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lundi 25 mars 2013

Minou tout doux: Veet ou l'épilation

  Cette publicité m'avait consternée quand je l'ai vue il y a plusieurs mois... http://www.rue89.com/rue69/2011/05/06/epilation-integrale-critique-veet-coupe-son-minou-tout-doux-202689
Il s'agissait d'un "jeu" visant clairement les très jeunes adolescentes qui devaient traquer tous les poils de malheureux matous (qui n'avaient rien demandé, les pauvres!).

  Je vous explique: à l'adolescence, les poils pubiens et axillaires poussent chez les hommes et les femmes, c'est un signe de maturité sexuelle (au même titre que la barbe). Ils retiennent les phéromones et des odeurs sexuelles. C'est normal...

  Pour moi, l'épilation intégrale fait "petite fille", "ado prépubère". Je me suis (bien) raté le maillot une fois, j'ai tout rasé pour que tout repousse en même temps. Je me suis sentie infantilisée, comme une enfant. 

  Je retaille le tout parce que je préfère, je n'aime pas la couche de poils qui forme une couche épaisse dans la culotte. C'est un choix personnel mais je conserve une bonne partie de ma toison naturelle.

  Je suis tombée une fois sur un homme totalement épilé, j'avais l'impression de me retrouver face à un petit garçon, je n'ai pas aimé du tout. Je préfère un retaillage des poils mais bon, un homme, un vrai, ça a des poils   , c'est normal. Je ne m'en formalise pas. De toutes manières, si un homme me plaît, je ne m'arrête pas à ça!

  Alors stop à la chasse aux poils de tous poils, la nature est bien faite! C'est un choix personnel mais culpabiliser des jeunes filles confrontées à un corps qui change, qui deviennent femmes, je trouve cela cynique et un abus de faiblesse, surtout à des fins mercantiles... 

 Mais nous savons tous que l'industrie est prête à tout pour faire des bénéfices...

dimanche 12 février 2012

La nuit des temps

  La nuit des temps est un roman de René BARJAVEL.

  Une expédition scientifique au Pôle Sud réceptionne, par hasard, un signal issu des profondeurs. Intrigués, ils creusent et découvrent une sphère d'or dans laquelle reposent un homme et une femme endormis. La femme, Eléa, en meilleur état physique que l'homme blessé est réveillée en premier du froid qui l'a maintenue en sommeil pendant des années.
  Peu à peu, elle dévoile son monde issu du passé, plus développé que le nôtre, son immense amour pour Païkan et leur histoire, ainsi que la raison de son hibernation: une guerre qui a conduit à tenter de sauver un homme et une femme pour préserver l'humanité, choisis pour leur beauté (Eléa) et leur intelligence (Coban). Païkan fera tout pour rejoindre sa bien-aimée et la sauver à son insu.
  La fin du livre m'étreint toujours le coeur, l'on voudrait tous qu'elle soit autre.

  Un livre poignant qui dénonce les horreurs de la guerre, la destruction de la nature, les folies du progrès technologique sans contrôle tout en célébrant l'amour et le triomphe de la vie.
 

mercredi 24 août 2011

Sucker Punch

  "Chacun de nous à un ange. Un gardien qui veille sur nous. [...] Pour nous rappeler que c’est nous, chacun de nous qui détenons le pouvoir dans les mondes que nous créons.", le fim s'ouvre sur cette phrase...

Ce film traite de l'histoire d'une jeune fille que son oncle fait interner et souhaite faire lobotomiser, afin de toucher un héritage: échappera-t'elle à son destin? Une histoire touchante que je vous laisse découvrir sur Wikipédia (mais ne lisez pas trop, au risque de connaître la fin!). http://fr.wikipedia.org/wiki/Sucker_Punch.


  C'est un film qui m'a touché d'abord pour l'histoire de Babydoll, héroïne à laquelle je me suis attachée d'emblée (dont on ne sait pas le véritable prénom, ni son histoire seulement évoquée car il n'y a pas vraiment de retour en arrière, le film s'ouvrant sur des phrases sur lesquelles méditer relatives au destin, au théâtre et aux choix que nous avons pour le changer puis une scène de meurtre)... On devine qu'elle et sa soeur sont orphelines, on voit clairement le testament et la réaction de leur oncle qui veut les tuer, la fuite de Babydoll pour sauver sa vie; jusqu'à son arrivée dans l'institut psychiatrique où la sinistre Madame GORSKY fera danser les filles quand la fiction et la réalité se fonderont l'une dans l'autre lors de l'angoissante scène de lobotomie...


  Mon coeur s'est serré d'imaginer cette jeune fille de 16 ou 17 ans si frêle dans cette situation, lire son désespoir sur son visage m'a donné les larmes aux yeux...


  Puis, place à l'imaginaire de Babydoll au vert criard insupportable qui semble tout droit sorti d'un jeu vidéo qui m'a écorché les yeux tout le long du film! Des scènes d'action avec des combats contre des créatures fantastiques, des effets spéciaux qui m'ont bien plu dans des tenues sexy qui raviront ces messieurs mais je me demande si elles sont bien utiles (ou symbolisent-t'elles le passage à l'adolescence et la sexualité, par rapport à l'innocence d'avant??), surtout associées à des armes de guerre; puis une alternance entre le retour à la réalité (la vraie ou celle de Babydoll dans cette mise en abyme?) et l'imaginaire de notre héroïne, sur fond de musique...


  Héroïne timide et effacée qui prendra de plus en plus confiance en elle dans la quête des objets réels ou imaginaires, qui la méneront à la liberté...


  Echappera-t'elle à son destin? Où est la frontière entre le rêve et la réalité, entre le destin de Babydoll et de Sweet Pea?; et qu'en est-il de ses compagnes? Babydoll et Sweet Pea ont-elle dans leur fantasme imaginé échanger de vie l'une avec l'autre? Elles sont amies, ont toutes deux une soeur au destin tragique, à peu près la même histoire et font équipe... Sont-elles la projection, le miroir du moi intérieur fantasmé (l'héroïne du rêve, la guerrière qui trouvera la force de se battre; force que leur moi réel n'a pas, condamné à se résigner à son destin) l'une de l'autre?



  J'ai eu des moments de lassitude, où j'avais envie de zapper mais je voulais connaître la fin! Avec le recul, je me dis qu'en le revisionnant après avoir vu la fin, je comprendrai mieux les enjeux de ce film, qui aborde de nombreux sujets sérieux (les traitements psychiatriques dans les années 20 ou 30 (?), la cupidité, la place et la force de l'imaginaire, le jeu de miroir entre Babydoll et son double (?) Sweetpea et leur destin étrangement parallèle)...


  Je pense qu'il y a plusieurs niveaux de lecture dans ce film et des critiques de la société voilées... Sinon, il vaut le coup surtout pour les scènes de combat et aussi pour l'émotion que nous procure le sort tragique du début à la fin du film de l'héroïne dans sa quête de liberté... Même si j'attendais avec impatience la sortie du DVD, faute de l'avoir vu au cinéma et que j'ai du coup, peut-être mis la barre haut, je suis légèrement perplexe, en attendant un deuxième visionnage d'un regard plus averti.

 

lundi 30 mai 2011

Célibattante, célibattue, célibérée??

  J'ai, en mon temps, dévoré Le journal de Bridget JONES d'Helen FIELDING, après avoir vu le film du même nom. A peine sortie de l'adolescence à l'époque, j'étais encore célibataire même si j'ai rencontré mon ex-conjoint peu après... Histoire qui s'est soldée par un échec, jalonnée de souffrances, de reproches et de désillusion. Cette histoire a détruit la confiance en soi et en son pouvoir de séduction que donne la jeunesse; de désillusions en reproches incessants, j'ai fini par me croire frigide puis par me persuader que, finalement, le sexe, ce n'est pas si bien que les gens le disent. Secret bien gardé pour perpétuer l'espèce!

  Sans parler de mon éducation! Le sexe, c'est sale! Oh, un baiser langoureux dans le film du soir: "Ne regardez pas les enfants!" et la main de ma mère devant nos yeux!
L'interrogatoire de ma mère en rentrant de boîte: "Tu as rencontré quelqu'un?" d'un ton angoissé à peine voilé... Je ne m'en rend compte que maintenant... Et le soulagement mal dissimulé quand elle apprenait que sa fille était toujours "pure"!

  Suite à des histoires désastreuses, je me sens prête à m'affranchir de ce passé...ayant compris à rebours mes erreurs!
Je me sens enfin femme, séduisante et prête à être séduite! Je veux profiter de mon célibat pour rencontrer du monde, sortir, renouveller mon cercle d'amis en attendant  cherchant le prince charmant... Les livres de la collection Osez! aux éditions La Musardine ont répondu à pas mal de mes questions... n'ayant personne à qui les poser qui me réponde franchement...

 Pour en revenir à cette chère Bridget, à l'époque, je pensais qu'à 28 ans, je serais mariée, mère d'un ou deux enfants, avec un travail intéressant assorti de vrais revenus qui m'assureraient une indépendance financière (on m'a appris que faire des études permet d'avoir un meilleur emploi que l'on a choisi...) et que je ne connaîtrais jamais ce genre de questions existentielles! Les contes de fées sont nocifs pour les femmes en herbe!! J'ai ri des situations cocasses, du pot de glace dévoré le soir en pyjama informe devant la télévision que l'on regarde d'un oeil morne, par un de ces soirs où la solitude nous pèse et nous enveloppe comme une épaisse nappe de brouillard...
Ca m'est arrivé, le pot de glace remplacé par un pot de Nutella dévoré à la cuillère et le pyjama par un jean- tee-shirt-informes-que-l'on-ne-met-qu'à-la-maison!

  Aujourd'hui, j'assume mon célibat! Je fais confiance à la vie, au destin... et à moi-même! J'en profite pour vivre ce que je n'ai pas vécu dans ma jeunesse en assumant mes choix et... mes erreurs! C'est en apprenant que l'on fait des erreurs; et en faisant des erreurs que l'on apprend! Il n'est jamais trop tard et il y a un début à tout, alors pas de fausse honte les filles (et les garçons)! Assumez votre passé et vos erreurs!
Je fais confiance à la vie et au destin pour diriger mes pas. J'ai décidé de voir le verre à moitié plein, plutôt qu'à moitié vide!

  Je me sens enfin à l'aise avec ma féminité, mon passé... J'apprends comme je peux... Je fais au mieux et à partir de ce moment, je n'ai rien à me reprocher! Si tout le monde était parfait, que la vie serait fade! Vous souvenez-vous de ce film Pleasantville? C'est exactement ça!

  Mon ex-meilleure amie a fait le vide autour de moi, suite à notre rupture. Elle ne me pardonne pas de l'avoir quittée et de me sentir bien mieux sans elle, parce qu'elle sait qu'elle ne me manque pas: par vengeance, elle a colporté des rumeurs sur moi; je l'ai dit: elle sait faire sa petite fille fragile et se faire plaindre! Elle m'a accusée de tous les maux, m'a fait passer pour la "méchante sorcière" qui a été dure avec "Blanche-Neige" (je n'ai pas choisi le nom de la princesse par hasard!)... Ce fut la cause de ma rupture avec mon ex-petit copain.

  Ce vide, je veux le voir comme une chance: chance de rencontrer des personnes dont je n'aurais jamais croisé la route auparavant, chance de m'enrichir de ces rencontres!