jeudi 30 septembre 2010

Fillon au secours de la réforme des retraites...

 Un article paru dans Ouest France m'a interpellée, ce week-end. Il traitait comme le titre l'indique de la réforme des retraites! Ca faisait longtemps...

  En résumé, Mr FILLON dit qu'il faut écouter la rue mais qu'il faut savoir dire "Non!" (ça a fait surgir l'image d'un vieux grand-père grondant ses petits-enfants capricieux).
Il qualifie sa réforme de "juste et raisonnable" (pour qui?) car elle garantit la pérennité et le niveau des pensions (il ne prend pas en compte la réalité: allongement des études, chômage des jeunes et des personnes en fin de carrières qui ne cotisent donc pas pour leur retraite, le taux de chômage global, les temps partiels...).
Il en profite pour attaquer le Parti Socialiste qui "prétend avoir raison contre [...] toutes les données chiffrées". Sauf que là, il ne s'agit pas de données chiffrées, mais d'humains qui travaillent toute leur vie, quand ils le peuvent, pour survivre avec une misère pour leurs vieux jours...
Où est notre Président, toujours si prompt à annoncer les bonnes nouvelles?

La phrase du jour: "En démocratie, nul n'est en droit de minorer la parole des élus au profit de celle de la rue." Justement "démocratie" veut dire "pouvoir au peuple" et non aux élus; à mon sens si la majorité du peuple est contre ces élus, il faut peut-être se poser des questions, Mr FILLON...

  A côté, un entretien avec Laurence PARISOT, souvent nommée Patronne des patrons, qui dit notamment que cette réforme est juste. (Ca dépend pour qui...)
 Elle parle également du projet concernant les femmes ayant élevé 3 enfants: il ne "lui paraît pas irrecevable" s'il s'inscrit dans une politique nataliste et que le financement provienne d'un redéploiement des "droits familiaux déjà existants" (donc suppression de certaines allocations familiales?).
 Héritière du groupe PARISOT (1er industriel du meuble Français), je ne sais pas si elle sait ce qu'est le travail d'un ouvrier ou de vivre avec un S.M.I.C.!
Information intéressante: elle possède 75 % des parts de l'institut de sondages IFOP!

Allez, une citation de Mme PARISOT à méditer:
« La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? »

Rendez-vous les samedi 02 et mardi 12 octobre, dans la rue...

vendredi 24 septembre 2010

Teresa LEWIS, exécutée et T. JOSEPH, professeur mutilé: barbarie humaine

  Teresa LEWIS a été exécutée cette nuit par injection létale en Virginie.

 Agée de 41 ans, cette femme au quotient intellectuel de 72, soit à la limite de la maladie mentale, était accusée d'avoir orchestré les meurtres de son mari et du fils de celui-ci en  2002.

  Elle a laissé ouverte la porte de la caravane où leur famille vivait pour que deux complices, rencontrés au supermarché, puissent les exécuter pour empocher l'assurance vie. L'un était son amant et elle avait encouragé sa fille a avoir une relation avec l'autre. Ils ont été condamnés à la prison à vie.

  Considérée comme l'instigatrice de ces meurtres Teresa LEWIS avait été condamnée à la peine capitale.
Son amant, très intelligent et qui souhaitait devenir tueur à gage, avait avoué dans une lettre à une amie en 2003, avoir conçu les meurtres. Elle était «exactement ce que je recherchais, une salope qui s’était mariée pour l’argent à qui j’allais faire facilement tourner la tête», avait-il écrit.

  En 2002, la Cour suprême a interdit l'exécution de condamnés présentant un retard mental.

  Les derniers mots de Teresa Lewis ont été pour sa fille : "Je veux juste que Kathy sache que je l'aime et que je suis vraiment désolée". Des journalistes ayant assisté à l'injection mortelle ont indiqué qu'elle semblait "nerveuse" et "effrayée" en entrant dans la salle où s'est déroulée l'exécution.

  N'oublions pas Sakineh et tous les autres condamnés à mort...

  En Inde, Thenganakunnel JOSEPH, professeur d'un collège Catholique du Kerala, un état du sud de l'Inde a eu la main droite mutilés et les membres supérieurs et inférieurs fracturés.
 Son crime? Avoir proposé un exercice de ponctuation en malayalam, la langue officielle du Kerala...Il a repris le dialogue d'un film local entre un fou et Allah. Suite à une erreur, il appelle le fou du nom du prophète Muhammad.

  Quelques semaines plus tard, le 4 juillet, il a été attaqué par des hommes armés de haches et de barres de fer à la sortie de la messe. La police soupçonne le Front populaire indien, un groupuscule islamiste local, d'avoir organisé cette attaque et a arrêté vingt-sept de ses membres.
 
Invalide et sans emploi, le professeur incriminé déclare: "Je me suis déjà excusé et je ne voulais offenser quiconque en utilisant le nom "Muhammad"".

  Le collège Newman qui l'emploie l'a renvoyé pour "atteinte au sentiment religieux de la communauté Musulmane" (?) après avoir été placé sous protection policière à la suite de manifestations.
  "Il a délibérément ridiculisé le prophète", explique Thomas MALEKKUDY , le responsable du diocèse de Kothamangalam, sous lequel l'autorité du collège Catholique Newman est placée. Une circulaire a même été lue pendant la messe, dans plus de 120 paroisses pour expliquer que le professeur JOSEPH avait cherché à discréditer l'Eglise et ses institutions! Quel modèle de tolérance!
La Ligue Musulmane Indienne et des organisations catholiques ont demandé, en vain, sa réintégration. Depuis 2004, le Kerala, modèle de coexistence entre les religions connaît des tensions.

jeudi 23 septembre 2010

Manifestations: suite et resuite...

  Nouvelle journée de manifestations, je n'ai pu y participer pour cause de rendez-vous urgent; mais ce n'est que partie remise!

 Le cortége m'a semblé un peu moins fourni que la dernière fois; mais je ne suis pas sûre que le mouvement s'essoufle par chez moi!  Comme la dernière fois, les transports étaient peu perturbés, ce qui est une bonne chose pour les personnes qui travaillent et ne peuvent manquer une journée de travail...

  En tout cas, le gouvernement crie victoire, les Français sont en train de comprendre la réforme... Euh, je ne suis pas sûre que ce soit le cas...
Une manifestation mensuelle sur le même sujet relativement suivie, notamment pendant les mois d'été, période traditionnellement peu propice aux manifestations pour cause de vacances. Surtout qu'avec la rentrée et la crise, il est difficile de manquer une journée de travail pour manifester... Cela démontre bien le rejet de cette réforme par le peuple Français...

  Ne baissons pas les bras! En espérant qu'on ne reviendra pas à la grève générale, comme en 1936! Le gouvernement a plié sur le Contrat Première Embauche, ne l'oublions pas! Et ce, même après le vote de cette réforme!

lundi 20 septembre 2010

Police scolaire

  La dernière "innovation" de notre gouvernement: la police scolaire!

 Bizarremment, au moindre problème, le gouvernement "découvre" des problèmes de sécurité urgentissimes qui appellent des réponses immédiates! S'il pouvait être aussi efficace en matière d'emploi et d'économie!
Quoique le sujet des policiers à l'école a déjà été évoqué, il y a quelques mois...

  L'idée de Xavier DARCOS, ministre de l'éducation, est d'employer des policiers en uniformes armés, dans les lycées difficiles pour faire de la prévention lors de permanences, dans 53 établissements scolaires "sensibles".
Les policiers se plaignent régulièrement de la baisse des effectifs: des recrutements sont-ils prévus?

  La Gauche s'insurge de cette décision, tandis que Mr DE VILLIERS applaudit...

 Je ne vois pas trop à quoi sert un pistolet (chargé, je suppose) dans une politique de prévention... Des visites en établissement pour expliquer le métier et le rôle des policiers pour les rendre plus accessibles aux jeunes des lycées dits "sensibles", pourquoi pas? Ou pour leur faire prendre conscience (s'ils ne l'ont pas déjà) de la portée de leurs actes...

  Si vous voulez rire un peu, pour changer des mauvaises nouvelles:

dimanche 19 septembre 2010

Nijal

  "Sur le métier, cent fois, tu remettras ton ouvrage"...

  Jeune femme n'ayant jamais posé de problème particulier, je me trouve aujourd'hui de nouveau face à un mur... Depuis près de 10 ans, je me bats pour mon indépendance...

  C'est simple: mes parents refusent de me voir grandir! Et en plus, je ne suis pas assez bien pour eux!

  Le moindre de mes actes est sujet à critiques (négatives, cela va de soi!).

  Si je ne trouve pas d'emploi, c'est que je le fais exprès! (J'aime vivre avec le minimum syndical et compter chaque euro dépensé; c'est vrai, vivre au R.S.A., c'est cool! Pas de loisirs, les vacances sont un lointain souvenir (j'en rêve!), juste boucler le budget tout en essayant de garder le moral pour chercher un emploi...).

  Le moindre de mes choix est sujet à critiques, tant sur le plan professionnel que personnel!
"On a plus d'expérience que toi..." (sauf que si on ne me laisse pas me la faire mon expérience, je n'en aurais jamais!); "On sait mieux que toi!" (sauf que l'image qu'ils ont de moi est erronée, le temps s'étant comme figé à un moment donné dans leur inconscient: ils me voient donc avec quelques années de retard!).

  Chaque bataille gagnée de haute lutte après de longs mois ne produit ses effets que durant un temps limité. C'est épuisant!

  Chers adultes, "Laissez-nous vivre!", nous somme jeunes et avec moins d'expérience que vous, certes; mais nous sommes majeurs, donc adultes, aptes à faire nos propres choix même si ce ne sont pas les vôtres! Je sais combien il est difficile de nous voir grandir (et de vous sentir vieillir, peut-être!), mais n'est-ce pas justement votre rôle, chers parents que de faire de nous des adultes autonomes, prêts à assumer nos responsabilités?

  Pour ma part, je vais devoir m'éloigner sur la pointe des pieds pour mieux revenir quand vous accepterez enfin, de voir en moi une adulte en pleine possession de ses moyens...

Nijal: envol en Breton

vendredi 17 septembre 2010

Bruxelles, politique Allemande à l'égard des Roms et incidents!

  Hier, à la Commission Européenne de Bruxelles, Nicolas SARKOZY a tenté de défendre sa politique à l'égard des Roms, ce que Jose-Manuel BARROSO n'a pas apprécié.

   Mardi 14 août 2010,  la commissaire à la Justice, Viviane REDING a protesté contre la circulaire du mois d'août du ministère de l'Intérieur, remplacée depuis, visant en particulier les Roms dans le cadre de la politique d'expulsion mise en place par le gouvernement. Elle a notamment, fait un parallèle entre la politique actuelle et la Seconde Guerre Mondiale, avant de s'excuser.
Notre cher Président précise que "L'ensemble des chefs d'Etat Européens ont été choqués par les propos de Mme REDING". Le problème est que ces chefs d'Etats sont restés bien silencieux! A part Silvio BERLUSCONI, au parcours que l'on connaît...

 Or, hier, à l'issue d'un déjeuner, le Premier Ministre Bulgare a affirmé qu'un échange "très violent" s'est produit entre notre Chef de l'Etat et Mr BARROSO. Mr SARKOZY a ajouté en conférence de presse que "S'il y a quelqu'un qui a gardé son calme, c'est bien moi." Cela m'a aussitôt rappellé un sanguin "Casse-toi, pov'con!" qui me fait douter de cette affirmation...
De plus, le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude JUNCKER parle d'une "explication mâle et virile".

  Plus tard, lors d'une conférence de presse, notre super-président a affirmé que l'Etat Allemand allait appliquer une politique d'expulsion des populations Roms sur son territoire... information aussitôt démentie par le porte-parole Allemand!

"La chancelière MERKEL n'a parlé ni lors du Conseil Européen, ni lors d'entretiens en marge du Conseil avec le Président français SARKOZY de prétendus camps de Roms en Allemagne, et en aucun cas de leur évacuation" précisait M Steffen STEIBER, d'après France 2!

  Bernard KOUCHNER, ministre des Affaires étrangères et Européenne, quant à lui, ne s'est rendu compte de rien et estime qu'il n'y a pas eu d'incident...

 Le Président a ensuite déclaré qu'il ne pouvait pas "laisser insulter la France" ! Pour information, c'est sa politique et son gouvernement qui est attaqué, pas notre France.
Il semble que la France va encore perdre une partie de sa crédibilité sur la scène politique Européenne!

mercredi 15 septembre 2010

R.D.V. le 23 septembre: réforme des retraites votée!

  En premier lieu, Bernard ACCOYER (président de l'Assemblée Nationale) rappelle que le vote est nominatif, que tout le temps de débat a été utilisé en dénonçant la stratégie d'obstruction du gouvernement.
Le président de l'Assemblée Nationale a mis fin débat vers 9h30. (Je n'ai regardé que l'après-midi).

 Jean-Marc AYRAULT (député P.S.) est hué par les députés de droite; il dénonce que les "jeunes fassent les frais de l'imprévoyance", par le "fonds réserve siphonné".
Il rappelle que 20 h 00 de temps de parole sur un tel sujet a été octroyé à l'opposition, ce qui est peu.
Le poids de la crise est supporté par les victimes: 95 % des efforts sont demandés aux classes moyennes (ce qui est vrai), en fustigeant le bouclier fiscal.

  Les députés se mettent alors debout, tandis que Mr AYRAULT parle de la liberté de la presse et note que les services secrets ont été utilisés dans cette affaire.

  Tandis que Mr ACCOYER cherche à remettre de l'ordre sous les huées (je l'ai plaint sur ce coup-là), Mr AYRAULT parle de l'affaire WOERTH en dénonçant une confusion des intérêts personnels et de l'Etat.
On notera le terme de "presse fasciste", "circulaires discriminatoires" d'un ministre condamné pour des propos racistes (Bribrice HORTEFEUX), la déchéance de nationalité pour français d'origine étrangère
revient dans ses propos.
Il rappelle qu'aujourd'hui, 15 septembre si la gauche n'a pas pu faire entendre la voix des Français, la bataille n'est pas finie et qu'il faut continuer à se mobiliser pour trouver d'autres voies avec les partis de gauche.

  François SAUVADET, président du Nouveau Centre à l'Assemblée Nationale rappelle que c'est un lieu de débat, il parle d'une déstabilisation de certains corps de la République, d'amalgames indignes d'un Etat de droit; durant 70 h 00 de débat, ils ont pu exprimer leur point du vue mais ils n'ont pas fait de propositions pour assurer la retraite des jeunes (merci de penser à nous!) et des moins jeunes dans une "solidarité active".
Il rapporte que 166 députés ont demandé 5 minutes de débat chacun pour l'expression d'un point de vue différent: normalement ils servent à l'expression de divergences individuelles (article 49-13).
Il parle de préparer l'avenir pour garantir le versement des pensions, d'une réforme juste et responsable en demandant que chacun fasse preuve de responsabilité.
  Il se dit choqué de l'amalgame entre expulsion des Roms et Shoah; l'opposition et majorité ont droit au respect.
  Jean-François COPE, président du groupe U.M.P. à l'Assemblée Nationale, rappelle l'indignation des députés Européens qui ont adopté une motion insultant la France, à propos de l'amalgame avec Vichy et la Shoah.
Il rappelle que Mr BOUSQUET, l'organisateur de la rafle du Vél d'hiv avait des liens avec F. MITTERAND. Il note également que la gauche n'a pas de ligne politique claire et lisible sur la réforme des retraite, qu'ils ont parlé 28 h 00 contre 8 h 00 pour l'U.M.P., il rappelle les insultes personnelles, contre le Président et le ministre du travail.
Il rétorque également que le débat a eu lieu depuis le mois avril: ils ont donc eu le temps de débattre et que l'heure du vote est venue. Il évoque ensuite la préservation du système des retraites tout en ayant une "pensée pour ceux qui manifestent et ne le font pas". Il estime qu'"une seule réforme est possible" (là, je ne suis pas d'accord).

  Mme  BILLARD, porte-parole du Parti de Gauche, prend la défense des députés non-inscrits et proteste contre le putsch du matin par le Président de la République, en parlant d'excitations à la xénophobie contre les Roms, elle demande également "Où est Premier Ministre?" qui brille par son absence, en effet; elle rappelle qu'il n'y a pas eu de négociations avec les syndicats, que l'examen a eu lieu fin juillet (en effet...) avec une seule lecture et un temps de débat limité à 62 h 00 (soit moins de 7 minutes par député).
Elle parle d'une "démocratie en berne", du "gouvernement de menteurs", de "mensonges sur les comparaisons Européennes". Il évoque les fonctionnaires, les femmes, la pénibilté, l'efficacité relative de la réforme.
Il parle d' "équité entre pauvres" qui disparait quand il s'agit des plus riches.
Ensuite, le terme de "régression démocratique" ressort: en effet, la majorité des Français est contre la réforme, le gouvernement impose la loi du MEDEF et évoque l'asservissement des compagnies d'assurance qui imposent la capitalisation: 80 % des effort sont fournis par les travailleurs, les Français se sont mobilisés tout l'été, 70%  des Francais souhaitent la poursuite de la mobilisation, que de nouvelles manifestations sont prévues. Il se dit pour la retraite à 60 ans à taux plein sans allongement de la durée de cotisation et sans décote...

  C'est ce moment que choisit un député non inscrit pour demander la parole: conformément à l' article 54-3, il aura la parole après le vote.

Jean-Luc PREEL, député Nouveau Centre, rappelle que la gauche n'a pas de projet alternatif crédible, que la réforme est indispensable pour donner confiance aux jeunes (?), il évoque (avec raison) la démographie et approuve l'augmentation de la durée de cotisation assorti d'un recul de l'âge légal de départ.
Il se félicite de l'utilisation du fonds de réserve, car l'emprunt "n'est pas raisonnable quand on a 33 milliards d'euros de réserve".
Il note que l'idée d'un régime unique géré par partenaires sociaux avec un système de cotisation unique, progresse. Néamoins, il est trop tôt pour cette réforme d'après le gouvernement! (On est trop c... pour comprendre, c'est ça??).
Même avec des prévisions optimistes, il manque 48 milliards d'euros alors que seulement 23 milliards annuels ont été trouvés. Il se dit favorable à l'augmentation de la C.S.G. (ça promet!).
Passant à la pénibilité, il parle prévention, définition de la notion de pénibilité... Un taux d'incapacité abaissé à 10 % dans cette nouvelle réforme est "une avancée"; il demande la prise en compte des produits toxiques.
Il estime que le projet socialiste est basé sur la taxation: "Où est la solidarité entre générations?"; il parle de "projet non financé", il souhaite une "mise en oeuvre rapide de la réforme à points" car il votera cette réforme.

Valérie ROSSO-DEBORD (U.M.P.) estime que pour une périnisation du système par répartition, il faut prendre des décisions "pragmatiques et courageuses", l'allongement de la durée de cotisations est normale car l'on vit plus longtemps, c'est une "question de bon sens".

Martine AUBRY (P.S.), rétorque que le départ à 60 ans avec décote revient à accepter une baisse des pensions. Elle souhaite un renforcement de l'équité par l'alignement public-privé dans un moment d'effort collectif (c'est normal en même temps!).
Elle demande la prise en compte de ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans, la reconnaissance de la pénibilité (10 à 20% d'incapacité pour avoir une retraite à taux plein à 60 ans) avec une prévention par la médecine du travail; enfin, elle souhaite la prise en compte de l'inégalité salariale entre homme et femme.

  En conclusion, pour l'U.M.P., ce projet va "sauver le système de retraite par répartition"!

  Au total: 573 votes, 562 suffrages exprimés; et 329 pour avec 233 contre. Le projet est donc adopté!

  A la fin des débats, Daniel GARRIGUE (député non inscrit donc sans étiquette) s'insurge contre le fait qu'on lui ait refusé la parole, conformément à l'article 58 du réglement. L'explication de vote personnel n'a ni limite ni condition.
  Pour conclure, il rappelle que la souveraineté appartient au peuple par ses représentants et que le referendum est une réalité que le gouvernement veut ignorer! (Selon l'article 3 de la Constitution: "La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du referendum").

 Rendez-vous le 23 septembre dans la rue, en attendant le vote du Sénat...