que les chefs d'entreprises (quelle proportion d'ailleurs jouera le jeu? Parce que si le pourcentage de "smicards" reste identique, je ne vois pas l'intérêt)  puissent payer leur salarié à un niveau supérieur au S.M.I.C. (et à l'ancien S.M.I.C.?).
Si je poursuis le raisonnement (en le tirant par les cheveux), ce serait une sorte de "prix psychologique" supposé revaloriser le travail (ben oui, si on me fait remarquer qu'au lieu d'être payé au S.M.I.C., je gagne  deux S.M.I.C.; je me sens riche et je suis poussé inconsciemment à consommer plus!). Monsieur FREUD, vous me suivez toujours??

 Les prix des produits de première nécessité, de l'énergie ou les loyers vont-ils subir par contrecoup, la même évolution?? Parce que par expérience, je sais qu'au R.S.A., l'on survit. Ce qui n'incite pas les bénéficiaires à rester chez eux à ne rien faire, bien au contraire! Contrairement à ce que voudrait nous faire croire le Gouvernement! Mais comme le "nouveau R.S.A." serait sans doute diminué de moitié, on va "pleurer dans les chaumières"!
(Question subsidiaire: Quel est l'âge du capitaine?) (Ca me semble tellement absurde, cette histoire!)

  Je ne sais pas ce qu'il faut en croire; en effet, je n'ai trouvé qu'un article largement recopié qui traitait du sujet.

  Les Français accepteraient-ils une telle réforme sans déclencher une révolution? Peut-être de peur de perdre leur emploi et s'ils savent que le gouvernement ne reculera pas...
La réforme des retraites en est un bon exemple: après des semaines de lutte, chacun est retourné au travail ou à sa chasse à l'emploi (presque aussi délicate que la chasse au dahut, je deviens cynique en vieillissant; cela n'augure rien de bon pour la suite!) tout en marmonnant son mécontentement et en regardant d'un oeil sec, le triomphalisme Sarkozyen étalé dans tous les médias!

  Néanmoins, ce que je suppose être un canular aura au moins le mérite de poser la question des limites du libéralisme à mettre en miroir avec la réalité sociale et quotidienne sur une catégorie particulière d'agents économiques: les ménages! Accessoirement, le premier moteur de l'économie Française...


samedi 31 juillet 2010

Fin de mois

 En cette fin de mois, mes placards sont désespérément vides (ou presque!), j'ai bien fait les courses samedi mais le budget était restreint... Comme je bloque mes comptes le dernier jour du mois, il me fallait faire le nécessaire pour qu'au 31 juillet à minuit, la case Total de mon fichier Excel affiche un solde positif (de 40 centimes certes, mais je ne commencerai pas mon fichier Excel d'août avec un reliquat à ôter avant même le début du mois; ça changera du mois dernier! ).

 Jeune RSAtiste, j'ai eu la chance de trouver un emploi d'été donc ce mois-ci, mon budget est bouclé. Mais mes économies ayant fondu comme neige au soleil ces derniers mois, et avec des dépenses prévisibles dans les mois à venir, je n'en profiterai même pas! Je dois mettre de côté, au cas où...

 En effet, j'ignore de quoi les mois à venir seront faits... Si je ne trouve pas d'emploi pendant 6 mois, je préfère avoir une épargne "de sécurité" de côté... On ne sait jamais ce qui peut arriver! Et ce n'est pas mon misérable salaire (Ah! Les temps partiels...) qui va me permettre de faire des folies...

 Parfois, dans un moment de déprime, je m'interroge... A quoi bon faire des études? Ai-je fait le bon choix en termes de débouchés? Ai-je choisi le bon métier?
Mon manque d'expérience se fait cruellement sentir sur un poste à responsabilité... Un mois à tenir! Après, je chercherai un poste plus tranquille, le temps de me faire cette "sacro-sainte expérience" qui me fait tant défaut, tant sur mon C.V. que sur le terrain!

 Un jour, quand je serai vieille, ce passé sera loin derrière moi; je repenserai avec nostalgie à cette période que l'on appelle "Début de carrière", je mesurerai le chemin parcouru et celui qui me restera à parcourir avant d'atteindre la case "Retraite" (si ce rêve est encore accessible)...

 Sinon, bonne nouvelle! Le taux du Livret A passe à 1,75 %!