jeudi 13 avril 2017

Société de décommunication


J'avoue tout, je sature des gens en ce moment, je ne peux plus les supporter!

En vrac, depuis un mois ou deux, c'est la foire à:
- Oh pardon, tu étais sur le rond-point et tu ralentissais pour me laisser m'insérer tranquillement/ j'avais largement la place pour m'insérer derrière toi? Gloups, j'avais pas vu, j'ai foncé dans le tas comme un boulet de canon en sachant qu'à moins d'être suicidaire, tu vas gérer pour moi
- moi, me pousser pour laisser passer les gens qui ne veulent pas marcher à petits pas? Non, je préfère rester au milieu à prendre TOUTE LA PLACE pour embêter tout le monde. (j'avoue, je trouve en général, les gens lents, je marche vite, je parle vite (il paraît) donc il y a un peu de ma faute mais je suis allée à la braderie, j'avais un rdv et franchement, bloquer tout le centre-ville pour une braderie, ça m'a saoûlée mais à la limite, si les gens laissaient un minimum de passage, on pourrait circuler mais bon, on discute au milieu de la rue, au lieu de ranger sur le côté/ la poussette bien en travers de la rue ou route, histoire de bien gêner tout le monde, ça pourrait aller.
- laisser les personnes âgées s'asseoir dans le bus? jamais! Et mention spéciale à la connasse qui m'a fait la morale pour que je laisse ma place à une personne âgée dans le bus alors qu'il y avait une place juste à côté (libre, je précise) et que j'avais bossé toute la journée et hyper mal aux genoux. Elle m'a tellement gonflée que je me suis levée pour prendre la place libre et manque de bol, quelqu'un l'a prise entretemps alors que ça faisait 20 minutes qu'elle était libre. Je me suis assise par terre dans le bus, j'avais trop mal aux genoux pour rester debout. Elle aurait pu se lever, si je dis que j'ai mal au genou, c'est que j'ai mal au genou!
- les gens qui mettent leurs courses sur le tapis roulant en vrac, paient en cherchant bien leur monnaie partout, rangent len-te-ment leurs affaires. J'essaie de poser mes affaires dans l'ordre où je vais les ranger pour ne pas perdre de temps...
- un p'tit sourire, m'sieur dame? Non, ça pourrait écorcher la bouche des gens, on ne sait jamais.
- faire les choses len-te-ment, ça me rend folle. Pourtant, je ne suis pas speed mais il y a des limites.
- Mais, mais, mais les bus, ça a un clignotant??? Depuis quand les bus sont équipés de cette option haut de gamme?

C'est comme ça tout le temps et tous les jours. Je sature, je désespère de me faire un jour des amis parmi des gens comme ça. Comment entrer en communication avec eux? Les comprendre? Du civisme, de l'amour, de la politesse et le monde sera plus agréable pour tout le monde.

jeudi 23 mars 2017

T'es une fille bien mais...

 
Le leitmotiv qui ressort de mes rares derniers rendez-vous malgré un écrémage plus sélectif que jamais est "tu es quelqu'un de bien mais", je suis toujours trop quelque chose, il y a toujours un mais. Je ne sais pas ce que je dois entendre là-dessous. La dernière fois, j'ai préparé le terrain, je ne pouvais pas rencontrer monsieur de suite, faute d'emploi du temps compatible, nous avons longuement discuté par sms et je n'ai rien scellé de moi, limite, j'en ai trop dit, j'ai gâché la surprise. J'aurais dû me douter de quelque chose, mes blagues et jeux de mot ne passaient pas la moitié du temps alors qu'avec mes amis, je n'ai pas ce souci, même pour des blagues nouvelles. La soirée a été sympa au début et puis, elle a fini avec moi faisant la conversation toute seule pour combler les blancs.

  Qu' est-ce qui cloche chez moi? (l'espace en trop n'est pas une faute, Blogger m'ajoute une majuscule sortie de la cuisse de Jupiter, c'est moins pire ainsi) J'ai fait le pari d'être juste moi-même (en vrai, je n'y ai même pas pensé, je suis au-delà de ça en ce moment) et ça n'a pas payé, une fois de plus.

  J'en viens à croire que je suis destinée à finir seule, incompatible avec les gens. Mon dernier boulot, le seul truc qu'on m'a reproché, c'est d'être un peu dans la lune parfois, dans mon monde. Je n'allais pas répondre que je m'ennuyais comme un rat mort, non? Mais à part ça, je travaille vite. Cherchez le lien de cause à effet... D'ailleurs, ce n'était pas un reproche, juste une remarque en l'air.

  J'aimerais bien être dans la tête des gens parfois, comprendre comment ils me voient. Pas pour changer, j'ai payé trop cher d'être moi-même mais peut-être pour expliquer, anticiper le rejet. J'essaye déjà de le faire mais je me base sur ce qu'on me dit, ce que je devine, ce que je lis du fonctionnement des gens normaux.

  J'ai terriblement envie de sortir ces temps-ci, mais j'ai beau écumer OVS, rien ne m'intéresse ou alors ça coûte 30 € la soirée sans garantie que ce soit bien.

  En gros, j'ai le choix entre être moi-même, bien dans ma peau, faire ce qui m'intéresse seule ou être entourée et m'ennuyer comme pas permis, me taire de crainte de ne pas me faire comprendre et finir par rester dans des opinions et phrases banales. Comment font les autres? Je ne suis pas asociale, j'aime les gens pour de vrai, même si souvent, ils m'énervent parce que je ne les comprends pas. Oui, je m'énerve quand un abruti me fonce dessus pour que je le laisse passer alors qu'un geste de la main, une approche lente et éventuellement un appel de phare aurait eu le même effet sans manquer l'accident.

  La bonne nouvelle? J'ai fait mon ménage qui traînait, j'ai fait la cuisine pour la première fois depuis longtemps et je n'ai pas passé ma soirée seule. J'ai fait le pari cette année de ne plus passer une semaine entière seule, je crois avoir pas mal réussi jusqu'ici (sauf une fois, plus une semaine où j'étais très très fatiguée). Mais je ne sais pas comment briser ma solitude sur le long terme. L'été arrive, je vais tenter de sortir plus en me basant sur mes passions du moment, même si ce n'est pas simple mais ça pourrait me permettre de discuter avec des gens qui ont les mêmes centres d'intérêt que moi.

 Donc en résumé, je suis une fille tellement bien que personne n'ose me parler. Soit c'est de la lâcheté, soit c'est quoi? De la jalousie, la peur de toucher une divinité inaccessible (je ris tellement c'est stupide), de la fascination? Au lieu de fuir par peur, je voudrais juste que les gens voient une chance dans cette rencontre.

vendredi 10 mars 2017

Bouchons, boulot, dodo


Je retravaille depuis quelques jours et depuis, c'est simple, je n'ai pas de vie. Je perds ma vie à la gagner, la faute n'en revient pas à mon travail, même si je m'ennuie un peu beaucoup même si ça va.

  La faute en revient aux bouchons matin et soir. Je n'en peux plus, je mets un heure à faire un trajet d'un gros quart d'heure. Y aller en transport en commun ou à pied n'est pas possible alors je subis, je tente les itinéraires bis, je manque de me prendre des bus qui foncent pour me couper la route aux ronds-points, je subis les camions. Je m'énerve matin et soir et je meurs à petit feu de fatigue, une fois rentrée, je n'ai pas la force de faire grand chose; de frustration d'avoir tout juste le temps de lire, jouer un bout de musique, écrire un petit texte vite fait et de dégoût de subir ainsi ma vie.

  J'en viens à penser "Vivement la fin de ce cdd!", uniquement à cause des bouchons. C'est triste...

samedi 25 février 2017

Ma vie chez Pôle emploi 12: Où je me demande à quoi sert Paul Emploua


En me connectant à mon espace Pôle emploi, j'ai eu la joie éphémère de trouver une proposition d'emploi. En ces temps de disette professionnelle, ma joie fut de courte durée. Ce poste n'a RIEN à voir avec mon métier. Le conseiller Pôle emploua devait être bourré parce qu'il a dû voir "logiciel" et "administratif" pour m'envoyer la proposition.

  J'ai perdu un quart d'heure à envoyer un lettre au pauvre employeur pour lui expliquer en quoi je n'étais pas en adéquation avec le poste: pas d'expérience ni de compétence dans le domaine.

   Ce système est absurde: le conseiller n'a PAS LU UNE LIGNE DE MON CV. J'ai perdu du temps. Ca fait baisser mon moral d'un cran. Ca embête l'employeur qui n'a rien demandé. Et puis, je suis désolée mais la qualité du travail montre un j'en-foutisme total de ma conseillère.

  J'en ai ras le bol d'être traitée comme de la m.... A la limite, on m'aurait proposé une formation, j'aurais étudié la question mais là, c'est du foutage de gueule et j'en ai ras le bol!

Présidentielles M-2 Le changement, c'était quand?


A deux mois des élections présidentielles, la vérité, c'est que j'y suis indifférente. Totalement.

  Pourtant, je me suis investie durant deux ans en politique mais après m'être réinscrite au parti de mon choix, ils n'ont rien fait du tout durant l'année où je m'y suis inscrite. Au prix de la cotisation, je n'avais pas envie de me réinscrire pour rien. Pourtant, la section jeune était dynamique mais là, "c'est abuser" pour parler jeune.

  J'ai connu la droite au pouvoir, j'ai connu la gauche au pouvoir et qu'est-ce qui a changé pour moi? Pas grand chose. Non, c'est faux, plein de choses!

  J'ai connu CHIRAC, SARKOZY et HOLLANDE.

CHIRAC
- C.P.E. et C.N.E.
- C.M.U.

SARKOZY
- le service minimum dans les transports en cas de grève (ça limite la prise en otage quand on travaille)
- la transformation du R.M.I. en R.S.A., je n'ai pas connu le R.M.I. donc je ne peux pas comparer mais je m'en fiche, je veux un C.D.I. à 35 heures
- réforme des retraites façon "foutage de gueule" quand on sait que ma génération connaît le chômage et la précarité

HOLLANDE
- grand plan de formation décidé en fin de quinquennat dont j'ai pu bénéficier (quatre jours de formation après un parcours morcelé donc trop tard et donc inutile au vu de la situation)
- le compte personnel de formation qui me permet de savoir à quoi j'ai droit niveau formation (pour obliger pôle emploi à me permettre de l'utiliser pour me former? Je n'ai pas été informée avant le début de ma formation que c'était pris dessus. Vu la qualité des pseudo-formations de pôle emploi, il vaut mieux le savoir avant. Je dénigre le fait de ne pas l'avoir signalé, pour une fois, la formation était utile donc ça ne me dérange pas sur le fond.)

  En fait, au quotidien, je ne vois pas bien ce qui a changé. Je suis toujours au chômage, je suis toujours aussi délaissée par un Pôle emploi totalement "à la ramasse" et inutile, il n'y a pas plus de travail, je vois les perspectives de trouver un vrai travail stable et bien rémunéré donc une retraite correcte s'envoler un peu plus chaque année. J'ai l'impression d'avoir récupéré un peu de pouvoir d'achat mais peut-être est-ce lié simplement au fait que je suis passée par la case R.S.A. sous Sarkozy et que quand je suis au chômage, j'ai des indemnités correctes qui me permettent de passer en mode "vivotage" au lieu de "survie".

 Pour la première fois de ma vie, je ne m'intéresse pas à la politique et encore plus grave à la présidentielle: je ne me suis pas intéressée aux candidats et à leurs programmes. Je viens tout juste de noter les dates d'élection de cette année dans mon agenda alors que normalement, je les guette depuis longtemps.

  En un mot, ça m'indiffère totalement parce que rien ne change vraiment pour moi. Personne ne s'occupe de donner un coup de pouce aux gens qui galèrent. Pôle emploi est toujours un ramassis d'incompétents qui se foutent royalement de ceux qu'ils doivent aider, les employeurs sont toujours aussi bornés et pétris de préjugés. Et ma vie est entre parenthèses, je ne vis pas, pas de vacances, de projets, de logement décent, de sécurité "mentale" quant à l'avenir. Je ne suis pas malheureuse, je vis au présent mais bâtir mon avenir est vidé de son sens parce que malgré mes efforts, rien ne change. Je me ne me sens pas considérée par Paul Chômage ou les employeurs (une loi qui oblige à au moins envoyer un petit mail pour dire que non, on n'est pas retenu après avoir répondu à une offre d'emploi, ça ferait du bien au moral). J'en ai marre d'être insignifiante aux yeux des employeurs, jetable si je ne rentre pas dans leurs foutues cases. Ils tiennent mon avenir entre leurs mains et au fond, ce n'est pas juste.

  J'ai posé ma candidature pour être assesseur parce qu'on me l'a proposé, sinon je n'y aurai pas pensé.


"Le changement, c’est maintenant
C’est maintenant, c’est maintenant que tout commence
C’est maintenant, c’est maintenant qu’il faut agir
C’est maintenant, que nous avons une chance
Et qu’il faut, qu’il faut la saisir
Le changement, c’est maintenant
C’est maintenant, qu’il faut relever la tête
C’est maintenant qu’il faut faire les bons choix
C’et maintenant, que nous avons une chance
Et qu’il faut, qu’il faut la saisir
Le changement, c’est maintenant
C’est maintenant, c’est maintenant que tout commence
C’est maintenant, c’est maintenant qu’il faut agir
C’est maintenant, que nous avons une chance
Et qu’il faut, qu’il faut la saisir
Le changement, c’est maintenant"

http://www.luipresident.fr/60-engagements

  Personnellement, la seule chose qui m'a intéressée tout au long de ce quinquennat, c'est le chômage. J'ai toujours dit et cru que la réussite du quinquennat serait jugée en premier là-dessus par moi et la majorité des gens, je suis toujours d'accord avec cette idée. Et c'est raté, dans les grandes largeurs.

 La droite a échoué, la gauche a échoué. Il reste qui? Les extrêmes? Le centre? Le choix va être cornélien aux présidentielles. Je réfléchis à voter blanc pour la première fois de ma vie...

mercredi 15 février 2017

La mise à jour Windows 10 qui bloque tout


J'ai changé d'ordinateur. L'ancien était sous Windows 7 et fonctionnait à merveille. J'ai reçu un jour un message me proposant de passer à Windows 10, j'ai refusé. En informatique, j'ai pour credo de ne rien changer si tout fonctionne à merveille. Ca m'a plutôt bien réussi jusqu'ici.

  Après plusieurs heures de recherche, j'avais installé un programme qui bloque cette mise à jour controversée et mis les mises à jour en mode manuel. Déjà par principe, je ne suis pas d'accord avec le fait qu'on m'impose quelque chose sans mon accord. Et d'après mes recherches, elle apportait plus de problèmes qu'autre chose.

  J'ai dû changer d'ordinateur, le nouveau était déjà sous Windows 10, je ne me suis pas inquiétée car j'ai supposé que la mise à jour était déjà installée. Elle s'est installée hier soir, j'avais pourtant désactivé les mises à jour. L'ordinateur est resté allumé toute la nuit car la mise à jour n'en finissait pas (ce qui est mauvais signe, je trouve; c'est à croire qu'ils remettent tout le système à neuf). J'ai perdu tout le travail en cours, je suis HEUREUSE!

  Bref, depuis ce matin:
- impossible de regarder une vidéo de mon disque dur sans que ça saute toutes les deux minutes
- open office m'a renvoyé plusieurs fois un message d'erreur m'obligeant à le fermer et le redémarrer
- beaucoup de temps perdu et d'énervement.

  J'ai voulu faire une réclamation à Microsoft mais il n'y a pas de formulaire de contact. De quel droit imposer des mises à jour? Je ne peux pas revenir en arrière, je vais tenter de réinstaller les dernières versions des programmes qui buguent mais j'ai autre chose à faire et rien ne dit que ça ira mieux ensuite. Ils se prennent pour qui, franchement? Il serait temps qu'ils arrêtent de prendre les gens pour des vaches à lait. J'avais pris un pc sous Windows 7 parce que je ne voulais pas de Windows 10 dont je n'avais pas entendu de bien.

  Merci Microsoft, merci Windows 10 de merde, je vais devoir TOUT réinstaller en espérant que tout refonctionne. Déjà que ma version avant mise à jour n'était pas terrible, j'avais beaucoup de bugs, là, ça semble encore pire!

  Sans oublier, l'assistant-qui-ne-sert-à-rien-si-on-sait-utiliser-un-ordinateur, Cortana qui passe son temps à m'emm... alors que je ne lui demande RIEN DU TOUT, sauf qu'il ou elle se taise.

Ajout:
J'ai, par chance, trouvé comment annuler une mise à jour. J'ai une merveilleuse fonction pour désinstaller les mises à jour (panneau de configuration> programmes> programmes et fonctionnalités> Mises à jour installées) et comme par miracle, tout fonctionne de nouveau parfaitement.
Auparavant, j'avais réinitialisé mon ordinateur sans succès, j'en étais rendue à envisager un paramétrage usine si je trouvais comment faire (parce que j'ai eu Windows 1995, 1997,1998,2000,XP et Vista, je m'y suis TOUJOURS retrouvée (sauf avec Vista pour certaines fonctionnalités). Avec Windows 7, pour les fonctions avancées, c'est plus compliqué.).

 Pour supprimer les mises à jour automatiques:
dans la fenêtre exécuter (Windows + R) saisir "services.msc" (sans les guillemets); ensuite clic droit sur Windows update (à la noix)> propriétés> Type de démarrage : Désactivé> OK

  Je trouve ce genre de procédés écoeurant, je ne suis pas d'accord qu'on m'impose quelque chose dont je ne veux pas sous prétexte que j'ai payé un produit. Ce que ces grands groupes oublient, c'"est que je n'ai pas payé pour ça! Je sais qu'il y a beaucoup de gens mécontents de ces mises à jour, je m'ajoute à la liste de manière plus visible que sur un obscur forum d'informatique que personne ne lira. Et si ça aide quelqu'un, tant mieux!

lundi 23 janvier 2017

Déprime, mission de vie et questions existentielles


Depuis la rentrée, le moral est en berne. Je ne déprime pas, j'ai des baisses de moral (dues essentiellement à ma famille et à la pression actuelle parce que je suis "une pauvre fille célibataire et au chômage qui n'a pas le droit d'être heureuse quand même"). Je me focalise sur ce qui va et je mets mon énergie dans mes projets personnels en attendant d'avoir l'énergie pour chercher vraiment un travail pas trop trop pourri.

  Le souci de ces "vampires" ou "aspirateurs d'énergie", c'est que quand tu vas mal, ils aspirent le peu d'énergie que tu récupères et te font retomber à zéro. Et ils sont partout: les médias, la famille qui te demande si tu as un amoureux et trouvé du boulot (même gentillement, lors d'une réunion de famille, une ou deux, ça va; à la dixième, ça fait beaucoup) ALORS QU'ILS SAVENT QUE NON. Ils focalisent ton esprit sur ce qui ne va pas. Donc je me suis énervée lors du dernier repas de famille parce que normalement, la famille te redonne ces deux ampères manquants (cf Appolo 13) au lieu de te les pomper.

  Le problème, c'est quand on "te suce ces deux ampères" avant que tu aies eu le temps d'en récupérer deux! C'est là que le cercle vicieux se met en place parce que les pompeurs d'énergie sont partout et attaquent quand tu es faible.

  J'ai l'impression qu'en France, il y a une culture du pessimisme et de la râlerie. J'entends plus de "il pleut encore, c'est déprimant ce temps" que de "il fait encore beau, c'est revivifiant ce temps" de la part de mes voisins ou à l'arrêt de bus. Je me sens bête en entrant dans un magasin avec mon "bonjour" qui vient du cœur et mon grand sourire parce qu'on me regarde, que je suis souvent la seule à faire ça alors j'hésite à le faire.

  Mais ça commence dès l'école où on pointe tes fautes mais pas tes acquis. "Bon, le français comme d'habitude rien à dire; mais les maths blablablablablaquidurecinqminutes". Pourquoi on ne te dit pas: "tu as des forces là; pourquoi ne pas tenter de les utiliser ici où tu as des faiblesses pour tenter de progresser?". Bref, ça me plombe le moral. Je ne regarde plus le journal télévisé depuis bien longtemps et ça me fait du bien mais les gens vampirisent mon énergie.

  Même si je suis la première à râler à cause des gens dans le bus par exemple qui ne laissent pas de passage. Altruisme. Je crois que c'est ce qui manque à notre société. Aujourd'hui, je n'ai plus d'énergie à donner aux autres, on m'a tellement pompé mon énergie que je deviens aigrie et que je me renferme sur moi-même. Pourtant, ce n'est pas ma nature profonde. Je suis tellement entourée de négativité de toute part que je me vois de moins en moins parvenir à trouver des gens bien. Déjà parce que le manque de respect me blesse profondément et qu'au final, je suis mieux seule avec moi-même qui me respecte qu'avec des gens irrespectueux.

  On va me répondre "loi d'attraction". Sauf que je n'y crois pas, ça ne fonctionne pas comme ça et pourtant, j'y ai cru et pour moi, c'était logique. J'ai compris il y a peu que ce qui attire les gens qui ont besoin d'être sauvés vers moi, c'est mon empathie. Le problème, c'est qu'à force de tomber sur des "vampires" qui voient en moi le Messie qui va les sauver et les "vampires" qui cherchent à profiter de moi pour mieux me jeter, j'ai fini par me méfier des bonnes personnes.

  Je suis devenue un "chacal" qui sort de ma vie tout ceux que je juge potentiellement toxiques pour ne laisser dans mon entourage qu'une poignée de gens bien (du moins, pour le moment). Je les vois peu mais ces personnes comblent mon besoin de relation si je l'associe à mon projet de vie. Et grâce à ces personnes qui ont su voir au fond de moi et passer mes barrières, je retrouve le goût des autres, l'envie des autres, de m'ouvrir à eux et d'aller vers eux.

  J'ai tourné en autarcie un moment en rêvant à de belles rencontres qui ne sont pas venues. Mais je me suis ouvertes à quelques personnes gentilles qui n'attendent rien de moi, viennent vers moi et semblent m'apprécier. Toujours des hommes sans la moindre arrière-pensée, jamais des femmes, ça a le don de m'énerver mais la vie est ainsi et c'est mieux que rien. A moins que les femmes me voient comme une rivale, c'est la meilleure explication que j'ai trouvé sans voir en quoi, je suis mieux que les autres. Mes alarmes sont muettes avec ces personnes. Les femmes de mon entourage sont des personnes atypiques donc par définition qui elles aussi ne rentrent pas dans des cases.

  L'autre jour, un gars avec qui je m'entends bien a regardé avec insistance mes poils aux jambes. J'avais mieux à faire que de perdre une heure à cette activité inutile car deux semaines plus tard, il faut de nouveau perdre une heure à ça. Je lui ai répondu: "tu ne t'es pas regardé" avec discussion ensuite comme quoi c'est un peu sexiste quand même. Il m'a fait une réflexion comme quoi, en fait, je suis sympa. Il est gentil, il sourit tout le temps et a donc forcément le don de me faire sourire par mimétisme (parce qu'en vrai, j'ai le sourire facile). Cette conversation de deux minutes m'a redonné foi en l'être humain. C'était simple, naturel, sans méchanceté, ni arrière-pensée. Ca faisait longtemps. Parce que bon, honnêtement, ce que j'entends au travail ou à la danse, c'est de la critique, de la médisance et des plaintes. Je suis pareille, je sais mais j'essaie d'apporter un peu de positif ou à défaut, de la réflexion derrière la plainte pour faire avancer les choses.

  Je vais refaire confiance aux gens mais s'ils me font du mal, je les détruis. Quelqu'un qui tente de profiter de moi ou n'est pas respectueux, ne le sera pas avec les autres. Je n'ai pas à avoir de pitié de ce genre de personnes et je protégerai peut-être des gens plus fragiles que moi de ces prédateurs à personnes un peu fragiles. Ces gens ont souvent une estime d'eux-même fragile alors que j'ai passé ce cap malgré des retours en arrière. Ce genre de personne a détruit ma vie.

  Ils sont la cause de ma solitude, ils ont vampirisé mon énergie, détruit une estime de moi-même fragile, créé des ruptures douloureuses et pas propres avec le très long travail de deuil qui va avec, le repli sur moi-même né de ma peur de souffrir pour rien.

Par chance, j'ai croisé des personnes merveilleuses qui ne m'ont pas lâchées malgré les coups de déprime et les questionnements. On se voit trop peu, même en habitant dans la même ville parce qu'on n'est pas amies mais des connaissances améliorées. Et mes amis bien sûr. Elles m'apprécient pour moi, sans rien demander en échange, elles sont juste humaines. Ca a mis du temps mais ces personnes ont réussi à me redonner foi en l'être humain.

  Grâce à elles, je vais de nouveau refaire confiance, renouer avec ma nature profonde avec l'espoir tout au fond de moi que l'Amour et l'Amitié reviennent dans ma vie. C'est le bon moment, je sais qui je suis, je vis en autarcie depuis septembre, je n'ai besoin de personne, je suis bien toute seule, j'ai ENVIE des gens, c'est totalement différent. J'ai trouvé ma mission de vie: écrire et jouer de la musique.

  Je n'ai besoin de rien de plus. Je commence doucement à penser à chercher du travail avec assiduité. Je n'ai pas besoin de travailler, ce ne sera que du temps en moins pour écrire. Mais j'ai envie d'être utile, de voir des gens (et si ce sont des cons, j'avoue que l'écrivain qui s'est réveillé en moi y trouvera même un intérêt comme objet d'étude sociologique ou juste pour les dénoncer ici et réfléchir là-dessus au-delà de l'extériorisation de l'émotion). Et puis, j'ai envie de m'offrir quelques choses chères, je l'avoue. Mes économies ne sont pas inépuisables...

  L'avantage des vampires, c'est qu'un coup asséné en plein cœur les met hors d'état de nuire. Au sens propre et au sens figuré. Les tigres, ça griffe!