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lundi 23 avril 2012

Paroles, paroles

  "Celui à qui on propose une formation, il sera obligé d'accepter l'emploi pour lequel il a été formé." Pour cela, il faudrait déjà en proposer, ça fait plus d'un an que l'on me répond qu'il n'y a pas d'argent pour ça...

  "On a aussi le droit de parler du travail" "Le vrai travailleur, c'est celui qui a construit sa vie sans rien demander à personne". On ne demande que cela, sauf qu'il n'y a pas de travail... Rien pour nous, les jeunes. A-t'il jamais été au Pôle emploi, autrement que pour le visiter?
 
  Lui qui parlait tant de justice, je viens d'apprendre au bout de plusieurs mois que mes voisins ne seraient pas expulsés par notre propriétaire commun avant bien longtemps, "Ca ne se fait pas comme ça" et pourrait prendre un an. Sauf que ça dure depuis plus de 6 mois, autant de temps perdu pendant lequel rien n'a été fait... mis à part, une soit-disant convocation à un rendez-vous pour "s'expliquer" que l'on m'a ensuite dit être un "courrier d'avertissement", suite à une pétition.
Mon propriétaire me ment allégrement, je subis des menaces de mon voisin, des dégradations sur ma voiture, ma porte d'entrée, ma boîte aux lettres. "Pas vu, pas pris"!

  Monsieur le président, si j'avais pu "travailler plus pour gagner plus" (pour gagner ma vie tout court), pu accéder à des formations (malgré mon diplôme qui fait que je ne suis pas prioritaire), si la police avait des effectifs suffisants pour se déplacer (sans faire un bruit important qui avertit mon voisin de leur arrivée!), si les procédures d'expulsions étaient plus simples (je parle des fauteurs de troubles qui le font exprès, qui rient de notre impuissance et se croient intouchables, ne travaillant pas; pas de la famille qui a des difficultés financières mais qui n'embête personne et cherche à s'en sortir), je ne rirais pas (jaune) autant en vous écoutant!

mardi 17 janvier 2012

La MAP et l'appartement ne font pas bon ménage

  Après avoir investi dans une machine à pain, je vais devoir la mettre au placard. Dans un appartement non insonorisé, ce n'est même pas la peine d'y songer. Le bruit supérieur à celui d'une machine à laver en plein essorage dure très longtemps, soit toute la phase de pétrissage. Ceci en oubliant les vibrations de la machine!
  J'ai tout tenté: la mettre sur le lit, l'envelopper d'une couette, profiter de la télévision à fond de mes voisins (qui crient mais ne se gênent pas pour laisser leur télévision au maximum jusqu'à près de minuit... et ne viennent pas me voir, il va de soi que j'ai cessé de faire du bruit à une heure raisonnable; la mettre en journée).

  Je ne renonce pas à faire mon pain moi-même: le pain de boulangerie est trop cher et le pain de supermarché n'est pas rassasiant; de plus, son goût laisse à désirer, je m'en prive souvent pour toutes ces raisons. Je le ferais la main jusqu'au jour où je déménagerais dans un appartement insonorisé.

  J'ai tenté le pain à la main: franchement, vu la facilité de la chose, je me demande à quoi pourrais me servir une machine à pain! J'ai tout fait à la main (la pâte est très collante, c'est le seul problème (outre le fait que je n'ai pas mis suffisamment de sel); un ajout de farine et ça repart; d'où l'intérêt de le faire à la main car on sent s'il manque de l'eau ou de la farine contrairement à la machine à pain où le résultat est une surprise).
Le seul hic est la cuisson au four et la croûte noire luisante comme un miroir de brûlé sur le dessous du pain. C'est là que ma machine à pain va me servir pour la partie cuisson.

dimanche 1 janvier 2012

Mes chers voisins 3

  De guerre lasse, j'ai changé la disposition de mon appartement, en inversant chambre et salon: ce n'est pas l'idéal car la taille et l'organisation des pièces ne sont pas des plus adaptées. J'ai une pièce entre moi et mes voisins bruyants, avec des boules quiès et le lit à l'opposé de la chambre, ça passe. J'ai, ainsi, tout le loisir d'entendre mieux encore qu'auparavant les conversations de mes voisins du dessus: ce qu'ils mangent (tel aliment a "donné la chi*sse" ou des "vents" pour dire les choses plus poliment qu'eux à Mr, qu'est-ce qu'unetelle est "con, alors mais con" (quelqu'un de leur famille dont je n'ai rien à faire!), qu'est-ce qu'on mange, la liste des courses..., les conversations téléphoniques, les émissions du midi (type Juste prix ou La roue de la fortune) avant les informations... Retraités, ils ne sortent presque pas de leur logement, juste pour les courses!
Très bruyants à mon arrivée (conversations jusqu'à une heure du matin à plein volume en semaine, portes qui claquent), ils se sont calmés. Mais, ils gardent une dent contre la "petite jeune"!

  Après m'avoir vu flatter un chat abandonné par une après-midi ensoleillée, ils m'accusent de le siffler la nuit (?) alors que quelqu'un cherchait son chien quand je rentrais!
Une femme qui descend bruyamment les escaliers le soir: c'est la "petite jeune"! Alors que je monte toujours en chaussettes à partir d'une certaine heure (malgré les escaliers dégoûtants qui nécessitent un lavage des pieds au gant de toilette tardif avec des bas (pour ne pas faire trop de bruit) ou qui rendent les chaussettes très sales!, le froid). Je repère ma clé avant de monter l'escalier et me déchausse. Je n'ai jamais croisé personne en étant déchaussée, ça me ferait bizarre...

  J'ai fait l'effort de leur dire bonjour avec un petit sourire, malgré tout. Ils me le rendaient depuis peu.
L'épisode du siffleur ou de la siffleuse de chien ou de chat, hamster, cochon d'inde ou autruche, les a remontés contre moi!
Je ne dis rien pour les chaises tirées bruyamment, les volets fermés tardivement et bruyamment (j'essaie de le faire tôt et en silence; eux aussi, si ça se trouve me direz-vous?), les portes claquées en journée ou le soir, les invités bruyants, la télévision forte ou les conversations à voix haute après une certaine heure! Je mets des boules quiès ou me dit qu'il ne faut pas exagérer!
 J'ai pris la peine de discuter avec Madame, histoire que si je dois aller resonner chez eux (après avoir collé l'oreille la porte pour ne pas me tromper de cible), le dialogue soit amorcé! Peine perdue, elle s'en est servie pour me dénigrer (ce n'étaient pas des secrets d'état, je m'en fiche; c'est la puérilité du geste qui m'étonne d'une femme de l'âge de ma mère!).
  J'ai entendu une conversation l'autre jour qui m'a irritée! Ils m'accusent d'appeller le chien précité tardivement derrière l'immeuble, ils ne peuvent pas le prouver, ne m'en ont jamais parlé; je me vois mal aller les voir avec l'air d'avoir espionné leur conversation! Bien malgré moi, mais bon...
Pareil pour le soir de Noël, ils sont convaincus que j'ai fait du bruit avec mes talons, alors que je suis montée en chaussettes et ai retenu la porte! Si ça se trouve quelqu'un est parti une heure avant moi, bruyamment et cela me retombe dessus! Bref, j'ai eu droit à des commentaires sur la jupe que je portais ce fameux soir de Noël ("et, tu as vu sa mini jupe?" d'un air scan-da-li-sé)! Alors que je leur avais gentillement souhaité un Joyeux noël avec le sourire, quand je les ai croisés en partant! La jupe qui frôle le haut du genou devient une mini-jupe... Je leur déconseille vivement d'aller en boîte où  ils croiseront vraies mini-jupes et décolletés plongeants!
 Ils ne se sont pas gênés pour faire du bruit dès 8 h 00 du matin car je les ai "empêchés de dormir"!, j'étais levée depuis longtemps malgré mon retour tardif et silencieux... Sympa pour les autres voisins! Surtout que c'est exceptionnel, le soir de Noël, que la personne n'a sans doute pas fait exprès de faire du bruit et qu'ils...se trompent de coupable!
  Une personne irrespectueuse le restera; il est tellement plus aisé de voir la paille dans l'oeil de son voisin que la poutre qui est dans le sien, pour paraphraser la Bible.
  Je les ignore et je fais ma vie en essayant de rester discrète comme toujours... Je pense que c'est la meilleure solution. Mais, les bruits de voisinage sont usants (cherchez sur Google: immeuble mal insonorisé, voisins bruyants ou talons dans immeuble mal insonorisés; la bêtise humaine fait peur!).
A quand une loi qui oblige les propriétaires d'immeuble à insonoriser les logements?

dimanche 13 novembre 2011

Chroniques de festoù noz

  Je vais souvent danser à un fest noz (fête de nuit en Breton) le samedi soir en bonne Bretonne! A noter que la semaine commençant le dimanche dans la tradition Bretonne, c'était donc le dernier jour de la semaine autrefois! Il servait à aplanir le sol après les travaux des champs sous le martellement des sabots...

  J'apprécie la convivialité qui y règne (on reconnaît souvent les même visages ponctués d'un sourire ou d'un regard), le mélange des générations (vieux monsieur en bragoù-braz (pantalon traditionnel) et chapeau, tous jeunes enfants de 6 ou 7 ans qui font leurs premiers pas en famille) et des différents "pays Bretons". Les danses de tous les pays Bretons et Celtiques sont représentées: cercle Circassien (danse écossaise en couple et en cercle, une de mes danses préférées http://dansesbretonnes.gwalarn.org/ ), kost ar c'hoad http://dansesbretonnes.gwalarn.org/ , polka (eh, oui! La Bretagne a toujours été ouverte sur l'extérieur,  http://dansesbretonnes.gwalarn.org/), scottish (en couple http://dansesbretonnes.gwalarn.org/), valse écossaise ( en couple comme la valse traditionnelle http://dansesbretonnes.gwalarn.org/danses/valse_ecossaise.html): pas de jaloux et pas de querelles de clocher! Le prix modique de l'entrée n'est pas pour rien dans ce choix de sortie (environ 7 €).

  Les débutants dont je fais partie, trouveront toujours un voisin pour les guider ou leur montrer les pas de base. Il n'y a plus qu'à se laisser guider ou tenter de suivre les voisins pour les danses les plus simples! Pour les autres, le mieux reste de se mettre sagement en retrait en tentant de refaire les pas,  quitte à se joindre à la danse si on se sent capable d'essayer! Sinon, il y a souvent des initiations avant le fest noz, idéales pour faire ses premiers pas!

  La tenue! Vaste programme! Quand les températures descendent parfois très bas, j'ai été tentée de m'habiller chaudement (jean, collants, cols roulés (il faut bien sortir de la voiture!) que j'ai retiré au maximum rapidement): rentrer du parking en débardeur par une soirée glaciale d'octobre au pas de course est une habitude vite prise! C'est une parfaite occasion de sortir les tenues d'été de l'armoire! Vivent jupes légères, débardeurs et petits hauts! Si l'on a froid en arrivant, la température monte rapidement...
Attention les pieds! Entre les voisins qui vous les écrasent (on évite les belles chaussures en cuir ou en velours, avec broderies et/ou strass offertes par soi-même pour les occasions spéciales ou précieusement conservées par sa mère ou sa tante qui nous en a fait don car elles restaient au placard: chaussures de qualité à l'époque! Attention également aux semelles trop lisses et aux talons trop fins (les escarpins restent donc au placard!) car au fil des heures, le sol se couvre d'un film liquide dû à l'évaporation! Le confort est également à prendre en compte car les heures passent rapidement et les ampoules le lendemain ou le mal aux pieds sur le retour finissent mal une bonne soirée! Les chaussures spécial fest noz seront mon prochain investissement: confortables, à la semelle peu glissante mais féminines malgré tout et avec des talons moyennement haut (ma définition de la hauteur de talons différe de celle de la majorité des gens qui les qualifieront sans doute de talons hauts...). Pour le commun des mortelles: talons moyens voire plats ou chaussures de sport.

  La bouteille d'eau reste bien sûr l'accessoire incontournable de la soirée! Malheur à qui l'oublie...
 
  Attention aux doigts! Tirés dans tous les sens, quand le sol commence à glisser, que les vitres sont couvertes de buée malgré les portes largement ouvertes et que les voisins s'y accrochent comme des noyés à une branche, il ne faut pas hésiter à prêter son annulaire en échange du repos de son auriculaire...

  Et sur le retour, le moment que j'apprécie, c'est celui où je me retrouve seule sur une route de campagne dans la nuit et que je savoure cette paix et la solitude, vite brisée certes mais tellement reposante, la musique à fond dans ma voiture! Parfois, un animal traverse la route (écureuil ou chat) que je prends soin de ne pas écraser, bien évidemment sans mettre en danger autrui.

dimanche 16 octobre 2011

Mes chers voisins 3 ou l'inefficacité de la police

  J'ai fini par appeler la police pour mes problèmes de tapage nocturne à minuit passé, il y a quelques jours. Evidemment, j'ai gentillement été demander à mon voisin de faire moins de bruit qui m'a de nouveau menacée.

Réponses:
- "Si votre appartement est sonore, on ne se déplace pas!" Première nouvelle: j'estime que quand on vit dans un appartement sonore, on fait le nécessaire pour ne pas déranger les voisins! Si, je le fais, je ne vois pas pourquoi je serai la seule à faire des efforts.
- "Ecoutez, je n'entends rien dans le combiné!". Deuxième nouvelle: moi, j'entends très bien les hurlements de mes voisins; je veux bien admettre que les bruits répétés jour et nuit m'ont, sans doute, sensibilisée; mais quand même, ça sent la mauvaise volonté!
- "On passera faire un tour si j'ai une patrouille de libre parce qu'on ne se déplace pas pour des tapages nocturnes." Evidemment, ils ne sont jamais passés! Je pensais que les tapages nocturnes faisaient partie de leur travail!!  

  D'ailleurs, le ministère de l'intérieur pense la même chose que moi! Par contre, la mise en demeure de faire des travaux d'isolation, je ne suis pas certaine que cela fonctionne! En espérant que ce soit le dernier article sur le sujet!


TAPAGE NOCTURNE
La contravention de tapage nocturne est constituée par des bruits, émis de nuit, troublant la tranquillité d'autrui.
Demandez à l'auteur du trouble d'y mettre fin. En cas de refus, appelez la police.

VOTRE LOGEMENT EST MAL ISOLE
Vous êtes locataire : vous pouvez dénoncer le bail, mettre en demeure le propriétaire d'effectuer des travaux d'isolation ou demander une réduction de loyer."

  La prochaine fois, ils passeront peut-être, ce sera la deuxième fois que j'appellerais! Courage à tous ceux qui vivent la même chose que moi: ne vous découragez pas et battez vous!

dimanche 2 octobre 2011

Fatigue

  Mes insomnies liées au manque de respect de mon voisinage s'intensifient: insomnies quand le silence se fait enfin, cheveux (pourtant enfin en voie de guérison grâce à mon amie Rozenn) qui s'affinent de nouveau après avoir lutté pendant des semaines pour éradiquer fourches, pointes sèches et affinées!, micro-siestes tout au long de la journée, muqueuse oculaire asséchée et douloureuse... Le stress se joint à la fatigue.
  Télévision jusqu'à 1 h 00 du matin, cris d'enfants et hurlements d'adultes, portes et portières qui claquent à minuit, minuit et demie, une heure du matin, sol qui vibre...

  Mon 2ème voisin s'ajoute au 1er: retraité (il ne travaille donc pas!), il hurle à longueur de journée ou met sa télévision au maximum. Agressif et paranoïaque, j'ai entendu par "radio-moquette" (les sols mal insonorisés ont du bon, parfois) qu'il se plaint que la "petite jeune" se plaigne et l'aurais insulté ("Ta gueule!", "La ferme!" et autres gentillesses imaginaires); il a dû apprendre que je me suis plainte au propriétaire de l'immeuble de ce comportement. Qu'une jeune femme arrivée dans l'immeuble bien après lui puisse remettre en cause son petit confort personnel, lui pose un épineux problème!! Il est tellement plus facile d'accuser les autres que de remettre en cause son comportement!
  Après quelques visites infructueuses à mes charmants voisins, je suis passée déposer une main courante à la police il y a quelques semaines déjà et j'ai prévenu mon propriétaire. Visites chez mes voisins à une heure avancée de la nuit, demandant poliment un peu de silence ponctuées de rires, de menaces verbales! J'attends encore un peu, le temps de régler un autre dossier en attente, pour me consacrer entièrement à cette "cause".
  Je ne comprendrai jamais ce genre d'attitude, il est pour moi normal de respecter son entourage, ses voisins, le boulanger ou le marchand de journaux! "Bonjour", "Au revoir", laisser la place aux personnes âgées, femmes enceintes et petits enfants dans le bus, un vrai sourire à un sdf dans la rue juste parce que je sais que cela lui fera plaisir, prendre quelques minutes pour discuter avec ma voisine retraitée qui ne voit personne et à qui cela fait visiblement plaisir de parler, aider un aveugle à traverser la rue, prendre le bras d'une personne âgée qui visiblement ne tient pas sur ses jambes et me dit avoir peur de traverser le même passage piéton que moi (le regard des passants, insistants, qui se retournent)...
J'ai parfois l'impression d'être une espèce à part... Si chacun ouvrait un peu son coeur et se rappellait qu'il ne vit pas seul, qu'il a des voisins qui se lèvent à 5 ou 6 h 00 du matin, qui ont de rares jours de repos, des cernes sous les yeux; des voisins sans famille, ni amis, ne recevant jamais de visites; des voisins qui ont des problèmes de tout ordre (professionnel, pécunier...) et pour qui la maison reste un havre de paix presque inviolable, le sas qui permet de retrouver un peu de sérénité, ce genre de comportement n'existerait plus et je crois que tout le monde serait plus heureux!
  Mais pour cela, il faut apprendre à s'ouvrir aux autres et tendre la main! Pour tous les autres, il y a la loi, la police et les boules quiès!

mardi 27 septembre 2011

Mes chers voisins 2

  Comment supporter au quotidien, les bruits, déchets devant l'immeuble et dans le hall de l'immeuble? Je ne sais mais mes voisins s'y complaisent!

  La partie commune de la cave est un dépotoir indescriptible qui encombre l'entrée de MA cave, mal située... J'ai tout jeté ou mis sur le côté après avoir laissé un mot demandant de bien vouloir dégager l'accès à ma cave, puis laissé un mot dans le hall, sans succès! Ces "dépôts" datent de mon arrivée, il y a quelques mois maintenant, ils sont méticuleusement replacés dans le fond de ma cave si je les déplace... soit devant MA cave, m'interdisant tout accès sauf à passer 5 ou 10 minutes à tout dégager. Cela date d'il y a quelques mois et il n'y  a pas eu de réclamations pour les planches et autres débris de meubles que j'ai jeté. Mon prédécesseur les aurait-il laissé?

 Outre les bruits, toujours omniprésents la journée mais qui restent tolérables le soir (j'ai donc retardé mon appel à la police), j'ai eu la surprise de trouver des poubelles devant le local poubelle ou mieux devant les poubelles! Il doit être difficile de soulever le couvercle!

  Plus les déjections canines dans le hall d'entrée que personne ne ramasse, les poubelles déposées sur le paillasson et descendues deux jours plus tard (le meilleur moment reste celui où le contenu commence à couler... Heureusement que le ménage est fait régulièrement!).

  Un tel manque de civisme et de savoir-vivre me confond. J'ai décidé de ne plus m'en préoccuper: s'ils veulent vivre dans un dépotoir, tant pis pour eux; moi, je refuse! Le bailleur ne fera rien, le signaler à la police se révélera inutile car il sera difficile d'identifier l'auteur des ces "incivilités" et puis, ils sont tous un peu pareils, et se serreront les coudes... Déjà que l'on me dit à peine "Bonjour!" quand on me croise dans l'escalier et ce depuis mon arrivée (je me souviens des regards de haut en bas qui ont accueilli mon arrivée! "Une jeune! Alerte!"... ). Tant pis, j'ai décidé de considérer mon immeuble comme une "cité dortoir" et mon appartement comme mon havre de paix... Je me retournerai vers la justice, en cas de problème désormais...
  Ou comment, quelques individus isolés peuvent tout détruire!

  Je mesure la chance qui m'a été donnée d'avoir eu une éducation par mes parents, qui malgré tous leurs torts m'ont appris à respecter les autres et les règles de base de savoir-vivre.

vendredi 2 septembre 2011

Mes chers voisins

  Qui ne s'est jamais plaint de ses voisins?
  Seule "jeune" de mon immeuble, je me suis souvent heurtée aux "adultes" qui me refusent le "droit" de leur demander un minimum de savoir-vivre: la "gamine n'a qu'à fermer sa g...!" et autres gentillesses, en coulisse bien à l'abri derrière les murs peu épais de leur appartement.
  Demandez un minimum de respect et de silence à des retraités pour pouvoir dormir suffisamment et être en mesure de travailler correctement le lendemain! Expliquez leur que vos jours de repos sont comptés et que vous aimeriez pouvoir en jouir sans entendre hurlements et "Des chiffres et des lettres" au maximum! Ils vous diront de sortir faire la fête ou de faire moins de bruit le matin (il est certain que le manque de sommeil induit énervement et retard!); la différence majeure étant qu'eux peuvent se rendormir s'ils mettent leur télévision au maximum jusqu'à 3 ou 4 h 00 du matin!
  La diplomatie, lorsqu'une frêle jeune femme se présente avec le sourire devant son voisin qui la dépasse largement d'une tête et qui se sait soutenu par ses pairs, risque de se révéler vaine. Néanmoins, l'on retente plusieurs fois en se disant que le voisin récalcitrant finira par montrer un minimum de courtoisie et d'humanité pour la "travailleuse solitaire", une fois apprivoisé!
  Les semaines, puis les mois passent, la fatigue et les cernes mal masquées sous le fond de teint  s'accumulent, les "descentes nocturnes" se révélant vaines et de plus en plus rares... On en parle aux voisins qui prétendent ne rien entendre, on achète des boules quiès portées jour et nuit, de la tisane, on rentre tard le soir en essayant de ne pas se montrer trop bruyante malgré la fatigue, on augmente le volume de sa télévision pour se prouver que non, ce n'est pas un rêve, le voisin couvre le son de notre télévision (pas grand luxe mais quand même!)...

  Insomnie, stress, palpitations, énervements, retards et manque de sommeil s'accumulent; on tente de faire intervenir le syndic qui dit se charger du dossier et mettre un avertissement. Avertissement imaginaire apprend-t'on au détour d'une conversation!

  Conversations téléphoniques hurlées entendues "par inadvertance" où notre cher voisin se plaint auprès de ses enfants, victime de "la petite jeune" venue lui demander (gentillement et poliment avec le sourire) quelques heures de repos; ou quand il se plaint auprès de son conjoint tout aussi bruyant ou des voisins de son âge qui savent que si le sort s'abat sur l'un d'entre eux, les autres suivront de près qui feront front commun avec lui contre la "petite jeune", la "nouvelle" qui ose ne pas se tenir coite comme les autres voisins interrogés alors que l'on se croise dans l'escalier en allant au travail et... prétendent ne rien entendre!
  Puis vient la rupture, quand le manque de sommeil et l'énervement font place à un état d'épuisement, associé à un sentiment d'impuissance tel que l'on se décide à contre-coeur, devant un tel manque d'éducation à appeller la police! Gare aux conséquences de ce coup d'état contre le front des retraités qui voudrait maintenir la paix, leur paix sans pitié pour les autres tant que leur petit confort n'est pas menacé!; mais quand toutes les autres solutions ont été épuisées...
  Si je puis me permettre un conseil, passé le premier avertissement brûler les étapes jusqu'à l'épisode final vous fera gagner un temps précieux: une personne imbue d'elle-même n'ayant pas les rudiments d'éducation nécessaires ne changera pas; sauf à avoir une bonne raison, la peur du gendarme, peut-être??

samedi 24 juillet 2010

Sans domicile fixe

                                    Quelle attitude adopter lorsque l'on est réveillé par une personne sans domicile fixe dormant devant sa porte en plein milieu de la nuit?

 Il y a quelques semaines, je me suis trouvé confrontée à cette épineuse question.

 Étonnée par des bruits indéfinissables oscillant entre le bruit d'une personne qui se retourne dans son lit et des gargarismes non identifiables, allié à une odeur de pied persistante dont il était difficile de détecter la nature et l'origine, j'en ai recherché la cause. Je suis donc sortie par derrière pour éviter de réveiller mes voisins; puis après avoir exploré les alentours immédiats de mon habitation et déclaré forfait, je m'en suis retournée par l'autre entrée de mon domicile. Quelle n'a pas été ma surprise de se trouver nez à nez avec un individu hirsute étendu de tout son long sur un morceau de carton dans le hall d'entrée!

 Désemparée et ne sachant que faire (la situation étant inédite), j'ai  fait demi-tour à pas de loup mais ne suis pas parvenue à ne pas réveiller mon voisin improvisé malgré toutes mes précautions. Je lui ai dit de se rendormir en expliquant que j'étais intriguée par les bruits entendus depuis le début de la nuit... Au fait de l'attitude de mes voisins, je lui ai conseillé de partir dès le lendemain matin (je craignais que ceux-ci ne fassent intervenir la police ou se montrent désagréables).

 Néanmoins, tôt le matin, j'ai déposé auprès du vagabond aussi discrètement que possible, un sac contenant le peu que je pouvais lui donner (de l'eau, les quelques victuailles que j'ai pu rassembler dans mes placards (bien vides en cette fin de mois), le fond de mon porte-monnaie, du gel douche et quelques mouchoirs) que j'ai déposé silencieusement (à ce qu'il m'a semblé) auprès du sac de mon voisin improvisé; que j'ai de nouveau tiré de son sommeil par inadvertance (sans doute, un réflexe né de sa situation précaire, ai-je pensé sur le moment) qui m'a remerciée...

 J'ai dû lui expliquer que malheureusement, il lui fallait partir pour ne pas attirer l'attention des voisins (me doutant de leur réaction, ce sont pour la plupart des gens relativement aisés d'un certain âge ou des étudiants nantis par leurs parents; ils étaient bien capables d'appeler la police!).

 Quelle attitude adopter en pareil cas? Je ne sais; entre mon bon coeur et la peur de réveiller mes voisins qui chasseraient le malheureux, mon coeur balance en vue de tenter de trouver un compromis entre l'Amour pour mon prochain et le désir de lui éviter des ennuis prévisibles...