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vendredi 15 juillet 2022

1, 2, 3, 4: T'as Thor sur toute la ligne

  Après des années d'attente, la faute à méchante pandémie de virus chinois, j'ai enfin pu visionner Thor 4 Love and thunder (genre, ils ne pouvaient pas traduire le titre...). Je ne me souvenais pas que c'était aussi cher depuis le temps et qu'il faut bien choisir ses films. Je travaille donc tant pis...

  Attention, plein de révélations, on dit divulgâchis maintenant (ou spoualeur pour les anglophones).

  Ca part bien avec un gros méchant bien nommé Gorr qui perd sa fifille et qui pour se venger veut tuer tous les dieux. Ok, pas mal, on retrouve un Thor aussi paumé qu'au début du 3 et je me suis demandé à quoi tout ça avait servi surtout quand on voit ce que donne la Nouvelle Asgard, un gros parc d'attraction. Si c'est pour ça que Valkyrie est devenue reine, c'était bien la peine. Je rêve de voir Thor reprendre son trône, il serait temps. Thor faisait dieux savent quoi avec les gardiens de la galaxie et il décide de faire bande à part avec Korg (pourquoi lui, d'ailleurs? Aucune idée.).

  Après une vie commune qu'on aurait aimé voir un peu plus où on se rend compte qu'il est difficile d'être une femme active en couple avec un homme qui passe son temps à sauver le monde ce qui aboutit à une rupture (par lettre, en mode goujaterie avancée indigne des personnages), Jane se découvre un cancer (un petit lien avec la matière noire de Thor 3 qui aurait pu en être la cause aurait été bienvenu mais non, ça tombe comme un cheveu sur la soupe même si je pense que c'est mieux amené dans les BD) et en cherchant une solution, elle se rend compte que Mjölnir peut guérir les maladies. Elle part à la recherche de son dieu nordique préféré qui se morfond... pour faire original (Thor 3 bis, en somme). Bref, Jane finit par devenir la maîtresse du marteau de Thor qui lui a son Strombreaker tandis que le boucher des dieux tue les dieux un à un. 

  Les dieux que nos héros vont rencontrer sont pathétiques au possible, les blagues éculées et pas drôles, le non-comique de répétition avec Mjölnir qui fait des siennes et les crises de jalousie de Thor et le délire sur les chèvres, c'est juste lourdingue au possible. 

  Le méchant, le massacreur des dieux n'est pas si méchant que ça et ses motivations sont légères (ma fifille est morte, je vais tuer tous les dieux du monde, bouh) et qui lui a accordé ses pouvoirs, pourquoi? Mention spéciale à la partie en noir et blanc mais c'est tout pour ce pâle méchant. Le combat final ne sert qu'à affaiblir Jane qui en crève, on est loin du Thor qu'on a découvert au début de Thor 1er du nom.

  Les gamins kidnappés super stoïques qui ne pleurent pas leurs parents et qui se battent comme des guerriers sans pleurer ni rien, c'est trop. Heimdal junior que j'ai trouvé méga flippant surtout qu'il sort de nulle part, on ne le voit jamais auprès de feu son papounet pour apprendre le métier. Au final, peu de personnages importants meurent (ah si, Jane mais on la retrouve au Valhalla auprès d'Heimdal donc s'ils la font revenir, ce n'est pas pour rien. De toutes manières, Thothor n'a pas versé une larmichette pour son soi-disant grand amour de sa vie donc on s'en doute un peu.

  Les moments sympa: le moment où on peut admirer la plastique de Thor qui est quand même un beau mâle, le début avec la vie commune de Thor et Jane que je trouve expédiée et la scène de fin de ces deux-là. Je suis moyennement fanatique de Thor en papa poule mais ça lui va bien et ça promet des surprises pour la suite. La partie en noir et blanc, la scène d'exposition du super méchant et c'est tout.

  La musique? Quelle musique? Je n'ai rien retenu des musiques, c'est dire... Ah si, des morceaux déjà connus, ils ne se sont même pas foulés à faire des musiques originales (pourtant, elles étaient chouettes).

 En 4 films, la relation entre Jane et Thor qui est toute mignonne n'a pas l'air d'avoir évolué, oui, ils se disent qu'ils s'aiment mais on les retrouve tout en retenue comme dans Thor 1, 2 et 3 à se demander s'ils s'aiment avec à peine un petit bisou par-ci par-là.

  Je n'ai pas regardé les scènes post-générique tant j'étais dégoûtée mais après lu les résumés internet, ça me semble mal parti. Le Zeus de pacotille en grand méchant? Le pathétique Hercule pour le seconder? Bref pour moi, c'est un raté, à voir s'ils se rattrappent pour le 5.

vendredi 27 juillet 2018

Mécénat et streaming

  En tant qu'artiste qui a au moins un court instant espéré être publié et pourquoi pas gagner un peu d'argent, je m'interroge beaucoup sur tous les moyens d'accès gratuits à l'art.

  Entre le streaming, YouTube et autre, je me pose des questions. Pourquoi les gens iraient acheter un cd (enfin, le télécharger légalement s'entend, à une dizaine d'euros) alors qu'il leur suffit de se faire une playlist sur YouTube (je pense que c'est possible; personnellement, je n'ai pas été vérifier) pour l'écouter depuis chez eux.

  Le travail de création artistique, c'est... du travail. Rares sont les auteurs qui publient un livre par an ou un album par an, c'est long et toute cette phase de préparation n'est pas rémunérée. Si le livre ou l'album ne sort pas parce qu'il ne leur plaît pas ou plus au final ou que personne ne veut le proposer à la vente, l'artiste aura travaillé pour rien sur le plan financier. Et il doit manger, se loger, se nourrir. Mais on va me dire qu'il gagne des millions. Mais oui mais non, pas tout le monde; tous n'ont pas de subvention et même si c'est le cas, ça reste du vol.

  Il m'est personnellement arrivé de vouloir aider un artiste peu connu ou même connu. J'ai l'habitude de donner en début d'année à des associations selon mes revenus du moment. Mais durant le reste de l'année, il m'arrive d'être assez riche pour donner pour des projets de rénovation de bâtiments (l'opéra de Paris, de petits châteaux en péril) ou des associations, pas beaucoup mais si beaucoup de personnes donnent un peu, à la fin, ça fait beaucoup. Pourquoi ne pas soutenir des artistes? L'idée ne me semble pas du tout saugrenue, loin de là, à l'heure où ils se plaignent à juste titre des téléchargements illégaux.

  Sauf que ce n'est pas possible et qu'ils ne le proposent jamais sur leurs sites internet (sauf peut-être les petits groupes). Personnellement, je ne vois pas où est le problème de donner quelques euros à Céline Dion ou André Rieux (qu'en vrai, je déteste) ou Stephen King parce que j'ai acheté un cd, un livre ou écouté une chanson ou une interview, lu une nouvelle sur leur site et que je veux les récompenser de m'avoir fait passer un bon moment. Ou plus simplement parce qu'on m'a prêté un de leurs livres/CD et que j'ai envie de les rémunérer pour le moment de lecture ou d'écoute (même petite, je ne trouvais pas ça normal, j'achète un livre et je le garde à vie, je peux le relire et le prêter à dix personnes, l'auteur gagnera la même chose sur l'achat).

  Bref, j'espère que ça se développera un jour et je ne vois pas de réel souci à ce système. Ca reste du mécénat et ça a toujours existé. Internet permettrait à chacun de donner pour les artistes qu'ils veulent soutenir. Malheureusement, ça donnera bonne conscience à ceux qui téléchargent illégalement. Je ne prétends pas ne l'avoir jamais fait mais je m'arrange toujours pour aller voir les films que je veux vraiment voir si mes finances me le permettent. Et avec les prêts de dvd entre amis et en famille, je m'en tire plutôt bien. Je dois être une des rares personnes en France à attendre sagement la sortie des dvd de GOT pour voir la suite (en vrai, je lis des articles internet) mais je ne les regarde JAMAIS en streaming, ça gâche tout le plaisir (même si je sais que j'achèterai le pack dvd avec bonus).

vendredi 18 mars 2016

Films d'horreur, horreur en salle

  Je regardais Sinister, un film d'horreur sympathique, pas le plus effrayant du monde mais avec une idée de base que je trouve bonne, sans être hyper originale. Je suis allée sur la page Wikipédia comme je le fais souvent pour en savoir plus sur les éléments du film (les démons, les légendes qui ont servi de base ou juste les anecdotes du film, s'il y a une suite ou un film qui reprend les mêmes éléments). Bref, tout en bas, je suis tombée sur cet article http://www.lexpress.fr/culture/cinema/sinister-deprogramme-de-40-salles-en-raison-de-debordements_1184835.html . Le film a été déprogrammé en salle à cause de débordements d'adolescents.  J'ai lu ce genre d'article pour le film Paranormal activity en autres. 


   Est-ce que le souci vient vraiment des films d'horreur? Franchement, je n'y crois pas une seconde. Des films d'horreur, je dois en voir depuis que j'ai 10 ans. Mes parents m'ont bien expliqué que c'était pour de faux, les effets spéciaux des années 90 pas franchement réalistes ont bien aidé. Je ne vais pas forcément voir les films d'horreur au cinéma (les chuchotements, les bruits de pop corn gâchent le plaisir), je préfère les voir chez moi, volets fermés avec en plus, les bonus et la possibilité de repasser un passage trop rapide. Par contre, ce n'est pas sur grand écran, c'est sûr. La seule fois où j'ai été embêtée au cinéma, j'étais allée voir le premier Shrek, avec des jeunes qui rigolaient bruyamment et exagérément à toutes les blagues, même celles destinées aux jeunes spectateurs et qui ne sont pas drôles au point de se tordre de rire, car ce sont des blagues faciles. Ca fait sourire sans plus. C'était une bande de jeunes isolée, arrivée après le début du film qui a rapidement été sortie de la salle par un vigile. Des ados de 14-15 ans qui se lançaient des pop corn et s'interpellaient à voix très haute en mettant leurs pieds sur les sièges de devant. 

  Je veux bien comprendre que les films d'horreur aient un avantage pour ce genre de personne: ils sont bruyants! Les cris, les paroles dites à voix très fortes des acteurs masquent quelque peu ces débordements et rendent l'identification des auteurs plus difficile. Mais en quoi, ce genre de film favorise les débordements?? "Certaines salles, le week-end dernier, ont connu quelques soucis avec les spectateurs de Paranormal Activity 4 : comptoirs à confiserie pillés, caissiers insultés, mictions sur les fauteuils, etc". Franchement, il est où le rapport?? Faire "peur" à son ami qui est juste devant en lui soufflant dans le cou, en faisant des grognements ou en l'effleurant pour rigoler en sortant de la salle, ça, je comprends parfaitement. On joue à faire peur à des gens qu'on connait bien, c'est de bonne guerre et ça ne dérange pas grand monde. Visiblement, les dégâts sur les fauteuils n'étaient pas liés à une mauvaise maîtrise du sphincter suite à un sentiment de peur soudain... 

  Déjà, ces comportements m'énervent mais en plus, que les cinémas préfèrent déprogrammer les films au lieu de mettre un vigile discret dans la salle qui ira faire sortir les contrevenants, à charge ensuite pour le cinéma de porter plainte pour que le fauteur de troubles se voit infliger une amende qui permettra de payer le salaire du vigile, c'est absurde et vraiment peu respectueux de la majorité des gens qui va regarder un film calmement, surtout au vu des prix des places actuel qui est juste exorbitant (oui, j'ai connu les places à 50 francs!). Mais, j'ai l'impression que c'est très Français de faire payer la majorité plutôt que de faire le nécessaire pour sanctionner une minorité. 

  Et c'est vraiment dommage d'avoir privé des gens innocents de la possibilité de voir ce film sur grand écran, dans le noir presque complet (ah, les petites lumières!!!) avec un son correct juste parce que c'était plus facile d'interdire ce film que de faire sortir de la salle des bandes de "petits cons" irrespectueux! Mais voilà, c'est plus facile... 

dimanche 31 mars 2013

La nuit des temps au cinéma 2



Je suis tombée sur cette vidéo par DEAMORINE FILMS sur Youtube  qui montre ce que pourrait être une possible adaptation de ce film au cinéma. Malgré un jeu des acteurs pas forcément parfait et des erreurs par rapport au film (Eléa est blonde...), elle est très bien faite et a pour mérite de rappeller l'existence de ce livre qui a tout pour faire un grand film... 

  En espérant voir ce projet adapté un jour sur grand écran... sans dénaturer l'histoire ou changer la fin ce qui serait un sacrilège!

  (je suis désolée, je n'arrive pas à mettre de lien fonctionnel, juste celui de la vidéo)

samedi 22 décembre 2012

La nuit des temps au cinéma??

  Comme beaucoup, je suis une grande fan de La nuit des temps de Barjavel http://leblogdazenor.blogspot.fr/2012/02/la-nuit-des-temps.html . 

  Il semblerait qu'enfin, une adaptation au cinéma soit envisagée... https://www.facebook.com/pages/La-Nuit-des-Temps-2013-Barjavel/521956261165163
Je suis d'ailleurs tombée sur ce sujet en faisant une recherche... 
http://discussions.tomsguide.fr/forum/id-1774611/nuit-temps-cinema.html

  Ce livre devait à la base être un film mais faute de moyens, l'idée a été abandonnée. 

  Quand Avatar est sorti, j'ai repensé à ce livre en me demandant pourquoi, il n'était pas adapté au cinéma... Ce Roméo et Juliette tragique sur fond d'apocalypse, tout en finesse, une des plus grandes tragédies que je connaisse, qui me retourne toujours le coeur mérite cette adaptation au cinéma. J'espère la voir un jour et qu'elle ne dénature pas cette histoire magique et intemporelle...en espérant que l'oeuvre et son dénouement soit respecté.

mardi 10 janvier 2012

Melancholia

  Un film dont j'ai attendu la sortie en dvd mois après mois! Un coup de coeur cinématographique: je suis allée le voir après une épuisante journée de travail, la séance a fini à 22 h 00, je suis rentrée chez moi pour repartir travailler le lendemain, avec des étoiles plein les yeux!

  L'histoire en résumé:
A une date indéterminée (ça sent la bourgeoisie Anglaise du 19 ème siècle, même si le téléphone et internet existent), Justine (Kirsten DUNST) va épouser Mickaël. Ils s'aiment, mais s'il semble fou d'elle à toujours calmer ses angoisses, elle se révèle relativement froide et distante avec lui, même si elle semble l'aimer: un mariage d'amour entre deux familles riches avec leurs querelles et leurs rapprochements.
La planète Melancholia se rapproche de la terre qu'elle n'est supposée que frôler.
Justine s'interroge sur ce mariage et sur sa vie au fur et à mesure que l'énorme planète se rapproche: elle semble être la seule à envisager un funeste destin et sombre peu à peu dans la mélancholie. Son beau-frère, féru d'astronomie, ainsi que les scientifiques se veulent rassurants: pourquoi se sent-elle triste et angoissée le jour de son mariage? Claire, sa soeur (Charlotte GAINSBOURG) très protectrice, la rassure autant que possible, persuadée que son mari a raison; néanmoins, elle finit par s'interroger.

  Le décor est planté: un possible sort tragique (fin du monde) qui vient bouleverser le plus beau jour de la vie de Justine, malgré les discours rassurants. Elle ne peut fuir (une planète, même immense, est difficile à fuir et pour aller où? le domaine est au milieu de nulle part). Est-ce seulement le fruit de son imagination? Quel lien la lie à cette planète qui la fascine et l'angoisse simultanément? (je repense à la scène du bain de lumière de lune de Melancholia au bord de la rivière) Comment se prépare-t'on à la fin du monde? Et si cet évènement remettait notre vie, si parfaite en apparence, en question?

  J'ai adoré les décors baignés de la lumière de Melancholia, la façon de filmer de Lars VON TRIER qui nous immerge dans le film aux côtés des personnages, l'angoisse et les émotions palpables des acteurs. L'histoire n'est pas larmoyante, les personnages ne jouent pas les héros; ils réagissent comme nous pourrions réagir dans cette même situation, fourmis sur un immense radeau en perdition.
 

vendredi 23 décembre 2011

Le Club des Incorrigibles Optimistes

  C'est le titre de ce livre qui m'a interpellée, tout d'abord; et la photographie de la couverture a confirmé cette impression: une photographie en noir et blanc à la Doisneau dont l'esthétisme m'a plu.

  Ce livre raconte l'histoire de Michel MARINI, jeune parisien de 12 ans dans les années 60. Photographe, lecteur compulsif et joueur de baby-foot, il se retrouve dans un club d'échecs en poussant le rideau de l'arrière salle d'un café. Il apprend ainsi l'existence du Club des Incorrigibles Optimistes, des réfugiés politiques Russes, Juifs ayant fui le régime communiste... qui aiment à se retrouver là à discuter politique, de leur vie passée en jouant aux échecs autour d'un verre; il y rencontre KESSEL et SARTRE; et va faire la connaissance de ces hommes et de leur histoire, se lier d'amitié avec eux.

  Ce club va amener ce garçon sans histoire à voir ses amis d'avant sous un autre oeil, sécher les cours malgré la suspicion des membres du club Léonid, Tibor, Sasha, Imré et les autres qui font tout pour qu'il continue à travailler ses mathématiques (où il est aussi nul que bien d'entre nous), le tout sur fond de rock'N roll, de parties de babyfoot et d'échecs, de guerre d'Algérie, de crise d'adolescence de son frère qui souhaite fuir le cocon familial et rejoindre l'Algérie durant la guerre d'indépendance, de conflits entre ses parents qui ne s'entendent plus; il découvrira la poésie, la photographie, le cinéma et rencontrera Camille, son premier amour qu'il recherchera durant des semaines après l'avoir croisée.
  J'ai aimé ce livre pour sa simplicité, facile à lire, on se sent proche des personnages qui sont tous attachants, humains; j'ai aimé découvrir l'histoire de ces hommes exilés et suivre l'évolution du jeune Michel. Un livre préféré de plus dans ma bibliothèque!

mercredi 24 août 2011

Sucker Punch

  "Chacun de nous à un ange. Un gardien qui veille sur nous. [...] Pour nous rappeler que c’est nous, chacun de nous qui détenons le pouvoir dans les mondes que nous créons.", le fim s'ouvre sur cette phrase...

Ce film traite de l'histoire d'une jeune fille que son oncle fait interner et souhaite faire lobotomiser, afin de toucher un héritage: échappera-t'elle à son destin? Une histoire touchante que je vous laisse découvrir sur Wikipédia (mais ne lisez pas trop, au risque de connaître la fin!). http://fr.wikipedia.org/wiki/Sucker_Punch.


  C'est un film qui m'a touché d'abord pour l'histoire de Babydoll, héroïne à laquelle je me suis attachée d'emblée (dont on ne sait pas le véritable prénom, ni son histoire seulement évoquée car il n'y a pas vraiment de retour en arrière, le film s'ouvrant sur des phrases sur lesquelles méditer relatives au destin, au théâtre et aux choix que nous avons pour le changer puis une scène de meurtre)... On devine qu'elle et sa soeur sont orphelines, on voit clairement le testament et la réaction de leur oncle qui veut les tuer, la fuite de Babydoll pour sauver sa vie; jusqu'à son arrivée dans l'institut psychiatrique où la sinistre Madame GORSKY fera danser les filles quand la fiction et la réalité se fonderont l'une dans l'autre lors de l'angoissante scène de lobotomie...


  Mon coeur s'est serré d'imaginer cette jeune fille de 16 ou 17 ans si frêle dans cette situation, lire son désespoir sur son visage m'a donné les larmes aux yeux...


  Puis, place à l'imaginaire de Babydoll au vert criard insupportable qui semble tout droit sorti d'un jeu vidéo qui m'a écorché les yeux tout le long du film! Des scènes d'action avec des combats contre des créatures fantastiques, des effets spéciaux qui m'ont bien plu dans des tenues sexy qui raviront ces messieurs mais je me demande si elles sont bien utiles (ou symbolisent-t'elles le passage à l'adolescence et la sexualité, par rapport à l'innocence d'avant??), surtout associées à des armes de guerre; puis une alternance entre le retour à la réalité (la vraie ou celle de Babydoll dans cette mise en abyme?) et l'imaginaire de notre héroïne, sur fond de musique...


  Héroïne timide et effacée qui prendra de plus en plus confiance en elle dans la quête des objets réels ou imaginaires, qui la méneront à la liberté...


  Echappera-t'elle à son destin? Où est la frontière entre le rêve et la réalité, entre le destin de Babydoll et de Sweet Pea?; et qu'en est-il de ses compagnes? Babydoll et Sweet Pea ont-elle dans leur fantasme imaginé échanger de vie l'une avec l'autre? Elles sont amies, ont toutes deux une soeur au destin tragique, à peu près la même histoire et font équipe... Sont-elles la projection, le miroir du moi intérieur fantasmé (l'héroïne du rêve, la guerrière qui trouvera la force de se battre; force que leur moi réel n'a pas, condamné à se résigner à son destin) l'une de l'autre?



  J'ai eu des moments de lassitude, où j'avais envie de zapper mais je voulais connaître la fin! Avec le recul, je me dis qu'en le revisionnant après avoir vu la fin, je comprendrai mieux les enjeux de ce film, qui aborde de nombreux sujets sérieux (les traitements psychiatriques dans les années 20 ou 30 (?), la cupidité, la place et la force de l'imaginaire, le jeu de miroir entre Babydoll et son double (?) Sweetpea et leur destin étrangement parallèle)...


  Je pense qu'il y a plusieurs niveaux de lecture dans ce film et des critiques de la société voilées... Sinon, il vaut le coup surtout pour les scènes de combat et aussi pour l'émotion que nous procure le sort tragique du début à la fin du film de l'héroïne dans sa quête de liberté... Même si j'attendais avec impatience la sortie du DVD, faute de l'avoir vu au cinéma et que j'ai du coup, peut-être mis la barre haut, je suis légèrement perplexe, en attendant un deuxième visionnage d'un regard plus averti.

 

jeudi 7 octobre 2010

Plan comm': "En piste pour 2012"

  Le président de la République multiplie les plans communication ces temps-ci, peut-être pour faire oublier la réforme des retraites et la désastreuse situation économique...

  Visite "surprise" (en présence de quelques caméras qui passaient par là tout à fait par hasard?) dans un lycée en ce mois d'octobre 2010 à Savigny Sur Orge (ça a l'air plutôt chic comme coin, mais bon) de Mr SARKOZY et de son escorte: Frédéric MITTERAND, ministre de la Culture; Luc CHATEL, ministre de l’Education Nationale, deux secrétaires d’Etat (Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET et Georges TRON), avec enfin le réalisateur Claude LELOUCH et le comédien Gérard JUGNOT "pour souligner davantage l’importance de cette mesure phare de la réforme du lycée" d'après le site de la mairie...

  “De temps en temps, le président aime faire des visites surprise”, confirme Franck LOUVRIER, conseiller en communication de l’Elysée; sans doute pour éviter un comité d'accueil en ces temps difficiles...
 N'oublions tout de même pas l'objet de cette visite: l’opération Cinélycée qui vise à la création d’une plateforme Internet de vidéos en ligne des grands classiques du cinéma mondial pour l’ensemble des lycées Français. L'idée n'est pas mauvaise en soi, mais ça fait beaucoup de "tapage médiatique" pour pas grand chose...

mardi 17 août 2010

Avatar: le retour!

  Le 1er septembre, Avatar de James CAMERON est de retour en salles!
La version longue avec des images inédites (8 minutes sur plus de 3 h 00 de film avec de nouvelles scènes d'action et de nouveaux décors), sera présentée pour une durée limitée en 3D évidemment!
Après les recettes engendrées par le film (qui a battu le film Titanic du même réalisateur), les ventes de DVD, blue-ray discs et des divers produits dérivés, on remet ça! En attendant les sorties d'Avatar 2 et 3!

 Je ne sais pas mais ça sonne comme un coup marketing! Pour 8 minutes de film, il aurait pu l'intégrer à la première version, non?? Et comme par hasard, au moment où on parle de la mise en chantier des deux volets suivants!

 Ce sont les dures lois du marketing (ou de la mercatique, si vous préférez)!
http://www.avatar-lefilm.com/#/videos