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mercredi 22 juillet 2020

Crise post-confinement

  Depuis la fin du confinement, je cogite, j'observe et j'essaie d'en tirer les leçons. La crise sanitaire est loin d'être terminée, un reconfinement nous pend au nez et j'ai perdu foi en l'humanité, je crois. Quand ça a commencé à devenir sérieux, je me suis dit que c'était une opportunité pour la société. De ressortir le meilleur et de changer de voie sur certaines choses, ralentir la course à la consommation ou le pire, l'égoïsme, l'indifférence, le chacun pour soi. J'ai espéré mais les mauvais côtés ont gagné.

  Au début, j'ai essayé. De discuter durant les files d'attente au supermarché mais ça ne prenait pas trop. On est enfermés, on ne voit personne, l'envie de créer le contact devrait être là mais non. Sauf avec certains voisins et c'est déjà ça.

  Malgré les baisses de moral tout à fait normales, j'ai tenté d'en tirer le positif. Je m'étais dit que j'allais écrire, lire, créer mais je n'ai pas fait grand chose. J'ai un peu culpabilisé, je l'avoue. J'avais espéré que les gens reviendraient à l'essentiel.

  Puis, ça a commencé. Les gens qui fuient les zones contaminées vers les moins contaminées au risque de propager la pandémie, ce qui est juste égoïste et écœurant. Les gens qui ne mettent pas de gants. Qui mettent mal leur masque. Les coureurs du dimanche pendant le confinement qu'on ne voit plus depuis, même le week-end. Les gens qui ne font pas attention à eux mais surtout aux autres. Même aujourd'hui, il y a encore des gens sans masques qui se collent aux autres dans les magasins. Est-ce si compliqué de mettre un *** de masque? C'est un budget mais bon, on n'a guère le choix. Je groupe les sorties pour ma part vu que je ne compte pas sur le pauvre masque en tissu offert, après la guerre, par la mairie.

  Il y a eu de belles initiatives institutionnelles: les chaînes de télévision gratuites, les livres gratuits, les visites virtuelles mais individuelles? Sourire sous son masque, regarder l'autre au lieu de le voir, discuter un peu?

  J'ai longuement réfléchi à ce que je voulais changer après le confinement et j'ai mis du temps à trouver. En partie à cause du Nanowrimo catastrophique que je vis, l'inspiration me fuit. J'ai tenté plusieurs fois de donner sans rien attendre en retour car je crois que c'est la solution pour ne plus être déçue par les gens; la majorité des gens va donner aussi en retour sans y penser. Mais il y a toujours des vampires qui prennent, prennent sans rien donner en retour. Pire, il y a les vampires énergétiques. Quand je vais mal, j'ai le réflexe de m'isoler pour ne pas charger les autres sur le plan émotionnel, le temps d'aller mieux.

  Pendant le confinement, les gens ont été des vampires énergétiques, des boules de mal-être ambulants. Normal, ça allait mal; j'étais certainement pareil. Cela m'a fragilisée plus encore que le confinement que j'ai bien vécu globalement quand j'arrivais à me couper du discours ambiant sur le sujet du moment. Mais le manque d'interactions sociales à cause de la fermeture des lieux de sorties ne m'a pas encore permis de retrouver un niveau normal. Je reste fragile, j'ai besoin de sortir, m'amuser, rencontrer des gens, prendre les vacances pas prises depuis deux ans. La bonne nouvelle, c'est que si en ce moment, c'est mou; les sorties reprennent en août. Les gens auront eu le temps de se vider de tout ça, je l'espère. Reste à attendre encore un peu pour que ça reparte. Ce qui ne règle pas le problème de l'ennui et des attentes divergentes mais une chose à la fois. 

vendredi 1 mai 2020

Journal d'une confinée 11 J+45 Episode dépressif et confinement

  Depuis une petite semaine, je coule doucement vers un épisode dépressif. Je ne dors pas bien malgré des heures de sommeil correctes mais la qualité est mauvaise (j'ai même fait un rêve dont je me suis souvenu chose très rare chez moi; par curiosité, j'ai été voir sa signification, rien de négatif en soi), je mange normalement mais les litres de thé coulent à flot (plus que d'habitude mais j'en consomme déjà énormément). Je manque d'énergie physique, c'est le point négatif et ma créativité est au plus bas, je n'arrive pas à écrire et le manque d'énergie m'empêche de me mettre à mes corrections.

  Le discours ambiant me plombe le moral: confinement, coronavirus, ce qu'on fera après le confinement (mais quand? Si c'est repoussé? Rien n'est fait). Je comprends que les gens aient besoin de se vider, je me vide ici et dans mon journal intime mais j'évite d'abreuver les gens de discours négatifs quand je peux.

  Le sommeil est ce qui me fait basculer car tout le reste va bien. Jusqu'ici, j'ai su pousser un coup de gueule quand il fallait, pleurer quand il fallait, me vautrer dans les livres, le thé, les vieux magazines féminins que j'ai ressortis et les films quand il fallait, faire un cours de danse virtuel quand il fallait, écrire quand il fallait. Ca craque, je viens ici et une fois la page refermée, ça va mieux. Mais mes relations les plus proches ont besoin de verbaliser sur le confinement et tout ce qu'elles ne peuvent pas faire. C'est dur de leur dire de regarder un film d'horreur (parce que oui, apparemment, c'est bon contre la dépression), de prendre un journal intime et d'écrire dedans mais de garder leur négativité pour elles. Il n'y a pas que le confinement dans la vie, je vois les livres numériques gratuits qu'on m'offre généreusement, le temps dont je dispose (même si au chômage, ça ne change pas grand chose) et la déculpabilisation de prendre de pseudo-vacances.

  Depuis hier, ça va mieux. Cette journée a été horrible mais elle a cristallisé mes émotions négatives. Parfois, il n'y a rien à faire, juste se laisser couler, toucher le fond et donner de l'élan pour remonter. C'est le choix que j'ai fait parce que mon instinct me dicte que c'est la seule chose raisonnable à faire. Et oui, ça va mieux aujourd'hui qu'hier, j'ai touché le fond et je remonte.

  Un rêve me poursuit depuis plusieurs nuits et plusieurs jours: une araignée tisse sa toile, inlassablement. Ce n'est pas négatif apparemment, paix, travail, créativité, communication avec autrui et il est vrai que c'est ce qui me manque pour retrouver la paix intérieure. Me remettre au travail et à mes activités quotidiennes délaissées depuis quelques jours, la routine sera ma meilleure arme pour remonter et retrouver le sommeil. Ma créativité est en berne et cela m'embête, je l'admets mais comme je ne sors pas, il n'y a pas grand chose qui "rentre", hormis les livres que je lis et les films que je regarde, les oiseaux que je vois dans les arbres devant ma fenêtre, ce n'est pas suffisant pour m'alimenter. Mon esprit à faim, faim de bribes de conversations entendues, de livres aux titres rapidement entrevus dans le bus ou dans les librairies, faim des gens et de la vie en général, faim de soleil surtout et d'air pur, de trajets en bus aussi, j'aime les trajets en bus baladeur vissé aux oreilles ou livre en main, les gens autour, le balancement du véhicule, les gens qui montent et descendent, les conversations, les connaissances croisées au hasard. En temps normal, j'aurais pris le bus, fait un tour en librairie pour le plaisir de flâner, acheté un sandwich, me serais offert un cinéma (et un paquet de bonbons) si ça ne va vraiment pas bien et je serai rentrée à pied jusque chez moi, tranquillement ce qui me fait trois quart d'heure/une heure de marche. En rentrant chez moi, je me serai fait un thé et mon état émotionnel serait revenu à la normale. Mais je n'ai pas ces soupapes de sécurité donc ça a été plus long. J'ai mis un peu de temps mais je l'accepte. Mon retard sur mes cours de langue en ligne s'accumule mais tant pis, mon retard de lecture aussi, d'écriture, de correction, en violon mais tant pis, ce n'est pas grave, je ne songe même plus à le rattrapper, j'ai besoin de me mettre dans une bulle, mettre ma vie entre parenthèse et en suspension pour quelques temps. Un jour férié, c'est l'idéal pour me faire une journée lecture, thé, films et jeux video sans culpabiliser. Et demain, demain, ça ira mieux.

  Hier après mon rendez-vous désastreux, je voulais rentrer à pied chez moi comme je l'aurais fait en temps normal mais à cause de leur confinement, je n'ai pas osé tenter le diable. Je n'ai pas pu faire jouer la soupape de sécurité habituelle et les conséquences n'ont pas tardé à se faire sentir. Le manque de ce qui devait me vider émotionnellement a continué à charger la mule.

Fais du bien à ton corps pour que ton âme aie envie d'y rester. C'est un proverbe indien et c'est tellement vrai. Un bain (pas moussant, hélas), des boules de bain, un carré pétillant et ça ira mieux. Une journée à ne rien faire sans culpabiliser et ça ira mieux, nettement mieux. Et tant pis pour le poids, il attendra. J'ai pris un demi-kilo ce mois-ci, je crois mais d'un autre côté, je me suis affinée alors tant pis, ça peut bien attendre quelques jours. M'accorder un week-end de trois jours sans sortir ne peut que me faire du bien. Et surtout couper les gens et leurs discours négatifs. Vos gueules, les gens! Il n'y a pas que le coronavirus et le confinement dans la vie! Lisez des livres, écoutez de la musique, regardez des films, des documentaires et des vidéos à la c... sur internet, dansez mais par pitié, oubliez le confinement pour une journée, une seule.

mardi 14 avril 2020

Journal d'une confinée 7 J+28 Prévoir à long terme (jusqu'au 11 mai du moins)

 Que retenir du discours de Macron d'hier que j'ai suivi? Déjà, il reconnait ses erreurs, c'est plutôt chic de sa part d'autant plus si ça lui permet de corriger le tir derrière. Ce qui m'inquiète, c'est qu'il dit que dès le début, l'industrie s'est mobilisée pour fabriquer masques, blouses et autres. Déjà, je n'ai pas l'impression que ce soit vrai, ça a été enclenché hyper tard et pour l'instant, je ne vois rien venir. J'ai pu me fournir en masques et gants mais je me suis débrouillée seule sur mes deniers. Si tout le monde était équipé, ça aiderait pas mal. Quand je vois les petits vieux, quand je fais mes courses qui papotent comme si de rien n'était, toussent et compagnie, je bénis mes protections. C'est toute la population qu'il faut protéger et pas que les soignants sinon, ça ne s'arrêtera jamais.

  Confinement jusqu'au 11 mai, c'était sûr et certain à cause des ponts de mai. Ca veut dire que ma batterie de voiture va pourrir sur place et que je peux déjà me préparer à en racheter une, merci. Pour l'après que les lieux de loisirs restent fermés, c'était sûr, les écoles pareil.

  Pour les tests après le 11 mai, j'avais envie de pleurer. Encore trois semaines? C'est inquiétant. Les protections également. Pendant trois semaines, les gens vont joyeusement se contaminer avec des protections de fortune.

  Des aides aux étudiants et aux familles, c'est bien mais les autres?

  Sur le plan personnel, j'ai envie de dire que l'enfer, c'est les autres comme disait Sartre. Je suis lasse qu'un de mes voisins ne comprenne pas que non, je n'ai pas de temps! Pas beaucoup de temps pour boire un verre et faire du sport. On fait du sport à deux, uniquement entre nous. Sauf que ça me prend une heure et demie minimum le temps de faire la séance, discuter et boire un thé.Le tout à bonne distance et avec les protections adéquates bien évidemment. Vivent les vitres et la technologie. J'ai le regard rivé sur l'horloge passé un certain moment. Ma vie à moi s'est ralentie, j'ai perdu en efficacité, mes horaires sont chaotiques à cause d'un sommeil chaotique mais mes impératifs demeurent: lecture, musique, écriture (nanowrimo oblige, c'est la Bérézina), langues plus le ménage, les tâches ménagères en retard (le tas de couture qui a grimpé, grimpé descend enfin un peu), la danse et les impondérables, la recherche d'emploi qui me semble inutile et que je fais par obligation et sans illusion. Lui, il lit, cuisine un peu, des films et c'est tout. C'est sûr qu'il a plus de temps que moi et qu'il a plus le temps de s'ennuyer et de gamberger! Il ne comprend pas que c'est important pour moi et que ce sont mes piliers, mes points d'appui pour ne pas sombrer. J'ai mis du temps à les mettre en place, j'y ai longuement réfléchi car je savais que ce serait coûteux sur le plan du temps, très coûteux et un perpétuel réajustement au jour le jour notamment quand je travaille ou suis en couple (ce qui ne risque pas d'arriver d'ici la fin du confinement qui met ma vie sociale et amoureuse entre parenthèse ce qui est rageant). Mais j'y arrive à peu près bien même si parfois, je me couche très très très tard le vendredi soir pour boucler ma semaine.
Mon autre voisin, c'est peine perdue. Il a cessé de venir toquer à ma porte dix fois dans la journée ce qui est un progrès notable; ceci dit, la majorité du temps, je ne répondais plus faisant comme si je n'étais pas là; c'est lâche mais si les gens ne comprennent pas, il faut se protéger. Entre sa télévision et sa télévision, je comprends qu'il s'ennuie mais je n'y peux rien, j'ai pitié de lui alors je fais des efforts mais c'est une nouvelle perte de temps au quotidien. De plus, il a tendance à noyer l'ennui dans la bière et à vouloir m'y entraîner, très peu pour moi.

  J'avoue m'organiser un peu totalement comme un manche ces temps-ci. Je mets du temps à m'y mettre, je manque d'efficacité, la vérité, c'est que j'ai du mal à me concentrer, je gamberge, mes pensées "partent" comme je dis. Rien d'alarmant, je ne broie pas du  noir, ça arrive, ce qui est normal vu la situation mais généralement, je rêvasse tout simplement. Donc ça compresse d'autant plus le peu de temps dont je dispose. Peu à peu au fil des jours, je rattrappe mon retard (sauf en lecture, je patine mais ça se rattrappera plus tard une fois la période passée, c'est assez facile à récupérer notamment grâce aux transports en commun que ce soient les trajets ou les temps d'attente).
Le problème, c'est que c'est une dose de négativité supplémentaire. D'un autre côté, expliquer à quelqu'un qui n'a pas de passion à quel point, c'est vital de les vivre au quotidien est vain, je l'ai appris par expérience. Dommage d'ailleurs, les passions sont le sel de la vie au quotidien et un appui solide quand ça va mal. Oui, c'est coûteux en temps mais je ne changerai pour rien au monde.

  Bref, tout ça pour dire que j'ai fait une liste de tous les "trucs en retard". Mais quand vais-je trouver le temps de m'y mettre??

vendredi 10 mai 2019

Ma vie chez Pôle emploi 16 Je ne supporte plus les agences intérim

  Depuis quelques temps, ça repart. Trois entretiens en une semaine. Un entretien dans une entreprise où j'ai été bien reçue (sourire, gentillesse) et deux agences intérim. Leurs questions soupçonneuses, leurs documents à remplir et leurs appels où ils me traitent pire qu'un chien, ça a été trop.

  Les questions soupçonneuses du genre "vous n'avez pas trouvé de cdi?". Il y a 9 % de la population au chômage et ils posent la question. Alors que le secteur est un peu tendu mais ça je ne l'ai su qu'après mon diplôme. "Ca fait beaucoup d'entreprises". Oui il y a beaucoup de cdd et peu de cdi, ça se voit sur mon cv, c'est tout et encore je n'ai pas tout mis.

  Leurs foutus dossiers à remplir où il faut raconter sa vie. Que je sois célibataire ou mariée, en quoi ça les regarde? Que j'ai des enfants ou pas? (ok pour les enfants malades) Leurs p... de références où je ne sais jamais quoi mettre. Mais là, je suis restée une semaine. Mais là, j'ai fait tout le temps la même chose. Mais là, l'équipe avait des carences sur le plan humain, on va dire. Bref, je mets quoi?? Ils veulent savoir quoi de toutes manières? Que je ne suis pas une psychopathe? Si je suis restée longtemps à certains endroits parce qu'il y avait des besoins, c'est que ce n'est pas le cas, non? On ne garde pas quelqu'un après la période d'essai s'il n'est pas apte à travailler en entreprise.

  Donc le message disant juste "Vous pouvez me rappeler?", c'est non. Je sais que c'est une agence intérim car j'ai encore le numéro dans mon téléphone. Mais je ne sais pas quelle agence intérim ni qui m'a appelé ni pourquoi. S'il y a un souci, elle le dit dans le message et ça n'empêche pas de dire "Bonjour", "Merci", "Au revoir". Et il y a le ton sec. Certes, je ressens bien la pointe de stress dans la voix mais un sourire, ça s'entend au téléphone; l'impératif qui fait bien sentir que je suis à sa merci. Donc non, elle rappellera et elle sera aimable. Ce n'est pas parce que je suis au chômage et donc en position de faiblesse que je suis un chien qui ne mérite ni respect, ni politesse élémentaire. 

mercredi 1 mai 2019

Les gens, bénédiction ou malédiction?

  Ces derniers mois furent difficiles pour tout un tas de raisons indépendantes de ma volonté; pas de travail, je me suis blessée à plusieurs reprises et il y a toujours eu la même constante: les gens sur qui on ne peut pas compter, jamais.

Le soi-disant ami qui me lâche que j'ai beaucoup aidé par le passé mais qui n'a jamais compris que je suis passée à autre chose et que je voudrais une relation normale et équilibrée.
L'ami qui ne va pas bien (mais ce n'est pas de sa faute, il est malade et c'est régulier) mais qui n'a pas été assez bien pour me soutenir quand j'ai flanché.
La personne qui revient dans ma vie et qui y met un beau "bordel émotionnel" puis disparaît.
Les passants qui quand je glisse dans la rue me regardent et ne m'aident pas à me relever, ne me demandent pas si je vais bien.
Les recruteurs qui ne répondent pas à mes demandes d'emploi.
La recruteuse qui me pose des questions à la con au téléphone (vous n'avez pas trouvé de cdi? Non, si je postule pour un cdd, c'est que je n'ai pas de cdi khonace).
L'ami qui prend les choses à la légère comme toujours mais j'aurais aimé un peu de soutien pour une fois.
Les gens indifférents à toutes mes tentatives pour changer ma vie (un peu de soutien ou juste de considération, ça ferait du bien).
Les gens qui ne répondent pas à un simple sourire ou une tentative de détendre l'atmosphère.

  La constante? L'individualisme. "Chacun pour soi et tant pis pour l'humain." "Quand je ne peux plus "pomper" quelqu'un, je pars ou je m'éloigne." Je ne suis pas ainsi, je ne comprends pas ce genre de raisonnement, pour moi, une relation, c'est donnant-donnant, c'est de la communication des choses qui vont bien et de celles à améliorer pour que chacun s'y retrouve dans une évolution constante.
Sauf qu'aujourd'hui, je n'ai plus rien à donner, je suis épuisée et j'aurais besoin que pour une fois, ce soit à moi qu'on donne un peu de temps, d'énergie, d 'attention, de considération et aussi d'espoir et de joie, d'amour, de pardon. Je n'en suis pas encore rendue au stade où je vais devenir un vampire énergétique et où je vais limiter mes sorties pour protéger les autres et j'espère ne pas en arriver là. Et si c'est le cas, qu'importe, ça finira un jour.

  Mais ce n'est pas que les gens dans mon entourage. Je m'étais inscrite à une cabine aléatoire pour le nanowrimo, je voulais changer, tester, rencontrer des gens; même pour écrire ensemble pendant seulement un mois. J'ai été la seule à encourager les autres. Eux? "je suis à tant, j'ai écrit tant" blabla toujours tournés vers eux et JAMAIS vers les autres.  Qui a été la seule à soutenir les autres? Moi. "Courage à vous, il reste une semaine" "Félicitations, tu as bien avancé." Moi seule. Bref, en ce moment, je suis seule contre tous, le seul être humain de mon entourage proche et lontain. Alors que j'aurais besoin d'une main tendue. Mais heureusement que je suis du genre optimiste alors je prends ce qu'on me donne: les chaînes Youtube auxquelles je suis abonnée et où les gens postent des vidéos drôles, instructives ou de musique sans demander de contreparties; les histoires postées sur internet par des amateurs. Bref, ce que les gens donnent bénévolement et sans rien demander en échange.

"- Malheur à celui qui veut conserver son originalité ! (Il a un brusque sursaut.) Eh bien tant pis ! Je me défendrai contre tout le monde ! Ma carabine, ma carabine ! (Il se retourne face au mur du fond où sont fixées les têtes des rhinocéros, tout en criant :) Contre tout le monde, je me défendrai, contre tout le monde, je me défendrai ! Je suis le dernier homme, je le resterai jusqu'au bout ! Je ne capitule pas ! - Rideau." (monologue final de Rhinocéros d'Eugène IONESCO)

lundi 15 octobre 2018

Retour case départ entre soulagement et questionnements

  Contrat terminé, enfin! 4 mois avec des khonasses pas fichues de parler ou juste se montrer aimables. Soulagement de retrouver ma vie tranquille, de pouvoir enfin rattraper mon sommeil en retard, lire, écrire, jouer de la musique, partir un peu. Mais à la fois, la tristesse de me retrouver au chômage, de voir que l'argent que j'ai sur mon compte ne va pas durer.

  Côté cœur, j'ai rencontré quelqu'un il y a quelques semaines. Pas l'homme de mes rêves et si on ne s'était pas retrouvés parmi les seuls motivés du groupe, on n'aurait pas discuté ensemble une bonne partie de la soirée. Il est peu disponible mais ça me fait du bien d'avoir quelqu'un avec qui sortir et qui prenne de mes nouvelles. Je n'attends rien de plus de cette relation. Parce qu'au fond de moi, je sais que ce n'est pas LUI, il y a trop de choses qui coincent et je ne le sens pas ainsi. On verra.

  Pourquoi la vie ne veut pas? J'ai tout fait pour changer les choses. Et quelque part, ça a marché. J'avais besoin d'argent pour ne plus "vivre comme un chien", je voulais un travail "pas trop casse-pied qui me permette de prendre des vacances" et je l'ai eu. Je voulais quelqu'un avec qui sortir et j'ai trouvé. Alors maintenant, je vais continuer et je vais demander plus, le CDI de mes rêves et l'homme de ma vie, j'y crois, l'année n'est pas terminée, c'est un rêve encore possible. Mais en attendant, je me prends une semaine de vacances.

jeudi 20 septembre 2018

Téléphone et solitude

  Après avoir perdu mon téléphone portable et brûlé d'impatience de recevoir ma carte sim, le constat est venu en envoyant mes emails pour redemander des numéros. A qui le demander? A pas grand monde au final, un ami que j'ai cru très proche ne donne plus signe de vie depuis que je l'ai repoussé une fois de plus et je n'ai pas envie de faire d'effort; le reste, ce sont des copines avec qui je correspond par email et à qui je pourrai demander leur numéro quand on se reverra donc le jour où j'irai dans leur coin donc pas de suite. Il y a bien les connaissances mais au fond, c'est pareil, on pourra se le redonner quand on se reverra. Reste un copain que j'ai recroisé par hasard, il y a peu et qui m'a du coup redonné son numéro. Et un ami que j'ai revu il y a peu.

  Et le peu de messages et d'appels reçus tout le temps où je suis restée sans téléphone viennent d'agence intérim donc voilà quoi...

  Bref, j'ai un téléphone qui ne me sert à rien ou presque... Même si au fond, les choses se sont arrangées par rapport à avant, je reste seule au final. Enfin, je compte bien sortir à la fin de mon contrat et je croise les doigts.

mardi 4 septembre 2018

Tic-tac et jalousie

Je travaille en ce moment sur un travail où je m'ennuie avec des collègues connes comme des balais qui ne parlent pas du tout de la journée. Bref, le boulot de m. En remplacement d'un congé maternité et à force de les entendre parler du bébé de Machine et de Machine  qui va accoucher, qui a accouché et Truc qui est enceinte, ça m'a renvoyé à ce désir d'enfant qui restera sans doute inassouvi.

L'horloge biologique fait tic-tac et le compte à rebours est enclenché. Elles ont quoi de plus que moi ces filles? Plus gentilles? Non. Plus intelligentes ou cultivées? Même pas. Plus jolies? Pas toujours. Alors quoi?? Ah oui, elles ont un réseau social, elles; elles n'ont pas déménagé au mauvais moment. Les rares personnes qui sont entrées dans ma vie dans le coin ne sont pas souvent disponibles et elles ne sortent jamais.

Avec le nanowrimo et mes horaires de malade, je ne suis pas sortie en juillet contrairement à ce que j'avais prévu. Je me rattraperai en août et en septembre quand j'aurai ma paie. Et les "tu pars en vacances?" et les entendre parler de leurs vacances "et j'en avais besoin, je n'en pouvais plus", ça me fait mal. Je partirai en vacances en septembre seulement alors que ça fait des mois que j'en ai besoin avec un budget limité (frais de rentrée et taxe d'habitation oblige). Même si je dois partir seule, je compte bien prendre mes premières vraies vacances depuis plus de quinze ans. Les gens, ça les étonne toujours. Mais un, je suis pauvre. Deux, je n'ai pas d'amis pour partir ou m'accompagner (et accessoirement limiter les frais). Trois, non, je ne pars pas en vacances avec mes parents et ils ne m'aideront pas pour partir en vacances.

Bref, pourquoi moi je ne trouve pas le travail de mes rêves, l'homme de mes rêves, les amis de mes rêves? Qu'est-ce qui cloche chez moi? Hormis que je suis usée et que du coup, j'essaie moins depuis quelques mois. Oh, je sais bien, l'ennui. Le fait de ne pas y trouver mon compte avec les gens ou le travail, l'ennui, le fait de rarement trouver "à me nourrir". Mais je n'ai pas demandé à être une extraterrestre, je n'y peux rien si vos petites conversations banales m'emm au plus haut point, si le travail m'ennuie alors que les gens acceptent que ce soit comme ça. Je n'y peux rien si je suis moi mais j'ai quand même droit au bonheur, non? J'en viens même à envisager de sortir en boîte de nuit pour augmenter mes chances de trouver l'homme de mes rêves. Alors que ça ne m'intéresse pas, que je vais y aller avec des boules quiès parce que le volume sonore est juste honteusement fort (il n'y a donc pas de normes??) et me faire coller et draguer lourdement par des gars qui me dégoûtent à des heures trop tardives pour moi mais s'il est là, ça en vaut la peine.

vendredi 13 juillet 2018

Je me sens comme une sous-merde

Depuis quelques temps, je me sens par moments assez mal, je me dis que personne ne m'aime et que je ne trouverai jamais. Que tout ce chemin fait pour me trouver n'a fait que m'isoler. Et je me sens coincée entre deux feux:
- être moi-même mais être incomprise, seule ou pas nourrie par les relations avec les autres
- remettre ma carapace, renfermer de nouveau ce que je suis au fond de moi pour me fondre de nouveau dans le moule et passer mon temps à me demander ce que je fais là

Je n'ai pas honte d'en parler,  c'est un bon point qui m'étonne. Mais quelque part, je trouve ça positif et mature: je sais que je suis différente et qu'il y a un fossé entre moi et les autres. Ce n'est pas de ma faute, pas de la leur, juste que la vie n'a pas amené les bonnes personnes jusqu'à moi. Me condamnant à la solitude.

Ce n'est pas que je suis indigne d'être aimée, loin de là mais comme on dit "les contraires s'attirent" mais "qui se ressemble s'assemble". Et je ne ressemble pas à grand monde. Je n'ai pas les goûts de grand monde et si on les assemble, comment dire? Je me sens un peu comme une extraterrestre. Non seulement j'ai plein de centres d'intérêt mais en plus, ils sont tous "pas de mon âge" et contrairement à ce que je pensais, ça ne se lisse pas avec l'âge. Je me disais que vers la trentaine, les jeunes se mettraient à lire, à la musique classique, à peindre ou à jouer d'un instrument. Je dois me rendre à l'évidence, ce n'est pas le cas. J'ai dû naître une génération trop tard. Ils lisent des livres qui ne m'intéressent pas (que ceux qui lisent des classiques presque en exclusivité lèvent la main! (et Stephen King aussi)), parlent de choses qui ne m'intéressent pas (que ceux qui ont une vie hors de leur travail et de leur amoureux lèvent la main!), ont des loisirs qui ne m'intéressent pas et même pour beaucoup de gens écrire des histoires suffit à me faire passer pour une extra-terrestre (que ceux qui n'aiment pas le sport, les stars et la téléréalité lèvent la main; que ceux qui aiment les films historiques, Secrets d'histoire, jouent ou s'intéressent à un instrument de musique "classique" (piano, violon, flûte, harpe) lèvent la main, que ceux qui ont de la musique classique entre autres dans leur mp3 lèvent la main, qui aiment dessiner lèvent la main). Que les trentenaires lèvent la main.

Que ceux qui ont répondu oui à toutes les questions gardent la main levée. Sans rire, on parie que sur une sortie OVS de cent personnes, il y a au mieux une voire deux personnes avec la main levée. Encore faut-il que nos caractères soient compatibles et nos valeurs également. Et pour l'homme de ma vie qu'on se plaise physiquement et que nous puissions vivre sous le même toit.

J'ai lutté pour m'accepter comme je suis, casser le moule et si je suis heureuse et bien dans ma peau, j'en paie le prix en étant seule. Je hais la loterie génétique!! Je ne pouvais pas être comme tout le monde, non? La fille parfaite qui fait du sport, aime le foot, les films à l'eau de rose, boire un peu trop à l'occasion, aller faire les boutiques pour s'habiller à la mode (avec le budget qui va avec), capable de faire un travail inintéressant juste pour le salaire, aller en boîte (parce que je hais les boîtes entre les odeurs des gens, la musique si forte qu'on ne s'entend pas parler et qu'il faut des boules quiès) et qui a plein de copines qu'elle connaît depuis l'enfance qui lui présentent leurs copines et surtout leurs amis célibataires (et comme je ne serais pas trop difficile niveau hommes, j'aurais trouvé depuis longtemps l'homme de ma vie). Parce qu'en plus, vous savez quoi? Il faut que l'homme de ma vie me plaise physiquement aussi et pas que mentalement.

Mais ma pauvre fille, si tu pouvais arrêter de rêver et de croire en tes rêves aussi. Voilà pourquoi en ce moment quand j'en ai marre, j'en veux à tout l'univers, aux gens, à Dieu, à la loterie génétique, à moi-même d'être ce que je suis. Une fille avec un cerveau tordu, des goûts différents des autres, des goûts et des valeurs d'une autre époque (non, mais la gentillesse, l'altruisme et l'honneur comme valeurs! Sérieusement, je ne pouvais pas aimer les derniers Iphones? Les Louboutins?).

Sauf que je ne peux pas faire machine arrière, j'ai tant lutté pour m'accepter comme je suis que je ne peux pas. Alors je ne peux que croire qu'avec de la chance, je vais trouver des gens un peu comme moi quand le désespoir ne me broie pas le cœur de sa main glacée.  

jeudi 7 juin 2018

Parfois je me demande si les gens s'intéressent à moi, à mon vrai moi

C'est une réflexion que je me fais souvent.
Mes parents ne s'intéressent qu'à mon chômage. Le reste, hormis mon célibat par moment, ne les intéresse pas. Parfois ils découvrent une nouvelle fois que j'écris et que je joue de la musique en me disant que je ferais mieux de faire autre chose (soit chercher du travail) et que ça coûte cher (mais ce n'est pas comme si ils m'aidaient financièrement, hein! Je suis quand même en droit de gérer mon argent comme je veux).

Mes frères et sœurs, c'est pareil.

Mon ami le plus proche s'intéresse à mes projets d'écriture, c'est cool mais il me demande des nouvelles de projets datant de plusieurs mois voire années. J'admets que ça change assez rapidement vu que je passe de projets en projets mais bon, il sait qu'il peut les lire s'il le veut. Oh, il a le droit de ne pas s'y intéresser mais dans ce cas, il pourrait quand même essayer de savoir ce qui est fini ou non. Mais c'est gentil.
La musique, on en parle moins donc il ne demande pas de nouvelles.

Pour le reste, c'est assez compartimenté. Soit les gens que je côtoie me parlent d'écriture soit de musique mais jamais ils ne s'intéresseront aux deux.

Bref, j'en déduis que les gens retiennent les choses qui leur parlent et vibrent en eux. Et que je dois sans nul doute faire la même chose sans m'en rendre compte. Je pense que les gens n'ont pas remarqué que parmi mes nombreux centres d'intérêt, ce sont les projets dominants. Tout simplement... Alors oui, les gens s'intéressent à moi mais ils s'intéressent à ce qu'ils retiennent le plus de mes centres d'intérêt. Nuance, nuance. Ca ne me dérange pas, c'est juste humain.

samedi 5 mai 2018

Chroniques d'une misanthropophile 2 Je suis la fille la plus belle du monde

Je pose le décor
Samedi soir. Je suis sortie hier et j'ai passé une super soirée avec des gens super. Je suis pauvre (j'attends ma paie). Pas de sorties OVS intéressantes malgré que je suis retournée trois fois sur le site. J'ai envie de sortir. La journée a été top, j'ai passé un chouette moment avec les filles de mes activités extra-professionnelles, dehors, au soleil. Bref, j'ai envie de sortir, rien sur OVS et pas grand monde à qui demander (les gens que je connais un peu dans mon coin sont soit en week-end, soit "dans une situation délicate sur le plan sentimental". Bref, soit pas disponibles physiquement soit psychiquement). En plus, je me lève tôt demain, la totale! Je pars donc sur une sortie seule; surtout que depuis deux jours, je ressens un sentiment d'urgence. Elle est là, LA rencontre tant attendue (peut-être pas l'homme de ma vie, hein, peut-être juste une personne gentille qui me redonnera espoir dans l'être humain). Donc je dois sortir et c'est ce soir ou jamais. Et puis, vous avez déjà eu ce sentiment que les choses se passent juste comme elles doivent se passer?

Je ne me presse donc pas: bain de pied (j'ai mal aux pieds avec mon cours de danse, le truc qui ne m'arrive JAMAIS), choix de la tenue (chic mais en même temps sexy), maquillage, sac à vider et refaire (carnet pour écrire des fois que ça ne serve qu'à me donner une idée d'histoire), prendre de quoi grignoter (malgré l'heure tardive, je n'ai pas mangé et pas encore faim), musique (soit charger mon mp3 et... prendre le temps de jouer de la musique, chose que je n'ai pas eu le temps de faire; bâclé en une grosse vingtaine de minutes, dix de chaque, tant pis pour ce soir; la faute au temps ou à mon cerveau qui a-do-re me faire des blagues ce c.on (je ne vous l'avais jamais dit? J'ai un cerveau farceur qui adore me faire penser à des bêtises quitte à me donner des fous rires toute seule et avoir l'air maligne; bref, ce soir, il fait encore jour, dans ma tête il est deux heures plus tôt qu'en réalité). Bref, depuis ce matin, tout se ligue pour je sois en retard. Je me suis fait la réflexion trois fois aujourd'hui, "comme un signe du destin" (entre la circulation particulièrement lente sans raison et les soucis de bus). Bref, pour une fois, je me laisser porter.

Du coup, j'ai réfléchi à quoi faire. Pas de sortie intéressante, c'est comment dire? Un peu embêtant... En plus, j'ai épluché les profils des gens de sortie sur OVS ce soir dans le doute (s'il y avait une majorité de gens dans mes âges à une sortie, j'aurais réfléchi un peu plus). Nada, que des très jeunes ou très vieux. Où sont les autres? Mystère. Je décide de laisser tomber, ma voie n'est pas dans des sorties OVS ce soir. Et je réfléchis.

J'ai envie de sortir. Ok, je peux me poser avec un livre et mon carnet à dessin (je n'ai pas reçu mes instruments de musique portatifs, la poste en a fait je ne sais trop quoi mais visiblement, les paquets n'ont pas trouvé ma boîte aux lettres tout comme d'éventuels avis de passage) mais l'idée ne m'enchante guère. Où me poser? Sans voir les autres, eux, les  chanceux en train de s'amuser. Je dois donc trouver quelque chose qui me plaise. Je réfléchis, rien de transportable.

Donc je me suis dit que j'allais tenter une expérience pour voir. J'ai décidé de me faire belle/ sexy/ souriante juste pour voir, tester. Il n'y a pas d'enjeu particulier, hormis de porter dehors des robes que je ne mets d'ordinaire que pour l'amoureux du moment qui moisissent dans mon placard. Je ne prends pas de grand risque, hein. Une robe, même un peu courte avec une veste par-dessus, des collants et des escarpins même avec du maquillage, ça va. Je n'ai pas de robe "insortable". Bref, une robe pour aller en boîte et me faire jolie juste pour moi (vu que les autres s'en foutent).

On résume:
une jolie fille sexy et souriante, un carnet à dessin ou un livre, un coin sympa pour me poser. Advienne que pourra...

Au final, je n'ai croisé personne ou presque. Même en ville, il n'y avait presque personne dans les rues. Je ne suis pas allée dans les quartiers avec des bars, à quoi bon? Je suis rentrée à pied chez moi, il y a un bon bout de chemin qui suit de grosses rues avec des lignes du bus et des boulevards pour les voitures (les rues par où les gens passent s'ils vont d'un endroit à un autre en somme, pas les petites rues). Que dall! Juste un chat qui m'a fait des câlins, heureusement, ma soirée n'a pas été perdue. Je suis partie tard donc je ne me suis pas posée à un endroit précis mais ça ne change rien. S'il n'y a personne dans la rue, qui serait venu me parler? Du coup, je me tâte à retenter les sites de rencontres (amoureuses) mais je rechigne à le faire: perdre du temps pour pas grand chose, ça me gonfle et à chaque fois payer un verre pour tomber une fois sur deux sur un canard qui au choix, va critiquer la personne que je suis sans me connaître, ne pas venir, me voir et partir sans venir me parler; sans oublier le fait qu'on ne se plaise pas. Je me sens dans une impasse, prise au piège mais je dois y croire sinon, ça ne changera jamais.

mardi 1 mai 2018

Ouverture de la chasse

  L'âge venant, je commence à avoir très peur de finir seule, sans les enfants dont j'ai toujours rêvé. Et puis, zut, j'en ai marre de ne pas avoir de vie, je passe mes samedis soirs seule depuis des années ou avec des gens que je ne connais pas et qui m'ennuient, sans personne pour me serrer contre soi. Je rêve d'une personne à qui parler quand ça va bien ou mal, à qui raconter ma journée, quelqu'un qui prendrait soin de moi (quand ça ne va pas, qui prendrait juste de mes nouvelles, m'inviterait à boire un thé ou me dirait juste "J'ai envie de te voir, j'ai ça, ça, ça chez moi; si tu as ça, ça,ça (=des trucs que tout le monde a souvent chez soi genre des pâtes, un dessert et si tu pouvais acheter une baguette en route), viens manger et dormir, c'est le début du we") et dont je pourrais prendre soin, quelqu'un dont le regard s'illuminerait à ma vue et qui m'accepterait juste comme je suis et inversement.

  Je sais que j'avais des choses à faire avant: en finir avec mes parents toxiques, accepter mon cerveau un peu bizarre parfois et mon hypersensibilité, assumer mes goûts différents, accepter que j'ai la tête dans les étoiles. Bref, faire avec mon destin et ce que je suis. Même si c'est dur d'être rejetée en permanence par des inconnus/mes parents/ma famille et acceptée par un cercle de personnes très restreint.

 Je l'attendais comme le Messie et elle est là, enfin!! La remontée des températures!! Je vais pouvoir sortir sans trop dépenser. Parce que pauvre et sans amis, ça veut dire que je passe mes week-end et mes soirées seule.

  Du coup, j'ai prévu:
- d'aller me poser dans l'herbe ou sur un banc pour rêver
- pour dessiner
- pour lire
- aller m'acheter un sandwich et le manger en marchant ou sur un banc
- dessiner et/ou ramener ma peinture (difficilement transportable, il me faut de l'eau mais à voir)
- pour jouer de la musique (j'en parlerai plus tard, d'ailleurs, j'ai eu du mal à trouver ce que je cherchais)
- chercher des idées pour mes projets d'écriture (vu que ramener mon ordinateur portable, voilà)
- me promener

  La difficulté va être de ne pas comparer parce que c'est le nœud du problème au fond. Me comparer aux autres, ceux qui ont leurs amis et/ou leur amoureux/se, leur famille, ceux qui ont quelqu'un avec qui parler, rire, jouer, trouver du réconfort. Tout ceux qui me font mal et qui ne viendront jamais vers moi. Le tout, c'est de sortir, ce n'est pas en restant chez moi que je vais trouver quelqu'un. Le souci, c'est que les sorties type bar ou danse, où j'ai le plus de chance de rencontre, c'est compliqué parce que les gens sont en troupeau et sortir du troupeau pour aller voir quelqu'un d'autre, ils ne le font pas, jamais jusqu'ici en tous cas. Alors, il reste les sorties où les gens sont seuls, quand ils vont courir, se promener, rêver (si ça existe encore); qui sait? 

jeudi 19 avril 2018

Vivre à contre-courant

  Aujourd'hui, j'ai fait le deuil du CDI qui ne viendra jamais et de la bande d'amis que je n'aurais a priori jamais. Je ne désespère pas de trouver l'homme de ma vie et des amis potables. Dans ces conditions, pourquoi continuer à chercher du travail et sortir (seule)?

  Le travail? Il me sert surtout à financer le reste et il me reste quelques rêves à réaliser (prendre des vacances!!!! Et ça se chiffre au moins avec un nombre à trois chiffres; plus quelques livres, des réparations en attente et du renouvellement de matériel mais on va dire que j'ai acheté le gros des  choses en attente). Après, je rêve de ne plus trop compter en faisant les courses, d'acheter ce dont j'ai besoin et de manger ce qui me fait envie sans devoir choisir. Le travail n'est qu'un moyen d'avoir de l'argent, ce n'est pas dans mes valeurs mais concrètement, je n'ai plus besoin d'un C.D.I. à plein temps (en même temps, la vie ne veut pas me l'offrir, ça tombe presque bien). Un 28 heures hebdomadaires devrait suffire tout en me laissant du temps pour moi. Je ne peux plus aller de CDD en CDD, c'est sûr mais en attendant, je n'ai pas le choix. J'ai surtout besoin de temps pour moi et mes loisirs, c'est ça qui importe aujourd'hui. Avec le risque qu'au final, le chômage en devienne confortable (en même temps, je rappelle que je n'ai pas trop eu de chance, entre les emplois absurdes, ceux où je m'ennuie et les patrons fous ou ceux qui pratiquent le harcèlement moral ou sexuel). Heureusement, il reste le devoir, j'estime que puisque les autres me paient les moyens de ne pas dormir sous un pont et manger dans les poubelles, c'est une raison suffisante pour continuer de chercher (et si je continue de chercher, je peux continuer à espérer CQFD). Mais je fais le minimum vu que ça ne marche pas mieux autrement. Et j'avoue que ces derniers temps, j'ai été victime de gens qui font mal leur travail et qu'il faut harceler pour qu'ils fassent ce qu'ils sont supposés faire, je pense qu'ils détestent ce qu'ils font ou s'en fichent mais pour moi, ça revient au même et je ne veux pas finir comme ça.

  Sortir? Je suis un être humain et j'ai le droit à des loisirs sans rester cloîtrée chez moi, non? Je suis pauvre donc la question ne se pose pas vu mes récents déboires mais c'est une raison suffisante. L'orgueil parle,  mais tant pis.

  Au final, aujourd'hui, j'en suis rendue à chercher du travail pour financer mes loisirs ce qui suppose ne pas avoir besoin/envie de travailler beaucoup. Et je continue à sortir parce que j'estime avoir moi aussi le droit de m'amuser, ce n'est pas parce que je suis seule et pauvre que je dois rester terrée au fond de mon terrier appartement. Le dénominateur commun entre les deux? Les gens: égoïstes, méchants, pas ouverts d'esprit, qui jugent ceux qui sont différents. Et je deviens comme eux, contrairement à ma promesse. J'essaie de me raisonner mais c'est difficile. La fatigue et la déprime jouent contre cette envie de retrouver l'espoir et pour l'instant, j'arrive à faire une chose: ne pas passer mes nerfs sur les autres et les bombarder d'ondes négatives. Le reste finira par passer quand les choses iront mieux. Mon souci, c'est que j'arrive malgré des baisses de moral passagères, somme toute à m'épanouir suffisamment seule pour ne pas avoir envie de me casser la tête pour les autres. J'ai très égoïstement envie de les laisser entre eux dans leur m... et de les regarder d'en haut se déchirer et se faire des crocs-en-jambe en leur lançant mon sourire et ma bonne humeur à la figure.
"Soyez le changement que vous voulez dans le monde". Oh que oui, je vois exactement ce que je dois faire et ça pourrait même changer les choses mais pour ça, je dois arrêter d'espérer un retour de la part des autres, le donnant-donnant, les gens ne connaissent pas. Pour beaucoup trop de gens, c'est "je prends tout ce que je peux et je m'enfuis", instinct animal peut-être? En tous cas, je trouve ce genre de comportement digne d'enfants (mais bien des gens sont des enfants, au final) et je me dis qu'ils ont raté une marche quelque part. Je n'en suis même plus rendue à avoir envie de rejeter les gens, j'ai juste une sorte de pitié vis à vis des gens qui ne savent pas sourire ou se montrer juste humains, repliés sur leur égoïsme stupide et leurs certitudes incapables de tenter autre chose. Je n'ai plus envie ou besoin des autres mais ça veut dire que je n'ai plus rien à perdre, ils ne peuvent presque plus me faire souffrir en disparaissant de ma vie. Je ne suis pas incapable d'aimer mais au final, je vis sans amour et je ne suis pas malheureuse (pas par choix mais par obligation), ça changera quoi de le perdre? Rien, si ce n'est avoir des regrets... Quelque part, aujourd'hui, je n'ai plus rien à perdre. C'est triste mais c'est peut-être ce qui va faire changer les choses.   

samedi 3 mars 2018

Chroniques d'une misanthropophile 1 Présentation de cette nouvelle rubrique

Ma vie est bloquée en ce moment et de tous les côtés: travail, amour, amitié. J'ai fait le point depuis le début de l'année et j'en viens une fois de plus à cette conclusion, le point commun, ce sont... les gens. La chose la plus difficile sur Terre: l'humain, le plus imprévisible, impossible à maîtriser qui soit. Mais le truc le plus merveilleux et intéressant qui soit.


J'aime les gens, vraiment, je les aime, je vous aime les gens. Je vous jure que je ne demande qu'une chose: vous tendre la main et illuminer votre vie pour un instant ou plus et réciproquement. Mais je suis fatiguée de plusieurs choses:
- le manque de retour (je souris dans le bus, j'attends la même chose au fond de moi; au bout de la millième fois, je me dis que décidemment, si vous n'êtes pas capables de répondre à un sourire spontané, votre vie est triste; surtout quand il fait froid/gris/pluvieux (cette liste n'est pas exhaustive et peut se cumuler))
- le manque d'aide; je repensais hier à des galères qui me sont arrivées: personne ne m'a aidée, PERSONNE. Hier, j'ai eu un souci de voiture mineur. J'en avais pour deux minutes, je gênais un peu le passage mais j'étais stressée, je n'ai pas réfléchi et les gens voyaient bien qu'il y avait un souci, ils pouvaient aller ailleurs. Bref, les deux minutes, c'est la théorie, en pratique, ça a été dix. Une personne râle, je lui dis (presque) gentiment que j'ai un problème (mais ça se voyait!) et que si elle m'aide ça ira plus vite. Elle est remontée dans sa voiture et est passée par ailleurs. Ok, merci!  Une deuxième, rebelote. Une troisième est enfin venue me demander si j'avais un souci (non, tu crois??), j'explique le problème, il prend l'outil que j'avais en main alors que je lui disais de ne surtout pas le faire parce qu'il allait empirer la chose et que j'arrivais au bout. Bien sûr, ce gentil monsieur a empiré la chose, je devais reprendre du début en pire. Merci, vraiment merci! Bien sûr, gentil monsieur m'a laissée en plan au lieu de m'aider à tout reprendre depuis le début (à deux, ça aurait été tellllemmment plus rapide! Et sans s'excuser, hein). Au final, je me suis débrouillée seule pour changer, avec le stress (j'étais en retard) et l'impression que les gens sont des cons finis. Qu'on ne vienne pas me dire qu'à quinze heures de l'après-midi, les gens ont tous des choses urgentissimes à faire (genre travail); à neuf heures, je comprends qu'ils n'aient pas le temps mais là, j'ai des doutes.
- les critiques de ma personne (quoi, c'est ce que je suis en train de faire?? Oui, je sais mais c'est vraiment de guerre lasse). Je suis ce que je suis, je ne suis pas comme la majorité des gens, j'ai des goûts différents, des valeurs différentes, des référentiels différents, je n'y peux rien si la dernière téléréalité ne m'intéresse pas. J'ai essayé, je vous jure que j'ai essayé sans succès. Je n'y peux rien si je préfère Zola à Musso, Mozart à Ed Sheeran ou aller au musée plutôt qu'en boîte de nuit. J'ai essayé, vraiment, je n'y peux rien, ce n'est pas fait pour moi. Alors oui, de prime abord, on a peu de points communs, mais le souci, c'est que vous me critiquez (comment ça t'es venu? Tu es bizarre! blablabla); j'avoue ressentir pas mal de mépris à votre égard (on est honnête, on est entre nous, non?) en ce qui concerne vos goûts. Oui, pendant une seconde, je vous regarde un peu de haut, je n'ai rien contre la culture "populaire" mais je n'y trouve tellement pas d'intérêt que je me sens à des années-lumière de vous et je ne sais surtout pas comment réagir. Mais il y a des trucs bien (j'aime bien certains titres de Johnny Halliday par exemple). Ce qui me blesse, c'est que toi lecteur, tu aimes David Guetta (je dis ça au hasard, il a quelques bons titres mais ce n'est pas ma tasse de thé, sorry, David, je n'ai rien contre toi, promis) alors que je ne lui trouve pas d'intérêt, je vais te dire que ce n'est pas ma tasse de thé et ça va en rester là. Sauf que 90 % des gens de mon âge ou proche, vont me dire que le fait que je suis en ce moment à fond sur telle musique traditionnelle/tel morceau de Mozart que j'écoute en boucle/ telle chanteuse de RNB que j'aime bien est "bizarre". Ils ont le droit de ne pas aimer, ça je m'en fiche, heureusement que tous les goûts sont dans la nature, on s'ennuierait sinon, vous ne pensez pas? J'ai le droit d'aimer V.A. Mozart et de m'écouter son merveilleux Requiem en boucle par moment, non? Ou Le lac des cygnes de P.I. Tchaïkovski?  Ou de "me farcir" du Zola (et de l'appeler par son prénom)? Un de mes livres préféré, c'est une pièce de théâtre de Jean Racine et un recueil de Pierre de Ronsard (et de les appeler par leur prénom) ou de lire du Baudelaire (et de lui donner un surnom, on est intimes). Je suis désolée, je n'y peux rien. J'ai lu/entendu, ça m'a plu. J'avais 10 ans, 16 ans ou c'est plus récent. On a le droit d'avoir un coup de cœur sur le Requiem de Mozart à 10 ans, non? Et de s'acheter le CD à 26 ans parce qu'on tombe dessus, non? Pour un anniversaire, j'ai demandé le CD du Lac des cygnes, je devais avoir 14-15 ans. On s'est bien fichu de moi au collège (ça ne changeait pas grand chose, j'étais mise à l'écart et parfois harcelée). Au collège, à la rentrée, on demande le dernier livre lu, j'ai mis Les fleurs du mal de Charles (Baubau ou Charles Baudelaire, selon le degré d'intimité), la prof a été super surprise alors que je ne voyais pas du tout le souci et tout le monde parmi les élèves s'est fichu de moi. C'est sûr que Twilight, c'est mieux! (que j'ai lus soit dit en passant et qui sont dans ma bibliothèque à côté des Harry Potter, il m'arrive de les lire de temps en temps, je ne suis pas sectaire même si je préfère Les contemplations de Victor (Hugo) à Twilight, largement). C'est drôle mais je trouve des gens ouverts essentiellement sur les fora (ça brasse du monde de tous les horizons, les âges, les pays) mais pas dans la vraie vie. Où êtes-vous les gens?


Bref, dans cette rubrique, je vais vous parler des gens: les recruteurs qui me prennent pour une c... parce que j'ai un CV chaotique parce que oui, je préfère travailler partout que de me cantonner à quelques secteurs en espérant peut-être trouver quelque chose; les gars avec qui je vais boire un verre et qui se permettent de me critiquer sans me connaître parce que Oh, mon Dieu, j'ai eu le malheur de dire que j'aime écrire/faire mes cosmétiques/Mozart. En se "foutant ouvertement de ma gueule". En vrai, ça m'est arrivé vraiment une fois, je me levée, je suis partie en disant à ce monsieur qu'il était étroit d'esprit et impoli; après coup, il s'est excusé, "tu as dû me trouver prétentieux mais blabla" mais évidemment, je ne l'ai pas revu et il m'a fait perdre du temps que j'aurais préféré passer à lire (oui, il pleuvait et on était en hiver, ce soir-là; un thé et un bon livre au chaud chez moi m'attiraient bien plus). Les gens détestables sur les sites de rencontres qui m'accostent avec un "salu sa va?" auquel je ne réponds pas (non, mais sérieux, les gars, vous accostez les filles comme ça dans la vraie vie??); ceux qui m'envoient des photos "intimes" comme ça sans prévenir façon film d'horreur alors qu'on n'a pas échangé un seul mot.


Pourquoi? Parce que j'ai envie de rire en ce moment ("c'est pas beau de se moquer!"), que j'ai envie de nouveau d'aller vers les gens et que la perspective d'une anecdote croustillante est, ma foi, une bonne motivation à essayer d'entrer en contact, encore une fois avec les gens. Quoi? Ce n'est pas bien de se moquer?


Et les autres. Le gentil monsieur que je vois de temps en temps qui est juste gentil et à qui je dis souvent de rester comme il est, même si on se voit très très très peu et qu'on ne vivra rien. Les amis qui entreront un jour dans ma vie. L'amoureux qui viendra un jour dans ma vie et qui restera jusqu'à la fin. Un peu de bonté, ça fait du bien aussi. Je suis sûre qu'il y a plein de gens biens mais à force d'être blessés/de voir les autres profiter de nous, on n'ose plus donner et c'est dommage.


Bref, un peu de journalisme social pour retrouver l'envie d'aller vers les autres. Et surmonter les claques que je ne vais pas manquer de me prendre mais à force, je vais dénicher quelques perles, quelques porteurs de lumière, ces gens qui en valent la peine.

dimanche 25 février 2018

Comment se défendre face à la méchanceté gratuite ?


  Il y a quelques temps, dans une réunion de famille, je croise une cousine qui m'a fait énormément de mal. A chaque fois que je la vois, elle me pose des questions « innocentes » à propos de moi avant de me lancer des méchancetés à la figure : comment va mon chat (qui est mort depuis des années), mon ex (qui m'a quittée il y a bien longtemps maintenant), d'anciennes amies (que la vie a éloigné de moi il y a plus de dix ans) ? Que répondre face à tant de bêtises et de méchancetés gratuite ? Ma famille ne dit jamais rien, personne ne la remet à sa place et même son petit ami feint de ne rien entendre ou remarquer. Personnellement, mon petit ami ferait ça, je l'engueulerais bien fort parce que la méchanceté gratuite, je ne peux pas. Alors, je ne réponds plus rien mais malgré tout, ça fait mal.
   
  Heureusement que les repas de famille sont assez rares. Mais que répondre ? Personnellement, si je n'étais pas bien élevée, ça se réglerait d'un bon coup de poing dans les dents ; à un moment, si la violence ne résoud rien, c'est parfois le dernier recours. J'ai beau chercher, je ne trouve pas de solution. La communication non violente ne fonctionne pas. Blesser également ne fonctionne pas. Hormis fuir et porter des boules Quies, il n'y a pas de réelles solutions. Je n'ai pas de temps à perdre avec des gens mal dans leur peau qui tentent de se prouver qu'ils valent quelque chose. C'est du domaine des psychiatres de traiter les pervers ou les psychotiques (au fond, qui sait si elle ne croit pas à son propre délire). Mais je me demande surtout quel exemple cela donne à des enfants de voir leur mère qui exprime tant de méchanceté par jalousie et par mal-être ? D'autant plus que leur père ne dit rien et feint de ne rien voir, tout comme le reste de la famille. Elle ne me pardonne pas, au fond, d'être bien dans ma peau mais elle oublie que ce sont des années de lutte pour m'en sortir. Oui, nous avons traversé des choses difficiles mais moi, je ne m'en suis jamais prise aux autre, j'ai fait du chemin, je me suis battue pour m'en sortir. Tant pis pour elle, elle se retrouvera seule lorsque ses parents ne seront plus là.

  Mais au fond, c'est général à notre société actuelle : la performance, prouver à soi et aux autres que l'on vaut plus (plus d'argent, de reconnaissance sociale, de performance, de derniers gadgets à la mode hors de prix) pour se sentir exister. Je crois que quelque part les gens ne parviennent plus à exister par eux-même. Sinon pourquoi rejettent-ils les gens différents de la norme sans chercher à comprendre ou se remettre en cause ? Je sais que c'est quelqu'un de très normatif qui passe son temps à se comparer aux autres. Sauf que moi, je ne suis plus vraiment dans ce genre de schémas depuis des années, solitude et travail sur moi-même obligent. Quelque part, c'est le signe que j'ai réussi et qu'elle me jalouse mais ça fait mal. Alors que faire sinon la blesser à mon tour en la ramenant à ce qu'elle est et imaginer que je lui mets un coup de poing dans les dents ? Jusqu'au jour où je vais vraiment lui mettre un coup de poing dans les dents. Je fuis les méchants et les envieux comme la peste, je n'ai pas de raison de me l'infliger au nom de la famille, si je peux appeler ma famille, une famille digne de ce nom.

jeudi 8 février 2018

Chômage et entourage 7 J'ai reçu une offre d'emploi

 Une personne de mon entourage m'énerve particulièrement à m'envoyer de temps en temps des offres d'emploi pour des emplois  de m...  qui vont plomber un peu plus mon cv à temps partiel mal payés et loin de chez moi.


  D'une, je suis capable de chercher des offres toute seule, je suis grande.
Deux, je pense que quand je dis que les "petits boulots", j'en ai ras le bol, j'ai assez donné et je sature, il faut l'entendre. Ce n'est pas un caprice mais j'ai passé l'âge des petits boulots et vu le système de Paul Emploi, c'est un coup à perdre plus d'argent qu'à en gagner (déjà que je ne peux pas me le permettre. Mon dernier emploi, ce sont mes tickets restaurant qui m'ont permis de boucler le budget). L'estime de soi dans les chaussettes parce que c'est le type d'emploi où on va être traité comme de la bouse (restauration rapide) ou l'emploi sur lequel j'ai postulé récemment et eu un entretien pour une réponse négative (mais retente! C'est ça!).


Et les "moi, à ta place, je le ferai!" dit par une personne qui n'a JAMAIS galéré de sa vie sauf un job d'été, j'ai envie de rire.


  Bref, les gens, vous me gonflez. J'accumule un peu trop les boulots qui me broient mentalement, émotionnellement, détruisent mon estime de moi-même et ma confiance en mes capacités et vous voulez m'envoyer sur des boulots "casse-gueule"? Ecoutez, prenez ma place et on en reparle ensuite. C'est facile à dire quand on a soi-même un boulot bien payé qui nous plaît depuis tellement d'années qu'on a oublié ce que c'est que de faire des petits boulots merdiques et mal payés.


En plus, suite à une offre sur lequel j'ai postulé, je suis tombé sur un recruteur qui me pose les habituelles questions bateau en insistant "mais vous n'avez pas trouvé de cdi??" "Vous savez, un cdd c'est un cdd" (oui, quand la personne revient, il se termine et je n'en suis pas encore rendue à assassiner les gens que je remplace pour avoir leur CDI) et me pose des questions à la con. J'étais disposée à y répondre, c'est le jeu. Mais il avait un ton condescendant au possible, du genre, je me sens bien supérieur et ta tête ton cv ne me revient pas mais je t'appelle quand même alors que j'ai autre chose à faire et qu'il ne m'intéresse pas du tout. Le gars qui me prend de haut et le pire, c'était son ton supérieur et suspicieux.  Déjà, il me dérangeait dans ce que je faisais (mais ce n'est pas de sa faute et ça arrive) mais dès qu'il a commencé à parler, c'était mort en ce qui me concerne, je ne le sentais pas du tout et je n'avais pas franchement envie de me déplacer à l'entretien pour lui dire non au final. Je me suis assez mordue les doigts par le passé de ne pas avoir écouté mon instinct pour refaire la même erreur. Il m'a sortie qu'il ne me sentait pas motivée (comment ne pas être blasée à un moment? Soit on nous appelle et on nous pose des questions cons pendant vingt minutes pour ne même pas aller à un entretien où on va me poser des questions tout aussi cons pour peut-être me prendre et me faire perdre dans tous les cas, une demie-journée. Tout ça pour ne jamais avoir de réponse pour au moins prévenir que je ne suis pas prise.), je lui ai dit que j'étais fatiguée parce que je n'allais pas lui répondre que je ne le sentais pas, que je suis fatiguée, déprimée et blasée du monde du travail dans lequel je doute de plus en plus de trouver une place. Il a un peu pris pour tous les autres mais ça devait fatalement tomber sur quelqu'un. Je ne sais pas si j'aurais potentiellement travaillé avec lui mais ça ne serait pas passé, je connais trop bien ce genre de personne, pas des patrons qui harcèlent mais le genre de personne pas aimable et pointilleuse sur tout et rien qui ne donne pas envie de se lever le matin et qu'on est heureux de voir enfermé dans son bureau. J'ai trop souffert de crétins au travail pour ne pas les éviter si je peux et je suis fatiguée physiquement, je me relève doucement, je ne veux plus retomber en semi dépression pour un smic, ça n'en vaut pas la peine. Je préfère un cdd de quelques jours pas intéressant à ça.

samedi 20 janvier 2018

On va sortir: Où est l'humain?

Il y a quelques temps, j'ai décidé de me bouger pour sortir un peu plus et qui sait, nouer de nouvelles amitiés. J'ai choisi une sortie qui me plaisait avec surtout des gens d'un certain âge (la cinquantaine). Je suis arrivée à l'heure et je n'ai jamais trouvé le groupe. J'ai fait cinq fois le tour des groupes de plus de quatre personnes (sur un groupe de vingt, j'ai supposé qu'au moins la moitié viendrait donc je cherchais un bon groupe) en demandant si c'était le groupe que je cherchais. A chaque fois, j'ai fait chou blanc. La sortie n'a pas été annulée, j'ai vérifié ensuite. Je suppose que dans le tas, j'ai croisé le fameux groupe OVS mais je suppose que ma tête ne leur revenait pas. Et puis, normalement, quand on organise 1) on donne son numéro de téléphone 2) on guette les gens qui ont l'air seuls, perdus, font le tour en cherchant quelque chose, regardent autour d'eux. Je ne sais pas mais pour moi, c'est logique, évident et juste normal de le faire. Bref, c'était une sortie où les gens étaient beaucoup à deux pour faire l'activité. J'ai hésité à prendre mes jambes à mon cou mais j'ai décidé de rester quand même, je me suis mise dans un coin et j'ai commencé à suivre les instructions dans mon coin tout en guettant une personne seule. Deux fois, je suis allée vers une personne seule, deux fois, elle attendait quelqu'un et n'est pas restée seule longtemps.


Personne n'est venu me voir pour savoir si j'attendais quelqu'un Personne du fameux groupe OVS n'est venu me demander si je ne faisais pas partie du groupe vu que j'étais seule On m'a poussée sans le faire exprès regarder mais personne ne m'a parlé/souri ou autre. J'ai suivi l'activité un moment seule, puis j'ai été m'asseoir puis je suis revenue sur la piste, histoire de m'amuser un peu quand même. La seule personne avec qui j'ai partagé quelque chose attendait quelqu'un et était seule du coup, mais c'est moi qui suis allée vers elle, moi qui lui ai parlé la première et un peu entretenu la conversation. Et dès que son ami est arrivé, il est parti sans dire au revoir ou autre. Je suis rentrée en larmes en me disant que je m'étais quand même un peu amusée parce que j'avais fait le nécessaire pour ça mais que j'aurais mieux fait de rester chez moi devant un film au lieu de me les geler, de devoir me dépêcher pour être à l'heure.


Et puis quoi? Depuis quand on laisse les gens seuls dans leur coin? Franchement? Déjà, de base, pourquoi l'organisateur de la sortie n'a pas donné de numéro de téléphone?? Je le fais TOUJOURS pour ma part, c'est tellement évident! Pourquoi n'a-t'il pas guetté pour "retrouver ses petits"? Personnellement, je le fais et je retrouve toujours mes petits à un moment ou un autre.
Et les gens? Ils voient une fille seule et pas une n'a l'idée de venir vers moi au bout d'un moment? Savoir si j'attends quelqu'un? Ou juste pour me proposer de faire un peu l'activité avec eux, donner un quart d'heure de son temps, c'est trop demander? Tout le monde ou presque m'a vu faire le tour des groupes, il n'y a pas eu une personne pour me reconnaître et demander si j'avais trouvé ce que je cherchais, pas une!
Personnellement, avant, quand je n'étais pas seule et que j'avais une vie sociale, avec ma meilleure amie de l'époque, on allait vers les gens seuls d'à peu près notre âge quand on allait danser. Une fois, on a rencontré une charmante jeune fille de notre âge qui sortait seule (aujourd'hui, je suppose qu'elle était aussi seule que moi) qu'on a invitée à se joindre à nous. Malheureusement, à un moment, on l'a perdue et on ne l'a jamais retrouvée (je suppose que même en étant avec nous, elle en a eu marre et est rentrée chez elle, je la comprends, je connais si bien ça); c'est super dommage, à l'époque, j'aurais bien voulu prendre son numéro pour qu'on se revoit.


Tout la soirée, j'ai médité sur cette phrase: Sois le changement que tu veux dans le monde. disait Gandhi. Sauf qu'il n'a pas dit ce qu'il faut faire si on est seul à tenter de faire bouger les choses et si les autres ne réagissent pas... J'en viens à penser que notre société est malade. Genre à noël, tout le monde faisait la gueule, pas un sourire, rien, alors que c'est normalement un moment où on est un peu détendu, non??
Au fond, le sous-titre est bien choisi: Reviens à la vie réelle.

vendredi 15 septembre 2017

RSA de misère ou quand la CAF te met le couteau sous la gorge OVS: ennui et réflexions sur les relations humaines


  Dernièrement, j'ai reçu une notification de trop-perçu pour mon rsa. RSA que j'ai galéré à obtenir et bien sûr, il a fallu que ces neuneus de la caf me trouvent un trop-perçu. Ma situation n'a pas changé, hormis mon déménagement qui date donc l'erreur vient de leur part et je n'ai pas travaillé depuis longtemps déménagement oblige donc je ne vois même pas comment ils ont fait leur compte. Bref, j'ai demandé une remise gracieuse parce que ça veut dire moins de courses donc moins manger mais ils ont refusé et étalent la dette sur deux mois. Des fois que ce soit un caprice, hein...

  J'en ai marre d'être embêtée par leurs erreurs, ils ne font pas leur travail, ils font des erreurs et moi, je paie. On parle d'un RSA nom de nom, de 400 € qui me permettent de survivre!

  Du coup, je suis en budget minimum et je n'ai pas le courage de chercher du travail, trop occupée à survivre, m'inquiéter si je pourrai manger jusqu'à la fin du mois ou pas. Et je vois la taxe d'habitation qui arrive que je suis dans l'incapacité totale de payer. L'an dernier, j'ai payé en deux fois, là, je ne pourrai pas tout simplement.

  Je suis très très fatiguée de manger des pâtes à toutes les sauces, de ne pas avoir eu de vacances véritables depuis plus de dix ans, d'être seule et de ne pas pouvoir vivre. Je m'étais promis de sortir cet été mais sans argent, c'est difficile. J'ai traqué les sorties gratuites mais quand je suis en mode "rationnement d'essence", c'est compliqué si c'est trop loin. J'ai pu sortir une fois récemment dans une sortie gratuite pas trop trop loin.

  Je suis sortie via OVS et je me suis fait chier. Le groupe était sympa, hétéroclite. C'était un fest noz gratuit, j'ai dû prendre la voiture pour y aller mais elle a besoin de rouler. J'avais oublié les pas, ça faisait longtemps et j'ai presque fait toutes les danses, même celles où on piétine. Pas motivée du tout, j'avais à peine mangé mes pâtes sans sauce avant d'y aller la mort dans l'âme donc j'ai fini par avoir faim arrivé à minuit bien passé. Mais ça m'a fait du bien de partager ce simple moment avec des gens cools qui vont juste s'amuser. Sauf que je me suis ennuyée. J'ai fait de gros gros efforts pour discuter avec les gens mais qui est venu vers moi? Personne. Les gens n'ont même pas discuté entre eux ou à peine. Pourquoi y aller via un site de sortie si c'est pour rester dans son coin?? Je ne comprends pas les gens. J'avais espéré que peut-être je croiserai un charmant damoiseau de mon âge mais même pas. Les rares personnes de mon âge venaient en couple. Il faut que je me rende à l'évidence, j'ai des loisirs de vieux et ça ne joue pas en ma faveur. Mais d'un autre côté, je ne suis plus capable de m'obliger à aller à des sorties en boîte juste pour m'ennuyer avec l'espoir de rencontrer quelqu'un. J'avais discuté avec une fille de mon âge via un forum qui cherchait du monde pour sortir mais elle a refusé mon invitation par peur de "se  bouger". Je veux bien tendre la main aux gens mais que puis-je faire s'ils ne la saisissent pas?? Je continue à sourire aux gens parce que ça me fait plaisir d'offrir de la joie aux autres mais personne ne répond jamais. Les gens d'ici sont tellement froids.

  L'autre jour, je me suis rendu compte que ce sont les gens qui m'ont rendu comme je suis, méfiante et tellement critique envers les gens que je trouve "cons". Si une personne lambda m'avait tendu la main sans la lâcher quand je ne lui sers plus, je ne serai pas devenue comme ça. Ce n'est pas moi, ma nature profonde. C'est pareil, j'ai déménagé il y a quelques temps et une de mes voisines avait proposé de garder le contact, elle m'a appelée plusieurs fois pour prendre des nouvelles en me disant que si je passais dans le coin,  que je passe la voir. Aujourd'hui, je passe dans son coin, je tente le coup et elle me dit qu'elle n'est pas là, j'ai bien senti la non-motivation totale, une fois au pied du mur. Je laisse tomber mais franchement, je ne comprends pas les gens. C'est elle qui m'a donné son numéro, qui a insisté plein de fois par téléphone pour que je vienne la voir et rien au final. Certes, je suis mal tombée mais il y a des mots qui m'ont blessée, j'ai bien compris que sur le moment, elle était contente de garder le contact, elle m'avait même appelée pour prendre des nouvelles en me disant de passer si j'étais dans le coin, sachant qu'elle ne sort presque pas. Peut-être qu'elle n'était pas chez elle ou occupée ou qu'elle avait des soucis mais il y a des mots à ne pas utiliser. Ou elle est versatile. Ou elle était sincère sur le moment, parce qu'elle avait besoin d'une présence et aujourd'hui, elle s'est trouvé une autre béquille, elle n'a plus besoin de moi donc elle me jette. Je suis trop sensible, je le sais mais tout de même, c'est blessant d'être traitée comme une vieille chaussette qu'on jette une fois devenue inutile.
Les gens sont bizarres niveau relationnel ou je suis restée comme les enfants, au fond, ouverte, gentille et un peu naïve sans doute toute à la joie d'entrer en communication avec l'autre. Même si je suis souvent déçue de ne rien trouver de bien intéressant... A croire qu'il me faut plusieurs personnes pour fabriquer une relation complète à de rares exceptions près.

  Je ne suis pas de ce monde, je crois mais je garde la foi d'y trouver ma place un jour. Un travail où je ne m'ennuierais pas et où mes collègues ne seraient pas là à chouiner auprès du chef comme quoi je travaille trop vite (= plus vite qu'eux alors que je viens d'arriver) en cherchant à me discréditer. Un amoureux qui a fait suffisamment de chemin pour n'avoir pas besoin d'être sauvé et qui veut s'engager dans une relation avec moi sans me voir comme une bouée de sauvetage. Des amis vrais, humains, ouverts. En fait, je me rends compte que mon problème vient des gens. C'est là que ça coince mais je pensais naïvement que mieux j'irai, mieux les choses iraient. Sauf que non. Plus je m'assume et je suis bien dans ma peau, plus je sens le fossé se creuser. Mais plus je suis heureuse même seule. Pourquoi reviendrais-je en arrière? Alors qu'au fond, j'ai commencé à être seule à l'adolescence quand j'ai commencé à m'assumer comme je suis sans vouloir me fondre dans leur stupide moule trop étroit pour moi. J'ai des valeurs et des centres d'intérêt différents des gens, une histoire de vie qui fait que je vois peut-être les choses différemment. Certes mais chercher à me comprendre au lieu de me rejeter comme je l'ai fait par le passé avec les gens,  est-ce trop demander?

  Mais j'y crois! Je vais finir par y arriver! En attendant, je m'occupe d'aller toujours mieux, de me rapprocher de ma nature profonde et de mes envies peu à peu. Et ce jour-là, je changerai certainement d'avis sur les gens, enfin une partie des gens.

mardi 8 août 2017

Un sourire même sans chanter


Très lasse des gens, j'ai décidé d'aller me promener pour sortir et tenter de briser ma solitude. Pour me prouver que j'ai tort. Et bien, non. Si on sourit, les gens ne répondent pas au sourire, ils me regardent comme une extraterrestre et continuent à faire la tête.

J'étais un peu triste et ça va mieux, j'ai pris l'air, bien marché et confirmé qu'il n'y a qu'un parc que je n'aime pas soit dit en passant dans mon nouveau quartier. Pas de bout de chemin, hélas. Mais peut-être que sur un coup de chance, je trouverai un coin sympa.

jeudi 23 mars 2017

T'es une fille bien mais...

 
Le leitmotiv qui ressort de mes rares derniers rendez-vous malgré un écrémage plus sélectif que jamais est "tu es quelqu'un de bien mais", je suis toujours trop quelque chose, il y a toujours un mais. Je ne sais pas ce que je dois entendre là-dessous. La dernière fois, j'ai préparé le terrain, je ne pouvais pas rencontrer monsieur de suite, faute d'emploi du temps compatible, nous avons longuement discuté par sms et je n'ai rien scellé de moi, limite, j'en ai trop dit, j'ai gâché la surprise. J'aurais dû me douter de quelque chose, mes blagues et jeux de mot ne passaient pas la moitié du temps alors qu'avec mes amis, je n'ai pas ce souci, même pour des blagues nouvelles. La soirée a été sympa au début et puis, elle a fini avec moi faisant la conversation toute seule pour combler les blancs.

  Qu' est-ce qui cloche chez moi? (l'espace en trop n'est pas une faute, Blogger m'ajoute une majuscule sortie de la cuisse de Jupiter, c'est moins pire ainsi) J'ai fait le pari d'être juste moi-même (en vrai, je n'y ai même pas pensé, je suis au-delà de ça en ce moment) et ça n'a pas payé, une fois de plus.

  J'en viens à croire que je suis destinée à finir seule, incompatible avec les gens. Mon dernier boulot, le seul truc qu'on m'a reproché, c'est d'être un peu dans la lune parfois, dans mon monde. Je n'allais pas répondre que je m'ennuyais comme un rat mort, non? Mais à part ça, je travaille vite. Cherchez le lien de cause à effet... D'ailleurs, ce n'était pas un reproche, juste une remarque en l'air.

  J'aimerais bien être dans la tête des gens parfois, comprendre comment ils me voient. Pas pour changer, j'ai payé trop cher d'être moi-même mais peut-être pour expliquer, anticiper le rejet. J'essaye déjà de le faire mais je me base sur ce qu'on me dit, ce que je devine, ce que je lis du fonctionnement des gens normaux.

  J'ai terriblement envie de sortir ces temps-ci, mais j'ai beau écumer OVS, rien ne m'intéresse ou alors ça coûte 30 € la soirée sans garantie que ce soit bien.

  En gros, j'ai le choix entre être moi-même, bien dans ma peau, faire ce qui m'intéresse seule ou être entourée et m'ennuyer comme pas permis, me taire de crainte de ne pas me faire comprendre et finir par rester dans des opinions et phrases banales. Comment font les autres? Je ne suis pas asociale, j'aime les gens pour de vrai, même si souvent, ils m'énervent parce que je ne les comprends pas. Oui, je m'énerve quand un abruti me fonce dessus pour que je le laisse passer alors qu'un geste de la main, une approche lente et éventuellement un appel de phare aurait eu le même effet sans manquer l'accident.

  La bonne nouvelle? J'ai fait mon ménage qui traînait, j'ai fait la cuisine pour la première fois depuis longtemps et je n'ai pas passé ma soirée seule. J'ai fait le pari cette année de ne plus passer une semaine entière seule, je crois avoir pas mal réussi jusqu'ici (sauf une fois, plus une semaine où j'étais très très fatiguée). Mais je ne sais pas comment briser ma solitude sur le long terme. L'été arrive, je vais tenter de sortir plus en me basant sur mes passions du moment, même si ce n'est pas simple mais ça pourrait me permettre de discuter avec des gens qui ont les mêmes centres d'intérêt que moi.

 Donc en résumé, je suis une fille tellement bien que personne n'ose me parler. Soit c'est de la lâcheté, soit c'est quoi? De la jalousie, la peur de toucher une divinité inaccessible (je ris tellement c'est stupide), de la fascination? Au lieu de fuir par peur, je voudrais juste que les gens voient une chance dans cette rencontre.