samedi 5 mai 2018

Activités d'extérieur

Allez, honnêtement, hormis les artistes de rue et les enfants, vous avez déjà entendu quelqu'un jouer dehors? Moi, jamais. Jouer parfois oui, au diabolo, à la planche à roulettes et faire des figures avec un vélo ou des rollers mais c'est tout.

Mais moi, j'ai envie de jouer dehors, j'en ai besoin. Je rêve de soirées au coin du feu à faire de la musique (je n'ai pas dit jouer, nuance, nuance) en riant et en faisant griller de la guimauve avant de se raconter des blagues ou des histoires, sur une plage déserte en été. Mais voilà, je n'ai jamais connu ça, j'aurais aimé adolescente faire partie d'un groupe et jouer (disons faire du bruit) de la musique, danser, chanter, rire les soirs d'été. Mais je n'ai pas eu cette chance, je n'étais "pas assez bien habillée" pour ça. C'est sûr que les maillots de bain de marque sur une plage en pleine nuit, ça fait toute la différence. J'ai quand même eu de bonnes amies, les filles sages du lycée puis celle qui m'a fait sortir un peu puis le  néant, juste des amis qui vivent trop loin pour se voir assez pour sortir les week-ends.

Le temps a été ce qu'il a été mais l'été arrive, j'ai envie de sortir. J'ai le choix entre sortir seule (donc me promener) ou via OVS (merci, j'ai donné), sortir avec mes relations qui vivent dans ma ville (moins que sur les doigts d'une main et toutes toujours très occupées). Et c'est là que les arts viennent en support. Pour me donner la force de sortir seule et peut-être que quelqu'un viendra me parler.

 On reprend:
Arts visuels: peinture, dessin, photographie
Un cahier sans lignes et des crayons gris, gommes, crayons de couleur, palette de peinture aquarelle si j'arrive à trouver de l'eau avec un chiffon

Littérature
Un livre ou ma liseuse électronique, mon carnet de notes pour écrire, mon ordinateur portable

Arts de la scène: théâtre, danse, mime, cirque
Boomerang divers et variés, rubans de gymnastique et autres arts du cirque; je suis moins intéressée.

Musique
J'avoue avoir un peu galéré.
Violon? Oui, pourquoi pas mais c'est un peu grand à transporter et un peu gênant pour l'entourage. Guitare? Idem.
Lap steel? (une guitare allongée) Je ne suis pas fanatique des guitares.
Plus petit? 
Harmonica (mais un bon harmonica, ça grimpe vite)
Pochette? (petit violon d'une quarantaine de centimètres du 17-19ème siècle; dur à trouver et assez cher mais si l'idée me tente vraiment, à ce compte-là autant prendre mon violon. Mais je pense que si un jour, je suis très riche et que je ne sais pas quoi faire de mes sous (dans fort longtemps donc), il n'est pas impossible que j'en achète un; l'idée me plaît en tous cas).
Flûte? Clarinette? Hautbois? Ca prend un peu de place et je suis une traumatisée de la flûte en plastique du collège.
Kalimba? J'ai essayé et ça se trouve à pas cher du tout, c'est sympa et ça se glisse dans un sac (dans une boîte, bien sûr)
Triangle?
 Maracas? 
To'ere?
Handpan? Qui donne un truc vraiment sympa d'ailleurs,  même si ça semble assez grand.
Ocarina?
Arc à bouche?

Bon, c'est une synthèse en mode liste de ce que j'ai trouvé mais en tous cas, il y a quand même pas mal d'instruments nomades pour l'été ou les vacances.

L'idée, c'est aussi de prendre un instrument qui ne fait pas trop de bruit (parce qu'un vrai harmonica en plus d'être cher, ça sonne fort). Kalimba et les flûtes me semblent les meilleurs compromis 

Chroniques d'une misanthropophile 2 Je suis la fille la plus belle du monde

Je pose le décor
Samedi soir. Je suis sortie hier et j'ai passé une super soirée avec des gens super. Je suis pauvre (j'attends ma paie). Pas de sorties OVS intéressantes malgré que je suis retournée trois fois sur le site. J'ai envie de sortir. La journée a été top, j'ai passé un chouette moment avec les filles de mes activités extra-professionnelles, dehors, au soleil. Bref, j'ai envie de sortir, rien sur OVS et pas grand monde à qui demander (les gens que je connais un peu dans mon coin sont soit en week-end, soit "dans une situation délicate sur le plan sentimental". Bref, soit pas disponibles physiquement soit psychiquement). En plus, je me lève tôt demain, la totale! Je pars donc sur une sortie seule; surtout que depuis deux jours, je ressens un sentiment d'urgence. Elle est là, LA rencontre tant attendue (peut-être pas l'homme de ma vie, hein, peut-être juste une personne gentille qui me redonnera espoir dans l'être humain). Donc je dois sortir et c'est ce soir ou jamais. Et puis, vous avez déjà eu ce sentiment que les choses se passent juste comme elles doivent se passer?

Je ne me presse donc pas: bain de pied (j'ai mal aux pieds avec mon cours de danse, le truc qui ne m'arrive JAMAIS), choix de la tenue (chic mais en même temps sexy), maquillage, sac à vider et refaire (carnet pour écrire des fois que ça ne serve qu'à me donner une idée d'histoire), prendre de quoi grignoter (malgré l'heure tardive, je n'ai pas mangé et pas encore faim), musique (soit charger mon mp3 et... prendre le temps de jouer de la musique, chose que je n'ai pas eu le temps de faire; bâclé en une grosse vingtaine de minutes, dix de chaque, tant pis pour ce soir; la faute au temps ou à mon cerveau qui a-do-re me faire des blagues ce c.on (je ne vous l'avais jamais dit? J'ai un cerveau farceur qui adore me faire penser à des bêtises quitte à me donner des fous rires toute seule et avoir l'air maligne; bref, ce soir, il fait encore jour, dans ma tête il est deux heures plus tôt qu'en réalité). Bref, depuis ce matin, tout se ligue pour je sois en retard. Je me suis fait la réflexion trois fois aujourd'hui, "comme un signe du destin" (entre la circulation particulièrement lente sans raison et les soucis de bus). Bref, pour une fois, je me laisser porter.

Du coup, j'ai réfléchi à quoi faire. Pas de sortie intéressante, c'est comment dire? Un peu embêtant... En plus, j'ai épluché les profils des gens de sortie sur OVS ce soir dans le doute (s'il y avait une majorité de gens dans mes âges à une sortie, j'aurais réfléchi un peu plus). Nada, que des très jeunes ou très vieux. Où sont les autres? Mystère. Je décide de laisser tomber, ma voie n'est pas dans des sorties OVS ce soir. Et je réfléchis.

J'ai envie de sortir. Ok, je peux me poser avec un livre et mon carnet à dessin (je n'ai pas reçu mes instruments de musique portatifs, la poste en a fait je ne sais trop quoi mais visiblement, les paquets n'ont pas trouvé ma boîte aux lettres tout comme d'éventuels avis de passage) mais l'idée ne m'enchante guère. Où me poser? Sans voir les autres, eux, les  chanceux en train de s'amuser. Je dois donc trouver quelque chose qui me plaise. Je réfléchis, rien de transportable.

Donc je me suis dit que j'allais tenter une expérience pour voir. J'ai décidé de me faire belle/ sexy/ souriante juste pour voir, tester. Il n'y a pas d'enjeu particulier, hormis de porter dehors des robes que je ne mets d'ordinaire que pour l'amoureux du moment qui moisissent dans mon placard. Je ne prends pas de grand risque, hein. Une robe, même un peu courte avec une veste par-dessus, des collants et des escarpins même avec du maquillage, ça va. Je n'ai pas de robe "insortable". Bref, une robe pour aller en boîte et me faire jolie juste pour moi (vu que les autres s'en foutent).

On résume:
une jolie fille sexy et souriante, un carnet à dessin ou un livre, un coin sympa pour me poser. Advienne que pourra...

Au final, je n'ai croisé personne ou presque. Même en ville, il n'y avait presque personne dans les rues. Je ne suis pas allée dans les quartiers avec des bars, à quoi bon? Je suis rentrée à pied chez moi, il y a un bon bout de chemin qui suit de grosses rues avec des lignes du bus et des boulevards pour les voitures (les rues par où les gens passent s'ils vont d'un endroit à un autre en somme, pas les petites rues). Que dall! Juste un chat qui m'a fait des câlins, heureusement, ma soirée n'a pas été perdue. Je suis partie tard donc je ne me suis pas posée à un endroit précis mais ça ne change rien. S'il n'y a personne dans la rue, qui serait venu me parler? Du coup, je me tâte à retenter les sites de rencontres (amoureuses) mais je rechigne à le faire: perdre du temps pour pas grand chose, ça me gonfle et à chaque fois payer un verre pour tomber une fois sur deux sur un canard qui au choix, va critiquer la personne que je suis sans me connaître, ne pas venir, me voir et partir sans venir me parler; sans oublier le fait qu'on ne se plaise pas. Je me sens dans une impasse, prise au piège mais je dois y croire sinon, ça ne changera jamais.

mardi 1 mai 2018

Ouverture de la chasse

  L'âge venant, je commence à avoir très peur de finir seule, sans les enfants dont j'ai toujours rêvé. Et puis, zut, j'en ai marre de ne pas avoir de vie, je passe mes samedis soirs seule depuis des années ou avec des gens que je ne connais pas et qui m'ennuient, sans personne pour me serrer contre soi. Je rêve d'une personne à qui parler quand ça va bien ou mal, à qui raconter ma journée, quelqu'un qui prendrait soin de moi (quand ça ne va pas, qui prendrait juste de mes nouvelles, m'inviterait à boire un thé ou me dirait juste "J'ai envie de te voir, j'ai ça, ça, ça chez moi; si tu as ça, ça,ça (=des trucs que tout le monde a souvent chez soi genre des pâtes, un dessert et si tu pouvais acheter une baguette en route), viens manger et dormir, c'est le début du we") et dont je pourrais prendre soin, quelqu'un dont le regard s'illuminerait à ma vue et qui m'accepterait juste comme je suis et inversement.

  Je sais que j'avais des choses à faire avant: en finir avec mes parents toxiques, accepter mon cerveau un peu bizarre parfois et mon hypersensibilité, assumer mes goûts différents, accepter que j'ai la tête dans les étoiles. Bref, faire avec mon destin et ce que je suis. Même si c'est dur d'être rejetée en permanence par des inconnus/mes parents/ma famille et acceptée par un cercle de personnes très restreint.

 Je l'attendais comme le Messie et elle est là, enfin!! La remontée des températures!! Je vais pouvoir sortir sans trop dépenser. Parce que pauvre et sans amis, ça veut dire que je passe mes week-end et mes soirées seule.

  Du coup, j'ai prévu:
- d'aller me poser dans l'herbe ou sur un banc pour rêver
- pour dessiner
- pour lire
- aller m'acheter un sandwich et le manger en marchant ou sur un banc
- dessiner et/ou ramener ma peinture (difficilement transportable, il me faut de l'eau mais à voir)
- pour jouer de la musique (j'en parlerai plus tard, d'ailleurs, j'ai eu du mal à trouver ce que je cherchais)
- chercher des idées pour mes projets d'écriture (vu que ramener mon ordinateur portable, voilà)
- me promener

  La difficulté va être de ne pas comparer parce que c'est le nœud du problème au fond. Me comparer aux autres, ceux qui ont leurs amis et/ou leur amoureux/se, leur famille, ceux qui ont quelqu'un avec qui parler, rire, jouer, trouver du réconfort. Tout ceux qui me font mal et qui ne viendront jamais vers moi. Le tout, c'est de sortir, ce n'est pas en restant chez moi que je vais trouver quelqu'un. Le souci, c'est que les sorties type bar ou danse, où j'ai le plus de chance de rencontre, c'est compliqué parce que les gens sont en troupeau et sortir du troupeau pour aller voir quelqu'un d'autre, ils ne le font pas, jamais jusqu'ici en tous cas. Alors, il reste les sorties où les gens sont seuls, quand ils vont courir, se promener, rêver (si ça existe encore); qui sait? 

lundi 30 avril 2018

Avril 2018


Bilan
- Grosse évolution malgré un mois laborieux. C'est comme si des pneus patinent dans la boue pour partir au quart de tour ensuite

Emploi personnel (Musique et écriture)
- Un mois très très productif niveau écriture après un premier trimestre laborieux
- Je n'ai pas consacré autant de temps que j'aurais dû à la musique mais j'ai retrouvé la motivation. Après des mois à m'acharner sur une partition trop dure en fin d'année dernière, j'étais repartie sur des choses simples et sans intérêt. J'ai enfin trouvé le juste milieu et ça me remotive à travailler au piano électronique.
- J'ai  bien avancé ma méthode de violon, un peu trop d'ailleurs. L'idée va être de la finir pour avoir tous les doigtés et pouvoir les mettre en pratique sur les morceaux intéressants (enfin! J'en ai marre des chansons pour enfants du genre A la claire fontaine ou J'ai du bon tabac. Bizarrement, ça me rappelle mes débuts à la flûte à l'école où j'ai dû voir plus ou moins les mêmes morceaux). Ensuite, je pourrai me mettre aux morceaux intéressants et même si j'ai passé trop vite ces notions, le fait de les mettre en pratique sur un morceau motivant devrait me permettre de les intégrer avant de passer à la deuxième partie de ma méthode constitué de morceaux variés pour pratiquer.

Emploi
- recherche intensive, des années que ce n'était pas arrivé. Pour pas grand chose mais tant pis, j'ai fait ce que j'avais à faire.
- une agence d'intérim m'a quand même contactée suite à une annonce et j'ai travaillé une petite semaine sur un poste peu intéressant qui ne m'apportera rien professionnellement parlant

Relations
- des collègues transparents: pas de pause café, pas de discussions informelles pendant le travail, personne ne mange sur place; j'avais des attentes à ce niveau mais bon, voilà
- je voulais sortir mais il a fait froid et j'étais pauvre, c'est remis au mois prochain
- déprime, j'en ai marre d'être seule, je voudrais un homme pour m'épauler quand le moral flanche et aussi être là pour partager mes joies, j'ai envie de partir en vacances cette année si je peux sur le plan financier mais pas seule

Conclusion
- un mois constructif sur le plan personnel mais pour le reste, ça n'avance pas et j'en ai ras le bol!

samedi 28 avril 2018

Violon et appartement


Les heures
Jouer en journée de préférence.

La sourdine
J'ai testé deux types de sourdine: un petite sourdine en métal qui ressemble à un peigne à trois dents et une sourdine en caoutchouc qui englobe tout le chevalet. Inutile de dire que la sourdine en métal ne me sert pas, elle ne réduit presque pas le son. Le but est de limiter les vibrations du chevalet pour limiter le bruit.

L'archet
Oui, si je n'appuie pas trop fort, ça limite le bruit. Sachant qu'il n'est pas bon de jouer toujours à la sourdine (ça finit par étouffer le son), il faut donc essayer de jouer un peu sans donc en restant doux quitte à desserrer un peu les cordes.

La colophane
Ma colophane n'est pas la meilleure du monde et je pense que ça joue clairement dans le son. Donc une mauvaise colophane peut être une solution envisageable pour limiter le bruit, je pense.

J'ai trouvé un violon électro-acoustique avec casque (attention à la taille du violon) mais le casque ne sert à rien, la prise sert à brancher un amplificateur. Je vais donc devoir faire l'achat d'un violon électrique silencieux si je veux vraiment être tranquille. 

jeudi 19 avril 2018

Vivre à contre-courant

  Aujourd'hui, j'ai fait le deuil du CDI qui ne viendra jamais et de la bande d'amis que je n'aurais a priori jamais. Je ne désespère pas de trouver l'homme de ma vie et des amis potables. Dans ces conditions, pourquoi continuer à chercher du travail et sortir (seule)?

  Le travail? Il me sert surtout à financer le reste et il me reste quelques rêves à réaliser (prendre des vacances!!!! Et ça se chiffre au moins avec un nombre à trois chiffres; plus quelques livres, des réparations en attente et du renouvellement de matériel mais on va dire que j'ai acheté le gros des  choses en attente). Après, je rêve de ne plus trop compter en faisant les courses, d'acheter ce dont j'ai besoin et de manger ce qui me fait envie sans devoir choisir. Le travail n'est qu'un moyen d'avoir de l'argent, ce n'est pas dans mes valeurs mais concrètement, je n'ai plus besoin d'un C.D.I. à plein temps (en même temps, la vie ne veut pas me l'offrir, ça tombe presque bien). Un 28 heures hebdomadaires devrait suffire tout en me laissant du temps pour moi. Je ne peux plus aller de CDD en CDD, c'est sûr mais en attendant, je n'ai pas le choix. J'ai surtout besoin de temps pour moi et mes loisirs, c'est ça qui importe aujourd'hui. Avec le risque qu'au final, le chômage en devienne confortable (en même temps, je rappelle que je n'ai pas trop eu de chance, entre les emplois absurdes, ceux où je m'ennuie et les patrons fous ou ceux qui pratiquent le harcèlement moral ou sexuel). Heureusement, il reste le devoir, j'estime que puisque les autres me paient les moyens de ne pas dormir sous un pont et manger dans les poubelles, c'est une raison suffisante pour continuer de chercher (et si je continue de chercher, je peux continuer à espérer CQFD). Mais je fais le minimum vu que ça ne marche pas mieux autrement. Et j'avoue que ces derniers temps, j'ai été victime de gens qui font mal leur travail et qu'il faut harceler pour qu'ils fassent ce qu'ils sont supposés faire, je pense qu'ils détestent ce qu'ils font ou s'en fichent mais pour moi, ça revient au même et je ne veux pas finir comme ça.

  Sortir? Je suis un être humain et j'ai le droit à des loisirs sans rester cloîtrée chez moi, non? Je suis pauvre donc la question ne se pose pas vu mes récents déboires mais c'est une raison suffisante. L'orgueil parle,  mais tant pis.

  Au final, aujourd'hui, j'en suis rendue à chercher du travail pour financer mes loisirs ce qui suppose ne pas avoir besoin/envie de travailler beaucoup. Et je continue à sortir parce que j'estime avoir moi aussi le droit de m'amuser, ce n'est pas parce que je suis seule et pauvre que je dois rester terrée au fond de mon terrier appartement. Le dénominateur commun entre les deux? Les gens: égoïstes, méchants, pas ouverts d'esprit, qui jugent ceux qui sont différents. Et je deviens comme eux, contrairement à ma promesse. J'essaie de me raisonner mais c'est difficile. La fatigue et la déprime jouent contre cette envie de retrouver l'espoir et pour l'instant, j'arrive à faire une chose: ne pas passer mes nerfs sur les autres et les bombarder d'ondes négatives. Le reste finira par passer quand les choses iront mieux. Mon souci, c'est que j'arrive malgré des baisses de moral passagères, somme toute à m'épanouir suffisamment seule pour ne pas avoir envie de me casser la tête pour les autres. J'ai très égoïstement envie de les laisser entre eux dans leur m... et de les regarder d'en haut se déchirer et se faire des crocs-en-jambe en leur lançant mon sourire et ma bonne humeur à la figure.
"Soyez le changement que vous voulez dans le monde". Oh que oui, je vois exactement ce que je dois faire et ça pourrait même changer les choses mais pour ça, je dois arrêter d'espérer un retour de la part des autres, le donnant-donnant, les gens ne connaissent pas. Pour beaucoup trop de gens, c'est "je prends tout ce que je peux et je m'enfuis", instinct animal peut-être? En tous cas, je trouve ce genre de comportement digne d'enfants (mais bien des gens sont des enfants, au final) et je me dis qu'ils ont raté une marche quelque part. Je n'en suis même plus rendue à avoir envie de rejeter les gens, j'ai juste une sorte de pitié vis à vis des gens qui ne savent pas sourire ou se montrer juste humains, repliés sur leur égoïsme stupide et leurs certitudes incapables de tenter autre chose. Je n'ai plus envie ou besoin des autres mais ça veut dire que je n'ai plus rien à perdre, ils ne peuvent presque plus me faire souffrir en disparaissant de ma vie. Je ne suis pas incapable d'aimer mais au final, je vis sans amour et je ne suis pas malheureuse (pas par choix mais par obligation), ça changera quoi de le perdre? Rien, si ce n'est avoir des regrets... Quelque part, aujourd'hui, je n'ai plus rien à perdre. C'est triste mais c'est peut-être ce qui va faire changer les choses.   

mardi 10 avril 2018

Chronique d'un samedi soir ordinaire en hiver

Je l'ai dit, je m'oblige à sortir dans l'espoir de rencontrer les bonnes personnes. Sauf que je me heurte régulièrement au même problème: l'argent. Je suis moyennement motivée à sortir en ce moment entre le froid et la fatigue mais je m'oblige à le faire. Toujours est-il que de plus en plus souvent, je ne trouve que des sorties à au moins sept ou huit euros et de moins en moins de sorties pour boire un verre tout simple (ou alors dans des bars hyper chers où il faut compter près de cinq euro le coca ou la grenadine; sauf que moi à ce prix là, je me fais un repas amélioré avec dessert au supermarché du coin ce qui est déjà un luxe). Je ne sais pas si le coût de la vie augmente ou si c'est le signe que les membres de mon âge voient leur niveau de vie doubler ou n'osent plus lancer des sorties pas chères. 


Quelles solutions?
- Lancer mes sorties. J'ai donné encore et encore; mais si c'est attendre une demi-heure dans le froid toute seule pour que personne ne vienne au final, merci.
- Aller manger en ville. Fait et vu le froid actuel, je ne m'en sens pas la force, c'est dur de me bouger quand il fait un froid polaire, je suis un animal qui aime le soleil et que le froid endort. Et passé 22 h, il n'est pas possible de trouver un sandwich simple à moins de 5 euros, sachant que je mange tard en temps normal.
- Aller travailler dans un café pour dessiner ou réfléchir à mes travaux d'écriture. Cela me semble la solution la plus raisonnable. Mais prendre la boisson la moins chère pour squatter une table à moi toute seule toute la soirée me fait culpabiliser. Et voir les autres s'amuser autour de moi, c'est dur.
- Faire une balade en nocturne. Je connais quelques chemins accessibles en transport en commun où je peux aller sans risque de nuit, en ville. Mais faire une heure de trajet en bus pour une marche de 10 minutes qui peut être prolongée de 15 minutes et rentrer en bus à l'autre bout de la balade pour mettre une heure à rentrer m'enchante moyennement. Même en étant habillée chaudement.
- Aller au cinéma. Ce fut ma première idée mais le budget coince à fond.
- Aller danser (en évitant les danses latines qui se dansent à deux et dans lesquelles les gens viennent à deux et ne sont pas ouverts aux autres): j'ai bien trouvé un fest-noz ce soir mais il est à plus de dix euros sans oublier le verre de cidre que je vais prendre, ça me fait une sortie à quinze euros. Le budget ne passe pas.


On recommence en mode optimiste/ réaliste
- Lancer mes sorties. J'ai donné encore et encore; mais si c'est attendre une demi-heure dans le froid toute seule pour que personne ne vienne au final, merci. Vu mes dernières tentatives via OVS, je pense que bon voilà.
- Aller manger en ville. Fait et vu le froid actuel, je ne m'en sens pas la force, c'est dur de me bouger quand il fait un froid polaire, je suis un animal qui aime le soleil et que le froid endort. Et passé 22 h, il n'est pas possible de trouver un sandwich simple à moins de 5 euros, sachant que je mange tard en temps normal. Comme j'ai dit, ça va me coûter un bras et une main pour marcher dans le froid un sandwich hors de prix à la main.
- Aller travailler dans un café pour dessiner ou réfléchir à mes travaux d'écriture. Cela me semble la solution la plus raisonnable. Mais prendre la boisson la moins chère pour squatter une table à moi toute seule toute la soirée me fait culpabiliser. Faisable mais Et voir les autres s'amuser autour de moi, c'est dur. Et même en faisant mon plus beau sourire avec des clignotants et une grosse flèche pointant vers moi avec marqué "Fille sympa cherche partenaire de conversation. Ne mords pas.", je doute vraiment que quelqu'un vienne me parler parce que les gens sont en troupeau et que sortir du troupeau, c'est dur. Même si je fais de grands sourires à quelqu'un qui semble sympa, le bouscule exprès pour engager une conversation.
- Faire une balade en nocturne. Je connais quelques chemins accessibles en transport en commun où je peux aller sans risque de nuit, en ville. Mais faire une heure de trajet en bus pour une marche de 10 minutes qui peut être prolongée de 15 minutes et rentrer en bus à l'autre bout de la balade pour mettre une heure à rentrer m'enchante moyennement. Même en étant habillée chaudement. > Envisageable si je ne rentre pas chez moi en sortant de mon cours de sport. Et traîner durant deux heures: descendre en ville chercher un sandwich, reprendre un bus pour aller au point de départ de la balade le plus éloigné. Pour faire 10 minutes de balade et attendre un bus dans le froid.
- Aller au cinéma. Ce fut ma première idée mais le budget coince à fond. > Possible mais ça veut dire utiliser ma marge du mois (tant que je n'ai pas mon petit salaire, je ne sais pas à quelle sauce, je vais être mangée et je dois économiser pour payer mon violon).
- Aller danser (en évitant les danses latines qui se dansent à deux et dans lesquelles les gens viennent à deux et ne sont pas ouverts aux autres): j'ai bien trouvé un fest-noz ce soir mais il est à plus de dix euros sans oublier le verre de cidre que je vais prendre, ça me fait une sortie à quinze euros. Le budget ne passe pas.


Bien sûr, j'exagère mais en vrai, c'est dur de sortir quand on est seul et pauvre. Les gens ne se rendent pas compte du confort que c'est que de pouvoir être invité à passer la soirée à boire un verre chez un ami ou en inviter un et rester au chaud toute la soirée à discuter/jouer avec des gens sympas avec pour seule contrainte le fait de faire le trajet dans le froid. Pour les autres, il reste la possibilité de dépenser une fortune, errer dans le froid ou sortir pour sortir au risque de rester seul. Le pire, c'est que c'est cumulable. Du coup, je n'ai pas pris de décision mais promis, je sors ce soir.


Article ébauché en février durant la vague de froid