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jeudi 18 décembre 2014

Moi, Azenor B. , fille de parents toxiques 11: Les relations toxiques à l'âge adulte/ dépendance affective

  Mon souci, c'est que je suis directe et franche donc j'espère que les gens le seront également. Mais voilà, la majorité des gens ne s'assume pas et cherche à profiter des autres. Je ne changerai pas, tant pis, je cherche l'élite!

  Je me suis rendu compte au fil des années que je cherche à être aimée ce qui crée une pression inconsciente sur les gens. La fameuse dépendance affective!

  Je suis frêle d'apparence, j'ai de petits poumons et j'ai longtemps parlé d'une voix pas très forte donc ça accentue cette impression de fragilité.
Beaucoup de gens en ont profité par le passé pour me jeter une fois qu'ils n'avaient plus besoin de moi. Ils me savaient incapable de me défendre, pourquoi s'en seraient-ils privés.

  J'ai un manque d'estime de moi qui me rend vulnérable, j'ai du mal à me défendre. Je suis également trop compréhensive avec les gens. Je suis frileuse et ne sors jamais sans un pull (besoin de me sentir enveloppée), j'ai une addiction au sucre que je modère ( un trou à combler), j'ai longtemps eu du mal à regarder les gens dans les yeux ou à savoir quoi faire de mon corps (mes mains...).

  J'ai du mal à supporter que les gens m'ignorent et à rompre les relations quand la personne compte pour moi.

  J'attire comme un aimant, les gens fragiles qui se cherchent une béquille. J'ai longtemps cherché à les aider avant de renoncer car c'est à chacun de faire son propre chemin même si une main tendue peut être une aide précieuse.

  Mais je travaille à avoir des relations épanouies et chasser ma solitude, ça passera par m'occuper de moi.

mercredi 17 décembre 2014

Moi, Azenor B. , fille de parents toxiques 10: Soucis professionnels


J'ai un souci avec les patrons. J'ai un sens de la justice important et j'ai besoin de comprendre les choses (le souci d'être trop intelligent!), hors dans le monde professionnel, la justice n'existe pas. Je ne supporte pas qu'on me rende responsable d'une faute que je n'ai pas commise (résurgence de mon enfance), j'estime qu'un salaire ne justifie pas que l'on fasse de moi ce que l'on veut sans me respecter. Bref, je ne m'écrase pas face à l'autorité. 
Je n'ai pas de soucis avec les patrons humains et respectueux (et il y en a plus qu'on ne le pense). Mais j'ai des soucis avec les patrons qui abusent de l'autorité sous toutes les formes. 

Je m'entends généralement bien avec mes collègues car j'ai un caractère facile si on respecte mes valeurs. Je ne supporte pas les critiques dans le dos. 

Ma tête tourne vite du fait de mon intelligence et je perds parfois patience avec les patrons un peu limités intellectuellement à qui il faut expliquer dix fois les choses, j'ai besoin d'autonomie et de tâches diversifiées sinon je m'ennuie. Cela crée parfois des soucis relationnels mais globalement ça va. 

J'ai absorbé énormément de stress dans mon enfance (les leçons...) et j'absorbe facilement le stress d'un patron (je m'améliore!), ce qui crée des soucis de mémoire parfois difficiles à expliquer. Parce que j'ai de la mémoire en fait, mais j'ai inclus la croyance que je n'en ai pas! 

J'ai du mal à m'affirmer ce qui a mené un de mes patrons à me faire des avances pas très subtiles et à rechigner à me payer. Je ne suis pas très crédible si je fais une menace mais je m'améliore. Avant, je m'écrasais mais maintenant, je discute pied à pied en cas de souci (je suis têtue mais parfaitement apte à me remettre en cause!). 

J'ai une très forte relation affective avec le travail car ce fut ma porte de sortie. Je ne peux pas faire n'importe quel travail et j'ai une grande éthique professionnelle (allez travailler en maison de retraite ou en restauration rapide!).

J'aime avoir de l'autonomie (pas de règles trop strictes donc ou alors j'ai besoin de les comprendre) et j'ai besoin  qu'on me dise quand je fais bien mon travail,  choses que je n'ai pas eues dans mon enfance. Le souci, c'est que dire qu'on a fait une erreur, c'est facile, reconnaître qu'on a bien travaillé, ça l'est moins pour un patron!

Moi, Azenor B. , fille de parents toxiques 8: Pervers narcissique/ Divorce

  Je ne me rends pas compte qu'il y a un souci avec mon ex car les choses se sont faites progressivement. Il pointe toutes mes erreurs et en fait une montagne: comme ma mère donc je ne me rebelle pas trop au début. Il m'infantilise: je n'ai pas le droit de faire des machines car je ne sais pas faire pour ensuite s'en plaindre. Il s'appesantit sur mes erreurs, comme mes parents. Ce qui devait être ma liberté est une stagnation. Je suis passée de parents toxiques à un mari pervers narcissique. Il m'infantilise ("ma puce"), ne me traite pas comme une femme mais comme une enfant (je n'ai pas le droit de faire à manger ou les courses, je n'ai pas accès à son compte de toutes manières et n'y ai jamais eu accès; ses goûts vestimentaires sont ceux d'un adolescent: jean-basket-tee shirt alors que je me rêve en pantalon droit ou joli jean bien coupé- talons-petit haut; il ne me soutient pas moralement dans ma recherche d'emploi; je ne gère en rien les "papiers" car il ne m'y a jamais initiée).

Je prends de petites initiatives: un gâteau par ci, une petite réparation qui traîne par là. Sans autonomie financière autre que mes rares salaires aussitôt engloutis en frais médicaux (ils sont avancés par moi et remboursés à mon mari donc je finis par jeter les feuilles de soins: il me fait des promesses mais ne les tient pas) et en heures de conduite, elles sont limitées de toutes manières.
Je prends en charge le ménage (hors courses et lessive) mais ce n'est jamais bien, il pointe la moindre imperfection. Il y a des choses qu'il m'apprend (oui, l'eau chaude pour la serpillière, ça décolle la saleté!) car je n'ai rien appris chez mes parents, hormis mettre la table et passer le balai. Mais c'est toujours fait d'un ton supérieur, il ne me croit pas capable de cuire des pâtes ou du riz (qui seront mes principaux repas, je ne sais pas cuisiner et je n'ai pas d'argent pour faire des tests).

Mais voilà, il a besoin de quelqu'un car il ne supporte pas de rester seul et moi, j'ai besoin de ses finances et de son amour. Car je l'aime de toute mon âme, j'ai tenté maintes fois de le quitter mais il a toujours réussi à me faire céder. De promesse en promesse, les années passent, j'ai 25 ans, je ne sais rien faire et je ne suis pas heureuse.

Je veux vivre mais nous ne sortons jamais, je sors peu avec ma meilleure amie par manque d'argent, le travail se fait rare et les salaires maigres passent dans l'obtention de mon permis et mes besoins personnels (maquillage, soins médicaux, serviettes hygiéniques (je n'ai pas découvert la coupe menstruelle à l'époque), réparations de chaussure, petits plaisirs, vêtements) mais j'arrive à épargner un peu. Je n'ai pas d'autonomie financière, je ne sais pas combien gagne mon mari qui me demande parfois de l'argent sans jamais me le rendre. Mais il me nourrit et me loge, je ne pourrais pas me permettre d'avoir un appartement à moi de toutes manières.

Je travaille un peu mais sans permis de conduire, ni voiture c'est plus difficile. La crise est là, j'ai changé d'orientation et ça passe mal car les domaines sont trop différents, je rate le début de ma carrière dans un secteur concurrentiel.

Peu à peu, je me rends compte que mon mari a un souci. Que cette relation n'est pas normale. Certaines choses devaient être temporaires, le temps pour nous d'avoir des finances plus solides mais il commence à bien gagner sa vie et rien ne change. Il refuse de fréquenter ma famille et me coupe de la sienne, il fait sa vie de son côté et de grands projets sans m'en informer (vacances, achat d'une nouvelle voiture): je ne participe pas majoritairement aux dépenses du ménage donc je n'ai rien à dire. 
Mais je l'aime. Nous envisageons d'avoir un enfant qui ne naîtra jamais heureusement. 

A ce moment là, je commence à me détacher de lui, je le trompe avec un ami pendant deux mois où il ne vivait que pour son travail, je parle divorce. Mais il parvient à me convaincre de rester. Je comprends que je dois me désintoxiquer de lui pour pouvoir partir et aussi avoir une situation financière stable.

Cela prendra quelques années puis j'ai enfin assez travaillé pour avoir droit à du chômage qui me permettra de tenir jusqu'à ce que j'ai 25 ans et le RSA. Travailler m'a fait mûrir et prendre confiance en moi, j'obtiens mon permis, mon mari promet de m'acheter une voiture, chose qu'il ne fera jamais. Je n'ai pas le droit de conduire sa voiture ou celle de mes parents, mon permis va moisir durant un an et demie avant que j'ai ma propre voiture.
Je deviens plus autonome, je change enfin de style vestimentaire (plus femme, plus adulte), je me maquille plus ayant les moyens financiers pour ça, je prends confiance en moi. Cela ne lui plait pas, il accuse ma meilleure amie de l'époque de tous les maux car je vais parfois chez elle le soir en ne rentrant pas trop tard car je dois prendre les transports en commun. Nous ne sortons jamais mon mari et moi, ce qui est un sujet de discorde important car je veux vivre.

Je m'éloigne de lui, nous finissons par divorcer, il rencontre rapidement une jeune fille aussi peu sûre d'elle que je l'étais quand je l'ai rencontré. Mes parents espèrent que je vais rentrer vivre chez eux, mais c'est hors de question, j'ai eu tant de mal à partir. Je finis par trouver une chambre dans le privé malgré mes maigres ressources, je déménage chez moi, enfin!

Mais j'ai subi des insultes, de la dévalorisation systématique, il a levé une fois la main sur moi que j'ai arrêté d'un regard disant que je porterai plainte durant des années. Cela s'ajoute à ce que j'ai vécu avec mes parents.