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vendredi 5 juin 2020

Poids et prise de conscience

 Je ne me pèse jamais. J'ai fait des recherches dans les archives de ce blog (comme quoi, ce journal intime en ligne n'est pas du tout inutile) et je m'en inquiétais déjà il y a un an et demie. J'en étais alors à 52 kilos. J'avais dû voir mon médecin peu avant qui m'avait dit qu'il n'y avait pas d'inquiétude à avoir mais qu'il fallait surveiller que ça ne monte pas d'où une note pour rappel ici. Et ça a monté. Insidieusement, sans que je m'en rende compte. Au début de l'année, j'étais à 62 kg pour la même taille, bien évidemment. J'ai donc réussi le tour de force de prendre 10 kg en un an. Moins d'un kilo par mois mais si j'ai surveillé de loin, je n'ai pas fait réellement attention.

Qu'est-ce qui a changé? 
- Un changement d'alimentation suite à des problèmes de santé, j'ai tout rééquilibré et...mangé plus de produits laitiers et de viande
- Moins de marche. Je marche beaucoup mais suite à un déménagement, j'ai changé de quartier, j'ai perdu mes promenades accessibles à pied (avec déjà une bonne marche qui s'ajoutait à la promenade) même si je peux toujours me rendre au centre-ville à pied. Et j'ai moins de choix. De là où j'étais, je pouvais rejoindre le centre-ville et trois lignes de bus majeures. Là, je peux rejoindre le centre-ville et une ligne de bus principale ce qui limite les déplacements à pied.
- Un changement de voisins avec qui j'ai fini par faire connaissance et échanger quelques bières/apéritifs de manière un peu trop régulière même si je limite. Il n'est pas rare que l'un d'eux m'apporte du gâteau, des frites ou autre alors que je ne demande RIEN. Je mange parfois chez lui et il n'a jamais compris le concept de "faire attention", il ne le prend pas en compte, heureusement que je surveille mais il râle. Je comprends que sa copine (obèse) ne perde pas vu que c'est lui qui lui fait ses courses et sa cuisine.
- Moins d'activité physique, le sport que je faisais est hors budget donc je danse chez moi mais ce n'est pas la même chose.
- en 5 ans, je suis passée d'un IMC qui a toujours fleureté (oui, je l'écris en français, les anglais nous l'on "piqué" pour information comme tant d'autres mots) avec la limite de la maigreur à un IMC à la limite du surpoids.
- Moi. Suite à l'année, la plus prometteuse et la plus difficile (et décevante) de ma vie, j'ai décidé d'en faire une force, j'ai changé énormément de choses, réglé beaucoup de problème, changé de vie, d'objectifs, de routine pour réaliser des projets trop longtemps mis de côté. J'ai énormément travaillé à apprendre à gérer mes émotions, ou plutôt cesser de les gérer pour accepter leur message et arrêter de vouloir me contrôler, accepter mon hypersensibilité. J'avais encore à l'époque mon addiction au sucre qui ne représentent que des calories vides, des bonbons. Je souffrais de l'inverse des kilos émotionnels, du stress qui brûlait des calories.

La reprise en main
Depuis le début de l'année, je surveille. Ca fait donc presque la moitié d'une année (5 mois). J'ai perdu 7 kilos et presque 3 points d'IMC. Je suis passée de léger surpoids à normal qui pour moi ne l'est pas car j'ai toujours frôlé la maigreur.
Les rares jours où j'ai du mal à supporter cette silhouette épaissie, je triche, tout simplement. J'ai tendance à oublier que je possède un certain nombre de robes médiévales qui flattent ma silhouette et de robes à crinoline (qui sont les robes faites pour moi que ce soit niveau silhouette ou choix d'ornements (dur dans la mode actuelle de trouver dentelles, fausses perles, noeuds, mélange de couleurs à profusion) mais ce n'est pas pratique dans le bus ou pour passe les portes et même bouger dans un petit appartement, dommage) voire quelques corselets qui plaquent ce qui doit l'être sans serrer à outrance (mais plaquer ce qui dépasse suffit largement à masquer ces défauts). Bref, j'ai sauté le pas il y a deux ou trois ans et réalisé un de mes rêves mais au final, je les mets trop peu ce qui est dommage.
Je possède des tee-shirts à l'effigie de deux de mes artistes préférés (oui, je ne vaux pas mieux que  les filles du collège) que je porte dans une taille trop grande pour moi; avec un pantalon en jean, ça passe très très bien.

L'objectif
retrouver mon poids normal d'ici la fin de l'année et ensuite surveiller pour réajuster si ça repart à la hausse.

jeudi 7 mai 2020

Journal d'une confinée 15 J+51 Confinement et poids

  J'ai perdu trois kilos en janvier sur les 17 kilos que j'avais prévus de perdre cette année (ou celle d'après). Ca a monté, lentement mais sûrement et un jour, j'ai dit Stop, ça ne peut pas continuer pour ma santé tout d'abord. Je ne veux pas mourir à cause d'un surpoids (enfin de pathologies annexes), lorsque l'âge viendra. Autant me prendre en main dès maintenant.

  Depuis mars, j'oscille entre un poids et un autre avec 2,5 kg d'écart, je fais le yoyo entre les deux malgré 3 kilos perdus en janvier. Le confinement a tout mis par terre. En temps normal, je marche beaucoup que ce soit pour les courses ou juste pour aller en ville (une heure de marche) lorsque les temps (climat et horaire) me le permettent. J'aime flâner, ça me fait du bien lorsque j'ai le temps, j'aime marcher, j'ai dû le dire plusieurs fois.

  Malgré la séance quotidienne entre voisins à distance (que je faisais déjà par intermittence par moi-même avant), le poids ne baisse pas. La cause? La bière. Un verre de bière de temps en temps, ce sont des calories en plus, des calories vides qui plus est qu'il est difficile de perdre. En avril, j'avais dit "tant pis" mais ce mois-ci, j'ai bien l'intention de me reprendre pour ne pas perdre le bénéfice des mois passés. Il y a le souci que déjà, un verre de bière, ça fait plus sortie qu'une tasse de thé sans compter la pression sociale. Les gens sont nombrilistes. Ce qui ne les concerne pas est occulté. Le fait que j'ai besoin de temps pour moi car je ne navigue pas entre ma télévision/mon canapé/ une page de roman/ mon ordinateur et rebelotte toute la journée. Et que j'ai bien l'intention de retrouver mon poids normal d'ici la fin de l'année, ce qui veut dire réduire les calories. Je sais que c'est un moment particulier mais il semble que ce soit amené à durer. Je dois en tenir compte. Et j'aimerais que les autres fassent un peu de même.

  Pour le moment, je suis dans les fourchettes que je me suis fixée alors ça va, si je ne me relâche pas ce mois-ci qui est bien entamé. Mais si je suis honnête, le manque de sorties fait que je marche moins qu'avant, les émotions négatives liées aux discours ambiants qui font stocker dont je ne parviens pas à me couper totalement, le voisin qui me fait gentillement à manger (je ne lui ai RIEN demandé mais je le vexe si je refuse; des féculents majoritairement avec un peu de légumes; j'ai refusé fermement, parfois jeté en douce mais si c'est gentil, c'est difficile à gérer niveau calories), les bières entre voisin que je ne peux toujours refuser et surtout le fait que je n'ai envie de rien et surtout pas de cuisiner. Même cuire des pâtes ou des oeufs relève du calvaire en ce moment ce qui en soi n'est pas grave. Des tomates, concombres et de la viande maigre suffisent à équilibrer les repas.

  Vigilance toujours, en vérifiant où j'en suis en permanence, en m'autorisant des écarts mais pas trop, en rééquilibrant en permanence. Globalement, ça va, ce n'est pas contraignant du tout, j'ai pris l'habitude; je fais mes courses à la semaine et ce n'est guère varié sur une semaine donc c'est facile. Je n'ai qu'à traquer les excès (bières) et les craquages parce que j'ai faim (ce qui arrive lorsque je rééquilibre suite à un apéritif mais j'arrive à me raisonner et à faire comprendre à mon corps que je ne vais pas mourir de faim, que j'ai de la réserve. C'est rigolo d'ailleurs de voir que...ça marche. Un thé et mon corps a oublié qu'il n'a pas eu sa dose pour ce repas (hypocalorique mais pas de quoi mourir de faim; des tomates à la place du pain/riz), mon ventre cesse de se tordre et de réclamer des calories).

  Les gens ne comprennent pas. Non, je ne suis pas grosse et ma santé n'est pas trop en danger pour le moment. Mais ce n'est pas moi, pas mon corps (je  n'en souffre pas le moins du monde au quotidien et les rares jours où ça m'embête, un haut un peu gainant ou une ceinture large suffisent à faire illusion pour moi-même). Comme si j'avais emprunté un corps qui ressemble au mien en attendant de retrouver le mien (en exagérant totalement). Patience, c'est pour cette année, je l'ai décidé mais nous voici bientôt à la moitié de l'année et les circonstances sont ce qu'elles sont. Par chance, j'ai eu un sommeil chaotique dernièrement, donc j'ai fait des petits-déjeuners tardifs qui tenaient lieu de petit-déjeuner et de déjeuner qui ont limité la casse (un petit-déjeuner normal avec un peu de légumes et un oeuf et c'est parti pour une nouvelle journée). Je ne dois pas perdre de vue mes objectifs à cause de cette situation particulière, rien de plus.

  Mon meilleur ami m'a appelée hier, rien d'intéressant de part et d'autres mais ça m'a fait du bien. La déprime? Quelle déprime? Ca va, retour à la normale. Même si ça me saoûle d'entendre sans cesse parler du "sujet du moment", les médias, les voisins, les commères sous ma fenêtre. J'ai failli me mettre à mes corrections aujourd'hui mais je n'ai pas pu par manque de concentration, ça viendra. La lecture a pris du retard ces deux dernières semaines mais ça revient. Rien de spécial, il faut juste donner du temps au temps.

mercredi 29 août 2018

Le poids de l'étouffement

  Pour la première fois de ma vie, j'ai acheté une balance. Et le verdict est moins pire que ce que je croyais, je suis à 7 kg du poids que j'ai eu toute ma vie ou presque. Mais le souci n'est pas là, au final. Le souci, c'est que depuis un peu plus de deux mois, je n'ai plus de vie, j'étouffe, je meurs. J'avais perdu du poids au fil des mois/ années au fur et à mesure que ça allait mieux. Et quelques semaines ont suffi pour que ça reparte à la hausse.

  Mais le stress, la fatigue, l'ennui mortel d'une journée de travail à m'ennuyer comme un rat mort (aujourd'hui, ma collègue n'a RIEN dit sauf "bonjour", "au revoir", "à tout à l'heure" (ce qui est différent de "bon appétit" avec le sourire tant qu'à faire, on est d'accord)), les tickets restaurant et les privations des derniers mois ont eu raison de tout ça. Oui, j'ai mal mangé, j'ai voulu économiser pour partir en vacances donc les tickets restaurant ont fait tampon (mais ce n'est pas la première fois et ça n'a jamais vraiment porté à conséquence sur des contrats d'un ou deux mois en utilisant un ou deux tickets par semaine), j'ai acheté pas mal de bonbons (mais pas plus qu'à une autre époque) et je me suis un peu lâchée sur la bière (j'admets). Je pense que deux kilos viennent de mon travail et que les cinq autres viennent des mois difficiles que j'ai traversé à attendre que les choses changent et à force de ne rien voir venir les émotions négatives ont certainement joué dedans. Même si je suis optimiste, parfois je craque et sur la nourriture (rien de grave, un plat préparé, des biscuits apéritifs, un paquet de bonbon mais les kilos émotionnels, je sais que ça se vérifie chez moi; je vais mal, mon corps stocke pour déstocker quand ça va mieux). D'un autre côté, entre la marche (une heure en tout par jour) et les escaliers, je n'aurais pas dû le voir autant.

  Mais tant pis, j'assume. Ma vie DOIT changer, je dois sortir pour trouver l'homme de ma vie et me refaire des amis et surtout partir en vacances, je dois aussi remplir mon CV pour rassurer ces cons...ternants de recruteurs. Pour ça, je dois travailler et gagner de l'argent, je me suis sacrifiée ces trois derniers mois et j'assume de ne pas avoir assez pris soin de moi et d'avoir renoncé à beaucoup de choses pour ce travail (l'écriture et la musique sont réduites au strict minimum et je me sens mal physiquement de ne pas pouvoir m'y consacrer correctement. Mais lorsqu'il est tard, mon lit m'appelle et je dois choisir entre ma vie et ne pas me lever le lendemain matin). Je choisis un juste milieu, vingt minutes de musique et au lit mais je sais que ce n'est pas ce qui est le mieux pour moi, ça me frustre mais je suis incapable de me coucher trop tard ou de me lever à cinq heures du matin pour ça. Et surtout le poids de mes échecs professionnels et sentimentaux qui me pèsent et m'ont beaucoup pesé tout l'été mais je devais attendre septembre pour avoir du temps pour moi, pour sortir, pour me reposer (je ne peux presque jamais m'accorder de grasse matinée, entre les courses à faire et les obligations), pour rêver, pour écrire, pour peindre, pour jouer de la musique.

  J'ai fait un sacrifice en connaissance de cause et c'est comme si mon corps m'envoyait un message: tu ne m'as pas écouté, tu as ignoré les signaux d'alarme (ne pas te lever le matin, les insomnies, trainer les pieds en allant au travail, une tendance à râler et se plaindre); alors je te montre.

  Je m'étais promis de ne plus sacrifier mon bien-être à un travail et c'est ce que j'ai fait. Même si je n'ai rien à faire de ce travail, j'ai ignoré l'ennui et je n'ai pas trouvé comment y remédier (je m'ennuie mais en même temps, je dois être attentive et je peux difficilement penser à autre chose). Je n'ai pris conscience que le dernier jour de juillet à quel point j'avais traîné la patte tout le mois sur mes écrits (dont je n'ai toujours RIEN corrigé!).

 Qu'aurais-je dû faire? Partir? Difficile en intérim et j'ai besoin de ce salaire pour partir en vacances et la taxe d'habitation, retrouver des droits au chômage. Gérer mon temps autrement? Peut-être que ça aurait pu être un bout de solution. Je n'ai pas regardé un seul film en entier sans faire autre chose (même des films que je n'ai jamais vus) sauf un Secrets d'histoire de tout l'été. Ecrire plus? Oui, j'ai mis du temps à accepter que je devais laisser le ménage et la vaisselle de côté pour ne pas craquer (et oui, moi, je n'ai pas d'amoureux pour m'aider!) parce que ça me prend un temps précieux dont j'ai besoin pour moi. Me forcer à sortir malgré la fatigue? Je le pense sincèrement mais c'est dur le samedi soir de se bouger à sortir seule alors qu'entre les courses à faire et un peu de ménage le matin, je n'ai eu que l'après-midi pour ne rien faire/lire/ écrire/jouer de la musique et d'autant plus quand on n'est pas si riche que ça et qu'on économise pour partir en vacances ou changer de vie. Bref, je dois trouver comment gérer mieux mon temps pour que la prochaine fois que je suis plus de 12 h hors de chez moi à cause du travail, j'arrive à me consacrer du temps, du vrai temps de qualité pour moi. Et ne surtout pas oublier de ressortir tous les petits trucs pour gérer mes émotions acquis au fil des années, je suis sûre que ça aurait changé les choses.

lundi 20 avril 2015

Je suis mince et je m'en fiche!

 
Je suis tombée l'autre jour sur un article sur la grossophobie (intolérance envers les gros), je ne suis pas franchement convaincue du terme employé. Il faisait le parallèle entre la sanction pénale de l'incitation à l'anorexie et la tolérance à l'égard du surpoids.
Je suis tombée de liens en liens sur un autre article qui parlait de la criminalisation des sites pro-ana (qui valorisent l'anorexie).

  Je pense qu'il serait, au fond, plus simple que chacun se mêle de ce qui le regarde. Dès qu'on sort de la norme, on est montré du doigt. Ce genre de comportement n'aidera pas quelqu'un mal dans sa peau à aller mieux. Je mets à part, les cas extrêmes de maigreur ou de surpoids qui nécessitent plus qu'on tende une main bienveillante à la personne concernée: de l'écoute et de l'acceptation de la personne qu'elle est sont je crois les éléments clé, elle se prendra en charge le moment venu et se tournera vers les oreilles attentives et les mains tendues autour d'elle.
Je suis mince, très mince, mon poids est "bloqué" à la limite du sous-poids depuis mon enfance. J'ai eu des remarques comme quoi, je devrais manger plus (qui finit les plats lors des repas en famille? Moi!).

  Je mange normalement, je me fais toujours un goûter (thé, gâteau ou fruit) en rentrant du travail ou pour casser la monotonie d'un jour de chômage, pour savourer le we... Quoique je pense que niveau quantité, quand je cuisine moi-même, je mange plutôt plus que de raison, mais ce sont des choses saines (les crudités notamment les radis sont mon pêché mignon, les fruits ne restent généralement pas longtemps dans mon frigo, les pâtes en sauce ou les plats légumes/viande/ herbes aromatiques ne trainent pas longtemps non plus). Je rationne plus facilement les produits industriels: je prévois tel plat pour tant de repas, un paquet de gâteau pour un petit-déjeuner et un goûter tout simplement parce que je sais qu'ils sont moins rassassiant tout en étant riches en sucres et en sel dont je me méfie pour ma santé dans une cinquantaine d'années car je sais que si j'ai des soucis de santé, je vais le regretter. C'est un peu comme un fumeur: soit tu assumes de dépenser ton argent en t'abîmant la santé et en risquant d'avoir des soucis de santé que la société prendra en charge en creusant le trou de la sécurité sociale pour râler que "si j'avais su..."; soit tu essaies de rester raisonnable en pensant à ta santé future. 
Je vais comme d'habitude partir dans tous les sens, mais je ne trouve pas normal que les industriels puissent mettre des "merdes" dans les produits qu'ils vendent et que les gens vont manger: du sucre qui n'a rien à faire là, du sel en quantité astronomique (je mange sans sel, hormis les radis car je ne vois pas de différence au goût et je sais qu'une alimentation normale apporte déjà la moitié de la quantité maximale de sel qui est de 4 g/ jour et c'est très très vite atteint!). Je ne parle même pas des additifs alimentaires.
Si je me fais des pâtes carbonara, il y a des pâtes, de la crème liquide, des lardons, du gruyère râpé, du poivre et c'est tout! Dans les plats préparés, la liste d'ingrédients fait facilement 3 lignes, je suis d'accord avec le fait qu'il y ai des conservateurs mais pas avec le reste.

  Bref, je ne trouve souvent pas à m'habiller dans les magasins de prêt à porter hormis quelques enseignes, je ne peux pas mettre de pantalon sans ceinture... 

  Mais j'ai souvent des remarques: des médecins quand je les vois pour la première fois (malgré le carnet de santé et la courbe de poids qui a toujours été proche de la limite inférieure et qui atteste que je ne suis jamais malade ou presque), des hommes (mon ex mari m'avait dit qu'avec lui, j'allais prendre du poids; vu les grignotages intempestifs auxquels j'ai activement participé, je comprends qu'il ai pu le penser mais en quoi, ça le regarde?). 
 Mon addiction au sucre refait surface quand je perds le contrôle de ma vie, que je n'arrive pas à gérer ou à trouver le chemin vers les résultats que je me suis fixés, quand je me retrouve impuissante face à la vie. Le reste du temps, elle est inexistante ou presque: je me fais plaisir raisonnablement.  

  Je suis en bonne santé, je ne fais de tort à personne, je mange de tout en respectant mon corps et ma santé, mêlez vous de vos affaires! J'ai une addiction au sucre que seuls les gens les plus proches connaissent mais ce genre de réflexion ne fait qu'augmenter mon mal-être, je dois me justifier sans cesse et c'est fatigant. Je crois qu'accepter chacun comme il est, valoriser chacun pour les efforts qu'il fait pour améliorer sa vie, le rassurer quand il est fait des erreurs et lui tendre la main quand il tombe trop bas pour se relever seul est le meilleur moyen d'aider quelqu'un à aller mieux et à gérer ses troubles alimentaires.