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mercredi 8 juillet 2020

Cerveau lessivé, inspiration essorée

  Je manque cruellement d'inspiration depuis le début du Nanowrimo. Je n'arrive pas du tout à écrire, je suis en panne sèche. Pourtant, ce ne sont pas les projets en retard qui manquent mais je n'arrive pas à m'y plonger.

  Le confinement a épuisé mon inspiration. Au début, je m'étais dit que j'allais pouvoir en profiter pour faire quelque chose de productif. Je n'ai pas réussi à écrire ou si peu, faire mes corrections. J'ai lu, énormément; vu des films, énormément également. J'ai dévoré mes livres de bibliothèque si vite que j'ai attendu 10 jours avant d'en redemander de nouveaux parce que je savais que je n'aurais pas le temps d'aller les chercher et parce que je les aurais "lus" vite. En vrai, je ne voulais pas vexer les gens qui avaient choisi pour moi les livres que je n'ai pas aimés pour moitié et parce que j'ai mis du temps à regarder la série en DVD qu'ils m'avaient choisi (très sympa mais 6 épisodes d'une heure sur un sujet historique, intéressant, j'ai trouvé ça long à avaler d'un coup). Et bien sûr, j'ai lu les livres que j'avais prévu de lire en temps normal.

  J'ai recommencé une série que j'ai vue par intermittence à la télévision (sachant que j'allume rarement la télévision), mais je m'étais malgré tout beaucoup attachée à un personnage. Comme la série est sur Netflix, je me l'enfile épisode après épisode depuis quelques semaines. C'est tellement absurde et surfait que ça me fait du bien, ma vie me parait simple et reposante à côté.

  Ca aurait dû nourrir mon inspiration mais non, le confinement l'a asséchée, siphonnée et depuis une semaine, je me débats. Les défis d'écriture ne me disent rien, mes personnages me tendent les bras mais je n'arrive pas à écrire la suite de leurs aventures (un peu mais pas beaucoup). Je suis sortie aujourd'hui, pour profiter du soleil, manger à l'extérieur et me promener. Il y a une exposition dans ma ville pour l'été, de l'art moderne, le truc bien moche que je n'aime ni ne comprend. J'ai pris deux trucs en photographie qui étaient corrects mais le reste a été vite vu.

  J'ai lancé des sorties sur OVS vu qu'il n'y a pas grand chose pour l'instant. Avec une possibilité de repli chez moi si le lieu n'était pas ouvert, un truc tranquille à pas trop cher. J'ai pas mal d'inscrits, c'est cool.

  Je dors mal, je suis fatiguée, ça cogite jusque très tard dans la nuit dans ma caboche et je dors d'un sommeil très léger plus longtemps qu'en temps normal. Tant pis, je l'accepte. Mon cerveau a faim, il ne trouve pas à se nourrir. Livres et films ne lui suffisent plus, je crois bien (et pourtant, Dieu sait qu'il a sa dose à ce niveau-là, je regarde une série, je regarde un film par jour en plus, je lis six livres en même temps alors qu'en temps normal, c'est trois ou quatre). Pareil niveau musique, Y..t... tourne en boucle. Ma pile de livre à lires et de DVD à reregarder est "confortable". C'est un effet post-confinement. Mais pour le moment, ça reste timide niveau loisirs ouverts (et honnêtement, je suis pauvre comme Job et j'économise sou à sou pour profiter un peu de l'été). Plus j'attends, plus j'ai de l'argent de côté et plus je peux faire des choses intéressantes et plus il y aura de choses ouvertes.

  Ce billet n'a ni queue ni tête, je l'avoue mais il m'a fait gagner 608 mots sur mon nanowrimo, c'est ça de pris (oui, je triche mais c'est un secret entre vous et moi).

vendredi 25 novembre 2016

Trouver ses pôles de stabilité

  Le terme est mal choisi mais je ne savais pas comment les appeler: boussole? Fils rouges? Bref, je parle de LA chose qui va nous permettre de toujours garder l'équilibre. 

  J'ai toujours eu une sensibilité artistique, cela fait partie de moi. Sauf que mon cœur balance: danse, piano, violon, peinture, écriture, aquarelle? Tout ça en même temps? J'ai essayé au début mais ce n'est pas possible, j'ai dû faire des choix, je n'en ai pas été satisfaite et frustrée, j'ai tout abandonné.
 

  Mais aujourd'hui, j'ai BESOIN de réintroduire les arts dans ma vie de tous les jours, les inclure dans mon monde imaginaire. Bref, j'ai fini par trancher la poire en trois. 

Les cours de danse pas trop chers me permettent et m'obligent à me dépasser. Une fois par semaine, en plus, je révise d'anciennes chorégraphies pour ne pas perdre certains gestes durement acquis ou des vidéos téléchargés sur internet. Sauf que de la danse classique, de la danse Bretonne et de la danse Orientale, si je compte deux courtes vidéos à chaque fois, ça fait environ une heure sans temps morts donc une heure et demie par semaine de travail de surface. C'est mieux que rien et ça me permet de tout faire. Plus un cours de danse classique d'une heure par semaine en association. On est à combien? Deux heures et demie, trois heures par semaine. 

L'écriture? Une demie-heure tous les jours (avant je "regardais" la télé devant mon thé; maintenant, je prends mon goûter tout en écrivant), le midi, je note mes idées sur mon carnet et si je suis en phase d'écriture intensive et que je peux, je fais comme lors de mon dernier emploi: je charge mon ordinateur portable le soir et le midi, j'écris. Sur une heure, le temps de manger et de trouver des idées, il me reste une demie-heure d'écriture, c'est peu mais ça permet d'avancer. 

La musique? En écoute, je la mets en rangeant, préparant le repas ou en faisant la vaisselle ou en traitant l'administratif. Je n'ai pas trop le choix pour le coup, je dois faire autre chose en même temps sinon, je n'ai pas le temps.Ou en écoute dans mon baladeur dès que je sors, je ne peux pas vivre sans musique.
Jouer? Une demie-heure TOUS LES JOURS, pareil, là, je n'ai pas le choix. Et là, j'ai du mal. Bien sûr, je fais ma liste de tâches journalières mais quand il est presque vingt-trois heures et que je travaille le lendemain sur un nouvel emploi? Tant pis, je m'y "colle" un quart d'heure, c'est pareil, je n'ai pas le choix. Je mets beaucoup de temps à "avoir" les trois ou quatre morceaux que je travaille en même temps. 

Le dessin? J'aimerais, je réfléchis mais je vois mal comment trouver du temps pour ça actuellement. L'écriture est une activité chronophage au possible, le dessin également et l'écriture est plus importante à mes yeux.


  Je dois faire des choix faute de temps mais avec la lecture, c'est ce qui me permet de me nourrir émotionnellement et intellectuellement, je progresse, j'exprime (que dis-je?), je vis mes émotions. Mais cela demande de l'organisation et de la discipline, c'est ma difficulté. Surtout quand je suis fatiguée, je préfère de loin les loisirs passifs (lire, regarder un film, écouter de la musique). 

Me reste le problème des films... J'aime les histoires et par conséquent, je suis toujours ravie de récupérer des dvd qu'on me prête. Sauf qu'un film, c'est deux heures! Je peux colorier, broder ou noter des idées dans mon carnet d'écriture en même temps. Mais ça me prend beaucoup de temps alors que c'est une nécessité pour nourrir mon imaginaire. 

Bref, ce n'est pas simple d'avoir des passions multiples. Les journées sont trop courtes... Alors, je fais des listes et je lisse toutes ces activités sur la semaine, faute de mieux.

vendredi 3 avril 2015

Ma vie chez Pôle Emploi 7: Quand on ne peut plus se contenter de survivre

  Aujourd'hui, j'en suis rendue au point où je n'en peux plus de ne pas vivre. A cause du manque d'argent tout simplement! Je voudrais juste vivre comme les autres sans compter sans cesse, parfois je craque sur quelque chose qui me fait plaisir sans songer au découvert qui se creuse. De toutes manières, comparé à un rendez-vous d'une demie-heure chez le psy à 40 € pas forcément remboursé totalement, on relativise rapidement.  Personne ne pense à moi, alors oui, j'ai besoin de me faire plaisir et surtout de ne pas m'isoler par rapport aux autres en refusant toute dépense et du coup, en ne participant pas à plein de choses. 

  Mais la vraie différence est psychique; on dit que le manque appelle le manque et ma foi, c'est vrai. Plus on se prive, plus on se sent "puni" en quelque sorte par nous-même. Et malheureusement, dans une société de consommation, même si plein de choses restent gratuites, ne pas pouvoir acheter des biens ou des services nous met vite à part car on ne peut pas aller au restaurant, sortir, remplacer des talons défectueux...

  Je crois que le chômage est une profonde blessure narcissique car on se sent hors de la société et les recruteurs ne sont pas toujours très humains (répondre à une candidature ou dire gentillement qu'il n'y a pas de postes, ça change beaucoup de choses pour la personne qui a postulé). Alors parfois, tant pis, on se fait plaisir même si le budget fait la tête, même si on va mettre du temps à rattraper tout ça.
Il ne faut pas culpabiliser de faire craquer son budget de temps à autre (si on reste dans la limite du raisonnable), même si on met plusieurs mois à éponger son déficit. Il faut continuer à vivre malgré les difficultés et à se faire plaisir, sans se rajouter une double peine. Il est à mon sens important de tenter de vivre normalement: on n'est pas seulement un chômeur, on est avant tout une personne.

lundi 30 mars 2015

Moi, Azenor B. , fille de parents toxiques 20: 9 mois pour renaître

    Pour ceux qui ont lu mon dernier billet, ils se souviendront sans doute que je cherchais où diriger ma vie. Ca fait depuis le début de l'année que je cherche, ça m'a valu des crises de larmes (une crise de conscience n'est jamais simple) et ce matin en ouvrant les yeux, enroulée dans ma couette après avoir allumé la lumière, j'ai trouvé ce que je cherchais vainement depuis 3 mois. J'ai décidé d'en finir avec tout ça une bonne fois pour toutes. Je sais depuis janvier que 2015 sera une année blanche, une année de reconstruction, de bouleversements et de renouveau. Mais je le savais, c'est tout. Aujourd'hui, ma décision est inébranlable! Tout ça, c'est terminé par n'importe quel moyen. Je quitterai la France s'il le faut, je ferai une coloration blond platine, rose fluo ou un tatouage ou je construirai un palais sur la Lune... 

  J'ai perdu plus de 30 ans de ma vie à cause de mes parents toxiques, à cause du manque d'amour, du manque de confiance en moi, de mes croyances erronées, du manque de soutien, ça suffit largement!

  Si 9 mois suffisent à passer de quelques cellules à un bébé totalement formé, je peux le faire! Comment? Je n'en ai pas la moindre idée... ou presque! Pour une fois, je ne vais pas faire de plans, je vais faire confiance à mon inconscient et me focaliser sur le résultat. En pilote automatique, je fais confiance à mon inconscient pour trouver le chemin, le chemin de la liberté, de la vie, de la lumière.

  Il me reste à trouver la méthode pour rester focalisée: une affiche sur ma porte? Un compte à rebours?

  Je suis en train de regarder une émission sur NRJ12 (je regarde peu la télé mais je la mets souvent en fond et je zappe au cas où) Tellement vrai: au secours, mon enfant est surdoué! que je vais revisionner du début.  Je ne sais pas dans quelle mesure, je dois prendre paramètre "intelligence légèrement supérieure à la moyenne" en compte...

mardi 10 mars 2015

Moi, Azenor B. , fille de parents toxiques 15: Vivre sa vie


Cet article traîne dans un coin de ma tête depuis quelques temps déjà, mais la mort de Florence ARTHAUD, Camille MUFFAT et Alexis VASTINE me donne la force d'écrire. Paix à leur âme.

  Mes parents toxiques ont tout fait pour m'empêcher de vivre (Mais d'où te viens cette idée? A ta place, je ne le ferai pas! Tu pourrais échouer (sous toutes ses formes: avoir un accident de voiture, que ton covoitureur soit un psychopathe, avoir une panne car ta voiture est vieille; te perdre, faire une mauvaise rencontre.)). Mon ex-mari également (si je prenais une initiative du genre faire un gâteau, "je ne sais même pas d'où te vient cette idée!" répété comme une litanie).
Alors, je n'ai rien fait, je ne suis pas sortie des sentiers battus, malgré l'envie que j'en ai. J'ai attendu d'être libre loin de cet entourage.
Mais une fois libre physiquement et vivant seule chez moi, enfin, je n'ai pas réussi. Il y a des facteurs physiques: le manque d'argent notamment qui bloque de nombreux projets (bien que ça n'empêche en rien de les noter dans un coin et de poser les premières pierres ne serait-ce qu'en se renseignant sur ces projets et sur les ressources nécessaires) et psychologiques (dur quand on n'a jamais pu prendre la moindre initiative qui va à l'encontre de ce que les autres veulent d'avoir tout d'un coup le choix). Je me rappelle de mes premières courses: je voulais tout acheter, tout ce que je n'ai jamais pu manger,  les choses que j'ai toujours dit que j’achèterais quand je serai grande; sauf que ça faisait trop de choix et comme on ne m'a pas appris à choisir seule, j'ai pris ce que je prenais habituellement et j'ai acheté peu à peu les choses qui me faisaient de l’œil depuis des années. Je pense à la tielle de Sète: ça a l'air bon, moelleux, la couleur est jolie, ça a l'air lisse, mais ma mère n'a jamais voulu en acheter en prenant un air dégoûté. Je crois que c'est un des premiers tests que j'ai fait, je n'aime pas la garniture, la pâte n'a rien d'extraordinaire, mais j'ai goûté. 

  Florence ARTHAUD je la voyais souvent à Thalassa le vendredi soir, j'aimais son sourire, ses yeux pétillants et la gentillesse qui semblait émaner d'elle. Et aussi, ce qu'elle faisait: affronter la mer! Les navigateurs me fascinent en bonne Bretonne que je suis. Pour la petite fille qui ne jouit d'aucune liberté hors du champ laissé par mes parents, elle incarnait ce que je voulais devenir plus tard.

  Depuis quelques jours, je vais mal, je pleure souvent, je sens que des choses "craquent". Il est temps pour moi de vivre, enfin. Sauf que je ne sais pas par où commencer. Commencer petit par un bout, découper les choses, mais par quel projet, quel morceau? Alors, ça me remue car je revois aussi qui je suis, je réévalue mes valeurs et mes priorités, je suis de nouveau en crise de conscience et je ne sais pas ce qui en sortira, du mieux, j'en suis sûre.
J'ai une addiction au sucre, j'en ai déjà parlé et depuis quelques temps, chose nouvelle, le sucre ne m'attire plus, les plats préparés ne m'intéressent pas, je me dirige vers des fruits et des légumes frais, j'ai du plaisir à cuisiner pour moi. En quelque sorte, je fais du bien à mon corps. J'ai une nouvelle fois coupé mes cheveux pour retirer une partie de mon passé de manière symbolique, j'ai refait du tri dans mes quelques relations. 
Mais je crois qu'il ne faut pas trop se poser de questions et faire, agir, vivre. J'ai l'immense défaut de trop intellectualiser les choses (on m'a aussi appris à me méfier de tout et de tous, à douter à outrance de moi, les vieux réflexes surgissent tant qu'on n'en a pas mis de nouveaux en place. Et on ne refait pas 25 ans de sa vie comme ça.). Ca va mieux, mais pour aller où? Alors, je me prends quelques jours pour noter mes petits et grands rêves sur un cahier, j'avais déjà noté qui je voulais devenir, j'y ai plutôt bien réussi, il me faut faire un immense pas de plus vers la délivrance mais c'est douloureux car ça veut dire faire un pas non pas vers la liberté, car je l'ai trouvée il y a quelques mois mais vers l'oubli que j'ai très longtemps refusé car oublier, c'est risquer de "faire pareil", chose que je refuse! Mais si je veux vivre, je n'ai pas le choix...

  Alors oui, ces morts me touchent particulièrement, car ces disparus ont vécu leur vie et leur rêve.

jeudi 15 janvier 2015

Carnet!

  Non, non, il ne s'agit pas du carnet de correspondance... J'ai depuis des mois maintenant, un petit carnet de citations. J'adore les carnets, j'en ai commencé un certain nombre pour des usages divers et variés.

J'ai commencé avec mes premiers agendas d'adulte: sur la couverture intérieure, j'y mettais systématiquement 3-4 citations qui m'avaient marquées (ce sont mes citations favorites). Je ne tombais pas systématiquement dessus quand je l'ouvrais, mais les relire volontairement ou non de temps en temps me les remettais en tête et parfois, je méditais dessus.

  J'ai toujours aimé les citations. Un concentré de philosophie que la littéraire en moi ne pouvait qu'apprécier; et puis, c'est facile à retenir. Ma mémoire en a emmagasiné un grand nombre. D'où l'intérêt du carnet: on a tout sous la main, il ne faut pas attendre que la citation me revienne en mémoire (souvent quand j'en ai besoin fort heureusement, mais à froid ça sert toujours).

  Je n'ai pas choisi n'importe quel carnet, non... J'ai choisi un carnet artisanal que j'ai hésité à acheter durant deux ans, fait par une personne de ma connaissance; pas très grand, mais très solide et fait avec amour.

  Quand je l'ai reçu, j'ai écumé des pages et des pages de forum sur lequel j'avais partagé cette "sagesse" (je doute qu'elle ai vraiment servi à beaucoup de monde, mais si ça a changé la vie d'une ou deux personnes, pourquoi s'en priver? Je continue d'ailleurs à l'alimenter, plus pour moi d'ailleurs. Car si j'extrais les choses qui me semblent les plus percutantes, le reste a aussi son intérêt et ainsi, je sais où les retrouver.).
J'y ai ajouté des schémas, des citations de livres ou de films, des listes de choses qui me semblaient intéressantes pour moi (la colorimétrie par exemple: les couleurs qui vont bien avec mon physique que je galère toujours à retrouver), des idées clé issues de livre de développement personnel, des paroles de chansons qui me poussent à croire que je peux atteindre mes rêves/ dire adieu au passé.

  J'admets avoir parfois fait preuve de paresse et avoir copié collé des citations sur un document Word à la taille de mon carnet pour ne pas avoir à tout réécrire, mais je gagne de la place ainsi (et si je devais le perdre un jour, je les retrouverais dans le dossier "développement personnel" de mon ordinateur, dossier qui contient des tas d'ebooks, résumés de livres, documents audio ou vidéo plus ou moins intéressants); il n'y a pas de ratures (les joies du papier coloré!! Un coup de blanco étant exclu, j'ai réussi à rattraper mes diverses ratures fort heureusement). Mais cette paresse devient la règle car je gagne de la place et mon carnet est extensible, je peux en tripler le nombre de page sans souci (oui, la page initiale et les deux documents collés au recto et au verso).

  Je tiens énormément à ce carnet donc je ne le traîne jamais avec moi, il reste chez moi, à sa place. Il contient "ma vie", j'exagère mais il contient toutes ces petites phrases qui me servent de béquille, ma philosophie de vie en quelque sorte. Je dis parfois que ces petites phrases me servent de "parent", en quelque sorte, elles me donnent aujourd'hui ce que mes parents auraient dû me donner hier: force, espoir et optimisme.

mardi 13 janvier 2015

Drôle de zèbre!

  Il y a quelques mois, je suis tombée sur un livre traitant de l'adulte surdoué, je l'ai feuilleté (comme presque tous les livres qui me passent dans les mains) sans y prêter plus d'attention que ça et je me suis rendu compte que des spécificités qui me semblaient normales ne l'étaient pas semble t'il. J'en ai pleuré sur le moment, car ce livre m'a fait prendre conscience de ma différence.

  Aujourd'hui, j'ai racheté un livre sur ce thème et je me retrouve dans cette lecture. Mais je me sens aussi condamnée parce que je suis un "zèbre": condamnée  à l'incompréhension, à la solitude et au rejet. Je suis juste nulle en mathématiques et je n'ai pas une bonne mémoire, mais sinon, je rentre dans les cases des surdoués. 

  Parfois, je me pose la question de me résigner à la solitude et à l'exclusion, parce qu'on ne me comprend pas, mais une part de moi s'y refuse! Heureusement que malgré tout, je reste optimiste de base...

lundi 9 juin 2014

Où j'en suis aujourd'hui?


Quelle direction donner à ma vie aujourd'hui?

  J'ai beaucoup travaillé sur moi depuis un an, il me reste quelques habitudes à mettre en place (rituel du lever, faire mes courses une fois par semaine et me limiter à des choses saines, faire ma pâtisserie pour ne plus acheter de gâteaux industriels pleins de "merdes" et qui ne calent pas l'estomac; gérer mon ménage et mon budget) et des projets à réaliser: trouver l'homme de ma vie, des amis sincères et le cdi de mes rêves.
Je n'en demande pas plus, si ce n'est garder la santé. 

  Cela peut sembler normal mais quand on souffre de solitude et que l'on a un patron psychopathe, c'est un rêve. Je me bats chaque jour pour le réaliser. Une fois que j'aurais ça, je pourrai me tourner vers des choses plus pragmatiques: économiser, changer de voiture et réaliser le rêve que je caresse depuis plus de 10 ans: prendre des vacances!!

mercredi 18 septembre 2013

Sophie de Menthon et le chômage: de qui se moque-t'on?


Ce matin, je suis tombée sur cet article:
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/935505-le-chomage-est-trop-confortable-en-france-le-buzz-indecent-de-sophie-de-menthon.html?utm_source=outbrain&utm_medium=widget&utm_campaign=obclick&obref=obnetwork

"Il y a quelque chose de terrible et c'est vrai que c'est violent, il faudrait parfois rendre le chômage moins confortable en France (...) Et je dis que malheureusement, ceux qui ont besoin de retrouver du boulot se battent pour le retrouver tout de suite, et il y a des catégories dans les métiers en tension, où quand on quitte une boîte, on prend 4, 5 mois, parce qu'on reste 4, 5 mois au chômage et on sait qu'on aura du boulot après et on en profite."

  Le chômage moins confortable?? J'ai récemment travaillé pour moins de 400 € d'indemnités + 150 € de salaire - 150 € de frais d'essence... J'ai gagné moins à travailler qu'à rester chez moi!

  Le rsa, c'est 400 € pour tout: loyer, électricité, gaz, eau, nourriture, vêtements quand on peut, chaussures (j'use actuellement ma dernière paire de talons, je n'ai pas pu faire refaire les talons de mes autres paires de chaussures, à 15 € le talon, c'est trop cher!), produits d'hygiène, médicaments, essence, transport et j'en passe!

  Le chômage confortable, j'ai connu quand j'y suis arrivée, j'ai eu 700 € pendant 3 mois, c'est vrai mais ensuite, j'ai eu bien moins! Chaque fois que je travaille pour quelques heures, je perds de l'argent si j'ai besoin de ma voiture, mais je le fais! Par fierté, pour trouver un jour ma place dans la société!

  Créez donc des emplois, madame, soyez indulgente avec les candidats: pas de diplôme inadéquat avec le poste, pas d'expérience demandée démentielle, ne soyez pas désagréable avec les personnes ayant changé d'orientation, inquisitrice sur les périodes de trous (j'aurais dû écrire soupçonneuse!).
Une personne motivée vaut mieux qu'un diplôme, une expérience dans le domaine d'activité de l'entreprise ou un parcours rectiligne!

jeudi 22 août 2013

Prendre confiance en soi

 
Comment prendre confiance en soi?  En résumé: prendre conscience de sa valeur et des ses qualités; se lancer et s'obliger à avancer, se lancer des défis à notre portée.

Je vais, une fois n'est pas coutume, faire une liste de "trucs" qui m'ont aidée par le passé à passer de très timide (limite coincée) à une juste dose de confiance en moi.

- Arrêter de se comparer aux autres: chaque personne est unique avec ses qualités, ses défauts, ses expériences de vie, son éducation, son passé
- Faire une liste de ses qualités
- Se lancer des défis à mesure de ses capacités et y aller progressivement
- Se mettre une fois pour toutes en tête que tout le monde fait des erreurs (sauf ceux qui ne font rien) et que ce n'est pas forcément grave
- Prendre soin de son apparence physique et vestimentaire
- En cas de critique, se demander à tête reposée si elle est ou non justifié
- Accepter de ne pas être parfait
- Sourire et se tenir droit, tête haute
- Se féliciter chaque fois que l'on fait une chose difficile (oui, c'est très important)

lundi 5 août 2013

La solitudine


  Magnifique, n'est-ce pas?

  Sauf que je vis cette "solitudine" (comme le chante Laura PAUSINI) au quotidien.
Ce n'est pas un choix, c'est subi et j'en souffre quotidiennement. Pas de petit ami stable, pas d'amis (la vie a fait que nous nous sommes éloignés), pas de famille proche, juste des voisins et des connaissances de mes activités. Et où les rencontrer? Comment nouer des relations? Mis à part, mes racailles qui me draguent, difficile de trouver quelqu'un à qui parler...
J'en souffre: difficile à 30 ans d'expliquer que l'on soit seul, c'est jeune pour ça mais c'est mon quotidien.

  Je ne désespère pas de trouver un jour, amitié désintéressée (oui, les hommes qui me draguent à mort sous couvert d'amitié et partent sans prévenir, je connais... Sauf que mon cœur s'est pris d'amitié pour eux!)  et amour...

  Non, être seul n'est pas une tare, n'est pas le lot des asociaux, c'est la vie, alors ouvrez nous vos portes et vos cœurs, nous ne sommes pas une menace, nous avons tant à apporter!

  J'ai trouvé quelques sites si cela peut aider quelqu'un mais je ne les ai pas regardés en détail:

Articles
http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Solitude/Reponses-d-expert/Pourquoi-ne-jamais-parler-de-la-solitude
 http://www.psychomedia.qc.ca/vos-temoignages/solitude-par-choix
 http://www.rue89.com/2011/02/13/ils-ont-20-ans-et-souffrent-de-la-solitude-moi-on-ma-zappe-189130
http://2gethers.over-blog.org/article-louer-un-nami-63887125.html (humoristique, j'espère)

Forums gratuits
http://nerestezpasseul.forumactif.org/ 
http://croiseedeschemins.forumactif.org/forum forum tout neuf

Ce sont les deux seuls forums qui m'ont semblé sérieux et axés sur le problème de solitude.

mardi 18 juin 2013

Ma vie chez Pôle Emploi 4 ou comment les conseillers n'écoutent pas

  Nouvelle conseillère, nouvelle méthode! Elle est bien gentille pour une fois mais toujours inefficace et à côté de la plaque!
Ma problèmatique est la suivante: comme je ne trouve pas de "vrai travail" dans mon secteur, je souhaiterais soit me spécialiser dans un domaine plus porteur, soit faire totalement autre chose dans un domaine qui ne soit pas "bouché" si tant est que cela existe actuellement.

  Ma conseillère a d'abord voulu à tout prix me faire faire un bilan de compétences! Pour prouver aux employeurs mes capacités... J'ai de l'expérience et le diplôme adéquat donc je n'en vois pas trop l'intérêt, ça coûte cher à l'Etat et moi, je perds mon temps!

  Comme j'ai fait des "boulots d'été" dans la restauration et le secteur médico-social, elle a voulu m'envoyer là-dedans. Je ne m'y suis jamais plu et j'ai toujours attendu la fin de mon contrat en comptant les jours (et en pleurant sur mon maigre salaire qui ne correspondait pas aux efforts fournis!). Je le lui ai dit, elle a continué à insister lourdement sans penser une seconde que j'ai pris une direction qui n'a rien à voir!

  Aujourd'hui, elle veut me mettre dans une "action" (j'ai fini par comprendre que c'est ce qu'ils veulent tous nous faire faire: nous mettre dans une "action"). Soit que cela fasse baisser les statistiques, soit que cela soit une preuve de l'efficacité du conseiller, mais ils aiment ça!
J'ai le choix entre" prouver" mes compétences durant un stage non rémunéré, un énième "stage de remotivation" (qui permet toujours d'échanger des informations entre participants donc à la limite) et un bilan de compétences.

 Fleury Michon, Paul Chômage, elle est pas belle la vie?

mercredi 20 juin 2012

Problèmes de mémoire

  Plus le temps passe, plus ma mémoire "flanche". C'est difficile à vivre, surtout que la plupart des gens ne le comprennent pas. Je le fais exprès, j'exagère, je me cherche de fausses excuses...

  Plus le temps passe et plus cela empire. Je suis assistante de direction, vous le savez. J'ai eu des difficultés pendant une année à trouver un emploi. Jusqu'ici, je gérais à peu près même si les choses ont empiré ces derniers mois. Me retrouver d'un coup sur un poste à responsabilité est difficilement compatible avec cet état de fait, je le crains.

  C'est difficile à vivre. Je me suis battue pendant des années pour trouver un vrai poste! Je ne sais pas quelle part a le stress dans ces problèmes de mémoire. Il aggrave la chose mais dans quelle mesure? 

  Du coup, je fais des erreurs dont je ne souviens même pas, parfois! Le "trou blanc", le vide, le néant, rien! Je ne m'en souviens plus...
Je comprends que parmi la masse de choses que je fais en une journée, mon cerveau trie et classe, sauf que nous ne sommes pas d'accord sur ce qu'il faut garder! A priori, un travail fait n'a pas besoin d'être gardé en mémoire; sauf qu'un collègue peut émettre des réclamations ou me demander de le recommencer. Comment lui expliquer que j'ai oublié la marche à suivre ou que je ne sais plus ce que j'ai fait de telle ou telle chose que je n'ai pas notée car je pensais que c'était traité?

  Tout noter? Jusqu'à quel point? "La fiche X. donnée par G. le tant est dans le dossier jaune, onglet XYZ"? Il me faudra un gros registre dans ce cas!

  Dois-je arrêter mon emploi en cours (qui me plaît! et peut me donner l'expérience qui me fait cruellement défaut) avant de faire une grosse erreur dont je ne me souviendrait peut-être pas? Changer de voie, pour faire quoi? Un emploi basique, sur lequel je vais m'ennuyer? Mes aspirations professionnelles et mes capacités physiques sont-elles compatibles?

dimanche 4 mars 2012

C.D.I.: Centre de Documentation et d'Information?

  J'ai bientôt un entretien pour un C.D.I. (non, pas au Mac Do!); j'ai mes chances même si je ne sais rien des critères du recruteur et du nombre de personnes contactées. Je croise les doigts; pour l'instant, le stress ne monte pas. Je continue à chercher pour le cas où, je ne suis pas prise.

  Si je suis prise, je continuerais de dénoncer le désert et les difficultés traversées par les chercheurs d'emploi, en me basant sur les témoignages recueillis dans mon entourage ou mon expérience passée; tout en témoignant de la difficulté de débuter sur un vrai poste si j'en rencontre, mon ressenti, mes craintes... Je sais que mes interrogations sont partagées et si je peux redonner de l'espoir à d'autres, je ne m'en priverais pas! Ce sera la fin de mes difficultés financières (je vais devoir me serrer la ceinture ces deux prochains mois pour payer mon assurance automobile si je ne suis pas prise: mon compte est vide ou presque; sinon, niveau essence, ce sera délicat); mon rêve? Partir en vacances, meubler mon appartement, déménager.
Si je ne suis pas gardée, c'est que le poste ne me convient pas et que j'y aurais été malheureuse... Ce ne sera pas un échec.

  Aujourd'hui, après une période de déprime, je me sens prête à soulever des montagnes! J'ai trouvé mon équilibre personnel: entre mes cours de langue régionale, mes cours de danse, mon engagement politique et associatif. Je suis prête si le prince charmant sonne à ma porte, mais je privilégie ma vie professionnelle, le temps de me stabiliser.

  "Ne brisez pas mes rêves, avant que ma vie s'achève", c'est un extrait de la chanson "Mes rêves" de Wallen.

jeudi 23 février 2012

Désillusion d'une jeune diplômée 2

  Je traverse une période de déprime de quelques jours, dont je commence à sortir doucement. Je me suis accordé du temps pour moi (ce que je fais peu): m'offrir des gels douche chez Yves Rocher (ce n'est pas perdu de toutes manières), un tee-shirt chez Armand Thierry (ma marque de vêtement préférée; en promotion et puis, il va durer donc pas de regrets), des chocolats (ça fait du bien), le plaisir de flâner et faire du lèche-vitrine pour une fois.

  Me doucher, faire mes masques, me maquiller, me coiffer, c'est un moment de plaisir pour moi: je m'occupe de MOI, moi seule et personne n'a intérêt à me déranger! Les produits cosmétiques sont les seules folies budgétaires que je m'accorde (je dilue mes gels douche et shampooings, je mets la juste dose de crème et maquillage en profitant au maximum des sites offrant des échantillons gratuits, des promotions; si je dois en arriver à me laver les cheveux avec un oeuf par manque d'argent, je le ferai! J'ai acheté du shikakai pour essayer car ce n'est pas très cher (un mélange de plantes en poudre qui lave); au pire, je passe à la méthode du water only (massage vigoureux du cuir chevelu sous l'eau chaude avant un bon brossage à la brosse en poil de sanglier quand les cheveux sont secs). Je fais mes masques capillaires maison avec des produits de mes placards. J'achète mon maquillage sans marque au rabais et je l'économise au maximum.). Je profite des réserves que j'ai faites cet été, sentant les difficultés arriver pour me donner l'illusion d'être une personne normale.

  Le jour des résultats du diplôme, j'avais des projets plein la tête: je vais travailler, m'offrir enfin les vraies vacances qui faisaient défaut (ça m'a valu un coup de déprime deux mois avant le diplôme, besoin de changer d'air, sans doute entretenu par les autres élèves qui parlaient de leurs vacances d'été ou de leurs week-ends chargés (quand c'est papa-maman qui paie, ça aide!)), m'offrir une voiture, payer mon permis... Euh, non! Ton diplôme ne vaut RIEN sur le marché de l'emploi, mais merci pour le chèque! 
  J'ai mal de me sentir inutile à la société (alors que j'ai tant à apporter!), de ne pas pouvoir réaliser mes projets, de connaître des fins de mois difficiles, sans aide financière de mes parents (qui le pourraient, mais ça je m'en fiche; c'est plus pour le principe: jamais ils ne se demandent comment je m'en sors financièrement!) et surtout morale (je n'ai aucun soutien de mes parents, à part me culpabiliser, ils ne font rien; ils ne comprennent pas que faire de la saisie "à la con" quand on a un bac+2, ça fait mal à l'estime de soi! Surtout quand on a déjà des bleus à l'âme parce qu'on n'a aucun moyen d'imaginer un avenir professionnel proche ou lointain). Je ne verrai ma conseillère Pôle chômage que mi avril d'après ce qu'elle m'a dit! J'ai déjà parlé de son inefficacité légendaire mais cela donne toujours une brève impression d'avoir avancé un peu, et puis, pouvoir exprimer sa détresse (même si elle n'est pas entendue), ça fait du bien...
  Depuis peu, j'en viens à penser que mon inactivitié m'a amenée à perdre mes compétences! Je voudrais bien qu'on m'explique comment c'est possible, elles ne s'envolent pas avec le vent hivernal... Qu'il me faille un temps de réadaptation ou une formation pour les mettre à jour, c'est compréhensible; mais les perdre...
  Promis d'ici quelques jours, je reviens pleine de force et de vigueur, prête à conquérir le monde!

mardi 3 janvier 2012

Alimentation biologique et budget

  Depuis longtemps, je ne supporte plus les produits industriels!

Exemple de poudre chocolatée:
Marque de distributeur: sucre, 20 % dextrose, 20 % cacao dégraissé, lécithine de soja, sel (?), emballage en plastique; 5 ou 6 cs par tasse car il n'a pas de goût; il est dans les 1, 50 €
Marque biologique: sucre de canne, 32 % de cacao dégraissé; le tout biologique et issu du commerce équitable; 2 cs et le goût du chocolat en poudre Van Houten, soit de vrai chocolat; prix 5 €
J'en utilise donc 3 fois moins, il revient donc moins cher que les marques premier prix de mon supermarché!

  Même constat pour les gâteaux qui ne "calent" pas, j'en mange deux fois moins pour être rassasiée avec du biologique: le coût devient équivalent.

  Comme quoi, si l'on prend la peine de regarder, le biologique peut devenir accessible en biocoop ou supermarché.

dimanche 27 novembre 2011

Chômage et entourage 1

  Combien de remarques blessantes ai-je essuyées durant ces derniers mois de chômage qui s'éternisent?

  "Quand on cherche, on trouve!", dit par une personne en C.D.I. qui n'a jamais vraiment cherché de travail sauf une période de chômage avec l'expérience nécessaire pour retrouver un emploi et défendre sa candidature.

  "Tu ne t'ennuies pas, toute seule chez toi?"; réponse: "non, pourquoi? Je cherche du travail"; cela dépend des jours, parfois on est motivé et l'on essaime à tout va; d'autres jours, quand la déprime survient, elle prend le dessus et il m'arrive de tourner en rond, dégoûtée de voir mes rêves résister à tous mes efforts. Heureusement que cela ne dure pas.

  "Tu préfères rester chez toi...", sous-entendu que travailler! Bien sûr... Entre un C.D.I. dont le C signifie Contrat et un C.D.I. au C de Chômeur, à votre avis, je choisis lequel??

  Il m'arrive d'écourter des visites, de me déconnecter de la conversation, de m'arrêter pleurer sur le bord de la route ou de pleurer sur le trajet du retour avec la musique au maximum dans la voiture; car mon coeur est trop lourd.

  Ces personnes oublient la solitude, l'ennui, les difficultés financières, les privations quotidiennes, le sentiment d'inutilité et d'échec, l'isolement, l'absence de vie sociale (Tu sors? Non, j'ai autre chose de prévu, je suis fatiguée, (toute autre excuse que "je n'en ai ni les moyens, ni l'envie"), le questionnement continuel (j'arrête, je continue, je change de voie), l'obligation de se raccrocher aux seules choses qui fonctionnent pour ne pas sombrer (loisirs, amis, animaux...).

vendredi 11 novembre 2011

Pouce!

  Le SMIC va augmenter de 2.1 % en décembre, soit près de 29 € par mois, en plus, pour un temps complet! Vu l'inflation, cette hausse sera vite utilisée; pendant ce temps là, le gouvernement réduit la prévision de croissance à 0,6 %.

  Silvio BERLUSCONI et Georges PAPANDRÉOU ont démissionné, qui sera le prochain?

mercredi 9 novembre 2011

Fôtes dortographe biento admize??

  Un sujet du journal de TF1 qui m'a fait bondir: la réforme de l'ortographe approuvée en 1990 par l'Académie Française qui n'est pas appliquée! Qu'elle le reste!

 Au menu: "nénufar", "ognon", "maitresse" et "lunetier"... Je pleure rien que d'y penser! Pire: plus d'accents circonflexes sur les -i- et les -u-.

 Je ne sais pas ce que nos brillants académiciens avaient en tête, ce jour-là, mais s'ils réforment l'orthographe car elle est soudain devenue "compliquée", serait-ce qu'ils considèrent la jeune génération incapable d'assimiler les règles de base de l'orthographe??

  Pour reprendre les exemples du journal de TF1: "nénuphar" deviendrait nénufar ( du Persan: nînûfar), à la limite pourquoi pas?
"Oignon" deviendrait ognon (du Latin unionem (accusatif (C.O.D) de unio, issu lui-même du unus (un du fait du tubercule unique qui le différencie de l'ail))). Je préférerais encore qu'ils reprennent l'orthographe d'origine: union ou comme en Anglais: onion!
"Maîtresse" deviendrait "maitresse" de "magister" en passant par "maistre". Là, je ne suis pas d'accord: les accents circonflexes (qu'un certain nombre de jeunes enfants appellent "chapeau", ne connaissant pas ce terme "technique"! à ma grande frayeur...) sont généralement le reste d'un "s" disparu du fait de l'évolution de la langue! (feste pour fête, festin, festival, festivités; fenestre pour fenêtre, défenestrer; castel pour château...).
"Lunette" vient de "lune" avec le diminutif -ette: une paire de petites lunes!

  Et qu'en est-il des paronymes? "Chasse" et "châsse", "du" et "dû"," mur" et "mûr", "côte" et "cote", "côlon" et "colon", "mue" et "mûe", "tache" et "tâche"... L'accent est bien là pour les différencier à l'écrit comme à l'oral, non?
Juste pour rire: "Monsieur, vous souffrez du syndrôme du côlon irritable!" ou "Monsieur, vous souffrez du syndrome du colon irritable!": à la limite, cela fonctionne pour "syndrôme" (prononcé différemment avec un "o" ouvert!) mais "côlon" et "colon" n'ont pas le même sens!!

  Les écoliers ne sont pas plus stupides que nous autres! Ces règles d'orthographes et leurs exceptions nous ont valu des larmes et des mauvaises notes, de la souffrance, certes! Mais une fois maîtrisées, elles nous permettent de nous approprier notre langue avec son histoire, de différencier deux homophones et de nous montrer dignes de cet héritage culturel!
Héritage que nos anciens ennemis ont pris comme modèle pour enrichir leur langue: les Anglais! A café (salon de thé), to demand, an evidence (preuve), hazard (catastrophe), issue (solution), scene, pocket, challenge, channel (canal), island (plus proche de l'ancien isle devenu île)...

  Ne laissons pas ces académiciens supposés se montrer garants de la sauvegarde de notre langue détruire ce qui en fait sa richesse! Je me demande ce qu'en dirait le Cardinal de Richelieu! Je ne les appliquerai pas, et mes enfants non plus! Evolution et modernisation: oui; dénaturation et appauvrissement: jamais!

vendredi 28 octobre 2011

Sarkozy face à la crise!

"S'il n'y avait pas eu d'accord hier soir, ce n'est pas simplement l'Europe qui sombrait dans la catastrophe, c'est le monde entier" avec la faillite de la Grèce. Je pense que cette phrase va bien faire rire les Chinois! L'Europe n'est pas le monde, même si elle est importante bien sûr! Ouverture de l'intervention de Mr SARKOZY "Face à la crise" d'hier soir.
 "Crise à la hauteur de celle de 1929" qui a concerné le monde entier! Sauf qu'en 1929, les gouvernements ont agi pour sortir de cette crise. Mr SARKOZY rappelle que la dette Grecque est passée de 200 à 100 milliards (effacement de 50 % de la dette, payée par nous entre autres) grâce au sommet Européen, avant de fustiger l'entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001 et de lui demander des efforts supplémentaires.
 Le fonds de stabilisation européen (passé de 440 à 1 000 milliards d'euros sans coût pour les contribuables!) amène 25 milliards d'euros supplémentaires à la Grèce, son remboursement et les intérêts qui en découlent rapporteront de l'argent! Sauf que si cette dette est partiellement effacée par la suite...qui va payer?
  Il rappelle que depuis 1974 (1er choc prétrolier), aucun budget Français n'a été à l'équilibre, ce qui conduit à des emprunts sur les marchés: grâce à notre note, AAA notre taux d'intérêt reste à 3 %.
En France, les salaires et retraites n'auraient pas diminués grâce à la réforme des retraites: le pouvoir d'achat diminue, la réforme des retraites va mécaniquement diminuer les pensions de retraite. Le taux d'intérêt Allemand à 2,5 % serait le résultat de leur réforme des retraites (et la faute à la retraite à 60 ans! Et aux 35 h! Donc aux Socialistes! Il fait bien de le rappeller à 6 mois des élections).
  Concernant la retraite, il a "découvert" ce problème en arrivant au pouvoir: une partie de celle-ci est payée par la dette. où vivait-il avant? Ce n'était pas un secret d'État que je sache!
  Les banques Français, "les plus solides du marché", ont acheté des subprimes et il ne trouve pas normal que leurs clients le paient. Et que le plan de soutien aux banques coûte de l'argent aux Français. Et le plan de rigueur qui a suivi? C'est nous qui le payons, chaque jour qui passe!  Le gouverneur de la banque de France (pouvoir de sanction et de contrôle) recevra tous les banquiers pour veiller à la bonne utilisation des fonds prêtés, il se dit sceptique quant à la séparation des banques de dépôt et d'affaires (proposition socialiste!!).
  Concernant l'importance de l'aide à la Grèce, l'inter-connexion de l'économie est évoquée. Il revient sur la réforme des retraites, il a fait son "devoir" en assumant "ses responsabilités" avec un système au "bord de la faillite" et fustige la retraite à 60 ans, sa réforme a "protégé la France" et la situation Grecque et Italienne en sont la preuve! Je doute du raisonnement, vu le nombre de facteurs qui entrent en jeu...
  "Quand on est malade, on a le droit de se faire soigner!", il rappelle le droit aux indemnités chômage et à la retraite, ce qui est le modèle social Français (qu'il est en train de casser): si on vit plus longtemps, on travaille plus longtemps (il faut le pouvoir!), l'"affaire des 35 h a été une folie!" (un coup bas pour les Socialistes!).

  Quand Mr CALVI embraye avec le budget en déficit et le creusement de la dette, Mr SARKOZY dit qu'il ne veut pas rejeter la faute sur les autres (ce qu'il a fait, deux minutes plus tôt!). Contre la crise, travail, innovation et formation! Le président nous ressort le "Travailler plus pour gagner plus!", encore faut-il le pouvoir: le taux de chômage en est la preuve!
  Mr SARKOZY nous fait le service après-vente de ses réformes (pour en 2013, arriver à un déficit à 3 % du PIB): non-remplacement d'un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite, autonomie des universités, investissement massif dans l'avenir. Il veut faire converger l'économie Allemande et Française, ce qui est aussi vague que précis! Impôt sur les sociétés (divisé par deux!), modèle social (participation des importations au financement du modèle social, réciprocité (barrières douanières...) (idée émise lors du débat socialiste!)).
  1, 75 % de croissance prévue en 2011 et 2012, revue à 1 % en 2012 (comme les Allemands, une fois de plus, à croire que la France ne fait que les suivre!), soit 6 à 8 milliards d'euros d'économie  à trouver! Le G20 devrait être décisif!
Une hausse de la T.V.A. généralisée est exclue pour préserver le pouvoir d'achat! Il est déjà bien maigre, alors...
  Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur 2 partant en retraite, est maintenu: trop de fonctionnaires pas assez payés!
Il a fait son devoir en ne cédant pas aux manifestations sur les retraites et la réforme des universités!
  La phrase du jour: "La rigueur serait baisser les salaires et les retraites"; la réforme des retraites les fait baisser au vu du taux de chômage de senior et au report de l'entrée des jeunes dans la vie active! L'inflation, non compensée par une hausse des salaires, fait baisser le pouvoir d'achat, non?

  Il n'a toujours pas été élu pour augmenter les impôts! "Nous sommes le dernier pays d'Europe à avoir un impôt sur la fortune"! Nous sommes le pays le plus généreux avec les étrangers, ce qui veut dire quoi?? Tout ceci le ramène à la convergence franco-allemande! Même impôt sur le bénéfice des sociétés, même TVA et fiscalité du patrimoine. Sauf que leur croissance n'a rien à voir avec la nôtre...
  Il estime que le déficit est terminé, à l'horizon 2013, avec une règle d'or d'ici fin 2012 pour tous les pays Européens! Qui va devoir se serrer la ceinture? Personnellement, ça fait longtemps que j'en suis au dernier cran!

  La relance de l'économie? 36 milliards d'investissements d'avenir, le T.G.V.: 4 par an au lieu d'un, le transport par container sera développé, le canal Seine Nord pour le transport fluvial, la suppression de la taxe professionnelle (remplacée par quoi?) (6 milliards de charges en moins pour les usines: qui l'utiliseront pour créer des emplois??), la rupture de compétitivité en France est liée aux 35 heures! (donc à la gauche, n'oubliez pas les élections!).
  L'aide des chinois à l'Europe n'est pas exclue (rachat de la dette) et est même incontournable! Vu le respect des droits de l'homme dans ce pays, ça fait peur!
Concernant les sondages, il estime ne pas avoir à en tenir aucun compte, avoir un travail à faire que les Français jugeront! 70 % de mécontents! Il estime ne pas pouvoir être président et candidat, nous aurons la réponse en début d'année... Ca promet pour la suite: rigueur encore et toujours! Les journalistes n'ont hélas, pas pu réfuter ce discours présidentiel, comment leur en vouloir: ils ne sont pas spécialistes de l'économie! Etrange, n'est-ce pas qu'il n'y ait pas eu un économiste parmi eux?