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mardi 17 mars 2015

Harcèlement scolaire

  Je croyais en avoir déjà parlé ailleurs mais je me trompais. J'ai été victime de harcèlement scolaire durant deux ans au collège.
Déménagement dans une petite ville où tout le monde se connait depuis la maternelle. Au début, les gens viennent me parler, je suis "la nouvelle" sauf que voilà, quand on me demande d'où je viens, on me dit que je mens (oui, mon père avait eu un contrat à l'étranger, ce n'est pas ma faute!). Ils voient bien que c'est vrai quand les profs me demande si c'est bien Xxx. Naïve, je dis la vérité: c'est bien mais c'est comme partout, on va à l'école, on fait ses devoirs, les we sont bien remplis même si on visite des endroits différents. Je ne sais pas si je suis passée pour la fille blasée mais je crois que c'est quand ces imbéciles se sont rendus compte que je ne mentais pas que ça a commencé.

  Je m'étais fait une copine, la fille la plus gentille de ma classe, calme, timide qui avait deux copines dans d'autres classes. Sauf que voilà, elles parlaient de choses que je connaissais pas! 
Les groupes de musique? Inconnus, on n'avait pas les mêmes à l'étranger. Les émissions de télé qu'elles regardaient? J'avais regardé un peu mais non, ça ne me disait rien de regarder des sitcoms pour ados, le Hit machine (je n'ai rien contre le Hit machine, mais je le regarde quand je tombe dessus, pas tous les matins), les films à la mode (je n'étais jamais allée au cinéma entre copines à l'époque). Le maquillage? On ne se maquillait pas dans mon ancien collège, ma mère ne se maquille pas donc ça ne m'était venu à l'esprit que pour "quand je serai grande" (depuis, j'ai appris à me maquiller, j'en reparlerais peut-être, sur internet et dans les magasines féminins. Mais je l'ai fait pour moi, comme quand une femme se met à mettre des bijoux, pour m'embellir et pas pour me cacher ou faire comme les autres. Je ne me maquille pas tous les jours d'ailleurs.). Les vêtements? Déjà, je ne passais pas mon temps à acheter des vêtements et puis, les marques (je veux dire, le fait d'arborer des marques, même si c'est moche, juste parce qu'il y a le logotype de la marque dessus. Et plus le logo est gros, plus le vêtement est beau, bien évidemment), ça ne m'intéresse pas. J'ai un style classique mais j'ai toujours eu le sens du "beau": ça me met en valeur, ça ne me va pas mais je n'ai rien à faire de la mode, ce qui compte c'est que le vêtement soit joli, me plaise et mette ma silhouette en valeur. J'ai des marques fétiches de prêt à porter qui sont abordables, de qualité (relative comme tout ce que l'on achète de nos jours) et qui correspondent à mon style. Sauf que je ne suis jamais rentrée dans des moules, c'est "ça, j'aime" et "ça, je n'aime pas", marque ou pas, mode ou pas. Les garçons ne m'intéressaient pas à l'époque.

  J'écoutais, j'apprenais, je parlais de moi, ma différence et un jour, elles m'ont dit "Casse-toi!" sans prévenir, un matin en arrivant. C'est là que tout a commencé.
  Je me suis naturellement tournée vers les autres filles de ma classe qui m'ont rejetée également. Pourquoi? Tu n'es pas d'ici. Non, on ne se connait pas depuis le primaire (voire la maternelle) et alors? Je ne suis pas intéressante pour autant?

  Les récréations étaient longues, très longues. Dix minutes, ça en fait des secondes qui s'écoulent lentement... Au début, je prenais un livre pour me donner une contenance et m'occuper. Et après, à quoi bon? J'ai voulu faire ma fière et j'attendais stoïquement, l'heure de rentrer en classe en rêvant, en m'interrogeant sur le monde, sur les gens, la société. 

  C'est de là que vient la cassure. 

  Comme je n'avais personne pour m'initier à la mode, la musique, le cinéma des adolescents, je n'ai pas rattrapé mes lacunes forcément! Les garçons ne me regardaient pas, jusqu'au jour où ils m'ont proposé de jouer au foot avec eux, vu que je leur renvoyais souvent la balle dans les buts quand elle tombait à mes pieds. Mais hélas, c'était deux mois avant la fin de ce calvaire. Ils se sont intéressés à moi un an avant la fin du collège suite à une fête pour nos correspondants où je m'étais maquillée et bien habillée, mais c'était trop tard et ça n'a pas duré longtemps.
  J'étais le bouche-trou à la cantine, j'attendais la fin du service pour compléter les tables, on ne me parlait pas, on faisait mine de me "piquer" mon pain ou mon dessert. Bref, je mangeais à côté de mes camarades de classe en écoutant les conversations et en y participant mentalement, parfois je m'y mêlais mais ils faisaient comme si je n'avais rien dit. 
  On me bousculait dans les couloirs; une fois, on a caché mon sac soi-disant pour me faire une blague. Pour les travaux en groupe, il va de soi que je me trouvais souvent seule ou la dernière à boucher les trous comme en sport.
Une autre fois, en chimie, les gars derrière moi lançaient des gouttes sur mon tee-shirt (un de mes préférés évidemment), je croyais que c'était de l'eau et leur ai dit d'arrêter. Ils ont continué, j'ai crié plus fort d'arrêter, le prof n'a pas réagit et ils ont cessé. Je n'ai compris que plus tard pourquoi: mon tee-shirt blanc (évidemment) était constellé de tâches brunes qui ne sont jamais parties. Ma mère a teint mon tee-shirt en noir et j'ai pu le porter encore longtemps mais bon. Je ne sais plus quelle excuse j'avais inventée ni combien de temps après, je l'ai vu.

  Alors je bossais pour moi, mon avenir, pour ne pas redoubler et quitter enfin ce collège de malheur! Je voulais être dans les premières de la classe mais certaines matières plombaient ma moyenne. Ma mère s'est mis en tête de me faire redoubler à cause de ça et n'a pas lâché pendant 5 ans. Cinq ans pendant lesquelles ma mère demandait toujours mon redoublement à mon prof principal qui ne comprenait pas: j'avais des faiblesses mais je travaillais et m'en tirais honorablement au final sauf dans quelques matières. Pour la petite histoire, j'ai fini par demander ce redoublement moi-même au bout de 5 ans pour avoir la paix et parce que mes notes étaient faibles dans les matières qui correspondaient à l'orientation que je souhaitais. Je voulais arriver au bac avec des notes en béton pour pouvoir avoir l'orientation que je voulais. Mais si elle avait eu confiance en moi, je suis sûre qu'il en aurait été autrement.

  Heureusement que j'étais forte et que malgré ma faible estime de moi, je m'aimais. Je me trouvais jolie, intelligente et pas si nulle que ça. Je voyais bien que c'était eux "les cons". Je travaillais pour réussir, je n'ai jamais lâché mes études. Par bravade, je passais mes récrés sur un banc, seule (forcément!) sans livre ou autre pour leur mettre leur méchanceté sous le nez (je chantais ou récitais mes leçons dans ma tête, je rêvassais, je m'interrogeais sur le monde ce qui n'a fait qu'accroître le décalage car c'est à ce moment là que j'ai commencé à avoir une vision différente du monde qui m'entoure). 
Cette période a fait le lit de ma solitude actuelle et de mon anticonformisme qui me coûte si cher (même si plus le temps passe, plus je me dis que si la solitude est le prix de la liberté, ça en vaut la peine! Je me fiche de ce que pensent les gens de moi, je vis pour et par moi sans les chaînes du qu'en dira-t'on.).

  Je paie encore et toujours le prix de cette période. Ma vie aurait été différente si j'avais eu des amies. Certes, je me serais ennuyée de leurs conversations superficielles (oui, calculer la différence d'âge avec Brad Pitt et s'émerveiller de voir qu'on pourrait se marier avec. J'étais sidérée ce jour là et j'ai eu vaguement pitié de tant de puérilité), je ne me serais pas habillée à la mode mais j'aurais su comment me tenir au courant (les magasines féminins et leurs pubs avec des produits hors de prix, je suppose), je n'aurais pas été en retard musicalement (je ne connais AUCUN groupe à la mode, je ne sais pas où chercher à le savoir et ça ne me manque pas). Cette solitude m'a rendue critique envers la société et les gens, je m'assume telle que je suis et je ne change pas d'avis pour plaire à mon interlocuteur (ça m'arrive souvent de voir les gens aimer soudain un truc qu'ils haïssaient deux minutes avant que je dise que moi je l'aime. Je ne comprends pas ce genre de comportement. Dire qu'on veut découvrir pour éventuellement réviser son opinion, je dis oui mais sinon, no comment.).

  Ca m'a effleuré d'en finir par moments. Oui, j'y ai pensé; pas sérieusement, j'aime trop la vie et je savais que c'était temporaire, que je devais tenir jusqu'au soir, au week-end, aux vacances, à la fin de l'année, à la fin du collège. Alors quand j'entends aux infos (que je regarde très peu, j'en ai parlé dans mon article sur la désinformation volontaire) qu'un petit ou le plus souvent une petite en a fini avec la vie suite à du harcèlement scolaire, je repense à moi, ça aurait pu être moi. Heureusement, on n'avait pas internet à l'époque... Mais quand on dit que les enfants ne se rendent pas compte de la portée de leurs actes, je ne suis pas d'accord. Au collège, on est grand (ou j'étais trop mûre pour mon âge, je ne sais pas), on a conscience de la conséquence de ses actes, on voit bien que l'autre se donne une contenance, qu'il refoule ses larmes, qu'il doit s'ennuyer tout seul sur son banc ou son mur, qu'il est content dès qu'on lui dit un mot, qu'il s'immisce dans les conversations de force parce qu'il souffre de ce silence. Alors, je suis désolée mais vous êtes responsables de beaucoup de mes failles actuelles car vous n'avez fait que "valider" et renforcer les croyances de mes parents toxiques. Si je vous recroise, ne venez même pas me parler.

  Quand je vois que parmi une centaine d'enfants de mon niveau (5 classes de 30, je crois), pas un n'a eu pitié de moi et que d'autres enfants étaient isolés dans d'autres niveaux (on se croisait parfois à la récré), je comprends mieux les gens d'aujourd'hui qui savent si bien passer de bons moments avec moi et me jettent quand ils se lassent, partent sans dire au revoir, n’assument pas leur décision et me font mal juste par manque d'honnêteté. Ces enfants sont devenus les adultes dans la continuité de leur adolescence, sans se remettre en cause et mûrir à un seul moment.
Mais moi, je ne suis pas comme ça, l'argent ou le paraitre ne guident pas ma pensée et mes actes. Je reste la collégienne sur son muret qui rêvasse et médite sur le monde qui l'entoure, je peux me regarder droit dans les yeux tous les matins dans mon miroir. Et vous savez quoi? La fille sans marques se trouve jolie, belle avec son maquillage appris dans les magasines et ses vêtements qui lui vont et la mettent en valeur sans se soucier de la mode qui change tous les six mois, intelligente et elle vit de plus en plus pour elle sans se soucier du regard des autres. Et en pensant à vous en écrivant cet article, elle se dit que vous ne valiez pas grand chose à l'époque et elle doute que vous ayez changé...

dimanche 1 janvier 2012

Mes chers voisins 3

  De guerre lasse, j'ai changé la disposition de mon appartement, en inversant chambre et salon: ce n'est pas l'idéal car la taille et l'organisation des pièces ne sont pas des plus adaptées. J'ai une pièce entre moi et mes voisins bruyants, avec des boules quiès et le lit à l'opposé de la chambre, ça passe. J'ai, ainsi, tout le loisir d'entendre mieux encore qu'auparavant les conversations de mes voisins du dessus: ce qu'ils mangent (tel aliment a "donné la chi*sse" ou des "vents" pour dire les choses plus poliment qu'eux à Mr, qu'est-ce qu'unetelle est "con, alors mais con" (quelqu'un de leur famille dont je n'ai rien à faire!), qu'est-ce qu'on mange, la liste des courses..., les conversations téléphoniques, les émissions du midi (type Juste prix ou La roue de la fortune) avant les informations... Retraités, ils ne sortent presque pas de leur logement, juste pour les courses!
Très bruyants à mon arrivée (conversations jusqu'à une heure du matin à plein volume en semaine, portes qui claquent), ils se sont calmés. Mais, ils gardent une dent contre la "petite jeune"!

  Après m'avoir vu flatter un chat abandonné par une après-midi ensoleillée, ils m'accusent de le siffler la nuit (?) alors que quelqu'un cherchait son chien quand je rentrais!
Une femme qui descend bruyamment les escaliers le soir: c'est la "petite jeune"! Alors que je monte toujours en chaussettes à partir d'une certaine heure (malgré les escaliers dégoûtants qui nécessitent un lavage des pieds au gant de toilette tardif avec des bas (pour ne pas faire trop de bruit) ou qui rendent les chaussettes très sales!, le froid). Je repère ma clé avant de monter l'escalier et me déchausse. Je n'ai jamais croisé personne en étant déchaussée, ça me ferait bizarre...

  J'ai fait l'effort de leur dire bonjour avec un petit sourire, malgré tout. Ils me le rendaient depuis peu.
L'épisode du siffleur ou de la siffleuse de chien ou de chat, hamster, cochon d'inde ou autruche, les a remontés contre moi!
Je ne dis rien pour les chaises tirées bruyamment, les volets fermés tardivement et bruyamment (j'essaie de le faire tôt et en silence; eux aussi, si ça se trouve me direz-vous?), les portes claquées en journée ou le soir, les invités bruyants, la télévision forte ou les conversations à voix haute après une certaine heure! Je mets des boules quiès ou me dit qu'il ne faut pas exagérer!
 J'ai pris la peine de discuter avec Madame, histoire que si je dois aller resonner chez eux (après avoir collé l'oreille la porte pour ne pas me tromper de cible), le dialogue soit amorcé! Peine perdue, elle s'en est servie pour me dénigrer (ce n'étaient pas des secrets d'état, je m'en fiche; c'est la puérilité du geste qui m'étonne d'une femme de l'âge de ma mère!).
  J'ai entendu une conversation l'autre jour qui m'a irritée! Ils m'accusent d'appeller le chien précité tardivement derrière l'immeuble, ils ne peuvent pas le prouver, ne m'en ont jamais parlé; je me vois mal aller les voir avec l'air d'avoir espionné leur conversation! Bien malgré moi, mais bon...
Pareil pour le soir de Noël, ils sont convaincus que j'ai fait du bruit avec mes talons, alors que je suis montée en chaussettes et ai retenu la porte! Si ça se trouve quelqu'un est parti une heure avant moi, bruyamment et cela me retombe dessus! Bref, j'ai eu droit à des commentaires sur la jupe que je portais ce fameux soir de Noël ("et, tu as vu sa mini jupe?" d'un air scan-da-li-sé)! Alors que je leur avais gentillement souhaité un Joyeux noël avec le sourire, quand je les ai croisés en partant! La jupe qui frôle le haut du genou devient une mini-jupe... Je leur déconseille vivement d'aller en boîte où  ils croiseront vraies mini-jupes et décolletés plongeants!
 Ils ne se sont pas gênés pour faire du bruit dès 8 h 00 du matin car je les ai "empêchés de dormir"!, j'étais levée depuis longtemps malgré mon retour tardif et silencieux... Sympa pour les autres voisins! Surtout que c'est exceptionnel, le soir de Noël, que la personne n'a sans doute pas fait exprès de faire du bruit et qu'ils...se trompent de coupable!
  Une personne irrespectueuse le restera; il est tellement plus aisé de voir la paille dans l'oeil de son voisin que la poutre qui est dans le sien, pour paraphraser la Bible.
  Je les ignore et je fais ma vie en essayant de rester discrète comme toujours... Je pense que c'est la meilleure solution. Mais, les bruits de voisinage sont usants (cherchez sur Google: immeuble mal insonorisé, voisins bruyants ou talons dans immeuble mal insonorisés; la bêtise humaine fait peur!).
A quand une loi qui oblige les propriétaires d'immeuble à insonoriser les logements?

vendredi 23 décembre 2011

Le Club des Incorrigibles Optimistes

  C'est le titre de ce livre qui m'a interpellée, tout d'abord; et la photographie de la couverture a confirmé cette impression: une photographie en noir et blanc à la Doisneau dont l'esthétisme m'a plu.

  Ce livre raconte l'histoire de Michel MARINI, jeune parisien de 12 ans dans les années 60. Photographe, lecteur compulsif et joueur de baby-foot, il se retrouve dans un club d'échecs en poussant le rideau de l'arrière salle d'un café. Il apprend ainsi l'existence du Club des Incorrigibles Optimistes, des réfugiés politiques Russes, Juifs ayant fui le régime communiste... qui aiment à se retrouver là à discuter politique, de leur vie passée en jouant aux échecs autour d'un verre; il y rencontre KESSEL et SARTRE; et va faire la connaissance de ces hommes et de leur histoire, se lier d'amitié avec eux.

  Ce club va amener ce garçon sans histoire à voir ses amis d'avant sous un autre oeil, sécher les cours malgré la suspicion des membres du club Léonid, Tibor, Sasha, Imré et les autres qui font tout pour qu'il continue à travailler ses mathématiques (où il est aussi nul que bien d'entre nous), le tout sur fond de rock'N roll, de parties de babyfoot et d'échecs, de guerre d'Algérie, de crise d'adolescence de son frère qui souhaite fuir le cocon familial et rejoindre l'Algérie durant la guerre d'indépendance, de conflits entre ses parents qui ne s'entendent plus; il découvrira la poésie, la photographie, le cinéma et rencontrera Camille, son premier amour qu'il recherchera durant des semaines après l'avoir croisée.
  J'ai aimé ce livre pour sa simplicité, facile à lire, on se sent proche des personnages qui sont tous attachants, humains; j'ai aimé découvrir l'histoire de ces hommes exilés et suivre l'évolution du jeune Michel. Un livre préféré de plus dans ma bibliothèque!

dimanche 13 novembre 2011

Chroniques de festoù noz

  Je vais souvent danser à un fest noz (fête de nuit en Breton) le samedi soir en bonne Bretonne! A noter que la semaine commençant le dimanche dans la tradition Bretonne, c'était donc le dernier jour de la semaine autrefois! Il servait à aplanir le sol après les travaux des champs sous le martellement des sabots...

  J'apprécie la convivialité qui y règne (on reconnaît souvent les même visages ponctués d'un sourire ou d'un regard), le mélange des générations (vieux monsieur en bragoù-braz (pantalon traditionnel) et chapeau, tous jeunes enfants de 6 ou 7 ans qui font leurs premiers pas en famille) et des différents "pays Bretons". Les danses de tous les pays Bretons et Celtiques sont représentées: cercle Circassien (danse écossaise en couple et en cercle, une de mes danses préférées http://dansesbretonnes.gwalarn.org/ ), kost ar c'hoad http://dansesbretonnes.gwalarn.org/ , polka (eh, oui! La Bretagne a toujours été ouverte sur l'extérieur,  http://dansesbretonnes.gwalarn.org/), scottish (en couple http://dansesbretonnes.gwalarn.org/), valse écossaise ( en couple comme la valse traditionnelle http://dansesbretonnes.gwalarn.org/danses/valse_ecossaise.html): pas de jaloux et pas de querelles de clocher! Le prix modique de l'entrée n'est pas pour rien dans ce choix de sortie (environ 7 €).

  Les débutants dont je fais partie, trouveront toujours un voisin pour les guider ou leur montrer les pas de base. Il n'y a plus qu'à se laisser guider ou tenter de suivre les voisins pour les danses les plus simples! Pour les autres, le mieux reste de se mettre sagement en retrait en tentant de refaire les pas,  quitte à se joindre à la danse si on se sent capable d'essayer! Sinon, il y a souvent des initiations avant le fest noz, idéales pour faire ses premiers pas!

  La tenue! Vaste programme! Quand les températures descendent parfois très bas, j'ai été tentée de m'habiller chaudement (jean, collants, cols roulés (il faut bien sortir de la voiture!) que j'ai retiré au maximum rapidement): rentrer du parking en débardeur par une soirée glaciale d'octobre au pas de course est une habitude vite prise! C'est une parfaite occasion de sortir les tenues d'été de l'armoire! Vivent jupes légères, débardeurs et petits hauts! Si l'on a froid en arrivant, la température monte rapidement...
Attention les pieds! Entre les voisins qui vous les écrasent (on évite les belles chaussures en cuir ou en velours, avec broderies et/ou strass offertes par soi-même pour les occasions spéciales ou précieusement conservées par sa mère ou sa tante qui nous en a fait don car elles restaient au placard: chaussures de qualité à l'époque! Attention également aux semelles trop lisses et aux talons trop fins (les escarpins restent donc au placard!) car au fil des heures, le sol se couvre d'un film liquide dû à l'évaporation! Le confort est également à prendre en compte car les heures passent rapidement et les ampoules le lendemain ou le mal aux pieds sur le retour finissent mal une bonne soirée! Les chaussures spécial fest noz seront mon prochain investissement: confortables, à la semelle peu glissante mais féminines malgré tout et avec des talons moyennement haut (ma définition de la hauteur de talons différe de celle de la majorité des gens qui les qualifieront sans doute de talons hauts...). Pour le commun des mortelles: talons moyens voire plats ou chaussures de sport.

  La bouteille d'eau reste bien sûr l'accessoire incontournable de la soirée! Malheur à qui l'oublie...
 
  Attention aux doigts! Tirés dans tous les sens, quand le sol commence à glisser, que les vitres sont couvertes de buée malgré les portes largement ouvertes et que les voisins s'y accrochent comme des noyés à une branche, il ne faut pas hésiter à prêter son annulaire en échange du repos de son auriculaire...

  Et sur le retour, le moment que j'apprécie, c'est celui où je me retrouve seule sur une route de campagne dans la nuit et que je savoure cette paix et la solitude, vite brisée certes mais tellement reposante, la musique à fond dans ma voiture! Parfois, un animal traverse la route (écureuil ou chat) que je prends soin de ne pas écraser, bien évidemment sans mettre en danger autrui.

mardi 27 septembre 2011

Mes chers voisins 2

  Comment supporter au quotidien, les bruits, déchets devant l'immeuble et dans le hall de l'immeuble? Je ne sais mais mes voisins s'y complaisent!

  La partie commune de la cave est un dépotoir indescriptible qui encombre l'entrée de MA cave, mal située... J'ai tout jeté ou mis sur le côté après avoir laissé un mot demandant de bien vouloir dégager l'accès à ma cave, puis laissé un mot dans le hall, sans succès! Ces "dépôts" datent de mon arrivée, il y a quelques mois maintenant, ils sont méticuleusement replacés dans le fond de ma cave si je les déplace... soit devant MA cave, m'interdisant tout accès sauf à passer 5 ou 10 minutes à tout dégager. Cela date d'il y a quelques mois et il n'y  a pas eu de réclamations pour les planches et autres débris de meubles que j'ai jeté. Mon prédécesseur les aurait-il laissé?

 Outre les bruits, toujours omniprésents la journée mais qui restent tolérables le soir (j'ai donc retardé mon appel à la police), j'ai eu la surprise de trouver des poubelles devant le local poubelle ou mieux devant les poubelles! Il doit être difficile de soulever le couvercle!

  Plus les déjections canines dans le hall d'entrée que personne ne ramasse, les poubelles déposées sur le paillasson et descendues deux jours plus tard (le meilleur moment reste celui où le contenu commence à couler... Heureusement que le ménage est fait régulièrement!).

  Un tel manque de civisme et de savoir-vivre me confond. J'ai décidé de ne plus m'en préoccuper: s'ils veulent vivre dans un dépotoir, tant pis pour eux; moi, je refuse! Le bailleur ne fera rien, le signaler à la police se révélera inutile car il sera difficile d'identifier l'auteur des ces "incivilités" et puis, ils sont tous un peu pareils, et se serreront les coudes... Déjà que l'on me dit à peine "Bonjour!" quand on me croise dans l'escalier et ce depuis mon arrivée (je me souviens des regards de haut en bas qui ont accueilli mon arrivée! "Une jeune! Alerte!"... ). Tant pis, j'ai décidé de considérer mon immeuble comme une "cité dortoir" et mon appartement comme mon havre de paix... Je me retournerai vers la justice, en cas de problème désormais...
  Ou comment, quelques individus isolés peuvent tout détruire!

  Je mesure la chance qui m'a été donnée d'avoir eu une éducation par mes parents, qui malgré tous leurs torts m'ont appris à respecter les autres et les règles de base de savoir-vivre.

vendredi 24 septembre 2010

Teresa LEWIS, exécutée et T. JOSEPH, professeur mutilé: barbarie humaine

  Teresa LEWIS a été exécutée cette nuit par injection létale en Virginie.

 Agée de 41 ans, cette femme au quotient intellectuel de 72, soit à la limite de la maladie mentale, était accusée d'avoir orchestré les meurtres de son mari et du fils de celui-ci en  2002.

  Elle a laissé ouverte la porte de la caravane où leur famille vivait pour que deux complices, rencontrés au supermarché, puissent les exécuter pour empocher l'assurance vie. L'un était son amant et elle avait encouragé sa fille a avoir une relation avec l'autre. Ils ont été condamnés à la prison à vie.

  Considérée comme l'instigatrice de ces meurtres Teresa LEWIS avait été condamnée à la peine capitale.
Son amant, très intelligent et qui souhaitait devenir tueur à gage, avait avoué dans une lettre à une amie en 2003, avoir conçu les meurtres. Elle était «exactement ce que je recherchais, une salope qui s’était mariée pour l’argent à qui j’allais faire facilement tourner la tête», avait-il écrit.

  En 2002, la Cour suprême a interdit l'exécution de condamnés présentant un retard mental.

  Les derniers mots de Teresa Lewis ont été pour sa fille : "Je veux juste que Kathy sache que je l'aime et que je suis vraiment désolée". Des journalistes ayant assisté à l'injection mortelle ont indiqué qu'elle semblait "nerveuse" et "effrayée" en entrant dans la salle où s'est déroulée l'exécution.

  N'oublions pas Sakineh et tous les autres condamnés à mort...

  En Inde, Thenganakunnel JOSEPH, professeur d'un collège Catholique du Kerala, un état du sud de l'Inde a eu la main droite mutilés et les membres supérieurs et inférieurs fracturés.
 Son crime? Avoir proposé un exercice de ponctuation en malayalam, la langue officielle du Kerala...Il a repris le dialogue d'un film local entre un fou et Allah. Suite à une erreur, il appelle le fou du nom du prophète Muhammad.

  Quelques semaines plus tard, le 4 juillet, il a été attaqué par des hommes armés de haches et de barres de fer à la sortie de la messe. La police soupçonne le Front populaire indien, un groupuscule islamiste local, d'avoir organisé cette attaque et a arrêté vingt-sept de ses membres.
 
Invalide et sans emploi, le professeur incriminé déclare: "Je me suis déjà excusé et je ne voulais offenser quiconque en utilisant le nom "Muhammad"".

  Le collège Newman qui l'emploie l'a renvoyé pour "atteinte au sentiment religieux de la communauté Musulmane" (?) après avoir été placé sous protection policière à la suite de manifestations.
  "Il a délibérément ridiculisé le prophète", explique Thomas MALEKKUDY , le responsable du diocèse de Kothamangalam, sous lequel l'autorité du collège Catholique Newman est placée. Une circulaire a même été lue pendant la messe, dans plus de 120 paroisses pour expliquer que le professeur JOSEPH avait cherché à discréditer l'Eglise et ses institutions! Quel modèle de tolérance!
La Ligue Musulmane Indienne et des organisations catholiques ont demandé, en vain, sa réintégration. Depuis 2004, le Kerala, modèle de coexistence entre les religions connaît des tensions.

mardi 7 septembre 2010

Manifestations

  Je rentre des manifestations contre la déformation réforme des retraites.

  J'étais la seule "jeune" du cortège, composé essentiellement de personnes proches de la retraite, quelques rares parents accompagnés de leurs enfants en bas âge comme noyés dans cette foule. Ce cortège se composait essentiellement de fonctionnaires, les salariés du privé étaient absents (ou du moins, non identifiables) de cette manifestation qui les concernait pourtant.

  Un cortège funèbre! Voilà à quoi j'ai pensé de prime abord: une marche lente à travers la ville, des slogans scandés de temps à autre et tout le monde qui parle...boulot! entre collègues de travail. Les passants qui s'arrêtent quelques secondes pour regarder, remontent sur leur vélo ou le trottoir et retournent vaquer à leurs occupations.

  Le communitarisme m'a frappée, également. Personne ne se parle, chacun reste dans son coin avec des personnes qu'il connaît. Pas de discussions de fond, d'échange d'idées... On parle du travail, des collègues, des vacances, des connaissances communes et de ce que l'on va faire ce week-end!

  Une nostalgie m'a envahie à l'évocation des manifestations lycéennes contre le C.P.E., une des premières manifestations auquelle j'ai participé. Je me souviens que tout le monde se parlait ("Tu es de quel établissement?", " En quelle section?", " En quelle classe?"), on riait dans les cortèges, on chantait, on dansait avec ses voisins tout en scandant "Retrait, retrait du C.P.E.", baignés dans une atmosphère bonne enfant...

  Je me suis souvent fait la réflexion que c'était un problème dans nos sociétés: chacun est replié sur soi, on ne se parle pas. Dieu merci, entre "jeunes", c'est encore possible (même si en grandissant cela a tendance à changer un peu), l'on peut encore parler à des inconnus, quelques minutes pour faire connaissance sans raison particulière et bien souvent sans suite dans un tutoiement familier.

  J'espère bien que cela ne changera pas en prenant de l'âge!