lundi 11 mai 2020

Journal d'une confinée 19 J+55 Déconfinement J+1 Décompression

 Ca devait arriver et je m'étonne que ça ne soit pas arrivé plus tôt. J'ai voulu changer ma batterie de voiture, ça me met hors de moi chaque fois que j'y pense. Bilan, il me manque une partie des outils sans explication, la faire démonter par le garage d'à côté me coûtera des sous que je n'ai pas. Bilan, j'ai repassé la patate chaude, mon frère s'en occupera gentillement dans la semaine. C'est trop dur pour moi, j'enrage chaque fois que j'y pense. Normalement, si j'avais pu rouler, je n'aurais pas dû avoir à m'embêter avec ça!

  Je m'effondre un peu. J'ai un courrier à poster mais comme les boîtes aux lettres sont ENCORE condamnées (sérieusement, c'est QUOI leur souci avec les boîtes aux lettres??? Peur qu'elles mordent le facteur ou lui crache au visage??), je devrais aller à la poste centrale pour poster UN courrier. Sans moi, c'est bon, il attendra un jour de plus.

  Emotionnellement, je ne gère plus rien du tout. Je lâche du lest, tant pis. D'un autre côté, on ne m'a pas laissé de répit. Dès 9 h, on m'appelle pour me coller un rendez-vous demain pour une intervention technique que le gars n'avait pas pu faire quand il était venu pour je ne sais plus quelle raison. Ma batterie à tenter de démonter, la routine.

  J'étouffe, j'ai l'impression que depuis deux mois bientôt, je vis comme sous le régime de l'union soviétique (mon cerveau exagère bien sûr, ça n'a rien à voir mais il dramatise à fond parce que deux mois, ça fait long). Le système se grippe, tout me semble insurmontable. J'espère que ce n'est pas un épisode dépressif mais je pense que je lâche juste du lest. Dépression, ça veut  bien dire ce que ça veut dire: relâcher la pression accumulée depuis deux mois.

  Tant pis, je laisse tout tomber pour aujourd'hui. Films, thé, lecture et ça attendra demain. Je vais "m'enfiler" un deuxième sachet de barquettes à la fraise (d'autant plus que ça passe niveau bilan calorique) avec une nouvelle tasse de thé et regarder un film, ça ira mieux demain.

samedi 9 mai 2020

Journal d'une confinée 18 J+53 Déconfinement J-2 Bilan provisoire

  Je repense à ma sortie de la semaine et aux courses. Comment dire? Vu l'attitude des gens, j'espère qu'on ne va pas se "manger" une deuxième vague. C'est un voeu pieux, il y a de grandes chances qu'elle arrive. Autant se préparer.

  Comment j'ai vécu le confinement? Plutôt bien au final malgré le fait qu'il met ma vie sociale et professionnelle en apnée. Ce qui m'a fait souffrir, ce sont les gens et les médias qui ne parlent que de "ça". Je suis en rogne à cause de ma batterie de voiture et de l'incapacité des pouvoirs publics à gérer la crise (on ne va pas se mentir...). Heureusement que Sibeth est là pour nous faire rire...

  Ce qui me chagrine, c'est mon manque d'inspiration. Je n'arrive ni à écrire ou si peu (je n'ai pas compté le nombre de mots écrits ce mois-ci mais si ça passe les 15 000, ce sera un record) ni à effectuer mes corrections. Mon problème majeur a été les soucis de sommeil au début qui ont mis du temps à se réguler à cause des discours ambiants autour de moi (les médias, les gens).

 Mais je voulais dire merci.

Merci aux soignants bien évidemment. Même si je suis désolée mais applaudir à 20 h, je trouve ça inutile et je ne le fais pas mais je pense à vous à chaque fois. Si la vie en avait décidé autrement, j'aurais aussi été en première ligne de par la formation que j'avais choisi au départ. J'imagine l'angoisse et j'espère que ces professions seront mieux reconnues qu'elles ne le sont.

Merci aux rédacteurs des rares blogs que je suis que j'ai eu plaisir à lire sans aucune régularité.

Merci aux maisons d'éditions qui ont permis d'offrir des livres électroniques gratuits (ou à très petits prix) de manière régulière durant toute la durée du confinement. J'ai une liste de lecture sur l'année mais j'en ai lu un avec délectation, le reste ira sur ma liste de lecture 2021 mais merci de m'avoir permis de continuer à rêver.

Merci à ma famille proche qui a été peu présente mais là quand même. Famille toxique donc pas évident mais elle a été à la hauteur.

Merci aux services de streaming video (légaux) d'exister, ça m'a vraiment aidée à passer le temps. Même si je me retrouve avec Netflix en plus de ce que j'avais prévu mais bon, tant pis, la dépense n'est pas énorme. Vous m'avez aidée à nourrir mon imaginaire et continuer de rêver.

Merci aux acteurs de la grande distribution dans leur ensemble qui m'ont permis de manger tout simplement. Producteurs, ouvriers, hôtes de caisse, directeurs de magasins, vigiles.

Merci à mes amis et voisins d'avoir été là par téléphone, sms, de visu à distance.

Merci à mes lecteurs qui sont plus nombreux que prévu, j'espère que vous avez trouvé du plaisir ou un écho à mes entrées de journal.

Merci aux artistes qui ont offert des concerts gratuits notamment. Personnellement, j'aurais aimé offrir un livre électronique de nouvelles ou autre mais j'en ai été incapable, mon inspiration est trop chaotique pour mener un projet à bien. Merci LS pour ton concert à la maison et ta gentillesse naturelle, merci aux artistes de OWTAH (et pour une jolie découverte que j'y ai faite).

Je ne remercie pas les commères qui papotent sans respecter les distances juste sous ma fenêtre en promenant leur chien dix fois par jour, ma mairie qui a été absente hormis un fascicule et un masque en tissu pas adapté au bout de près de deux mois de confinement et qui m'a interdit de bouger ma voiture, résultat, je dois changer de batterie avec de l'argent que je n'ai pas (si, merci la prime mais bon, j'aurais préféré travailler ou en faire autre chose).

Merci aux magazines féminins d'exister. J'ai ressorti une vieille pile de magazines qui trainaient dans un carton et ça m'a fait plaisir de les feuilleter; entre les pages de publicités et les articles sans intérêt, j'ai trouvé de quoi sourire un jour de déprime.

Merci aux escape book et aux jeux en ligne d'escape game d'exister, vous avez occupé une après-midi.

Merci aux livres de coloriage pour adulte d'exister, c'est toujours un plaisir de les sortir quand ça va moyen (même si à ce rythme-là, je les finirai dans 10 ans mais qu'importe).

Merci à mes artistes musiciens et chanteurs préférés de m'avoir accompagnée via ma liste de lecture Windows media player, ainsi qu'à mes films et séries préférés (je suis encore rendue dans les épisodes de GOT qui étaient de qualité et ça m'a fait du bien; j'ai enfin pu reprendre Westworld au début car je me suis toujours dit que c'était dommage de ne pas avoir persévéré, ce qui est bien vrai; je pensais avoir le temps de sortir mes DVD de Desperate Housewives qu'au final, je n'ai vus qu'une fois en entier mais ce n'est que partie remise).

Mon gros regret? Ne pas avoir battu un record de lecture, je suis super en retard mais tant pis, j'ai lu un livre super chouette que je n'aurais sans doute jamais lu sans la box Confinement lecture qui me hante toujours deux semaines après l'avoir fini alors, tant pis.

Journal d'une confinée 17 J+53 Brèves de courses

  Scène surréaliste et digne d'un temps révolu ce matin en allant faire les courses. Une queue qui s'étale largement sur le trottoir. L'accès au magasin est limité mais c'était déjà le cas avant. Trois quart d'heure d'attente, sous un soleil assez fort, pour faire mes courses en 10 minutes montre en main. Quatre fois plus de personnes que d'habitude!

  Distanciation sociale... 50 cm entre les gens, les gens avec un masque: 50 %, dont masques en tissu: 1/3. Proportion de personnes à risques (les "petits vieux" comme je dis affectueusement): 50 %. Gants: 20 % (pareil pour moi, je n'en ai plus). Ca promet...

  On rentre au compte-gouttes, gel hydroalcoolique à l'entrée (que les gens ne savent pas utiliser!!), personne qui discute dans les allées (heureusement, vu l'affluence). Soit ils font tous leurs courses pour aller travailler lundi mais ils ont largement eu le temps d'anticiper donc ça m'étonnerait que vu la situation actuelle, ils attendent le dernier moment. Soit... ils rentrent de "vacances".

  Dignes des parigots qui ont allégrement risqué de propager le virus, ils sont sans doute allés passer leur confinement sur la côte dans des stations balnéaires plus chics que là où j'habite. C'est sûr qu'entre une résidence secondaire (potentiellement une maison) contre un petit appartement, le choix est vite fait.

  Tu restes là où tu es. Point. C'est dans ton appartement du centre-ville et pas dans ta maison en bord de mer? Tant pis. Tu restes. Confinement. Devoir citoyen. Il ya des gens à plusieurs dans des studios.

  Je ne comprends pas que le gouvernement n'ait pas sanctionné ces abus. On doit s'enfermer pour protéger les autres et on laisse des (censuré) propager le virus dans des régions épargnées? Pour ma part, ça aurait été simple: tu as une résidence secondaire? Tu prouves que tu étais bien là où tu étais lorsque le confinement a été annoncé par des recoupements des relevés bancaires et des données gps du gps de voiture ou du mobile. Non respect? Un euro par kilomètres et par jour. Tu restes à 60 kilomètres de là où tu étais la semaine avant le confinement (hors vacances ou aide à un proche, visite chez la famille lorsque le confinement est décrété, je parle des résidences secondaires)? 60 euros multiplié par 50 jours. 3 000 € par personne du foyer qui ne peut pas prouver être restée où elle aurait dû l'être, dans les caisses de l'Etat pour fournir la population en masques, gants, gels, aider les soignants et les établissements de santé.

  Ca me met hors de moi. Ca va faire deux mois que je suis cloîtrée dans un petit appartement (de taille correcte pour moi toute seule) sans voir ma famille et à ne parler "en vrai" qu'à mes voisins quand je les croise ou à la fenêtre; la famille et les amis, c'est du téléphone. Pour protéger les plus fragiles et moi-même. Je ne comprends pas ce que les gens ne comprennent pas dans le mot "confinement"!

Confinement (définition du Larousse en ligne qui s'en rapproche le plus)
"Ensemble des précautions prises pour empêcher la dissémination des produits radioactifs, dans l'environnement d'une installation nucléaire. (L'enceinte de confinement d'un réacteur nucléaire est un bâtiment étanche entourant complètement le réacteur. C'est l'une des trois barrières placées entre les produits radioactifs et le public.)"

Point sur le gel hydroalcoolique: 
il faut en mettre partout et frotter jusqu'à ce qu'il soit sec. Donc aussi entre les doigts (surtout), les espaces interdigitaux (surtout) et la tranche de la main. Faire le poignet en dernier. Pas un lavage vite fait en frottant la paume et le dos des mains doigts compris.
https://www.onmeda.fr/video/lavage-mains-gel-hydroalcoolique.html

vendredi 8 mai 2020

Journal d'une confinée 16 J+52 Garder le moral

  Je suis étonnée d'avoir autant de lecteurs de mes passionnantes aventures. Je veux juste garder une trace de cette période particulière, rien de plus, je le fais pour moi et je pense que je vais bien souvent sourire en me relisant, un jour, qui sait? Mais comme je dis souvent, si ça vous fait plaisir, ça me fait plaisir.

  Malgré des bas tout à fait normaux qui amènent d'ailleurs souvent à publier un billet pour me vider avant que ça n'aille mieux, globalement, ça va. Chose que mes voisins (personnes que je côtoie le plus que ce soit en se croisant pour aller faire les courses, ramasser le courrier ou partager des choses à bonne distance) ne comprennent pas. Et le fait que je n'ai...pas le temps.

  J'ai de nombreuses activités, j'ai dû le dire ici et là. Les journées ne font que 24 heures et il faut dormir (en bien ou en mal, éternel débat que je n'ai jamais tranché, rêver, c'est cool mais sinon, hormis reposer le corps, c'est une perte de temps). Mes journées sont organisées de manière "militaire mais souple" selon le temps disponible. Disons que chaque matin, selon l'heure à laquelle je me lève la phase de la lune, l'âge du capitaine, la couleur du cheval blanc d'Henri IV et mon horoscope, j'évalue le temps qu'il me reste pour ne pas me coucher trop tard.

  En gros, ma journée se découpe entre:
- les activités artistiques: lecture, écriture, musique, danse hebdomadaire
- les corvées: ménage, rangement, vaisselle, administratif, couture enfin des fois, recherche d'emploi, pilates
- les loisirs: danse (une fois par semaine), escrime en solitaire (10 minutes à tout casser), mes rituels yoga/pilates du matin et du soir
- l'utilitaire: développement personnel (soit feuilleter un livre, regarder une video au hasard ou pour traiter un questionnement + regarder un film ou un documentaire pour faire entrer du rêve), études des langues.
Si je fais tout normalement, sans pression, en cumulant (j'écris généralement en regardant un film soit déjà vu, soit en faisant des retours en arrière de temps en temps), j'en ai pour 11 heures durant les grosses journées (avec les trucs hebdomadaires que j'étale sur la semaine) et en vitesse de croisière, 5 h environ sur le papier. Souvent, c'est largement divisé par deux voire trois car je vois large pour ne pas être prise au dépourvu. En cas de manque de temps, je supprime, reporte, cumule les activités ou y consacre moins de temps (sauf pour les langues, tout peut se compresser très très largement).
Ma journée est donc de base, structurée et bien remplie de choses plutôt positives. Je préfère vivre mes rêves un pas à la fois que de rêver toute ma vie que je les vis en attendant le bon moment pour m'y mettre.

  Tout ça pour dire que j'ai du mal à comprendre les réflexions du genre "tu n'as jamais le temps" "je ne sais pas comment tu fais, je m'ennuie à passer de ma télévision à mon livre et rebelotte" "je pète un plomb de ne pas quitter le quartier et voir toujours les mêmes choses". C'est simple, je n'ai pas beaucoup de temps pour m'ennuyer (mais dans ce cas, les services de streaming légal/VOD/jenesaispascommentçasappelle sont là justement pour ça).

  Oui, on ne peut pas sortir, c'est vrai. Mais en temps normal, on sort pour quoi quand on travaille? Les courses, l'administratif? Voir la famille, les amis, sortir durant le week-end ou se promener, les loisirs, faire des rencontres? Sauf que ce sont des choses qui ne sont pas possibles en ce moment! (ou à peine). Donc personnellement, j'essaie de mettre ça dans un coin; à quoi bon? Je fais ce que je peux faire et le reste attendra vu qu'il n'y a pas le choix, à quoi bon y penser? J'avoue que le confinement, je l'ai largement anticipé et pensé, ça doit aider. Je me suis dit que j'allais certainement dans pas longtemps me retrouver comme un astronaute dans sa fusée/navette spatiale (oui, c'est l'image qui m'est venu à l'esprit): toute seule sans pouvoir sortir ou à peine. S'ils arrivent à tenir, je dois pouvoir faire pareil ou limiter la casse. De toutes manières, nous n'aurons pas le choix, il faut faire avec et en faire quelque chose de productif. Mon objectif, le jour où on pourra sortir, c'est de me dire que oui, j'ai fait tout ça et me sentir fière de ça sans avoir à courir pour rattraper mon retard. Me dire que j'ai progressé sur certaines choses, été assidue sur d'autres et que je n'ai pas perdu mon temps tout en en profitant pour ne rien faire sans culpabiliser. De mini-vacances enfermées (c'est mieux que de voir ça comme un séjour en prison). Le souci, c'est que mine de rien, il me reste du temps malgré tout. Et que ma consommation de films/séries a bien bien augmenté. Perte de temps? Oui en un sens mais non car je m'accorde des vacances et je ne regarde pas que des films à la noix, il y a pas mal de documentaires/fictions historiques mine de rien, je m'en suis rendu compte. Je pourrais faire les trucs en retard (le raccommodage au hasard) mais tant pis, ça peut attendre encore un peu au point où j'en suis rendue.

  Disons que j'ai, mine de rien, peu de temps pour ruminer ce qui se passe (je ne supporte plus d'en entendre parler, j'ai ma dose surtout que ça tourne en boucle, merci les voisins et la famille) et que je lis des articles d'actualité et un ou deux blogs qui jouent le rôle de catharsis, j'écris ici ou dans mon journal intime, ça me suffit à exorciser tout ça.

  Moins j'ai de temps pour penser à ce qui se passe, mieux je me porte. 

jeudi 7 mai 2020

Journal d'une confinée 15 J+51 Confinement et poids

  J'ai perdu trois kilos en janvier sur les 17 kilos que j'avais prévus de perdre cette année (ou celle d'après). Ca a monté, lentement mais sûrement et un jour, j'ai dit Stop, ça ne peut pas continuer pour ma santé tout d'abord. Je ne veux pas mourir à cause d'un surpoids (enfin de pathologies annexes), lorsque l'âge viendra. Autant me prendre en main dès maintenant.

  Depuis mars, j'oscille entre un poids et un autre avec 2,5 kg d'écart, je fais le yoyo entre les deux malgré 3 kilos perdus en janvier. Le confinement a tout mis par terre. En temps normal, je marche beaucoup que ce soit pour les courses ou juste pour aller en ville (une heure de marche) lorsque les temps (climat et horaire) me le permettent. J'aime flâner, ça me fait du bien lorsque j'ai le temps, j'aime marcher, j'ai dû le dire plusieurs fois.

  Malgré la séance quotidienne entre voisins à distance (que je faisais déjà par intermittence par moi-même avant), le poids ne baisse pas. La cause? La bière. Un verre de bière de temps en temps, ce sont des calories en plus, des calories vides qui plus est qu'il est difficile de perdre. En avril, j'avais dit "tant pis" mais ce mois-ci, j'ai bien l'intention de me reprendre pour ne pas perdre le bénéfice des mois passés. Il y a le souci que déjà, un verre de bière, ça fait plus sortie qu'une tasse de thé sans compter la pression sociale. Les gens sont nombrilistes. Ce qui ne les concerne pas est occulté. Le fait que j'ai besoin de temps pour moi car je ne navigue pas entre ma télévision/mon canapé/ une page de roman/ mon ordinateur et rebelotte toute la journée. Et que j'ai bien l'intention de retrouver mon poids normal d'ici la fin de l'année, ce qui veut dire réduire les calories. Je sais que c'est un moment particulier mais il semble que ce soit amené à durer. Je dois en tenir compte. Et j'aimerais que les autres fassent un peu de même.

  Pour le moment, je suis dans les fourchettes que je me suis fixée alors ça va, si je ne me relâche pas ce mois-ci qui est bien entamé. Mais si je suis honnête, le manque de sorties fait que je marche moins qu'avant, les émotions négatives liées aux discours ambiants qui font stocker dont je ne parviens pas à me couper totalement, le voisin qui me fait gentillement à manger (je ne lui ai RIEN demandé mais je le vexe si je refuse; des féculents majoritairement avec un peu de légumes; j'ai refusé fermement, parfois jeté en douce mais si c'est gentil, c'est difficile à gérer niveau calories), les bières entre voisin que je ne peux toujours refuser et surtout le fait que je n'ai envie de rien et surtout pas de cuisiner. Même cuire des pâtes ou des oeufs relève du calvaire en ce moment ce qui en soi n'est pas grave. Des tomates, concombres et de la viande maigre suffisent à équilibrer les repas.

  Vigilance toujours, en vérifiant où j'en suis en permanence, en m'autorisant des écarts mais pas trop, en rééquilibrant en permanence. Globalement, ça va, ce n'est pas contraignant du tout, j'ai pris l'habitude; je fais mes courses à la semaine et ce n'est guère varié sur une semaine donc c'est facile. Je n'ai qu'à traquer les excès (bières) et les craquages parce que j'ai faim (ce qui arrive lorsque je rééquilibre suite à un apéritif mais j'arrive à me raisonner et à faire comprendre à mon corps que je ne vais pas mourir de faim, que j'ai de la réserve. C'est rigolo d'ailleurs de voir que...ça marche. Un thé et mon corps a oublié qu'il n'a pas eu sa dose pour ce repas (hypocalorique mais pas de quoi mourir de faim; des tomates à la place du pain/riz), mon ventre cesse de se tordre et de réclamer des calories).

  Les gens ne comprennent pas. Non, je ne suis pas grosse et ma santé n'est pas trop en danger pour le moment. Mais ce n'est pas moi, pas mon corps (je  n'en souffre pas le moins du monde au quotidien et les rares jours où ça m'embête, un haut un peu gainant ou une ceinture large suffisent à faire illusion pour moi-même). Comme si j'avais emprunté un corps qui ressemble au mien en attendant de retrouver le mien (en exagérant totalement). Patience, c'est pour cette année, je l'ai décidé mais nous voici bientôt à la moitié de l'année et les circonstances sont ce qu'elles sont. Par chance, j'ai eu un sommeil chaotique dernièrement, donc j'ai fait des petits-déjeuners tardifs qui tenaient lieu de petit-déjeuner et de déjeuner qui ont limité la casse (un petit-déjeuner normal avec un peu de légumes et un oeuf et c'est parti pour une nouvelle journée). Je ne dois pas perdre de vue mes objectifs à cause de cette situation particulière, rien de plus.

  Mon meilleur ami m'a appelée hier, rien d'intéressant de part et d'autres mais ça m'a fait du bien. La déprime? Quelle déprime? Ca va, retour à la normale. Même si ça me saoûle d'entendre sans cesse parler du "sujet du moment", les médias, les voisins, les commères sous ma fenêtre. J'ai failli me mettre à mes corrections aujourd'hui mais je n'ai pas pu par manque de concentration, ça viendra. La lecture a pris du retard ces deux dernières semaines mais ça revient. Rien de spécial, il faut juste donner du temps au temps.

mercredi 6 mai 2020

Journal d'une confinée 14 J+50 Les masques sont arrivés! bis Batterie HS

  Les masques de la mairie sont arrivés en boîte aux lettres! Le masque pour être honnête... Ca traverse mais ça a l'air d'aller à peu près. Disons que si quelqu'un éternue juste à côté de moi si on est deux avec un masque, ça ira. Un seul, c'est moyen. Si on me crache dessus, ça ira, la "bave" restera dessus, le virus traversera sans souci si je respire. C'est toujours mieux que rien de toutes manières. Les masques chirurgicaux, ça coûte cher, il y a des délais si on les achète via internet et je suis bien consciente que d'autres en ont plus besoin que moi même si je limite les sorties au maximum pour les économiser (je doute qu'il y ait pénurie, sur le site où je vais, il y en a toujours plein en stock donc...) alors ma foi, c'est mieux que rien, ça dépanne.

  Les élastiques ne tiendront pas longtemps et il est trop large même déployé pour protéger, ça passe sur les côtés alors que je n'ai pas ce problème avec les masques chirurgicaux. Le tissu est beau, c'est dommage d'ailleurs, on dirait un peu le genre de tissu utilisé par les serviettes de restaurant, celles qui sont bien épaisses et lourdes. Je n'ai pas une morphologie standard, je l'ai dit lors d'un vieux coup de gueule sur les tailles de vêtements mais là, ils ont fait fort. D'un autre côté, je ne compte pas dessus donc ça ne change rien à dire vrai. Et la couleur n'est pas du tout salissante (ironie), ils ne pouvaient pas faire pire. La filtration? Moyen; mieux que rien, pour être honnête mais je n'ai aucune confiance dedans. Je m'étais dit que peut-être j'en achéterai mais non, non merci, ça ira. Mon instinct me dicte que ça ne sert à rien (ce qui n'engage que moi) et je reste sur cette impression). Mais ça vaut mieux que rien et on ne sait jamais ce qui peut arriver. J'ai toujours des mouchoirs en tissu dans ma trousse de maquillage, bien pliés dans leur petite pochette, je peux faire pareil avec le masque au cas où.

  Ma batterie est morte, elle ne redémarre pas même avec de l'aide. A plat de chez à plat. Donc tous les "spécialistes" qui m'ont dit que "non, elle va redémarrer" alors que depuis le départ, je leur dis qu'ils ont tort et qui m'ont "gonflée" avec ça en sont pour leurs frais. Donc oui, je vais devoir racheter une batterie (à moins qu'une batterie à plat de chez à plat puisse se recharger chez un garagiste mais j'en doute fortement). Mais ça attendra...encore. Je l'ai mauvaise quand même, ça aurait pu être évité et j'ai d'autres frais à assumer avant (mais on arrive au bout, bon gré mal gré).

lundi 4 mai 2020

Journal d'une confinée 13 J+48 Les masques sont arrivés!

  Les masques sont enfin arrivés en grande surface! A J+48! Plus d'un mois et demie après le début de l'épidémie, les masques arrivent. Masques chirurgicaux: 10 € les 10 soit le prix que j'ai payé les miens, reçus il y a...un mois. Commandés le 15 mars, reçus le 02 avril. Du coup, j'ai un peu de mal à comprendre comment ça a pu mettre un mois et demi pour les avoir en vente... Enfin si, je suppose que les centrales d'achat ont tenté de négocier les prix avant d'acheter au prix normal ou de négocier des conditions de paiement avantageuses (peut-être que cette fois-ci, le vendeur voulait un paiement comptant et non à 90 jours comme ça doit se faire habituellement et qu'il a fallu négocier? D'où mise en attente? Aucune idée, je ne sais pas du tout). En tout cas, ça fait plaisir de voir que les magasins n'en profitent pas pour se faire de l'argent.

  Ici, les masques (en tissu) distribués par la mairie, c'est dans la première quinzaine de mai. Normal... Au bout de deux mois de pandémie, on aura des masques (en tissu soit de dépannage en ce qui me concerne, (en cas de souci de masque chirurgical); masque en tissu auquel, je ne fais aucune sorte de confiance). J'ai hésité à m'en faire un au cas où mais comme au pire, j'ai toujours une écharpe et que ça ne fait pas grande différence en cas de problème, j'ai renoncé.

  Ca promet...